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17 novembre 2008

Que faire du parti socialiste ?

8-rili.jpg Le Parti socialiste a en effet développé une sorte d’aveuglément et de cécité, une sorte d’immunité à la critique, tant interne qu’externe, aussi pondérée soit-elle. Lui font défaut aujourd’hui les mécanismes qui lui permettraient de « dérailler », de sortir des rails de la logique néolibérale en se mettant à l’écoute de ses militants, du reste de la gauche, des mouvements sociaux et de la critique sociale - en se mettant à l’écoute de la réalité.


Jérome Vidal, Que faire du parti socialiste ?

Le n°8 de la Revue internationale des livres et des idées est sortie.

7 novembre 2008

Motion F

Il reste encore des idées au Parti socialiste :

Le problème majeur auquel est confrontée la société humaine n’est pas tant la production de richesse que la nature et la destination de la richesse produite, et partant, le lien social entre les individus. Le revenu d’existence, ou allocation universelle de revenu, répond à l’exigence de justice sociale. Il permet de se dégager de l’aliénation à la valeur travail et de répondre aux besoins fondamentaux. UTOPIA souhaite lancer un large débat de société sur cette question essentielle.

Dans son acception la plus large, l’allocation universelle consiste en un versement social distribué de façon égalitaire et inconditionnelle à tous les citoyens. C’est suivant cette acception que nous parlerons ici indifféremment de revenu d’existence ou d’allocation universelle de revenu.

L’allocation universelle est une mensualité égale pour tous, versée de la naissance à la mort, due à chacun en tant qu'héritier légitime de la richesse accumulée par les générations antérieures, qu'il contribue à enrichir par ses activités tout au long de sa vie. Cette mensualité est individuelle, inconditionnelle, inaliénable, non affectée (et donc d’utilisation totalement libre) et cumulable avec tout autre revenu. Elle crée un lien de solidarité indispensable entre tous les membres du corps social.

Motion F, pp.154-155 (fichier PDF)

3 décembre 2007

Silence, on vote

la fracture béante ouverte à gauche par l’ascension du néolibéralisme étant irrésolue, l’idée d’une maison commune de la gauche, de la Ligue communiste révolutionnaire au Parti socialiste, est devenue à tout le moins éminemment problématique : les signataires des appels au rassemblement autour de la candidate du PS semblent les dernières personnes en France à n’avoir pas perçu ce sur quoi tout le monde, ou peu s’en faut, s’accorde, pour s’en réjouir ou le déplorer ; si les « éléphants » du Parti socialiste, dont Ségolène Royal, ne sont pas tout le Parti socialiste, si Ségolène Royal n’est pas Nicolas Sarkozy, si la « gauche » n’est pas la droite, si le Parti socialiste n’est pas l’UMP (on serait bien avisé cependant de se demander s’il ne faudrait pas prendre pour argent comptant les déclarations d’Éric Besson, et de tous ceux qui l’ont suivi, selon lesquelles leur « ralliement n’est pas un reniement »), il n’en est pas moins vrai, premièrement, que le PS constitue le « verrou » politique et idéologique de la situation présente, verrou qui empêche la recomposition d’une gauche de gauche, deuxièmement, qu’il a très largement contribué à légitimer les politiques et les leitmotive néolibéraux, tout en instrumentalisant la montée du Front national et, troisièmement, qu’un partage des rôles s’est mis en place dès les années 1980 entre la droite et le Parti socialiste, celui-ci préparant le terrain de celle-là, quand il ne la devançait pas, sous couvert de son étiquette « socialiste », en mettant en oeuvre les politiques qu’elle n’aurait jamais rêvé d’imposer elle-même ; le fait est que, s’il est pour le moins discutable que la société française dans son ensemble a dérivé vers la droite, le champ de la politique institutionnelle et ses acteurs, eux, dont en particulier le Parti socialiste et ses soutiens intellectuels, se sont assurément polarisé de ce côté

Jérome Vidal, Silence, on vote : les « intellectuels » et le Parti socialiste