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  <title>Varia - Tag - Brentano  - Commentaires</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 06 Sep 2008 22:41:12 +0200</pubDate>
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    <item>
    <title>Husserl et l'intentionnalité : une introduction à la phénoménologie (7) - leger sebastien</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2005/11/12/husserl-et-l-intentionnalite-une-introduction-a-la-phenomenologie-7#c187</link>
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    <pubDate>Wed, 07 Mar 2007 19:46:31 +0000</pubDate>
    <dc:creator>leger sebastien</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;merci pour la clarté que vous faites jaillir au moyen de votre commentaire, la distinction d'husserl au parragraphe 23 de la deuxième recherche logique entre aperception compréhensive et aperception objectivante s'en trouve éclairée&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le Grand Schisme - Mickaël</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2007/01/16/le-grand-schisme#c177</link>
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    <pubDate>Sun, 18 Feb 2007 01:40:04 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Mickaël</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Bonjour Abrutifini,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;je me doutais qu'en illustrant mes souvenirs d'étudiant du siècle dernier d'un petit schéma, je m'exposais à une leçon d'histoire de la philosophie&amp;nbsp;: voilà qui est fait et de belle manière qui plus est&amp;nbsp;! Je vois mal maintenant comment que je pourrais le défendre, après que vous l'ayez mis ainsi en pièce, en le criblant d'autant d'exemples.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me demande toutefois si vous n'attendiez pas trop d'un tel schéma (je me demande même si je n'aurais pas dû le placé plus haut dans mon texte, voire ne pas en faire du tout)&amp;nbsp;: je n'avais pas la prétention de retracer &lt;q&gt;Toute L'Histoire de la Philosophie&lt;/q&gt; avec 3 bouts de rectangles reliés entre eux par 4 pauvres traits (et ça m'ennuie qu'il ait pu être interprété comme tel), mais de montrer &lt;strong&gt;grosso modo&lt;/strong&gt; ce que recouvrait cette distinction que l'on fait ou que l'on a pu faire lorsque l'on parle de  philosophie analytique et de philosophie continentale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela ne signifie pas que la philosophie s'est réduit, se réduit ou se réduira à cette distinction&amp;nbsp;; et lorsque vous écrivez qu'il n'a pas ni une, ni deux, ni trois, mais une multiplicité de traditions philosophiques, je ne vois pas ce que je pourrais avoir à y objecter. Mais parmi cette multiplicité, c'est pourtant bien entre ces 2 types qu'il y a opposition systématique - du moins en France&amp;nbsp;: on n'a encore jamais vu l'introduction d'un livre portant sur le marxisme ou sur le thomisme préciser au lecteur, qu'il tenait bien là, dans les mains, un ouvrage de philosophie. Le jour où ce type d'avertissement au lecteur aura disparu des ouvrages dits de &lt;em&gt;philosophie analytique&lt;/em&gt;, on aura fait un grand progrès.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dorénavant, je m'abstiendrais de laisser passer ce type de schéma maladroit. En fait, j'aurais dû m'en tenir à l'exemple de Husserl, philosophe avec lequel je suis un peu familier, en montrant comment, à côté d'une lecture heideggerienne de la phénoménologie  de Husserl, il existait maintenant, et pas seulement en France, une redécouverte de thèses examinées et élaborées au sein de l'École de Brentano, thèses largement discutées aujourd'hui, aussi bien par des philosophes d'obédience analytique que phénoménologique et, pour n'en citer que deux, mais des gallo-romains, je vous renvoie à&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Jocelyn Benoist, &lt;a href=&quot;http://www.puf.com/Book.aspx?book_id=008908&quot; hreflang=&quot;fr&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Représentation sans objet. Aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique&lt;/a&gt;, 2001, PUF.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Frédéric Nef, &lt;a href=&quot;http://www.vrin.fr/books/2711613712.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;L'objet quelconque. Recherches sur l'ontologie de l'objet&lt;/a&gt;, 1998, Vrin.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;répondant ainsi aux regrets de Husserl en 1913, estimant, dans sa préface de 1913 à la 2e édition des &lt;em&gt;Recherches Logiques&lt;/em&gt;, que la IIIe Recherche avait été trop peu lu.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le Grand Schisme - Thierry</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2007/01/16/le-grand-schisme#c160</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d09366706f5ed1e459462ace2cad1981</guid>
