Varia

Des rochers audacieusement suspendus au-dessus de nous et faisant peser comme une menace, des nuages orageux s'accumulant dans le ciel et s'avançant dans les éclairs et les coups de tonnerre, des volcans dans toute leur puissance destructrice, des ouragans auxquels succède la dévastation, l'océan immense immense soulevé de fureur, la cascade gigantesque d'un fleuve puissant, etc., réduisent notre pouvoir de résister à une petitesse insignifiante en comparaison de la force dont ces phénomènes font preuve. Mais, plus leur spectacle est effrayant, plus il ne fait qu'attirer davantage, pourvu que nous nous trouvions en sécurité.

Kant

31 janvier 2010

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Pixies, Where Is My Mind

29 janvier 2010

J. D. Salinger

« Je faisais pas attention. Je pensais à quelque chose. Quelque chose de dingue. J’ai dit « Tu sais ce que je voudrais être ? Tu sais ce que je voudrais être si on me laissait choisir, bordel ? »
- Quoi ? Dis pas de grots mots.
- Tu connais la chanson “Si un cœur attrape un cœur qui vient à travers les seigles” ? Je voudrais…
- C’est “Si un corps rencontre un corps qui vient à travers les seigles”. C’est un poème de Robert Burns.
- Je le sais bien que c’est un poème de Robert Burns. » Remarquez, elle avait raison, c’est “Si un corps rencontre un corps qui vient à travers les seigles”. Depuis, j’ai vérifié.

Là j’ai dit : « Je croyais que c’était “Si un cœur attrape un cœur”. Bon. Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d’une saleté de falaise. Ce que j’ai à faire c’est attraper les mômes s’ils approchent trop près du bord. Je veux dire s’ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et les attrape. C’est ce que je ferais toute la journée. Je serais juste l’attrape-cœurs et tout. D’accord, c’est dingue, mais c’est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. D’accord, c’est dingue. » »

Salinger est mort.

1 janvier 2010

Bloavezh Mat 2010 !

Blick auf Arkona mit aufgehendem Mond und Netzen

Je vous souhaite à tous et à vos familles une bonne année 2010 !

30 décembre 2009

Varia - Bilan 2009

Varia n’aura jamais aussi bien porté son nom cette année - éprouvante. La fréquentation s’en est ressentie avec 409388 pages vues pour 33039 visiteurs. Voici la liste des 10 billets les plus consultés cette années

  1. Le plus grand philosophe du XXe siècle
  2. Les livres en ligne des Éditions Agone
  3. Le programme de l’agrégation de philosophie en 2010
  4. On ne naît pas femme mais on ne naît pas mâle non plus
  5. Merde à l’écologie
  6. Par les soirs bleus d’été
  7. La décroissance, un point de vue parfaitement réactionnaire
  8. Élévation du niveau de la mer
  9. Gerald A. Cohen (1941-2009)
  10. Derek Parfit et le paradoxe des générations futures

25 décembre 2009

Nedeleg Laouen

Fragonard - L'aurore

Joyeux Noël à tous !

3 novembre 2009

L'automne est arrivé en Bretagne

Automne

24 août 2009

Matisse

Porte-fenêtre à Collioure

20 août 2009

Lunation 1072

La lune du jour.

Nouvelle lune

(Source)

22 juin 2009

3 jours

« J’ai retenu la vie
Pour que dure l’instant sous le poids des mémoires
j’ai retenu la nuit
plus doucement qu’une main de femme
plus longuement sans oublier
contre des murs vivants
sur un étroit chemin utile comme un arbre »

Nadia Tuéni, juin et les mécréantes

Alors que je voulais te montrer que tu avais tort de vouloir supprimer tes poèmes, en en sélectionnant quelques uns pour les rassembler sous la forme d’un livre que je t’aurai offert à ton retour à la mi-juillet, voilà que j’apprends que, non seulement tu as déjà fait tout ce travail en m’envoyant ton propre manuscrit, mais qu’en plus tu arrives dans 3 jours : alors oui, s’en est et oui c’est maintenant ou jamais.

21 juin 2009

Maintenant ou jamais

Fleur

« C’est le moment ou jamais d’en profiter à fond les ballons, non pas en se jetant à corps perdu dans la consommation à outrance ou dans l’individualisme forcené, mais en prenant bien conscience qu’à l’heure où le bateau coule sans que les canots aient été mis à la baille, il faut savourer sauvagement chaque mesure que persiste à nous jouer l’orchestre dans la débâcle. Il n’a jamais été aussi urgent de goûter à la douceur de vivre, jamais aussi important d’en finir avec les conventions rigides, les faux-semblants, les faux-culs, les excuses de merde, les fâcheux, toute cette accumulation de petits renoncements et grands ratages qui nous pourrissent constamment la vie en échange de la promesse d’une récompense future. Ce n’est pas non plus la philosophie égoïste du “après nous, la fin du monde”. C’est juste que la fin du monde, c’est pour notre gueule et c’est imminent. Fallait bien que ça tombe sur quelqu’un, à force, un peu comme ma grand-mère qui annonce à chaque printemps que c’est le dernier qu’elle verra fleurir. »

Maintenant ou jamais

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