Varia

Quelle est la contribution précise de cette phrase à l’argument ou à l’exposé que je suis en train de développer, et est-elle vraie ?

Gerald Cohen

Éthique et philosophie morale

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29 juillet 2010

Le projet caractère

« Les 30 dernières années ont vu la résurgence de l’intérêt porté au caractère, en particulier dans les domaine de la psychologie, de la philosophie et de la théologie. Ce travail a mis en évidence de nombreuses questions stimulantes telles que :

(i) Les traits de caractères comme l’honnêteté ou la compassion existent-ils réellement ?

(ii) S’ils existent, sont-ils répandus et qu’est-ce qui sous-tend leur nature psychologique ?

(iii) Les traits de caractère comme les vertus doivent-ils être la pièce maîtresse de nos meilleures théories morales ?

(iv) Comment devons nous améliorer notre caractère et surpasser nos défauts ?

(v) Pour les théologiens, la réflexion à propos des caractères divins et humains doit-elle être centrale à l’éthique théologique ?

Le but du Projet Caractère est d’aborder ces questions et un tas d’autres et promouvoir ainsi de nouvelles avancées dans l’étude du caractère. »

The Caractere Project

On va enfin savoir s’il faut accepter ou rejeter l’éthique des vertus.

8 avril 2010

Le saint moral

La revue Implications philosophiques nous offre une traduction de l’article « Moral Saint » de Susan Wolf :

« Des saints moraux, je ne suis pas sûr qu’il en existe. Mais si tel est le cas, je suis heureuse que ni moi, ni ceux dont je me soucie le plus, n’en soyons. Par saint moral, j’entends une personne dont l’action est aussi moralement bonne que possible, c’est-à-dire une personne qui possède le maximum de valeur morale possible. Bien que dans un instant je m’en aille dresser le portrait varié des types de personnes que l’on pourrait convoquer pour satisfaire à cette description, il me semble qu’aucun de ces types puisse fournir, sans équivoque, un modèle personnel irrésistible. En d’autres termes, je crois que la perfection morale, dans le sens de sainteté morale, ne constitue pas un modèle de bien-être personnel vers lequel il serait particulièrement rationnel ni même bon ou souhaitable de tendre pour un être humain. »

Susan Wolf, Le saint moral.

1 avril 2010

Une non-introduction à l'éthique

Sentiment mitigé également après lecture de l’Introduction à l’éthique : le déséquilibre de l’ouvrage est frappant.

« Comme l’auteur le reconnaît, la structure de l’ouvrage est inattendue : au lieu de se diviser en trois parties, une pour chaque grand courant, l’ouvrage se compose de deux parties. La première est entièrement consacrée au conséquentialisme, et principalement à sa variante la plus connue : l’utilitarisme, tandis que la seconde est supposée présenter les deux « autres », la déontologie et l’éthique des vertus, en les opposant au conséquentialisme. C’est là, déjà, l’un des points faibles de cette introduction : sur 240 pages, 164 sont consacrées au conséquentialisme et aux arguments anti-utilitaristes, 54 à la déontologie et seulement… 22 à l’éthique des vertus. Pour le coup, l’ouvrage aurait presque pu s’intituler « Introduction au Conséquentialisme ». »

Une non-introduction à l’éthique

29 mars 2010

Cohérentisme

« Pour le cohérentisme, au contraire, nous ne disposons pas de connaissances de base qui jouiraient d’un privilège épistémique en étant indubitables ou évidentes. Nous nageons dans un océan de croyances plus ou moins assurées, plus ou moins faillibles. Dans cette optique, la connaissance est atteinte quand nous parvenons à rendre cohérentes entre elles le plus de croyances possible. Bien sûr, cela rend nécessaire l’abandon de certaines d’entre elles, qui « ne faisaient pas le poids » contre les autres. Le cohérentisme nous propose donc de partir des croyances dont nous disposons déjà, quand bien même chacune d’elle serait en elle-même douteuse, pour parvenir à un état épistémique supérieure en les confrontant les unes aux autres. »

Une philosophie morale analytique ?

1 mars 2010

Éthique du Care

Une bonne introduction à l’éthique du care :

« L’enjeu, par-delà les débats féministes et politiques ou peut-être à leur pointe, est le rapport entre général et particulier. Le care propose de ramener l’éthique au niveau du « sol raboteux de l’ordinaire » (Wittgenstein), de la vie quotidienne. Il est réponse pratique à des besoins spécifiques qui sont toujours ceux d’autres singuliers (qu’ils soient proches ou non), travail accompli tout autant dans la sphère privée que dans le public, engagement à ne pas traiter quiconque comme partie négligeable, sensibilité aux détails qui importent dans les situations vécues. Quelle est la pertinence, l’importance du particulier, de la sensibilité individuelle ? Qu’est-ce que le singulier peut revendiquer ? C’est en redonnant sa voix (différente) au sensible individuel, à l’intime, que l’on peut assurer l’entretien (conversation/conservation) d’un monde humain. Le sujet du care est un sujet sensible en tant qu’il est affecté, pris dans un contexte de relations, dans une forme de vie – qu’il est attentif, attentionné, que certaines choses, situations, moments ou personnes comptent pour lui. Le centre de gravité de l’éthique est déplacé, du « juste » à l’ « important ».»

Le care : enjeux politiques d’une éthique féministe

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