    <pubDate>Fri, 16 Feb 2007 10:29:23 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Thierry</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Et le Wittgenstein des Investigations Philosophiques, où le placez-vous&amp;nbsp;? A part&amp;nbsp;? Il est clairement dans la lignée analytique, mais les IP, est-ce encore de la philosophie analytique&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le Grand Schisme - Perle de Coco</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2007/01/16/le-grand-schisme#c158</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Feb 2007 20:46:57 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Perle de Coco</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Par rapport au schéma je trouve que Freud n'y a pas sa place&amp;nbsp;: il n'avait aucune culture philsophique comme le lui a souvent reproché Jung de façon polémique qui relate qu'il fut tres contrarié d'apprendre que Schopenhauer avait déjà émis certaines hypothèses proches des siennes...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette anecdote pour mettre en avant le fait que cette idée de tradition n'est pas nette&amp;nbsp;: englobe-t-elle une forme d'influence intellectuelle du type strictement causal, ou au contraire s'agit-il de penseurs réunis a posteriori à cause de la similitude de leurs idées&amp;nbsp;? Que partagent au juste les gens appartenant à des traditions opposées et qu'est-ce qui les distingue&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autre anecdote&amp;nbsp;: il y a eu une dispute celebre entre Searle et Derrida qui ressemble d'avantage à un dialogue de sourds et à un échange d'insultes qu'à autre chose. Par contre il y a eu une discussion entre Foucault et Searle qui a été fructueuse dans la mesure où Foucault a ensuite modifié sa position sur les actes de langage exposée dans l'archeologie du savoir. Qu'en déduire&amp;nbsp;? A mon avis Foucault et Derrida n'ont rien en commun si ce n'est une façon d'écrire, obscure et pompeuse, prétentieuse et sophistiquée, typique de leur génération que Foucault abandonnera d'ailleurs vers la fin. Par contre Foucault et Searle ont suffisament en commun pour que les objections de l'un puissent amener l'autre àn réviser ses propres thèses. Que penser de cette histoire de &quot;tradition&quot; dans ce cas&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le Grand Schisme - Abrutifini</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2007/01/16/le-grand-schisme#c156</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1c1c07fa720a914fdfdd3703e9315d7d</guid>
    <pubDate>Thu, 08 Feb 2007 02:18:27 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Abrutifini</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je réagis également vite fait au message de Julien Dutant&amp;nbsp;: je pense que même une ébauche de semùblant de distinction analytique/continentale est déjà completement à coté de la plaque au XIXe siècle. A la limite, pour être tatillon, je ne vois pas bien pourquoi mettre nietzsche du côté des idéalistes allemands, certes son maitre est schopenhauer mais il partage aussi avec lui une tres nette anglophilie, qui le tire bien plus du côté du materialisme empiriste. Il a fallu un bon moment pour percevoir Nietzsche comme un idéaliste (les gens du début du XXe était très peu sensibles au côté &quot;tout est interpréttation&quot; chez lui, ils  le voyaient plutôt comme le théoriecien de la &quot;brute blonde&quot;). Et en fin de compte la mecture de NIetzsche qui est la plus fidele a son vrai projet est sans doute celle de Robert Pippin qui en fait un &quot;moraliste français&quot; c'est à dire un penseur critique, et naturaliste, des passions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et il ne faut pas oublier que Nietzsche a quand même marqué d'une certaine façon des gens comme carnap même si ca reste periphérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quant au XVIIe-XVIIIe siècle, séparer de Spinoza (sur lequel Hobbes a quand même eu une influence plus que majeure !) de Diderot, La mettrie, D'Holbnach, Helvetius, tous ces materialistes égalitaristes convaincus qui ECRIVENT&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous sommes les nouveaux spinozistes !&quot; (cf. le livre de J. Israel, &quot;Les Lumieres radicales&quot;)  ca ne me semble pas tres habile. Tout comme le fait de les réunir avec des gens comme Voltaire ou Montesquieu, de fervents théistes. C'était ce genre de démarcation aui comptait a l'époque&amp;nbsp;: qui vous mettait hors la loi, vous faisait risquer la mort ou vous sauvait la vie, ne l'oublions pas...........&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis en ce qui cocnerne le XVIIIe siècle en angleterre la ligne de demarcation la plus violente se faisait entre empiristes (Hume, Berkeley...) et philsophes du sens commun (Reid, Burke...), presque rien d'autre ne compte chez eux jusqu'a la revolution française et ca ne recoupe en aucune façon la division analytique/continentale.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le Grand Schisme - abrutifini</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2007/01/16/le-grand-schisme#c155</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Feb 2007 01:52:25 +0000</pubDate>
