Varia

Des rochers audacieusement suspendus au-dessus de nous et faisant peser comme une menace, des nuages orageux s'accumulant dans le ciel et s'avançant dans les éclairs et les coups de tonerre, des volcans dans toute leur puissance destructrice, des ouragans auxquels succède la dévastation, l'océan immense immense soulevé de fureur, la cascade gigantesque d'un fleuve puissant, etc., réduisent notre pouvoir de résister à une petitesse insignifiante en comparaison de la force dont ces phénomènes font preuve. Mais, plus leur spectacle est effrayant, plus il ne fait qu'attirer davantage, pourvu que nous nous trouvions en sécurité.

Kant

9 octobre 2009

Métaphysique et ontologie : que lire en ligne ?

« @cedric_eyssette @notae connaissez-vous des sites intéressants en ontologie ? »

nous demande @_IButterlin_ sur Twitter.

Voici une petite liste de nos réponses classées par ordre d’apparition :

En connaissez-vous d’autres ?

17 décembre 2007

OntologyOnline

Quelques exemples d'ontologies en ligne.

13 décembre 2007

Métaphysique et Ontologie : perspectives contemporaines

Il est possible d'acheter des articles de la Revue de métaphysique et de morale sur le portail Cairn. Certains numéros sont même disponibles en ligne, comme celui de 2002 consacré à la métaphysique et à l'ontologie :

Lewis a d’ailleurs aussi porté une attention aiguë à tous les problèmes de la philosophie du langage, de l’esprit et de la connaissance, y compris aux plus techniques d’entre eux. Logicien inventif, il a renouvelé à la fois la logique modale et la théorie des ensembles dans deux ouvrages capitaux : Counterfactuals (1972), et Parts of Classes (1991). Sa métaphysique ainsi équipée lui a permis de découvrir des issues encore impraticables pour la plupart des professionnels de sa génération, remettant sur l’établi du philosophe la question des propriétés, des mondes possibles et des universaux. Son ouvrage le plus connu On the Plurality of Worlds (1986) présentait déjà un modèle exemplaire de ce que peut entreprendre une métaphysique spéculative – et en même temps concrète – : elle apparaît comme un défi au réalisme naïf, ou comme une contribution à une nouvelle acception de l’ontologie. C’est d’ailleurs en ce double sens que David Armstrong a discuté ses thèses, lui qui est demeuré jusqu’au bout son challenger principal. Nous sommes heureux de livrer à l’occasion de ce numéro la première traduction en langue française de D. Lewis (un article central de la toute dernière période (1998) rédigé en collaboration avec Rae Langton), ainsi qu’un texte inédit de D. Armstrong (2001).

Remarques préliminaires sur l'intitulé de ce numéro, Revue de métaphysique et de morale, 2002/4.

11 décembre 2007

Comment les ontologies ont changé ma vie

Un cas d'ontologie pratique :

On sous-estime parfois le côté pratique des outils de gestion des connaissances issus de l’informatique. Par exemple, j’ai expliqué ce qu’était une ontologie à mon fils de trois ans pour l’aider à ranger sa chambre. Ce fut une discussion instructive car en général c’est lui qui parle et moi qui écoute, mais cette fois je comptais bien montrer que je dominais le sujet. Or, curieusement, je me vis reprocher, comme d’habitude, de mal ranger.

C’est alors que l’illumination, une épiphanie comme dirait Joyce, dessilla mes yeux : lui et moi étions bien d’accord sur les « ontos » (les êtres, ici les jouets adeptes du chaos) mais nous établissions entre eux des « logies », des relations, qui ne correspondaient pas toujours. Le gestionnaire du système (mon fils de trois ans) m’expliqua donc quelles correspondances il fallait établir entre les éléments en présence : le playmobil jaune se range dans la boîte de l’île fleurie parce qu’il fait du bateau avec l’équipe de Winnie l’Ourson, qui donc le rejoint dans ce sous-ensemble, ou encore la peluche qui ne ressemble à rien va sur l’étagère du haut parce qu’elle fait un bruit rigolo quand elle tombe…

Comment les ontologies ont changé ma vie

(Source : Affordance)

8 décembre 2007

Cartes étranges

Carte des bises en France

C'est vrai que ces finistériens ne sont pas comme nous autres morbihannais (je connais même des régions qui tendent la mauvaise joue mais je ne citerai pas de nom).

(Source : Combien de bises ? via Strange Maps).

