It is not easy to say what metaphysics is. Ancient and Medieval philosophers might have said that metaphysics was, like chemistry or astrology, to be defined by its subject matter: metaphysics was the science that studied being as such or the first causes of things or things that do not change. It is no longer possible to define metaphysics that way, and for two reasons. First, a philosopher who denied the existence of those things that had once been seen as constituting the subject-matter of metaphysics—first causes or unchanging things—would now be considered to be making thereby a metaphysical assertion. Secondly, there are many philosophical problems that are now considered to be metaphysical problems (or at least partly metaphysical problems) that are in no way related to first causes or unchanging things; the problem of free will, for example, or the problem of the mental and the physical.Peter van Inwagen, Metaphysics, The Stanford Encyclopedia of Philosophy.
Métaphysique et ontologie
12 septembre 2007
Métaphysique
Par Mickaël Simon le 12 septembre 2007, 23:10
4 août 2007
La construction de la réalité sociale (2)
Par Mickaël Simon le 4 août 2007, 11:03
Le fardeau métaphysique de la réalité sociale
Searle part d'un constat (je graisse) :
il y des portions du monde réel, des faits objectifs dans le monde, qui ne sont des faits que par l'accord des hommes. En un sens, il y a des choses qui n'existent que parce que nous le croyons.
Quelques exemples de ce type de faits : l'argent, les propriétés foncières, les gouvernements, les mariages, les matchs de football, les contrats de travail, etc.
D'un autre côté,
bien des faits relatifs à ces choses sont des faits
objectifs, au sens où ils n'ont rien à voir avec vos ou mes préférences, évalutations ou attitudes morales
Citons comme exemples, le fait d'être citoyen français, le fait que ce bout de papier coloré dans ma poche est un billet de 5 euros, le fait d'être propriétaire d'une maison, le fait d'être salarié, etc.
Cette première distinction en introduit une autre à l'intérieur des faits dits objectifs
, comme le fait que le mont Everest possède de la neige et de la glace près de son sommet, que l'atome d'hydrogène se compose d'un électron et d'un proton, etc. Ce sont des faits qui sont indépendants de toute opinion humaine.
Par la suite, Searle emploiera ces expressions dans le sens suivant :
faits institutionnels =df faits qui dépendent de l'accord des hommes, faits qui ont impérativement besoin d'institutions humaines pour exister
et
faits non institutionnels ou faits bruts =df faits qui n'ont pas besoin d'institution humaine pour exister.
Sa recherche va s'articuler autour de ces 2 questions :
- Comment les faits institutionnels sont-ils possibles ?
- Quelle est exactement la structure de ce genre de faits ?
Pour pouvoir répondre et développer ainsi une théorie générale de l'ontologie des faits sociaux et des institutions sociales, Searle va suivre la stratégie suivante :
- il veut montrer
- comment une réalité sociale construite est possible ;
- quelle est la structure des faits institutionnels ;
- il veut défendre
- l'idée selon laquelle il existe bien une réalité totalement indépendante de nous ;
- une version de la théorie de la vérité-correspondance.
Searle illustre la complexité de la réalité sociale à partir d'une situation aussi banale que boire une bière à la terrasse d'un café : je m'installe sur cette chaise au soleil, le serveur me demande ce que je veux boire, je lui réponds, il me l'apporte, je bois ma bière en savourant la lumière, laisse l'argent et quitte cette terrasse (ceux qui ne boivent pas de bières aux terrasses ensoleillées de Bretagne peuvent prendre comme exemple le fait de faire ses courses dans un supermarché). Nous ne pouvons pas décrire ces situations dans le langage de la physique et de la chimie, même si ce sont des phénomènes physiques. Il faut s'imaginer ces milliers de règles et de règlements
qui structurent notre activité quotidienne :
- l'autorisation municipale pour utiliser cette place comme terrasse ;
- l'autorisation municipale pour cet endroit de servir de l'alcool ;
- la bière n'appartient pas au serveur, qui pourtant me l'apporte ;
- l'échange de petits cercles métalliques ou de rectangles colorés ;
- il est là par contrat qui le lie au propriétaire
- etc.
Ce qui pourrait apparaître comme un véritable fardeau ne l'est pas, ou du moins est supportable, car la plupart du temps, nous n'y pensons même pas : nous sommes pris dans une vaste ontologie invisible.
1 août 2007
Pourquoi les êtres humains font l'amour
Par Mickaël Simon le 1 août 2007, 10:31
The current research had several primary goals: (1) to identify a broader array of potential reasons that motivate people to engage in sexual intercourse using a nomination procedure designed to survey the wider domain of reasons; (2) to develop an organized taxonomy of reasons for sex using a large sample of women and men; (3) to provide a more comprehensive research tool that can be used by sex researchers; (4) to identify whether women and men differ in their expressed reasons for engaging in sexual intercourse; and (5) to examine whether individual differences in sexual strategies, as measured by the Sociosexuality Inventory (Simpson & Gangestad, 1991), are linked to individual differences in reasons for having sex.Cindy M. Meston & David M. Buss, Why Humans Have Sex, Archives of Sexual Behavior, 36:477–507 (téléchargeable au format PDF ).