    <dc:creator>abrutifini</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;je viens de voir le message précédent le mien (posté à la même minute) - ce doit être royaumont 58 en effet le colloque sur la philsophie analytique.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Je reste en désaccord avec ceci&amp;nbsp;: &quot;une certaine attitude vis-à-vis de la logique, disons de méfiance/défiance, a pu aboutir à ces deux traditions.&quot; Pour prendre le seul exemple français, il y a bien certains philsophes (majoritaires à tel ou ltel moment) mefiants à l'égard de la logique (solide lignée mystique/vitaliste/romantique Deleuze-Bergson- Heidegger, historicistes/hegeliens à la kojeve, ou même partisans d'une logique transcandantale au dela de la logique mathématique) il y a aussi ceux qui venerent la logique d'une drole de façon (Lacan et Frege&amp;nbsp;! Badiou et les mathématiques aujourd&quot;hui ). A côté de cela, il y a des lignées moins tape-à-l'oeil mais tout aussi influentes&amp;nbsp;: Cavailles n'a aucune mefiance pour la logique, ni Canguilhem (et quelle ingluence il aura sur la philsophie franaçise celui-là !), il y en a un dont le nom m'echappe et dont parle souvent bouveresse qui concoit les philsophies commes des systemes axiomatiques...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Cette affirmation me sembnle aussi bancale&amp;nbsp;: &quot;cette opposition culminant en France, à mon avis, avec le colloque de Royaumont de 1958.&quot; Elle culmine au sens où il y a choc, mais c'est aussi une rencontre. Breda est certes braqué contre l'analyse logique en une posture typiquement &quot;continentale&quot; mais Merleau-Ponty, qui n'est pas un husserlien hortodoxe, lui n'a pas du tout l'impression d'être de l'autre côté d'une quelconque barrière par rapport à Ryle, qui est tres aggressif en revanche. Et Wahl (qui n'est pas phénoménologue) dit à un moment&amp;nbsp;: la phénoménologie n'a rien contre The concept of Minf même si The Concept of Mind a quelque chose contre la phénoménologie. Il n'y a pas d'opposition binaire&amp;nbsp;: la porte n'est fermée que dans un sens. Et encore, à un moment Austin a cette phrase sublime ou il dit que la philosophie n'est ni une ile ni un promontoire mais qu'elle est semblable à la surface du soleil&amp;nbsp;: un beau bazarre et que sa seule méthode c'est de faire feu de tout bois. Bref, selon moi ce colloque est bien le sommet d'une dychotomie mais pan entre philsophie analytioque et continentaler mais entre la philospohie analytique américaine et la philsophie du langage ordinaire.... De toute façon, c'est sans compter avec le materialisme dialectique présenté en introduction comme une troisième voie.... et toutes les pensée alternatives qui fourmillent en marge de ces trois là&amp;nbsp;: dont le structuralisme qui se profile déjà...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le Grand Schisme - Abrutifini</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2007/01/16/le-grand-schisme#c154</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Feb 2007 01:16:37 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Abrutifini</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Votre schéma des &quot;trois traditions&quot; me laisse un peu songeur....&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis bien conscient du fait que ce n'est qu'une esquisse qui (je le suppose) représente avant tout votre approche subjective de l'histoire de la philosophie (les choses qui comptent pour vous quoi...) mais je remarque surtout que Husserl se situe à deux endroits différents or ce  pourrait être le cas de (presque) tous les autres. Exemples&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Pourquoi placer Kant dans la lignée de Descartes plutôt que dans celle de Hume, son &quot;réveil matin&quot; selon la formule favorite des profs de philo de terminale&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pourquoi Husserl n'est-il pas également dans la lignée de Hume alors que (sans en être certain) je crois me rappeller qu'il met dans la Krisis l'empirisme britannique à la base (hsitoriquement) de la révolution phénoménologique.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pourquoi placer Whitehead qui se réclame de Bergson et Hegel dans la &quot;tradition analytique&quot;. La process philsophy ne mérite-t-elle pas une lignée à part entière d'ailleurs&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ou placez vous Deleuze&amp;nbsp;? Pas dans la lignée de Descartes, Kant et Hegel j'espere.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ou placez vous le thomisme&amp;nbsp;? Et Lukaziewicz se rattache autant à votre tradition &quot;autrichienne&quot; qu'à un certain aristotélisme catholique.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;A propos de tradition autrichienne d'ailleurs, que faites-vous des autrichiens inclassables (et géniaux) comme Mauthner&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Que faites vous de ces &quot;excentriques&quot; pourtant influents, comme Swendenborg, ou les essayistes anglo-saxons un peu bordeliques (Lewis Mumford, MacLuhan...)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelques dilemmes supplémentaires&amp;nbsp;: que faites vous de William James, John Dewey, Santayana, et le pragmatisme de façon générale, tres marqué par l'idéalisme allemand mais aussi par l'empirisme britanique et les sciences expérimentales allemandes, qui à son tour influencera des gens aussi divers que Georges Sorel ou Jean Wahl, qui aujourd'hui est surtout discutés par des analytiques mais dont l'héritage est de plus en plus revendiqué par des continentaux&amp;nbsp;? Que pensez de ceux que Foucault nomme les &quot;philosophes du concept&quot;&amp;nbsp;: Canguilhem, Cavailles... Et Ian Hacking&amp;nbsp;? Il se dit philsophe analytique mais son auteur de référence est Michel Foucault....