Je rentre tout juste de cours et avoue avoir eu une sacrée pulsion de meurtre. J'ai avec moi en préparation à l'agrégation une élève qui, cours magistral ou pas, n'arrête pas de poser des questions. Cela pourrait parfois être constructif, mais ça ne l'est pas. Pourquoi ? Parce qu'il semblerait que la demoiselle ait pris du retard, et conséquemment pose des questions qui ne font pas sens, ou alors s'explicitent très clairement chez les auteurs... il suffirait alors de lire. Je me suis donc retenue, encore une fois, de lui expliquer qu'elle ralentissait le cours par ces interruptions récurrentes, et que subséquemment, elle nous ralentissait tous.
Philosophie
9 mars 2008
Comment ne pas avoir envie de cogner les élèves ?
3 mars 2008
Pourquoi ne peut-on se chatouiller soi-même ?
Aujourd'hui, le Bacterioblog s'attaque enfin aux vraies questions qui dérangent. La première d'entre elles est bien sûr : « pourquoi ne peut-on se chatouiller soi-même ? ». C'est une expérience facile à réaliser chez soi: tentez de vous chatouiller vous-même, vous n'aurez pas le même résultat qu'avec l'assistance d'un(e) ami(e): sourire, rire ou fou-rire franchement incapacitant selon les sensibilités. Or, la raison pour laquelle nous ne pouvons nous chatouiller nous-mêmes est intimement liée au mécanismes par lesquels nous réagissons aux chatouilles des autres. L'interrogation fondamentale suscitée par le phénomène remonterait au temps d'Aristote, a fait l'objet des réflexions d'un certain Charles Darwin dans son livre « The expression of the emotions in man and animals » publié en 1872, avant d'intéresser un nombre appréciable de psychologues du XXe siècle.Pourquoi ne peut-on se chatouiller soi-même ?|http://bacterioblog.over-blog.com/article-16678098.html|fr]
17 février 2008
Philoland
Vous êtes sur le site de Philoland, association qui a pour objet la diffusion de la philosophie comme pratique culturelle et citoyenne. Nous intervenons dans les bibliothèques, médiathèques, nous organisons des dîners philo pour les adultes et les ados. Nous pouvons également venir au domicile de ceux qui le souhaitent pour des "philo'goûter". Les activités sont déclinées en différentes ateliers
11 février 2008
Le dicomoche
C'est quoi, causer moche ? C'est parler comme le fait votre voisin, votre patron, le député local, le commentateur à la télé, le garagiste d'en face, votre psychanalyste, l'auteur de ce site dès la première phrase, et bien d'autres. C'est comme pour l'automobile : ce sont surtout les autres qui (se) conduisent mal. Et il y a bien des manières pour plonger dans le jargon, le charabia, le baragouin, le patois, pour gêner l'interlocuteur et faire en sorte d'être mal compris.
23 janvier 2008
10 expériences de pensée
Le nouveau hors-série Sciences et avenir est consacré à 10 expériences imaginaires qui ont bouleversé la science. Extrait du sommaire :
- Françoise Balibar, La boule de plomb de Galilée
- Anouk Barberousse, Les particules intriquée d'Einstein
- Laurent Mayet, Le démon de Maxwell
- Pierre Pellegrin, La main d'Archytas
- Michel Blay, Les vases tournants de Newton
- Fabien Chareix, La chaîne pesante de Stevin
- Roland Omnes, Le chat de Schrödinger
- Jean-Pierre Cléro, Le sursolide de Pascal
- Michel Paty, L'ascenseur d'Einstein
- Jean-Jacques Szczeciniarz, L'observateur virtuel de Copernic
Pour une introduction aux expériences de pensée, voir la page de Wikipedia.
22 janvier 2008
Science sociale et modèle
Une note issue du carnet Web de Jean Robillard :
Les modèles sont au cœur de toute méthode scientifique, quelle qu’en soit les postulats méthodologiques ou la philosophie des sciences. Parce que les sciences construisent des théories et des concepts qui visent à interpréter et comprendre le réel.
