Varia

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13 mai 2008

Howl

Je sais que tu me lis et tu sais que je te lis. Je sais qu'il y a des textes qui nous relient. En voilà un, ce soir, que tu connais déjà par cœur. Merci à François Bon.

Alors Jacques Darras se livre au seul exercice qui reste permis : nous lire un fragment de Howl en anglais, et puis prendre ces feuilles dactylographiées avec sa propre version du texte, la traduction interdite. En hommage à Ginsberg, pour relire Howl, mais aussi en hommage à ces ouvreurs de chemins que sont les quelques-uns comme Jacques Darras.

1 mars 2008

Jean-Claude Dubois, Leurs adorables

IL
FAUT
toujours serrer fort
contre soi les choses simple
et ne pas les laisser aller
plus loin que
l'avenir

Jean-claude Dubois, Leurs adorables, Cheyne éditeur.

3 janvier 2008

Pour une jalousie enragée dans un roman

Destins, faites-moi voir une ville allumée,
Toute pleine d'horreur, de carnage et de bruit,
Où l'inhumanité d'une orgueilleuse armée
Triomphe insolemment d'un empire détruit.

Faites-moi voir encore une flotte abîmée
Par le plus fâcheux temps que l'orage ait produit,
Où de cent mille voix, dans la plus noire nuit,
La clémence du Ciel soit en vain réclamée.

Ouvrez-moi les enfers ; montrez-moi tout de rang
Cent ravages de flammes et cent fleuves de sang,
Et pour me contenter lancez partout la foudre.

Faites-moi voir partout l'image du trépas,
Mettez la mer en feu, mettez la terre en poudre,
Et tout cela, Destins, ne me suffira pas.

François Tristan L'Hermite, Pour une jalousie enragée dans un roman.

1 janvier 2008

La première nuit

C'est l'heure où la ville est opaque 

7 avril 2007

Nous avons encore perdu ce crépuscule

Nous avons encore perdu ce crépuscule
Et nul ne nous a vus ce soir les mains unies
pendant que la nuit bleue descendait sur le monde.

J'ai vu de ma fenêtre
la fête du couchant sur les coteaux lointains

Parfois, ainsi qu'une médaille
s'allumait un morceau de soleil dans mes mains.

Et je me souvenais de toi le coeur serré
triste de la tristesse à moi que tu connais.

Où étais-tu alors ?
Et parmi quelles gens ?
Quels mots prononçais-tu ?
Pourquoi peut me venir tout l'amour d'un seul coup,
lorsque je me sens triste et te connais lointaine ?

Le livre a chu qu'on prend toujours au crépuscule,
ma cape, chien blessé, à mes pieds a roulé.

Tu t'éloignes toujours et toujours dans le soir
vers où la nuit se hâte effaçant les statues.

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