&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin ce qu'il faut entendre par &quot;tradition&quot; n'est pas clair&amp;nbsp;: il y a des oppositions conscientes qui supposent un terrain d'entente minimal... ou pas, il y a aussi des oppositions &quot;inconscientes&quot; (ignorance mutuelle) et même des rencontres inconscientes (du type &quot;découverte simultanée&quot; ou &quot;zeitgeist&quot;), De toute évidence il y a par exemple entre Descartes et Locke quelque chose de commun qui n'existe pas entre Timothy Williamson et Giorgio Agamben mais pas davantage entre JohnStuart Mill et Thomas Carlyle.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;****&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le problème ne vient pas seulement de votre schéma (on ne peut pas lui reprocher d'être schématique !) mais plutôt du fait que, malgré ce que vous affirmez, l'idée directrice sous-jacente est celle de &quot;grand schisme&quot; analytique/continental. Eventuellement complété d'un troisième laron autrichien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me permet de dire un mot là dessus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'apres moi il n'y a pas de &quot;grand schisme&quot;, il n'y a ni deux traditions philsophiques ni trois mais bien plus&amp;nbsp;: une multiplicité en perpetuel mouvement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a bien de petites querelles, et parfois aussi de de grandes ruptures dans l'histoire de la philsophie mais ce grand &quot;fossé&quot; analytique/continental en particuleir n'existe PAS, il faut le souligner. Ou plutôt si&amp;nbsp;: bien sur il existe quelque chose de cet ordre (comment le nier ?) mais je veux dire qu'il ne recoupe pas les immenses enjeux intellectuels qu''on veut lui attribuer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour le dire criument&amp;nbsp;: toute cette histoire de rupture analytique/continentale c'est un peu du flan quel que soit l'angle sous lequel on le prend&amp;nbsp;: tradition, style, normes cognitives, auteurs de référence...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sous ce schisme il y a bien certaines divergences importantes et parfois radicales, c'est vrai, mais l'essentiel consiste en quelque chose de bien plus trivial à mes yeux&amp;nbsp;: la barrière des langues, la barrière des nations, et surtout, avant tout&amp;nbsp;:  des enjeux institutionnel et stratégiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque les &quot;philosophes analytiques&quot; arrivent aux Etats-Unis dans les années 30, ils ont par exemple besoin, pour conquérir une place dans l'uiniversité de se &quot;débarrasser&quot; de leur rivaux pragmatistes et idéalistes qui tiennent alors le haut du pavé et donc de parvenir à s'en distinguer. (Ils ont si bien réussi qu'on enseigne aujourd'hui Derrida et Badiou en cours de littérature comparée.) En Angleterre, les philosophes, pour conquérir une place à part entière dans l'université, vont eux surtout avoir besoin de développer l'idée d'une &quot;méthode philsophique&quot; nettement distincte de la &quot;méthode scientifique&quot; ((A. Janik et S. Toulmin ont étudié ce point en détail, ainsi qu'E. Gellner sur le versant polémique).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A mon avis, ces gestes stratégiques, institutionnels, ces politiques de la distinction (presque au sens de bourdieu), qui visent à transformer  une situation en partie contingente en véritable &quot;destin&quot; de la philosophie (autrement dit&amp;nbsp;: à réécrire l'histoire) sont pour une part essentielle à l'origine de la dite &quot;rupture&quot; analytique/ continentale&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui plus est cette &quot;rupture&quot; est, chronologiquement, bien moins étalée dans le temps qu'on ne le dit habituellement. Elle ne se superpose pas aux XXe siècle. A mon avis il y a une forme de surdité ou de solitude mutuelle  qui se développe surtout dans l'apres guerre&amp;nbsp;: en france on (re)découvre Husserl, Heidegger, Hegel (et on commence à oublier un peu William James, Russell ou le cercle de vienne)  avant de passer à Nietzsche, Marx et Freud  tandis que la philosophie analytique assoit sa domination institutionnelle dans les pays anglo-saxons, mais cela ne va pas au dela des années 80 selon moi avec Rorty et d'autres oecuménistes et/ou dissidents (de part et d'autre) ainsi que des disputes (c'est à dire un  minimum de points de rencontre) qui se font de plus en plus fréquents entre &quot;analytiques&quot; et &quot;continentaux.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref: je ne nie pas qu'il y ai en phiosophie des traditions, des lignées, des écoles de pensée, des styles, des modes d'argumentation, des partis pris cognitifs divergents, et parfois incommensurables mais plutôt que de grands schismes, plutôt que deux ou trois grandes lignes de démarcations l'histoire de la philosophie est faite d'un foisonnement de lignes qui s'écartent puis se rapprochent, se chevauchent et sont brutalement séparées parfois pour de bonnes raisons et parfois sans, parfois consciemment et parfois non.