Mais il subsiste une difficulté supplémentaire, celle de l’évaluation des résultats d’une étude en sciences sociales. Cette difficulté est intrinsèquement liée à la question du statut épistémologique des modèles dans les sciences sociales.
Du même auteur, on pourra lire un article sur l'ontologie formelle dans la revue STICEF
21 janvier 2008
La fatigue est-elle une émotion ?
Vous posez votre question, les philosophes répondent. Exemple :
Is tiredness an emotion, and if not, why not?
(...)
On a currently popular model of emotion (see Daniel Farrell and O. Harvey Green, for starters), emotions are composed of three elements: a belief (the cognitive feature), a desire (the conative), and a feeling (the affective). I believe that the animal is a hyena and that it is about to strike; I desire not to have my limbs torn off; I experience the feeling of fright. In addition, emotions have behavioral correlates: I run, or I draw my pistol (or, being stunned, frozen like a deer in headlights, I am mauled.) The point that Professor Gentzler makes, relying on Plato, is that emotions are about something; they are directed at an object (the ontology of which is a matter of some dispute); or they have "intentionality," at least in the sense of depending on beliefs and being eliminable in response to changes in belief. If I come to believe that the hyena is really my daughter in her halloween costume, my fear dissipates. (I had better be right.) A technical issue: when Professor Gentzler brings up, in Plato's account of emotion, "views about how the world should be," might we assimilate or equate that to the contemporary conative feature of emotion? Or did Plato not want to include desire in his account of emotion? (More about "intentionality": I am angry that something happened. But I cannot be tired that. . . . The thing about which I am angry is the "intentional object" of the emotion. Tiredness has no intentional object. There is nothing "about which" I am tired. I am just tired.)
(...)
19 janvier 2008
Une vie philosophique à Paris
Aujourd'hui, c'est une journée philosophique. Voilà mon premier mini-mémoire pour l'un des cours. Puisque je suis débutant du français professionnel et de ce domaine, tous les commentaires, les critiques, les suggestions sont bienvenus.
18 janvier 2008
Appel à textes : Psychology and Experimental Philosophy
Un appel à textes pour le numéro 9 de la European Review of Philosophy, intitulé Psychology and Experimental Philosophy. Les soumissions portant sur les questions suivantes sont fortement encouragées :
What can experimental data show about the ordinary understanding of consciousness? Or of aesthetics? Or of explanation? Or of some new area that experimentalists have not even begun to examine? We would be most interested either in papers that report new experimental data or in papers that examine the implications of results that have already been reported elsewhere.
What should be the role of experimentation in philosophy, and in particular how should descriptive facts constrain normative theories?
Are there new objections to the project of experimental philosophy and how sound are the existing objections to experimental philosophy?
What is the relationship between experimental philosophy and related research programs, such as cognitive psychology and Quinean naturalism?
(Via Experimental Philosophy)
2 janvier 2008
La philosophie du langage au XXe siècle
Un lyber sur la philosophie du langage au XXe siècle par Diego Marconi :
Dans les Recherches philosophiques, et dans d’autres écrits de la seconde période, Wittgenstein combat sans relâche deux thèses, ou attitudes philosophiques, dénommées toutes deux : mentalisme. La première est une thèse psychologique : celle à laquelle nous avons déjà fait allusion, selon laquelle les termes de la psychologie « naïve » (« désirer », « s’attendre à », « avoir l’intention de », etc.) sont des noms d’états ou processus mentaux. La seconde est une thèse sémantique : à savoir que les significations des mots sont, en général, des entités mentales. Il s’agit de deux thèses distinctes, non seulement au sens où l’on peut être d’accord avec la première sans pour autant l’être avec la seconde (qui est plus générale), mais aussi dans le sens où soutenir que l’intention est un état mental (le mot intention est le nom d’un type d’état mental) et soutenir au contraire que la signification du mot intention – comme de tous les autres mots – est une entité mentale (disons l’idée d’intention), quel que soit son rapport avec la chose même (à savoir l’intention), sont deux choses bien différentes.22. La critique du mentalisme. Il n’y a pas de langage privé.
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