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3 décembre 2007

Dix livres de philosophie qui m'ont marqué

Une réponse au sondage de Florian.

L'auteur qui m'a le plus marqué est Husserl (eh oui ! Quelle surprise ! Vous êtes tombés sur le carnet Web d'un phénoménologue tendance canal historique).

Voici les dix livres de philosophie qui m'ont le plus marqué et qui possèdent encore aujourd'hui, pour moi, une grande importance :

  1. Arendt, Conditions de l'homme moderne
  2. Aristote, L'éthique à Nicomaque
  3. Debord, La société du spectacle
  4. Descartes, Méditations métaphysiques
  5. Frege, Recherches Logiques
  6. Husserl, La philosophie comme science rigoureuse
  7. La Boétie, Discours de la servitude volontaire
  8. Marx, Le capital (livre 1)
  9. Musil, L'homme sans qualités
  10. Russell, Problèmes de philosophie

Parmi les livres de philosophie qui m'ont laissé une très mauvaise impression, il y en a tellement qu'en faire une liste serait rapidement fastidieux. Un seul me vient en tête ce soir : il s'agit de Acheminement vers la parole de Heidegger.

11 juin 2007

Sujets de philosophie du baccalauréat 2007

Séries générales

Série L

  • Toute prise de conscience est-elle libératrice ?
  • Les œuvres d'art sont-elles des réalités comme les autres ?
  • Expliquer le texte suivant :

    En menant une existence relâchée les hommes sont personnellement responsables d’être devenus eux-mêmes relâchés ou d’être devenus injustes ou intempérants, dans le premier cas par leur mauvaise conduite, dans le second en passant leur vie à boire ou à commettre des excès analogues : en effet, c’est par l’exercice des actions particulières qu’ils acquièrent un caractère du même genre qu’elles. On peut s’en rendre compte en observant ceux qui s’entraînent en vue d’une compétition ou d’une activité quelconque : tout leur temps se passe en exercices. Aussi, se refuser à reconnaître que c’est à l’exercice de telles actions particulières que sont dues les dispositions de notre caractère est le fait d’un esprit singulièrement étroit. En outre, il est absurde de supposer que l’homme qui commet des actes d’injustice ou d’intempérance ne souhaite pas être injuste ou intempérant ; et si, sans avoir l’ignorance pour excuse, on accomplit des actions qui auront pour conséquence de nous rendre injuste, c’est volontairement qu’on sera injuste. Il ne s’ensuit pas cependant qu’un simple souhait suffira pour cesser d’être injuste et pour être juste, pas plus que ce n’est ainsi que le malade peut recouvrer la santé, quoiqu’il puisse arriver qu’il soit malade volontairement en menant une vie intempérante et en désobéissant à ses médecins : c’est au début qu’il lui était alors possible de ne pas être malade, mais une fois qu’il s’est laissé aller, cela ne lui est plus possible, de même que si vous avez lâché une pierre vous n’êtes plus capable de la rattraper. Pourtant il dépendait de vous de la jeter et de la lancer, car le principe de votre acte était en vous. Ainsi en est-il pour l’homme injuste ou intempérant : au début il leur était possible de ne pas devenir tels, et c’est ce qui fait qu’ils le sont volontairement ; et maintenant qu’ils le sont devenus, il ne leur est plus possible de ne pas l’être.

    Aristote, Éthique à Nicomaque.

Série ES

  • Peut-on en finir avec les préjugés ?
  • Que gagnons-nous à travailler ?
  • Expliquer le texte suivant :

    Nous n'accusons pas la nature d'immoralité quand elle nous envoie un orage et nous trempe : pourquoi disons-nous donc immoral l'homme qui fait quelque mal ? Parce que nous supposons ici une volonté libre aux décrets arbitraires, là une nécessité. Mais cette distinction est une erreur. En outre, ce n'est même pas en toutes circonstances que nous appelons immorale une action intentionnellement nuisible ; on tue par exemple une mouche délibérément, mais sans le moindre scrupule, pour la pure et simple raison que son bourdonnement nous déplaît, on punit et fait intentionnellement souffrir le criminel afin de se protéger, soi et la société. Dans le premier cas, c'est l'individu qui, pour se conserver ou même pour s'éviter un déplaisir, cause intentionnellement un mal ; dans le second, c'est l'État. Toute morale admet les actes intentionnellement nuisibles en cas de légitime défense, c'est-à-dire quand il s'agit de conservation ! Mais ces deux points de vue suffisent à expliquer toutes les mauvaises actions exercées par des hommes sur les hommes : on veut son plaisir, on veut s'éviter le déplaisir ; en quelque sens que ce soit, il s'agit toujours de sa propre conservation. Socrate et Platon ont raison : quoi que l'homme fasse, il fait toujours le bien, c'est-à-dire ce qui lui semble bon (utile) suivant son degré d'intelligence, son niveau actuel de raison.