12 septembre 2007

Métaphysique

It is not easy to say what metaphysics is. Ancient and Medieval philosophers might have said that metaphysics was, like chemistry or astrology, to be defined by its subject matter: metaphysics was the science that studied being as such or the first causes of things or things that do not change. It is no longer possible to define metaphysics that way, and for two reasons. First, a philosopher who denied the existence of those things that had once been seen as constituting the subject-matter of metaphysics—first causes or unchanging things—would now be considered to be making thereby a metaphysical assertion. Secondly, there are many philosophical problems that are now considered to be metaphysical problems (or at least partly metaphysical problems) that are in no way related to first causes or unchanging things; the problem of free will, for example, or the problem of the mental and the physical.

Peter van Inwagen, Metaphysics, The Stanford Encyclopedia of Philosophy.

17 mai 2007

Are Persons More than Social Objects?

Une conférence de l'Université San Raffaele les 28 et 29 mai 2007. Au programme :

  • Lynne Baker, Persons, Natural, Yet Ontologically Unique (voir aussi ses travaux;
  • Edmund Runggaldier, Persons as /continuants (endurers)/ and /agents ;
  • Maurizio Ferraris, Some Differences between Persons and Objects ;
  • Roberta De Monticelli, On the very Actuality of Acts ;
  • Jean-Luc Petit, From brain resonance to intersubjectivity: Are we by now bridging the gap? ;
  • Stefano Cappa et Nicola Canessa, Brain and social cognition ;
  • Francesco Benedetti, An updated anatomy of melancholy: Uncertain neural boundaries between thinking and feeling ;
  • Alessandro Bernasconi, Neural correlates of the depressive distortion in moral reasoning.

11 janvier 2007

La construction de la réalité sociale : introduction

Ce billet et les suivants constituent une lecture suivie de l'ouvrage La construction de la réalité sociale (abrégé en CRS par la suite) du philosophe américain Searle : je vais essayer de passer l'hiver avec cet ouvrage, disons au rythme de deux entrées par semaine. Ces notes seront regroupées sous le mot-clé ontologie sociale.

Pour qui a pu prendre du recul par rapport à ces fêtes de fin d'année, à ces repas, à ces cadeaux, à ces souhaits de bonne année, bref, à tout un ensemble de pratiques, une question obsédante se pose : comment tout ceci fonctionne-t-il ?

Le problème posé par Searle s'énonce plus clairement et plus simplement :

Comment peut-il y avoir un monde objectif d'argent, de propriétés foncières, de mariages, de gouvernements, d'élections, de matches de football, de soirée mondaines, et de cours de justice, dans un monde entièrement constitués de particules physiques dans des champs de force, et dans lequel certaines de ces particules s'organisent en des systèmes qui sont des animaux biologiques conscients, tels que nous ?

  • l'auteur a l'impression que cette question n'a pas été abordé chez les sociologues (Weber, Simmel, Durkheim)
  • il pense qu'ils n'avaient pas les instruments nécessaires que sont une théorie des actes de langage, des performatifs, d'intentionnalités, de l'intentionnalité collective, du comportement régi par des règles, etc.

Le livre est composé de neufs chapitres. Les cinq premiers développent une théorie générale de l'ontologie des faits sociaux et des institutions sociales, le sixième concerne la conception de l'Arrière-plan, le septième et le huitième discutent de la question du réalisme et le dernier défend la théorie correspondantiste de la vérité.

La construction de la réalité socialeLa table des matières détaillée :

  1. Les pierres de construction de la réalité sociale
    • Le fardeau métaphysique de la réalité sociale
    • La structure invisible de la réalité sociale
    • L'ontologie fondamentale
    • L'objectivité et notre conception contemporaine du monde
    • La distinction entre les caractéristiques intrinsèques du monde et les caractéristiques relatives à l'observateur
    • L'assignation de fonction
    • L'intentionnalité collective
    • Les règles constitutives et la distinction entre faits bruts et faits institutionnels
  2. Créer les faits institutionnels
  3. Le langage et la réalité sociale
  4. La théorie générale des faits institutionnels. Première partie : itération, interaction et structure logique
  5. La théorie générale des faits institutionnels. Deuxième partie : création, maintien et hiérarchie
  6. Les aptitudes d'Arrière-plan et l'explication des phénomènes sociaux
  7. Le monde réel existe-t-il ? Première partie : attaques contre le réalisme
  8. Le monde réel existe-t-il ? Deuxième partie : peut-on donner une preuve du réalisme externe ?
  9. Vérité et correspondance

J'aimerai me servir de cette note pour en créer de nouvelle sur d'autres notions gravitant autour de ce thème et je l'étofferai par la suite. Liens sur l'ontologie sociale (à compléter et à lire) :

2 janvier 2007

Écrire pour le Web

Un titre racoleur pour le brouillon d'un billet qui sera publié plus tard. Il n'y plus de ratures sur les carnets Web.

