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6 avril 2008

Un manuel de mathématiques sous licence libre

Déjà disponible pour les niveaux Cinquième et Quatrième, la très libre association de professeurs de mathématiques Sésamath nous propose son nouveau manuel scolaire de mathématiques, cette fois-ci pour le niveau Troisième.

Outre la qualité et l'originalité de son contenu (et son prix serré de 11 €), ce manuel se démarque de ses petits camarades de l'édition classique de part son mode collaboratif d'élaboration (une petite centaine de collègues ont participé à sa rédaction) mais aussi et surtout par sa licence libre (la GNU/FDL) qui autorise quiconque (profs, élèves, parents...) à utiliser, copier, modifier et distribuer la version numérique du manuel.

Troisième manuel libre de mathématiques de Sésamath

On ne risque pas de voir de si tôt un tel manuel pour la philosophie.

29 mars 2008

Ventes de PDF : un exemple

À partir de ventes réalisées sur le site oreilly.fr pendant un an, nous avons pu établir des statistiques de ventes qui donnent une idée du potentiel commercial de l’édition électronique, lorsqu’on le compare à celui de l’édition papier.

Les PDF, ça se vend !

16 mars 2008

Mille raisons de croire au métier d'éditeur

Le métier ne se perd pas, mais c'est un métier qui doute profondément de son identité. Il y a aujourd'hui deux manières de l'exercer : on peut faire une édition de l'offre ou une édition de la demande. D'un côté, on trouve des éditeurs généralistes qui choisissent de continuer à privilégier l'offre. Mais aussi de petites maisons de littérature comme POL, Verticales, Minuit ou L'Olivier. Ce sont des éditeurs qui mettent tout au service de l'œuvre, de sa maturation, qui respectent le temps de l'écriture. C'est une édition où le risque est immense puisqu'elle fait le pari qu'il y aura des lecteurs qui se découvriront une fois le livre publié. De l'autre, il y a donc une édition de la demande. Elle a émergé ces dernières années et favorise la production d'ouvrages déjà portés par un public qui existe mais créé par un autre médium, le plus souvent la télévision. L'auteur sera alors choisi pour sa notoriété médiatique, pas pour sa créativité d'écriture. Et le marketing cherchera à vendre le plus vite possible ces ouvrages. L'idéal est que ces deux types de livres puissent coexister dans une même maison. Car un fort succès peut aider à supporter le lent démarrage d'un ouvrage de référence ou d'un roman singulier, lesquels, plus tard, viendront à leur échelle compenser le bouillon pris par les mémoires d'une présentatrice ou d'un patron du CAC 40. Cette péréquation au sein d'un même catalogue est essentielle pour la diversité du livre.

« Mille raisons de croire au métier d'éditeur »

3 février 2008

La société Amazon est menacée de disparition

Les poursuites de ce syndicat ne sont ni plus ni moins qu'une tentative cynique d'éliminer la concurrence d'Amazon.fr. L'argumentation juridique du syndicat s'appuie sur la loi Lang, qui limite les réductions de prix sur les livres proposées par les détaillants. L'ironie de cette tactique est que la loi Lang a pour but de préserver la diversité de la création culturelle et de donner aux libraires les moyens de proposer une large sélection de livres, et pas seulement les best-sellers.

J'en ai les larmes aux yeux.

Saluons toutefois l'ouverture d'un forum de discussions consacré à cette question.

30 janvier 2008

Des contrevérités sur la librairie

Une réponse d'Antoine Gallimard au brouet de Thierry Wolton :

Comment peut-on en outre dénoncer comme un abus et un déshonneur le principe de faire payer le juste prix au consommateur ? De même que le livre s'écrit, se conçoit, se fabrique ou se promeut, il se transporte. Et cet acheminement a un coût, directement pris en charge par l'acheteur qui a choisi de l'acquérir en ligne et de le recevoir chez lui. Où est l'abus ? En quoi la liberté du lecteur est-elle mise à mal par cette juste rémunération d'un service rendu ?

Que la stratégie et la puissance commerciale d'Amazon incitent le portail américain à gommer ses frais de port au profit de ses clients peut, économiquement, parfaitement se comprendre ; il se donne ainsi à l'évidence un avantage concurrentiel décisif. Mais, en l'état, cette pratique est reconnue comme illégale et constitue de fait un risque pour toute la chaîne. Ne pas vouloir se faire imposer cela par un acteur du marché ne signifie pas que l'on se ferme à toute discussion. Il y a peut-être une voie à trouver, qui saurait un jour profiter à l'ensemble des acteurs de la vente de livres en France. Privilégions sur ces sujets l'esprit de concertation.

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