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est toute la différence entre l'histoire de la philosophie qui se veut prophétique et qui reconstruit le passé à l'image du présent et la véritable histoire des idées qui avance de façon beaucoup moins rectiligne et qui est aussi plus difficile à &quot;lire&quot;, car nettement plus confuse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jetez par exemple un oeil sur l'histoire de la philosophie américaine  écrite par H.W. Schneider au milieu des années 50 (c'est tres proches de nous !). Schneider est le successeur et le disciple de Dewey, il tient une position importante sur le plan institutionnel, il a beaucoup d'eleves, il donne des conférences partout dans le pays, il lit beaucoup de gens avec lesquels il est d'accord ou pas, il porte un regard vaste, érudit et non dogmatique sur la philosophie de son époque et pourtant aucun philosophe analytique &quot;pure souche&quot; n'est cité à ce titre (le nom de carnap n'apparait même pas dans cet immense pavé de plus de 600 pages). Il n'ignore pas l'analyse logique ou l'atomisme de Russell par exemple mais pour lui ce sont des idées qui appartiennent encore au débat &quot;pluralisme vs monisme&quot; (relaté par J. Wahl dans les philosophies pluralistes d'angleterre et d'amérique).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schneider vit dans un monde ou la rupture analytique/contientale n'existe pas, n'est pas manifeste ou n'a pas d'importance cruciale.  Pourquoi penser qu'il a la vue basse et nous percante&amp;nbsp;? Pourquoi Jean Wahl, lorsqu'il rédige son livre en 1920 estime-t-il que la rupture majeure qui traverse la philsophie contemporaine se fait entre monistes et pluralistes et que sur cette base on peut relire toute l'histoire de la philsophie (C'est exactement l'idée excessive que se font certaines personnes aujourd'hui du couple analytique/continental) alors que nous ignorons presque tout aujourd'hui de cette question, et qu'elle semble à une majorité de gens sans interet&amp;nbsp;? Parce que tracer de semblables généalogies dans l'histoire des idées cela consiste souvent à réécrire l'histoire pour agir sur le présent, quitte à rendre ce présent en partie illisible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pardon d'avoir fait un message un peu long... Je finis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En 1962 se déroule à Cersy le colloque sur la philsophie analytique qui réunit les tenants de l'approche &quot;continentale&quot; ce qui veut dire alors = Phénoménologique/existentialiste (Un jean Wahl qui a bien vieilli depuis les &quot;philosophes pluralistes&quot;, Merleau-Ponty, Alquié...) et ceux de &quot;l'analytique&quot; (Quine, Austin,  Strawson...). A la question de Merleau-Ponty :&quot;Finalement nous faisons bien la même chose ?&quot; Ryle pouvait encore répondre agressivbement&amp;nbsp;: 'j'espere bien que non !&quot; &lt;del&gt;&lt;/del&gt;- A mon avis cette époque est terminée, révolue&amp;nbsp;: il y a bien des gens à l'heure actuelle qui ont non seulement des conceptions différentes en philsophie mais des conceptions différentes de ce qu'est la philsophie mais tracer une grande ligne de partage qui séparerait deux groupes homogenes et distincts se faisanbt face en chiens de faience est aujourd'hui impossible&amp;nbsp;: on réalise mieux qu'on a affaire maintenant à un foisonnement de différences plutôt qua l'opposition de deux blocs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De toute façon cette opposition bloc a bloc n'a jamais existé&amp;nbsp;: dans la préface des actes du colloques on ne distingue pas deux philosophies qui se partagent le monde mais trois&amp;nbsp;: la continentale, l'analytique..... et le matérialisme dialectique.... Sans comper vos autrichiens....&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le Grand Schisme - Mickaël</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2007/01/16/le-grand-schisme#c153</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Feb 2007 01:16:25 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Mickaël</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Comme je suis ici chez moi, je voulais te dire que c'est toujours un plaisir de te voir développer de façon aussi détaillée tes billets ou tes commentaire&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceci étant dit, tu as raison de souligner la prudence dans ce type de projection, d'autant plus que, du point de vue l'histoire de la philosophie, mon schéma est vraiment très très grossier. En fait, il ne s'agit pas de montrer que Descartes, par exemple, était un philosophe continental (ce qui n'aurait absolument aucun sens à mon avis), mais de montrer qu'une certaine attitude vis-à-vis de la logique, disons de méfiance/défiance, a pu aboutir à ces deux traditions. Je n'aurai rien à redire sur le point 1), cette opposition culminant en France, à mon avis, avec le &lt;a href=&quot;http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&amp;amp;livre_id=2308&quot; hreflang=&quot;fr&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;colloque de Royaumont de 1958&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ton deuxième point souligne une autre faiblesse de mon schéma&amp;nbsp;: il ne prend pas en compte les relations de dépendance (attraction/répulsion - je fais dans le binaire ce soir)&amp;nbsp;: ce que tu écrit sur Russell et Moore s'applique aussi, par exemple, à Brentano l'anti-kantien aristotélicien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne sais si tu connais l'existence de ce projet, &lt;a href=&quot;https://webspace.utexas.edu/deverj/personal/philtree/philtree.