Notes de lecture sur Searle.

Ce billet et les Ce qui suit et les billets suivants consituent constituent une lecture suivie de l'ouvrage La construction de la réalité sociale (abrégé en CRS par la suite) du philosophe américain Searle. maintenant que le froid est revenu, : je vais essayer de passer l'hiver avec cet ouvrage, disons au rythme de 2 deux entrées par semaine. Ces notes Je regroupe Cces notes seront regroupées sous la catégorie de le mot-clé l' ontologie soicale soicale sociale. ou mésoscopie

Pour qui a pu prendre du recul par rapport à ces fêtes de fin d'année, à ces repas, à ces cadeaux, à ces souhaits de bonne année, bref, à tout un nsemble ensemble de pratiques, une question obsédante se pose : comment tout ceci fonctionne-t-il ? (trop rhéthorique creux)

Le problème posé par Searle dans son ouvrage La construction de la réalité sociale (abrégé en CRS) s'énonce plus clairement et plus simplement : Trouver la référence

Comment peut-il y avoir un monde objectif d'argent, de propriétés foncières, de mariages, de gouvernements, d'élections, de matches de football, de soirée mondaines, et de cours de justice, dans un monde entièrement constitués de particules physiques dans des champs de force, et dans lequel certaines de ces particules s'organisent en des systèmes qui sont des animaux biologiques conscients, tels que nous ?

Simplicité du problème

  • l'auteur a l'impression que cette question n'a pas été abordé trouvé de réponses dans la chez les sociologues (Weber, Simmoel, Durkheim)
  • il pense qu'raison :ils n'avaient pas les instruments nécessaires que sont une théorie des actes de langage, des performatiffs, de s intentionnalités, de l'intentionnalité collective, du comportement régie par des règles, etc.

Ce billet et les Ce qui suit et les billets suivants consituent constituent une lecture suivie de l'ouvrage.

maintenant que le froid est revenu, je vais essayer de passer l'hiver avec cet ouvrage, disons au rythme de 2 entrées par semaine.

J'ai toujours été saisi par n'importe quels produits dans un supermarché et toute la chaîne qu'il fallu. saisi par l'ambiance de Noël : comment tout ceci fonctionne-t-il ?

commençons.

présenter le pb et les moyens de le résoudre.

présenter la table des matières.

Le livre est composé de neufs chapitres. Les cinq premiers développent une théorie générale de l'ontologie des faits sociaux et des institutions sociales, le sixième concerne la conception de l'Arrière-plan, le septième et le huitième discutent de la question du réalisme et le dernier défend la théorie correspondantiste de la vérité.

La table des matières détaillée :

  1. Les pierres de construction de la réli réalité sdociale
  2. Créer les faits institutionnels
  3. Le langage et la réalité sociale
  4. La théorie générale des faits institutionnels. Première partie : itération, interaction et structure logique
  5. La théorie générale des faits institutionnels. Deuxième partie : création, maintien et hiérarchie
  6. Les aptitudess d'Arrière-plan et l'explication des phénomènes sociaux
  7. Le monde réel esxiste-t-ilo ? Première partie : attaques contre le réalisme
  8. Le monde réel existe-t-il ? Deuxième partie : peut-on donner une preuve du réalisme externe ?
  9. Vérité et correspondance

J'aimerai me servir de cette note pour en créer de nouvelle sur d'autres nortions gravitant autour de ce thème et je l'étofferai par la suite.et j'y reviendrai (peu clair non ?)

liens croisés : se servir de la note pour d'autres notions (ex: les faits, avec lien vers document)

référence de l'ouvrage

retrouver Searle/Smith (traduction ?)

Liens sur l'ontologie sociale (à compléter et à lire) :

24 décembre 2006

Ontologie, Sciences Cognitives et Identité Personnelle

Métazét a mis sa thèse en ligne :

Autour de la notion d’identité personnelle gravite toute une série de problématiques connexes et enchevêtrées au nombre desquelles on peut citer : la question de l’identité personnelle à travers le temps, l’espace, les mondes possibles, la distinction entre individu et personne, et donc entre identité individuelle et identité personnelle stricto sensu, le problème de l’unité synchronique et diachronique de la conscience et de l’expérience, la distinction entre divers types d’identité (numérique [absolue ou relative], sortale, qualitative), entre connexité (connectedness) et continuité (continuity) etc. Après avoir passé en revue l’espace du problème lié à l’identité personnelle, nous nous concentrerons plus particulièrement sur la question de l’identité personnelle à travers le temps.

Mikaël Mugneret, Ontologie, Sciences Cognitives et Identité Personnelle (fichier au format PDF), pp. 23-24.

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