    Nietzsche, Humain, trop humain.

Série S

  • Le désir peut-il se satisfaire de la réalité ?
  • Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel ?
  • Expliquez le texte suivant :

    La validité des règles de justice, telles qu'elles prévalent entre les individus, n'est pas entièrement suspendue entre les sociétés politiques. Tous les princes se targuent de prendre en considération les droits des autres princes, et certains, cela ne fait pas de doute, sans hypocrisie. Des alliances et des traités sont conclus tous les jours entre États indépendants, et ils ne seraient qu'autant de parchemin gaspillé, si l'on ne constatait, à l'expérience, qu'ils ont quelque influence et autorité. Mais ici réside la différence entre les royaumes et les individus. La nature humaine ne peut en aucune façon subsister sans l'association des individus, et cette association ne pourrait exister si l'on ne respectait pas les lois d'équité et de justice. Désordre, confusion, la guerre de tous contre tous, sont les nécessaires conséquences d'une telle conduite licencieuse. Mais les nations peuvent subsister sans relations. Elles peuvent même subsister, dans une certaine mesure, dans une guerre générale. L'observance de la justice, bien qu'utile entre elles, n'est pas garantie par une nécessité si forte qu'entre les individus, et l'obligation morale est en proportion de l'utilité. Tous les politiques admettent, ainsi que la plupart des philosophes, que des raisons d'État peuvent, en cas d'urgences particulières, dispenser de suivre les règles de justice, et invalider tout traité ou alliance, si les respecter strictement était considérablement préjudiciable à l'une ou l'autre des parties contractantes. Mais rien de moins que la plus extrême nécessité, reconnaît-on, ne peut justifier que les individus violent une promesse, ou envahissent les propriétés des autres.

    Hume, Enquête sur les principes de la morale.

Séries technologiques

Série TMD

  • L'art nous éloigne-t-il de la réalité ?
  • Peut-on se passer de l'État ?
  • Explication d'un texte d'Épictète (et non d'Épictère comme j'ai pu le lire un peu partout)

Toutes séries (hors TMD)

  • Les échanges favorisent-ils la paix ?
  • Les lois sont-elles l'œuvre de la raison ?
  • Expliquez le texte suivant :

    La science, dans son besoin d'achèvement comme dans son principe, s'oppose absolument à l'opinion. S'il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l'opinion, c'est pour d'autres raisons que celles qui fondent l'opinion ; de sorte que l'opinion a, en droit, toujours tort. L'opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s'interdit de les connaître. On ne peut rien fonder sur l'opinion : il faut d'abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter. Il ne suffirait pas, par exemple, de la rectifier sur des points particuliers, en maintenant, comme une sorte de morale provisoire, une connaissance vulgaire provisoire. L'esprit scientifique nous interdit d'avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu'on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d'eux-mêmes. C'est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S'il n'y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit.

    Bachelard.

    1. Dégagez la thèse du texte et précisez les étapes de son raisonnement.
    2. Expliquez :
      • l'opinion pense mal ; elle ne pense pas :  elle traduit des besoins en connaissances ;
      • ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique ;
      • Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit.
    3. L'opinion fait-elle obstacle à la science ?

18 mai 2007

Programme de l'agrégation de philosophie (session 2008)

Trouvé via Philopsis, les programmes des concours de l'agrégation externe et interne de philosophie pour la session 2008 viennent d'être publié :

Agrégation externe

Écrit

2e épreuve : composition de philosophie se rapportant à une notion ou à un couple ou groupe de notions.

L’image.

3e épreuve : Épreuve d'histoire de la philosophie.
  • Aristote.
    • Organon (Catégories, De l’Interprétation, Premiers et Seconds Analytiques, Topiques, Réfutations sophistiques).
    • Éthique à Nicomaque.
    • Éthique à Eudème.
    • Rhétorique.
    • Poétique.
  • Pascal.

Oral

1ère leçon

La logique et l'épistémologie

Agrégation interne

1ère épreuve. Composition de philosophie : explication de texte.

Notion retenue : La perception

2ème épreuve. Composition de philosophie : dissertation.