À partir des réponses à la question J'ai eu des rapports sexuels dans le passé parce que...
, les auteurs isolent 237 raisons qu'ils rangent en 4 catégories et 13 sous-catégories dans la taxinomie suivante :
- les raisons physiques comme :
- la diminution de la tension (exemples de réponse :
J'étais frustré et j'avais besoin de me soulager
,Je m'ennuyais
) ; - le plaisir (exemple :
Je voulais éprouver du plaisir
) ; - l'attrait physique (exemples :
la personne avait des yeux magnifiques
,J'ai vu la personne nue et je n'ai pas pu résister
) ; - la recherche d'expériences (exemple :
Je voulais savoir ce que la personne valait au lit
).
- la diminution de la tension (exemples de réponse :
- les réalisations d'un but comme :
- les ressources (exemples :
Je voulais me punir
,je voulais une promotion
,Je voulais me sentir proche de Dieu
) ; - le statut social (exemple :
Je voulais être populaire
) ; - la revanche (exemple :
Je voulais rendre quelqu'un d'autre jaloux
) ; - le fonctionnel (exemples :
Je voulais brûler des calories
,Je voulais changer de sujet de conversation
,Je voulais désobéir à mes parents
).
- les ressources (exemples :
- les raisons émotionnelles comme :
- l'amour et l'engagement (exemples :
il m'a semblé que c'était l'étape suivante dans ma relation
,Je me suis rendu compte que j'étais amoureux
) ; - témoigner son affection (exemples :
Je voulais lui souhaiter la bienvenue à la maison
,Je voulais lui dire que j'étais désolé
).
- l'amour et l'engagement (exemples :
- l'insécurité comme :
- renforcer son amour-propre (exemples :
Je voulais me sentir puissant
,Je voulais que mon partenaire me remarque
) ; - le devoir, la contrainte (exemples :
Je ne savais comment lui dire non
,Mon partenaire insistait
,J'étais forcé de le faire
) ; - vouloir garder son partenaire (exemple :
Je voulais que mon partenaire reste avec moi
).
- renforcer son amour-propre (exemples :
30 juin 2007
David Lewis, De la pluralité des mondes
Par Mickaël Simon le 30 juin 2007, 19:47
Ce livre prend la défense du réalisme modal. Selon le réalisme modal, le monde dont nous faisons partie n'est qu'un monde parmi une pluralité de mondes, et nous ne sommes, nous qui l'habitons, qu'un petit nombre de ceux qui habitent tous les mondes.
David Lewis, De la pluralité des mondes, Éditions de l'éclat.
17 mai 2007
Are Persons More than Social Objects?
Par Mickaël Simon le 17 mai 2007, 00:05
Une conférence de l'Université San Raffaele les 28 et 29 mai 2007. Au programme :
- Lynne Baker, Persons, Natural, Yet Ontologically Unique (voir aussi ses travaux;
- Edmund Runggaldier, Persons as /continuants (endurers)/ and /agents ;
- Maurizio Ferraris, Some Differences between Persons and Objects ;
- Roberta De Monticelli, On the very Actuality of Acts ;
- Jean-Luc Petit, From brain resonance to intersubjectivity: Are we by now bridging the gap? ;
- Stefano Cappa et Nicola Canessa, Brain and social cognition ;
- Francesco Benedetti, An updated anatomy of melancholy: Uncertain neural boundaries between thinking and feeling ;
- Alessandro Bernasconi, Neural correlates of the depressive distortion in moral reasoning.
16 mai 2007
Le sens de la vie
Par Mickaël Simon le 16 mai 2007, 19:46
Quand le thème du sens de la vie est soulevé, les gens posent souvent l'une de ces deux questions : « Quel est le sens de la vie ? » et « De quoi parlez-vous ? ». La littérature à ce sujet peut être divisée en fonction des tentatives de réponses apportées à ces deux questions. Dans l'étude qui va suivre, nous examinerons les travaux qui discutent la seconde question, la plus abstraite, celle qui concerne le sens à parler de la « signification de la vie, », c'est-à-dire qui visent à clarifier ce que nous demandons quand nous posons la question de ce qui, si il y a quelque chose, rend la vie significative.
La suite examine la thèse supernaturaliste, la thèse naturaliste et la thèse nihiliste.
11 janvier 2007
La construction de la réalité sociale : introduction
Par Mickaël Simon le 11 janvier 2007, 00:14
Ce billet et les suivants constituent une lecture suivie de l'ouvrage La construction de la réalité sociale (abrégé en CRS par la suite) du philosophe américain Searle : je vais essayer de passer l'hiver avec cet ouvrage, disons au rythme de deux entrées par semaine. Ces notes seront regroupées sous le mot-clé ontologie sociale.
