Varia

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - écologie politique

Fil des billets - Fil des commentaires

1 avril 2008

La philosophie écologique

L’habile slogan de la LCR – « nos vies valent plus que leurs profits » – est tout-à-fait symptomatique de cette confusion. Par une classique manœuvre d’attrape-tout, reposant qui plus est sur une ambiguïté sémantique (la vie de l’individu, la vie au sens large et biologique du terme), on met dans le même paquet lutte contre le capitalisme accapareur au nom du droit à consommer, et lutte contre le capitalisme destructeur au nom de la sauvegarde de la planète – confere les déclarations de Besancenot sur son parti qui serait à la fois anticapitaliste, altermondialiste, féministe et écologiste. Mais au-delà de ces beaux mots, on peine à comprendre au nom de quoi le travailleur, frappé avant tout par la désespérance sociale, aurait à se sacrifier pour éviter des conséquences à long terme dont il ne sera peut-être même pas témoin, ou qui ne changeront pas grand-chose à la misère dans laquelle il se démène, et à laquelle le discours d’extrême gauche le ramène principalement.

Romain Pigenel, Pour une république environnementale

L'auteur fait allusion dans la suite de ce texte à un article du philosophe norvégien Arne Naess, « Le mouvement d'écologie superficielle et le mouvement d'écologie profonde de longue portée. Une présentation. »[1] qui pose les fondations de l'écologie profonde (deep ecology) par opposition à l'écologie superficielle. Cet article est disponible dans l'excellente anthologie Vrin consacrée à l'Éthique de l'environnement.

Notes

[1] Inquiry, 16 (1973), pp.95-100.

10 février 2008

Écologie politique et mondialisation

À ce nationalisme exportateur, pour qui l’État n’est plus que l’auxiliaire d’entreprises conquérantes, et l’infirmerie des dégâts de la guerre économique, s’oppose dès cette époque, mais seulement en pointillés, une autre réponse. Elle est elle-même le point de convergence de deux courants théoriques bien distincts.
Il y a tout d’abord ce que l’on pourrait appeler la « social-démocratie étendue » : reprendre en l’amplifiant le raisonnement du mouvement ouvrier depuis le XIXe siècle. Puisque les conquêtes ouvrières sont réabsorbées par la concurrence venue d’ailleurs, il faut les consolider par un espace politique au moins aussi large que l’espace économique où s’exerce cette concurrence. De même qu’on est passé des conventions départementales aux conventions collectives et aux législations nationales, il faut passer à des conventions collectives et à des législations transnationales. Or, la réalité de l’internationalisation s’exerce quand même à l’échelle de continents plutôt que directement à l’échelle du globe. Si l’on considère par exemple l’Europe comme un tout, elle n’a pas cessé de s’autocentrer, produisant de plus en plus ce qu’elle consomme, et consommant de plus en plus ce qu’elle produit. Une législation sociale et fiscale qui serait la même pour toute l’Europe aurait, à l’intérieur de l’Europe, les mêmes effets bénéfiques que l’État protecteur national.
Malheureusement, si Jacques Delors, devenu Président de la Commission européenne, accélère avec l’Acte unique l’unification économique de l’Europe, en espérant construire l’espace politique régulateur coiffant cet ensemble, il doit assez tôt déchanter. Les gouvernements, trop heureux de pouvoir reporter sur « l’Europe » l’explication de leurs difficultés, et peu soucieux d’abandonner leurs prérogatives au profit d’une superstructure européenne, créent, avec le traité de Maastricht, la Constitution la plus libérale que le monde ait connue. La monnaie y est gérée par un consensus de banquiers, les marchandises et les capitaux circulent sans entrave… mais le pouvoir politique et régulateur, et donc les règles sociales et fiscales, restent dispersés entre une quinzaine de pays qui bientôt deviendront 27.
Les traités d’Amsterdam et de Nice aggravent encore la situation. Quand une Convention d’élus produit enfin un projet de Traité constitutionnel assurant un peu plus de contrôle démocratique supranational sur cet ensemble, il est rejeté aussi bien par les libéraux des Pays Bas et le Financial Times que par la vieille gauche nationaliste française, alliée à la vieille droite pour la circonstance, cela au nom du caractère anti-social… des traités qu’il s’agissait de remplacer !

Alain Lipietz, Écologie politique et mondialisation

16 octobre 2007

770 000 heures

Un compte-rendu du congrès de Bâle, Inconditionnel et assurant l’existence : le revenu garanti comme droit de l’homme.

11 septembre 2007

Des abeilles

Cependant, même si les ondes n’en sont probablement pas la véritable cause, non seulement on est bien malgré tout face à un risque majeur mais on peut y voir aussi une fable sur l'inconscience avec laquelle nous travaillons à notre propre destruction en détruisant systématiquement nos conditions vitales, tout cela à cause d'une conception un peu trop myope de la productivité et d'une rentabilité immédiate. On verra que c'est une leçon écologique qui s'applique tout autant à l'économie cognitive et qu'il faudrait aussi en tirer les conséquences dans la préservation des milieux humains.

Jean Zin, La maladie de la disparition.

Vous pouvez faire un tour sur internet et constater que médias et blogs se préoccupent de l’inquiétante mortalité des abeilles dont il était question dans le billet précédent. Très souvent, les auteurs mettent cette citation en exergue : « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre », signé : Albert Einstein. Voici un exemple de citation parmi tant d'autres. Il est évident qu’une telle prédiction de la part du plus grand physicien du XXe siècle ne peut que frapper les esprits (sinon, pourquoi l’écrire ?).

Le blog des bactéries et de l'évolution, Qu'a vraiment dit Einstein sur les abeilles ?

Plus anecdotiques :

19 septembre 2006

Développement durable

L'occasion de découvrir le site Web de la revue Sciences humaines :

« Développement durable » : aujourd'hui, des entreprises aux États en passant par les ONG et les institutions internationales, tout le monde brandit le concept... en s'accordant rarement sur son contenu. Pléonasme pour les uns - puisque tout développement a pour vocation d'être durable -, oxymore pour les autres, pour qui il existe une incompatibilité fondamentale entre le développement, processus avant tout destructeur (des ressources et de la biodiversité), et la durabilité, la formule désigne en théorie un trépied magique alliant l'économie (croissance de la production), le social (meilleure répartition des richesses) et l'environnement (préserver la planète pour les générations futures).

Sylvie Brunel, Les ambiguïtés du développement durable

20 août 2006

10 objections majeures au commerce équitable

En cherchant à comprendre ce que recouvre l'expression de relocalisation de l'économie, je suis tombé sur ces dix objections au commerce équitable. Comme ces courriels sur les appels au boycott des sociétés impériales qui font des profits records, il y aurait beaucoup de chose à redire. C'est bien parce que je sais que J. me lis.

25 avril 2006

Multitudes n°24

Multitudes n°24 est dans les kiosques :

La majeure Écopolitique Now ! se déploie sur un double espace en interactions multiples : les onze articles de la revue papier et les onze articles publiés simultanément en ligne (sur le site de la revue) se complètent pour donner un large panorama des questions autour desquelles la réflexion et les pratiques politiques relevant de l’écologie sont aujourd’hui appelées à s’inventer un second souffle.

3 novembre 2005

Le carnet Web de Jean Zin

Jean Zin a enfin son carnet Web (et quelques problèmes techniques) :

Je n'ai pas les réponses, je travaille les questions et fournis des armes, des données, des arguments mais ne me donnerais pas tout ce mal si je n'étais écrasé, comme chacun, de l'étendue de mon ignorance...

- page 1 de 2