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;The Philosophy Family Tree&lt;/a&gt;, qui établit ce type de relation selon trois critères. Pour Brentano, nous aurions ainsi l'arbre inversé suivant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Brentano → Trendelenburg → Reinhold → Kant → Wolff → Leibniz&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernier mot enfin, tu as raison de préciser que l'écart entre les deux traditions pourrait se résumer à cette expression typique de la philosophie continentale, cette espèce d'héroïsme, comme si quelque chose d'inouïe s'était produit, ce &lt;q&gt;depuis X, on ne peut plus penser comme cela&lt;/q&gt;&amp;nbsp;: on va se gêner tiens&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    <item>
    <title>[ping] Le Grand Schisme - Philotropes</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2007/01/16/le-grand-schisme#c152</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:79abf208a15368e65a45c86155022440</guid>
    <pubDate>Wed, 07 Feb 2007 19:22:52 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Philotropes</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://julien.dutant.free.fr/blog/index.php?2007/02/07/140-sur-le-passe-de-la-scission-analytique-continental"&gt;Sur le passé de la scission analytique / continental&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
    &lt;!-- TB --&gt;

&lt;p&gt;Voir ce billet de Varia sur le &quot;Grand Schisme&quot;, où j'ai fait un commentaire assez long sur la question de savoir jusqu'où on peut faire remonter la scission des traditions philosophiques &quot;analytique&quot; et &quot;continentale&quot;. (Discussion là-bas!)...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
    
      
    
    <item>
    <title>Le Grand Schisme - julien dutant</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2007/01/16/le-grand-schisme#c151</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ba58a7b182f5b4a6f4671c112967ea02</guid>
    <pubDate>Mon, 05 Feb 2007 19:37:15 +0000</pubDate>
    <dc:creator>julien dutant</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci de nous faire part de tes expériences!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le schéma historique, je pense qu'il faut être prudent quand on essaie d'appliquer la distinction analytique-continental à rebours, et qu'il faut distinguer plusieurs époques:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1) le XXe siècle, notamment à partir des années 20. Là, on a une distinction claire entre les deux traditions. D'un côté, des philosophes qui se réclament spécifiquement de l'héritage de la phénoménologie, de Nietzsche et de l'idéalisme allemand; de l'autre côté, des philosophes qui se réclament spécifiquement de Frege, Russell et du positivisme logique. (Je dis &quot;spécifiquement&quot; parce que les deux groupes peuvent se réclamer d'Aristote par ex.) C'est là qu'on peut le plus proprement parler de &quot;philosophie analytique&quot; et de &quot;philosophie continentale&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2) Le XIXe siècle. On peut plus ou moins plaquer la distinction, notamment en mettant d'un côté les idéalistes allemands et Nietzsche, de l'autre les empiristes britanniques, Bolzano, et Frege. Mais où mettre Brentano, les néo-kantiens?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Il faut aussi noter que si on applique la distinction au XIXe on est amené à constater de nombreux &quot;croisements&quot;: Russell et Moore ont dvpé certaines de leurs idées en réaction à - mais donc influencés par - l'hégélien Bradley. Inversement, les &quot;analytiques&quot; sont influencés par Kant.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Et comme tu le dis, Mulligan, Simons et Smith distinguent une troisième tradition à part au tournant du XIX-XX.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3) Les XVIIe-XVIIIe. Là, appliquer la distinction me semble plus hasardeux. Descartes, un continental? Il y a pourtant tellement en commun entre Descartes et Chisholm, par ex; Descartes correspond aux critères que tu donnes pour la tradition analytique, et c'est un auteur que les analytiques ont toujours lu attentivement. Aussi, où doit-on mettre Leibniz? Russell est un grand lecteur de Leibniz, et la conception du possible et du nécessaire en termes de mondes possibles dans la seconde moitié du XXe reprend des intuitions de Leibniz.