Notion retenue : La politique

22 mai 2006

Délassement

Ce n'est donc pas dans le jeu que consiste le bonheur. Il serait en effet étrange que la fin de l'homme fût le jeu, et qu'on dût se donner du tracas et du mal pendant toute sa vie afin de pouvoir s'amuser ! Car pour le dire en un mot, tout ce que nous choisissons est choisi en vue d'une autre chose, à l'exception du bonheur, qui est une fin en soi. Mais se dépenser avec tant d'ardeur et de peine en vue de s'amuser ensuite est, de toute évidence, quelque chose d'insensé et de puéril à l'excès ; au contraire, s'amuser en vue d'exercer une activité sérieuse, ..., voilà semble-t-il la règle à suivre.

Aristote, Éthique à Nicomaque.

17 août 2005

Raisonnement pratique et émotion

Toujours en rapport avec la fiction, ses paradoxes, ses émotions, la philosophe Patricia Greenspan a mis en ligne sur son site Web un certain nombre d'articles et notamment Raisonnement pratique et émotion.

Sur le même thème, je renvoie le lecteur à Aristote, Éthique à Nicomaque, 1147a (et tant que vous y êtes, lisez le livre VII).

15 août 2005

Littérature antique

Le site de Philippe Remacle propose de nombreuses traductions d'auteurs grecs comme Aristote et latin comme Cicéron.

11 août 2005

Aristote, La rhétorique

Le livre I, II et III de la Rhétorique d'Aristote.

9 juin 2005

Sujets de philosophie du baccalauréat 2005

Séries générales

Série L

  • Le juste et l'injuste ne sont-ils que des conventions ?
  • Le langage ne sert-il qu'à communiquer ?
  • Expliquer le texte suivant :

    Si le cours naturel des choses était parfaitement bon et satisfaisant, toute action serait une ingérence inutile qui, ne pouvant améliorer les choses, ne pourrait que les rendre pires. Ou, si tant est qu'une action puisse être justifiée, ce serait uniquement quand elle obéit directement aux instincts, puisqu'on pourrait éventuellement considérer qu'ils font partie de l'ordre spontané de la nature ; mais tout ce qu'on ferait de façon préméditée et intentionnelle serait une violation de cet ordre parfait. Si l'artificiel ne vaut pas mieux que le naturel, à quoi servent les arts de la vie ? Bêcher, labourer, bâtir, porter des vêtements sont des infractions directes au commandement de suivre la nature.

    […] Tout le monde déclare approuver et admirer nombre de grandes victoires de l'art sur la nature : joindre par des ponts des rives que la nature avait séparées, assécher des marais naturels, creuser des puits, amener à la lumière du jour ce que la nature avait enfoui à des profondeurs immenses dans la terre, détourner sa foudre par des paratonnerres, ses inondations par des digues, son océan par des jetées. Mais louer ces exploits et d'autres similaires, c'est admettre qu'il faut soumettre les voies de la nature et non pas leur obéir ; c'est reconnaître que les puissances de la nature sont souvent en position d'ennemi face à l'homme, qui doit user de force et d'ingéniosité afin de lui arracher pour son propre usage le peu dont il est capable, et c'est avouer que l'homme mérite d'être applaudi quand ce peu qu'il obtient dépasse ce qu'on pouvait espérer de sa faiblesse physique comparée à ces forces gigantesques. Tout éloge de la civilisation, de l'art ou de l'invention revient à critiquer la nature, à admettre qu'elle comporte des imperfections, et que la tâche et le mérite de l'homme sont de chercher en permanence à les corriger ou les atténuer.

    John Stuart Mill, La nature

    La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. II faut et il suffît que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Série ES

  • Qu'attendons-nous de la technique ?
  • L'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l'histoire ?
  • Expliquer le texte suivant :

    L'éthique peut proposer des lois de moralité qui sont indulgentes et qui s'ordonnent aux faiblesses de la nature humaine, et ainsi elle s'accommode à cette nature en ne demandant rien de plus à l'homme que ce qu'il est en mesure d'accomplir. Mais l'éthique peut aussi être rigoureuse et réclamer la plus haute perfection morale. En fait, la loi morale doit elle-même être rigoureuse. Une telle loi, que l'homme soit en mesure ou non de l'accomplir, ne doit pas être indulgente et s'accommoder aux faiblesses humaines, car elle contient la norme de la perfection morale, laquelle doit être stricte et exacte. La géométrie donne par exemple des règles strictes, sans se demander si l'homme peut ou non les appliquer et les observer : le point qu'on dessine au centre d'un cercle a beau ne jamais être assez petit pour correspondre au point mathématique, la définition de ce dernier n'en conserve pas moins toute sa rigueur. De même, l'éthique présente des règles qui doivent être les règles de conduite de nos actions ; ces règles ne sont pas ordonnées au pouvoir de l'homme, mais indiquent ce qui est moralement nécessaire. L'éthique indulgente est la corruption de la mesure de perfection morale de l'humanité. La loi morale doit être pure.

