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3 décembre 2007

Dix livres de philosophie qui m'ont marqué

Une réponse au sondage de Florian.

L'auteur qui m'a le plus marqué est Husserl (eh oui ! Quelle surprise ! Vous êtes tombés sur le carnet Web d'un phénoménologue tendance canal historique).

Voici les dix livres de philosophie qui m'ont le plus marqué et qui possèdent encore aujourd'hui, pour moi, une grande importance :

  1. Arendt, Conditions de l'homme moderne
  2. Aristote, L'éthique à Nicomaque
  3. Debord, La société du spectacle
  4. Descartes, Méditations métaphysiques
  5. Frege, Recherches Logiques
  6. Husserl, La philosophie comme science rigoureuse
  7. La Boétie, Discours de la servitude volontaire
  8. Marx, Le capital (livre 1)
  9. Musil, L'homme sans qualités
  10. Russell, Problèmes de philosophie

Parmi les livres de philosophie qui m'ont laissé une très mauvaise impression, il y en a tellement qu'en faire une liste serait rapidement fastidieux. Un seul me vient en tête ce soir : il s'agit de Acheminement vers la parole de Heidegger.

18 mai 2007

Programme de l'agrégation de philosophie (session 2008)

Trouvé via Philopsis, les programmes des concours de l'agrégation externe et interne de philosophie pour la session 2008 viennent d'être publié :

Agrégation externe

Écrit

2e épreuve : composition de philosophie se rapportant à une notion ou à un couple ou groupe de notions.

L’image.

3e épreuve : Épreuve d'histoire de la philosophie.
  • Aristote.
    • Organon (Catégories, De l’Interprétation, Premiers et Seconds Analytiques, Topiques, Réfutations sophistiques).
    • Éthique à Nicomaque.
    • Éthique à Eudème.
    • Rhétorique.
    • Poétique.
  • Pascal.

Oral

1ère leçon

La logique et l'épistémologie

Agrégation interne

1ère épreuve. Composition de philosophie : explication de texte.

Notion retenue : La perception

2ème épreuve. Composition de philosophie : dissertation.

Notion retenue : La politique

13 septembre 2006

La précarité au cœur du rapport salarial

Via Le portail des copains, un article qui rejoint les thèmes défendus par Hazan :

(en parlant du livre de Serge Paugam, L’exclusion : l’état des savoirs)

La thèse centrale implicite soutenue dans ce dernier ouvrage est que la société française contemporaine, rebaptisée selon le cas « société post-industrielle » ou « société post-moderne » ne serait plus divisée entre un haut et un bas mais entre les in et les out : d’une part, un vaste groupe central de personnes incluses dans l’activité économique et sociale ; et, d’autre part, des populations, dont le nombre va grandissant, d’exclus de l’activité économique et sociale du fait des évolutions des formes d’emploi (la précarité professionnelle), mais aussi des formes de la vie conjugale et familiale (la précarité conjugale et familiale). L’exclusion y est définie comme un état de « rupture du lien social » ou comme un état de « disqualification sociale » (Paugam) ou encore comme un « état de désaffiliation sociale » (Robert Castel). Thèse reprise et déclinée tout le long des années 1990 par des dizaines d’ouvrages, d’articles de revue, d’articles de presse, de discours politiques, etc.

(...)

Cet ensemble de représentations obtiendra sa consécration avec l’adoption en 1998 d’une « loi sur l’exclusion ». L’exclusion n’est plus alors seulement une catégorie de la pensée sociologique mais devient une catégorie de l’action politique et administrative. Toutes les politiques sociales sont depuis lors tournées contre cette nouvelle hydre, mal post-moderne aux têtes multiples : l’exclusion.

(...)

Mon objectif dans cet article est de procéder à une critique de cet ensemble de représentations, à la fois vulgaires et savantes. Autrement dit, je me propose de montrer que chômage, précarité et exclusion ne sont nullement extérieurs au salariat, qu’ils en sont au contraire des dimensions constitutives essentiels ; et que, par conséquent, loin de constituer des phénomènes exceptionnels, marginaux, périphériques, ils sont au contraire des phénomènes structurels dont seuls changent les formes historiques-mondiales sous lesquels ils se manifestent.

Alain Bihr, La précarité au cœur du rapport salarial.

27 mai 2006

Karl Korsch, Karl Marx

Marx insiste sur la contradiction qu'il y a dans le fait que les hommes en échangeant les produits de leur travail, en tant que marchandises et en fonction de rapports de valeurs définis, et en les produisant uniquement en vue de cet échange, ne font que réaliser de la sorte cette division du travail qualitative et quantitative qui leur apparaît après coup comme une chose extérieure dans la forme valeur des produits échangés et les rapports de valeur des marchandises : Ils le font sans le savoir.

30 septembre 2005

Aron sur Marx

Au programme de ce vendredi, un entretien d'Aron sur Le Capital de Karl Marx (lien direct vers le fichier au format Real Audio).

19 juillet 2005

L'individu sociologique

Les figures de l’individualité, de Marx aux sociologies contemporaines, un dossier préparé par la revue électronique Espace temps.

16 janvier 2005

Ouvriers et capital

De la lecture pour dimanche. La revue Multitudes a mis en ligne Ouvriers et Capital de Mario Tronti dont voici un extrait :

Au début de la troisième section du livre II du Capital, Marx en vient à distinguer le processus direct de production du capital, du processus global de sa reproduction : le premier, comme nous l'avons vu, comprend aussi bien le procès de travail, que le procès de valorisation ; nous verrons que le second inclut autant le procès de consommation, qui passe par la médiation de la circulation, que le procès de reproduction du capital proprement dit. Dans les différentes formes que prend le capital dans son cycle, et plus particulièrement dans les différentes formes que prend ce cycle lui-même, le mouvement du capital individuel se manifeste comme partie d'un mouvement global du capital social.

Mario Tronti, Le plan du capital.

Miam.

10 février 2004

Ontologie de la relation chez Marx

Le texte se propose de mesurer les implications philosophiques de ce que Balibar a appelé, à propos de la philosophie de Marx, une ontologie de la relation. L'analyse historique du traitement de la catégorie de relation et de son rapport avec la catégorie de substance est la prémisse nécessaire à toute tentative de penser la philosophie spinoziste comme une ontologie radicale de la relation, ontologie qui toutefois ne peut être pensée comme une philosophie première mais doit toujours être pensée comme seconde par rapport à un matérialisme de la rencontre (au sens du dernier Althusser).

Vittorio Morfino, Ontologie de la relation et matérialisme de la contingence

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