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On pourrait tenter de distinguer, aux XVIIIe-XIXe, une tradition anglaise, ancêtre supposé de la philosophie analytique, et une tradition continentale, ancêtre supposé de la philosophie continentale. La tradition anglaise serait Hobbes, Locke, Newton, Shaftesbury, Hutcheson, Berkeley, Hume, Reid. La tradition continentale serait Descartes, Malebranche, Arnauld, Spinoza, Leibniz, puis Kant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais où placer Montesquieu, Voltaire, Diderot, d'Alembert, Rousseau, d'Holbach, La Mettrie? Ils sont clairement plus proches des empiristes anglais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Surtout, il me semble que Descartes et Hume, et peut-être Locke, sont des philosophes à portée universelle dans cette période. Ils sont plutôt des points de convergence des différentes lignes historiques. (Comme Aristote dans ton schéma.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le fond, il n'est pas évident d'établir des affinités spécifiques des traditions modernes avec les contemporaines. Prends le débat rationalisme/empirisme: les philosophes analytiques de la première moitié du XXe se disent empiristes, mais ils croient dans l'analyticité et l'apriori, et leur style ressemble à celui des rationalistes (du moins c'est comme cela que je le vois.) Ceux de la seconde moitié me semblent nettement plus proches de Hume. Mais d'un autre côté, le phénoménisme des analytiques de la première moitié du siècle les rapproche de Hume et Berkeley, alors que le réalisme des analytiques d'aujourd'hui les rapproche de Descartes, des cartésiens et des matérialistes. Côté continental, les philosophes comme Bergson, Heidegger, ou Merleau-Ponty qui se réclament de l'intuition et se méfient de la raison ou des concepts (reprenant des thèmes du romantisme) ont des affinités avec Shaftesbury ou Hutcheson. Et même si le rapport entre Husserl et Descartes est clair (du moins revendiqué), je vois mal en quoi le style de Heidegger serait plus proche de celui de Spinoza que de celui de Locke.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, il me semble qu'au final, la raison pour laquelle on peut avoir l'impression que les analytiques sont plus proches des empiristes anglais que de Spinoza, et que les continentaux sont plus proches de Spinoza que des empiristes anglais, c'est simplement que les premiers étant souvent dans des pays anglo-saxons, ils lisent et enseignent plus souvent les anglais, et les derniers étant plus souvent en France ou en Allemagne, ils lisent et enseignent plus souvent Descartes ou Leibniz.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;CONCLUSION:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai plutôt tendance à voir les choses ainsi: pas de scission de la philosophie à l'époque moderne (une même tradition, au sein de laquelle on trouve des positions opposées). Le dernier auteur commun est Hume. Le premier auteur de la scission est Kant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Avant de devenir analytique je pensais que le dernier auteur commun était Kant. Il a en effet sa place entière dans les manuels anglo-saxons; il n'est pas perdu dans le bref chapitre &quot;philosophes contientaux&quot; avec la masse des Hegel, Nietzsche et autres Schelling. Pourtant, il me semble maintenant que Kant est l'auteur véritable de la scission. La plupart des continentaux pensent que l'oeuvre de Kant marque un événement irréversible de l'histoire de la philosophie, et en gros qu'on ne peut plus philosopher comme avant. La plupart des analytiques pensent que Kant avait de bonnes idées, mais fausses, et que la philosophie devait reprendre là où Hume l'avait laissée.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Soit dit en passant, mon impression est que la philosophie analytique est globalement &lt;em&gt;beaucoup&lt;/em&gt; plus proche de la philosophie moderne et antique que la philosophie continentale. Cela peut étonner parce que les analytiques sont réputés pour laisser largement de côté l'histoire de la philosophie; mais en fait, leurs problèmes sont majoritairement issus d'Aristote, Descartes, Locke et Hume: s'il y a des universaux, qu'est-ce qu'une action volontaire, est-ce que l'esprit est distinct du corps, si nous perçons les choses ou des apparences des choses, qu'est-ce qui fait que je suis identique à moi-même à travers le temps. Et il me semble que la distance qu'il y a entre la philosophie continentale et la philosophie antérieure vient du fait que la philosophie continentale tient pour acquis qu' &quot;on ne peut plus faire comme avant&quot;, pour ainsi dire. Au vu de cela on peut comprendre mon étonnement quand j'entends dire que la philosophie analytique n'est pas vraiment de la philosophie...)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    <item>
    <title>[ping] Husserl et l'intentionnalité : une introduction à la phénoménologie (5) - Varia</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2005/10/29/husserl-et-l-intentionnalite-une-introduction-a-la-phenomenologie-5#c118</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a94f21e3a9e87b5d29c3c26625adc15d</guid>
    <pubDate>Sat, 25 Nov 2006 15:27:11 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Varia</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://zulio.org/journal/2006/11/19/500"&gt;500-100-20&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>[ping] Husserl et l'intentionnalité : une introduction à la phénoménologie - Varia</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2005/10/01/husserl-et-intentionnalite-une-introduction-a-la-phenomenologie#c116</link>