    Kant, Leçons d'éthique.

    La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Série S

  • Etre libre, est-ce ne rencontrer aucun obstacle ?
  • La sensibilité aux oeuvres d'art demande-t-elle à être éduquée ?
  • Expliquez le texte suivant :

    Il est assez difficile de comprendre, comment il se peut faire que des gens qui ont de l'esprit, aiment mieux se servir de l'esprit des autres dans la recherche de la vérité, que de celui que Dieu leur a donné. Il y a sans doute infiniment plus de plaisir et plus d'honneur à se conduire par ses propres yeux., que par ceux des autres ; et un homme qui a de bons yeux ne s'avisa jamais de se les fermer, ou de se les arracher, dans l'espérance d'avoir un conducteur. Sapientis oculi in capite ejus, stultus in tenebris ambula(1). Pourquoi le fou marche-t-il dans les ténèbres ? C'est qu'il ne voit que par les yeux d'autrui, et que ne voir que de cette manière, à proprement parler, c'est ne rien voir. L'usage de l'esprit est à l'usage des yeux, ce que l'esprit est aux yeux ; et de même que l'esprit est infiniment au-dessus des yeux, l'usage de l'esprit est accompagné de satisfactions bien plus solides, et qui le contentent bien autrement que la lumière et les couleurs ne contentent la vue. Les hommes toutefois se servent toujours de leurs yeux pour se conduire, et ils ne se servent presque jamais de leur esprit pour découvrir la vérité.

    (1) "Les yeux du sage sont dans sa tête ; l'insensé marche dans les ténèbres."

    Malebranche, De la Recherche de la Vérité

    La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Bac technologique

Toutes séries hors STI Arts appliqués

  • Pourquoi voulons-nous être libres ?
  • Raisonne-t-on bien quand on veut avoir raison à tout prix ?
  • Expliquez le texte suivant :

    Imiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est très apte à l'imitation et c'est au moyen de celle-ci qu'il acquiert ses premières connaissances). Et tous les hommes prennent plaisir aux imitations.
    Un indice est ce qui se passe dans la réalité : des êtres dont l'original fait peine à la vue, nous aimons à en contempler l'image exécutée avec la plus grande exactitude ; par exemple les formes des animaux les plus vils et des cadavres.
    Une raison en est encore qu'apprendre est très agréable non seulement aux philosophes mais pareillement aussi aux autres hommes ; seulement ceux-ci n'y ont qu'une faible part. On se plaît à la vue des images parce qu'on apprend en les regardant et on déduit ce que représente chaque chose, par exemple que cette figure c'est un tel. Si on n'a pas vu auparavant l'objet représenté, ce n'est plus comme imitation que l'œuvre pourra plaire, mais à raison de l'exécution, de la couleur ou d'une autre cause de ce genre.

    Aristote

    Questions :

    1. Dégagez l'idée principale du texte et son argumentation.
      • En vous appuyant sur le texte vous expliquerez pourquoi tous les hommes prennent plaisir aux imitations.
      • Qu'est-ce qui nous plaît dans une belle représentation ?
    2. En quoi les images nous apprennent-elles à regarder et à connaître ?

Série STI Arts appliqués

  • L'art nous mène-t-il au vrai ?
  • L'humanité peut-elle se concevoir sans religion ?
  • Expliquez le texte suivant :

    Quand on est jeune il ne faut pas hésiter à s'adonner à la philosophie, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser d'en poursuivre l'étude. Car personne ne peut soutenir qu'il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l'âme. Celui qui prétendrait que l'heure de philosopher n'est pas encore venue ou qu'elle est déjà passée, ressemblerait à celui qui dirait que l'heure n'est pas encore arrivée d'être heureux ou qu'elle est déjà passée. Il faut donc que le jeune homme aussi bien que le vieillard cultivent la philosophie : celui-ci pour qu'il sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune (1) lui a accordés dans le passé, celui-là pour être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l'avenir qu'un homme avancé en âge. Il convient ainsi de s'appliquer assidûment à tout ce qui peut nous procurer la félicité, s'il est vrai que quand elle est en notre possession nous avons tout ce que nous pouvons avoir, et que quand elle nous manque, nous faisons tout pour l'obtenir.

    Epicure

    (1) la fortune : l'heureuse chance

    Questions :

    1. Dégagez la thèse de ce texte et les étapes de son argumentation
    2. Expliquez :
      • pour acquérir la santé de l'âme.
      • il se sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune lui a accordés dans le passé
      • être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l'avenir qu'un homme avancé en âge.
    3. Y a-t-il un temps pour philosopher ?

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