Pour qui a pu prendre du recul par rapport à ces fêtes de fin d'année, à ces repas, à ces cadeaux, à ces souhaits de bonne année, bref, à tout un ensemble de pratiques, une question obsédante se pose : comment tout ceci fonctionne-t-il ?
Le problème posé par Searle s'énonce plus clairement et plus simplement :
Comment peut-il y avoir un monde objectif d'argent, de propriétés foncières, de mariages, de gouvernements, d'élections, de matches de football, de soirée mondaines, et de cours de justice, dans un monde entièrement constitués de particules physiques dans des champs de force, et dans lequel certaines de ces particules s'organisent en des systèmes qui sont des animaux biologiques conscients, tels que nous ?
- l'auteur a l'impression que cette question n'a pas été abordé chez les sociologues (Weber, Simmel, Durkheim)
- il pense qu'ils n'avaient pas les instruments nécessaires que sont
une théorie des actes de langage, des performatifs, d'intentionnalités, de l'intentionnalité collective, du comportement régi par des règles, etc.
Le livre est composé de neufs chapitres. Les cinq premiers développent une théorie générale de l'ontologie des faits sociaux et des institutions sociales, le sixième concerne la conception de l'Arrière-plan, le septième et le huitième discutent de la question du réalisme et le dernier défend la théorie correspondantiste de la vérité.
La table des matières détaillée :
- Les pierres de construction de la réalité sociale
- Le fardeau métaphysique de la réalité sociale
- La structure invisible de la réalité sociale
- L'ontologie fondamentale
- L'objectivité et notre conception contemporaine du monde
- La distinction entre les caractéristiques intrinsèques du monde et les caractéristiques relatives à l'observateur
- L'assignation de fonction
- L'intentionnalité collective
- Les règles constitutives et la distinction entre faits bruts et faits institutionnels
- Créer les faits institutionnels
- Le langage et la réalité sociale
- La théorie générale des faits institutionnels. Première partie : itération, interaction et structure logique
- La théorie générale des faits institutionnels. Deuxième partie : création, maintien et hiérarchie
- Les aptitudes d'Arrière-plan et l'explication des phénomènes sociaux
- Le monde réel existe-t-il ? Première partie : attaques contre le réalisme
- Le monde réel existe-t-il ? Deuxième partie : peut-on donner une preuve du réalisme externe ?
- Vérité et correspondance
J'aimerai me servir de cette note pour en créer de nouvelle sur d'autres notions gravitant autour de ce thème et je l'étofferai par la suite. Liens sur l'ontologie sociale (à compléter et à lire) :
4 janvier 2007
Les institutions sociales
Par Mickaël Simon le 4 janvier 2007, 22:07
Le terme d'« institution sociale » est assez obscur, que ce soit dans la langue ordinaire ou dans la littérature philosophique. Toutefois, la sociologie contemporaine semble parfois plus consistante dans les usages de ce terme. Typiquement, les sociologues contemporains emploient le terme pour se référer aux formes sociales complexes qui se reproduisent elles-mêmes, tels que les gouvernements, la famille, les langues humaines, les universités, les hôpitaux, les entreprise et les systèmes légaux.
24 décembre 2006
Ontologie, Sciences Cognitives et Identité Personnelle
Par Mickaël Simon le 24 décembre 2006, 00:51
Métazét a mis sa thèse en ligne :
Autour de la notion d’identité personnelle gravite toute une série de problématiques connexes et enchevêtrées au nombre desquelles on peut citer : la question de l’identité personnelle à travers le temps, l’espace, les mondes possibles, la distinction entre individu et personne, et donc entre identité individuelle et identité personnelle stricto sensu, le problème de l’unité synchronique et diachronique de la conscience et de l’expérience, la distinction entre divers types d’identité (numérique [absolue ou relative], sortale, qualitative), entre connexité (connectedness) et continuité (continuity) etc. Après avoir passé en revue l’espace du problème lié à l’identité personnelle, nous nous concentrerons plus particulièrement sur la question de l’identité personnelle à travers le temps.Mikaël Mugneret, Ontologie, Sciences Cognitives et Identité Personnelle (fichier au format PDF), pp. 23-24.
23 décembre 2006
Basic Formal Ontology
Par Mickaël Simon le 23 décembre 2006, 23:22
Une ontologie pour le XXIe siècle :
The material available here is part of an ongoing project to provide a one-stop resource and introduction for ontology, with special emphasis on principles for best ontology practices. In this spirit we welcome critical comments, suggestions of further resources for inclusion and feedback regarding the accuracy and usefulness of this material.
Avec un exemple d'application sur le carnet Web de Barry Smith à propos des échanges d’informations médicales au sein d'un système d’information de santé.
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