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    <pubDate>Sat, 25 Nov 2006 15:27:08 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Varia</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://zulio.org/journal/2006/11/19/500"&gt;500-100-20&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>[ping] Husserl et l'intentionnalité : une introduction à la phénoménologie (2) - Varia</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2005/10/08/husserl-et-l-intentionnalite-une-introduction-a-la-phenomenologie-2#c92</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7ff8e5034baded6c7768f2b0b59a58fa</guid>
    <pubDate>Sat, 25 Nov 2006 15:27:07 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Varia</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://zulio.org/journal/2006/11/19/500"&gt;500-100-20&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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    <title>[ping] Husserl et l'intentionnalité : une introduction à la phénoménologie - Varia</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2006/02/18/husserl-et-l-intentionnalite-une-introduction-a-la-phenomenologie#c104</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:703cd07e9adc38d7b2892472007cb694</guid>
    <pubDate>Sat, 25 Nov 2006 15:27:06 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Varia</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://zulio.org/journal/2006/11/19/500"&gt;500-100-20&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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    <item>
    <title>Husserl et l'intentionnalité : une introduction à la phénoménologie (19) - chrifo</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2006/02/04/husserl-et-l-intentionnalite-une-introduction-a-la-phenomenologie-19#c33</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:efb6474c701aed2241282b417c4d0c66</guid>
    <pubDate>Wed, 22 Feb 2006 13:20:39 +0000</pubDate>
    <dc:creator>chrifo</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;matimatiquement  peu on dire que la qualité totale égale à la somme des qualités partielles? soit:&lt;/p&gt;

&lt;code&gt;qualité totale = qualité 1+ qualité 2 + qualité 3 .......+ qualité n&lt;/code&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Husserl et l'intentionnalité : une introduction à la phénoménologie (2) - Mickaël</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2005/10/08/husserl-et-l-intentionnalite-une-introduction-a-la-phenomenologie-2#c30</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c4ab7d5e3af301de9b7bfd5b56be0f39</guid>
    <pubDate>Fri, 23 Dec 2005 00:04:18 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Mickaël</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ce que vous dites de l'objet sensible est tout autant valable pour l'objet
logique (ou pour l'objet fictif)&amp;nbsp;: dans les deux cas envisagés, nous vivons les phénomènes de ces objets, pas les objets apparaissants (voir l'exemple du dieu &lt;em&gt;Jupiter&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais d'un côté comme de l'autre, il y a un ordre du monde, une &lt;strong&gt;logique de l'expérience&lt;/strong&gt; comme l'écrira Husserl&amp;nbsp;: les descriptions peuvent aussi bien porter sur les actes ou les vécus logiques &lt;strong&gt;fondés&lt;/strong&gt; sur des actes ou des vécus perceptifs que sur les objets de ces actes, descriptions qui doivent permettre d'en dégager les relations de &lt;strong&gt;dépendances&lt;/strong&gt; (comme dans votre exemple&amp;nbsp;: pas de &lt;em&gt;qualité visuelle&lt;/em&gt; sans &lt;em&gt;extension&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne suis moins d'accord avec votre dernière phrase&amp;nbsp;: d'abord parce que je
ne comprends pas ce que vient faire ici ce &lt;em&gt;moi logique&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; ensuite parce
qu'à ce premier niveau, la connexion des parties de vécu s'effectue à travers un mouvement de temporalisation&amp;nbsp;; enfin, cette capacité de la conscience se nomme chez Husserl &lt;em&gt;intuition catégoriale&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Husserl et l'intentionnalité : une introduction à la phénoménologie (2) - Jean-François</title>
    <link>http://zulio.org/journal/post/2005/10/08/husserl-et-l-intentionnalite-une-introduction-a-la-phenomenologie-2#c28</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:40b886d5f27d6cd45782864af0b92fba</guid>
    <pubDate>Mon, 19 Dec 2005 10:50:47 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-François</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;L’objet logique (inclusion, disjonction, etc.) n’a pas de contenu, en particulier pas de vécu. Donc, en droit, si je regarde la couleur, je dois pouvoir y voir autre chose que du vécu&amp;nbsp;: par exemple, qu’elle est indissociable d’une surface.  Ainsi, il y a distinction entre apparition (empirique) et apparaissant (phénoménologique). La conscience est capable de voir à deux niveaux&amp;nbsp;: la chose empirique (couleur) et logique (inclusion). Le moi logique établit par lui-même la connexion des éléments du moi vécu.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
</channel>
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