Afin de nous permettre de réaliser cette étude, il nous était nécessaire d'identifier les courants de pensée féministes pouvant le plus alimenter notre réflexion. Étant donné le caractère varié et multiple des courants, un courant unique ne nous offrait pas de grilles d'analyse complètes nous permettant d'analyser de façon appropriée le désir sexuel des femmes. Nous utiliserons trois d'entre eux afin de soutenir notre réflexion et de nous permettre de dégager une conception féministe du désir sexuel féminin.
Les trois courants de pensée féministes utilisés afin d'alimenter notre étude se retrouvent à l'intérieur de l'essai de typologie réalisé par Déscarries-Bélanger et Roy. Le courant de pensée féministe de la fémelléité, le courant de pensée du féminisme radical matérialiste et celui du féminisme radical de la spécificité ont retenu notre attention par leurs concepts se rattachant l'une à l'identité féminine, l'autre au contrôle social et à l'appropriation du corps de la femme et la dernière au rapport au corps.
Ces trois courants de pensée sont ceux qui semblent nous permettre d'aller le plus loin quant à l'étude de l'oppression des femmes par les aspects de leur sexualité et de leur corps. Le courant de pensée du féminisme de la fémelléité aurait comme revendication principale la réappropriation par les femmes de leur maternité et de leur sexualité. Ce courant de pensée voudrait développer une théorie de la féminité et du féminin du point de vue de l'expérience particulière des femmes. Le courant de pensée du féminisme radical de la spécificité, quant à lui, rejetterait le rapport au corps qui serait défini par les hommes, c'est-à-dire corps objet, et questionnerait le rapport des femmes à la maternité, à la sexualité et à l'amour. Pour sa part, le courant de pensée du féminisme radical matérialiste aurait comme fondement que le corps de la femme serait le lieu du rapport de l'appropriation physique de l'homme sur la femme. Moins axé de prime abord sur la sexualité des femmes, il chercherait à démontrer les manifestations tangibles de contrôle social à l'égard des femmes et comment l'oppression créerait le sexe.Nathalie Tremblay, Exploration du désir sexuel chez quatre femmes dans une perspective féministe.
Féminisme
2 mars 2008
Exploration du désir sexuel chez quatre femmes dans une perspective féministe
Par Mickaël Simon le 2 mars 2008, 15:19
28 décembre 2007
Les espoirs déçus de la loi Neuwirth
Par Mickaël Simon le 28 décembre 2007, 19:18
La loi Neuwirth du 28 décembre 1967, relative à la régulation des naissances, a été adoptée afin de réduire le nombre des avortements clandestins et de faciliter l’accès aux objets et médicaments contraceptifs. Cette loi définit les conditions dans lesquelles sont fabriqués et vendus les produits, médicaments et objets contraceptifs, autrement dit les « pilules », les « stérilets » – appelés dispositifs intra-utérins ou DIU –, les diaphragmes et les gelées spermicides ; elle soumet à une réglementation le fonctionnement des établissements de conseil familial ; elle interdit la propagande antinataliste et réserve la publicité pour les médicaments, produits et objets contraceptifs aux seuls médecins et pharmaciens. Mythe fondateur de la légalisation de la contraception, ce texte est encore largement perçu comme emblématique de la « libération des mœurs », car il aurait permis aux femmes d’accéder aisément à la « pilule » en particulier. Cette vision doit cependant être remise en question avec l’analyse des débats autour de la libéralisation de la contraception dans l’administration de la santé et dans les milieux médicaux et pharmaceutiques.Sophie Chauveau, Les espoirs déçus de la loi Neuwirth, Clio, 18/2003.
25 décembre 2007
Le clitoris
Par Mickaël Simon le 25 décembre 2007, 19:37
Bienvenue sur The-Clitoris.com. Un site Web dédié au plaisir sexuel, à la santé et au bonheur des femmes. Le clitoris détient le secret du plaisir sexuel de la majorité des femmes. Seules les femmes sont dotées d'un organe qui n'a d'autre objectif que de leur donner un intense plaisir sexuel. Une bonne compréhension du clitoris est essentielle à la santé sexuelle et au bonheur émotionnel des femmes. Ce site web tente ainsi de créer un forum de discussion sain et ouvert pour diffuser des informations à propos du clitoris et de la sexualité féminine en général.
18 décembre 2007
Maternalisme et maternitude
Par Mickaël Simon le 18 décembre 2007, 22:06
Depuis le tournant des années 90, un nouveau concept, utilisé pour analyser et interpréter l'histoire des femmes et l'histoire du féminisme, connaît une grande popularité: il s'agit du « maternalisme », cette pierre angulaire de la philosophie qui sous-tendrait l'action du féminisme dit maternel (appelé aussi féminisme domestique, social, relationnel, de la différence, etc.). C'est un article paru dans l'American Historical Review en 1990, sous la signature de Seth Koven et de Sonya Michel, un historien et une historienne des États-Unis, qui semble avoir déclenché cette popularité. Qu'est-ce que le maternalisme ?Louise Toupin, Des « usages » de la maternité en histoire du féminisme (fichier PDF), Recherches féministes, Volume 9, numéro 2, 1996. « Les âges de la vie ».
La dernière étape, 1976 / 1980, est celle de la maternitude. À partir de 1976, c'est un tout autre discours qui émerge et prend résolument à contre-pied le précédent. Finies les descriptions pesantes des dommages corporels causés par la grossesse. Finies les analyses qui ne voient dans l'enfant que la disponibilité qu'il exige de sa mère. Finies aussi celles qui ne parlent de la maternité que sous le registre du travail domestique non rémunéré. Voici venu le temps de l'éloge et du changement d'approche : désormais les textes évoquent centralement tout ce qui touche au sensible, au corporel / charnel, au relationnel et... au plaisir. Sans compter que la place accordée à ce thème dans les publications du mouvement devient tout à fait considérable.Sabine Fortino, De filles en mères. La seconde vague du féminisme et la maternité, Clio, 5/1997.
11 décembre 2007
Comprendre les inégalités de travail domestique
Par Mickaël Simon le 11 décembre 2007, 22:34
Comment les femmes et les hommes justifient-ils au sein du couple l’existence d’inégalités dans le domaine du travail domestique.
(...)
La méfiance pour les « représentations », pour le sens subjectif que les individus donnent à leurs pratiques dans les travaux sur les inégalités conduise à une impasse. En effet un tel constat ne permet pas de comprendre la manière dont les femmes (et les hommes) justifient ce qui est construit, d’un point de vue objectif, comme « inégalité », la manière dont les femmes (et les hommes) donnent sens à la division du travail, domestique et professionnel. Dans les pays anglo-saxons, il en est autrement surtout depuis le travail de référence de Linda Thompson (1991) qui a voulu découvrir comment les femmes et les hommes rendent compte de cette inégalité, comment les unes et les autres mobilisent le sens de la justice ou de l’équité au sein des relations conjugales. Selon Thompson, l’acceptation relative de cette inégalité dérive de trois dimensions : les « revenus » tirés de la vie conjugale, la nature des comparaisons, et les justifications.
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