<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://zulio.org/minoskardanos/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Frédéric Simon-Le Hyaric</title>
  <link>http://zulio.org/minoskardanos/</link>
  <atom:link href="http://zulio.org/minoskardanos/feed/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 08 May 2012 11:41:43 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>BD SF (1)</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/04/08/BD-SF-%281%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fc674c192a212b96e1a845da5823e39d</guid>
    <pubDate>Sun, 08 Apr 2012 19:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Il y a quelques mois, à moins que ce ne soit un ou deux ans, j&amp;#8217;ai contacté l&amp;#8217;ami Wan (anciennement NagaSadowMaster sur le forum SWU) pour un projet en commun que je trouvais sympa, à savoir faire une BD.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ni une ni deux, on se met vite d&amp;#8217;accord pour un projet SF dont je serai le scénariste et lui le dessinateur&amp;#8230; ce qui tombe plutôt pas mal vu que je ne sais pas dessiner.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quand on a lancé le projet, on est parti sur une histoire super sérieuse sans le moindre humour, ce qui n&amp;#8217;est pas dans nos habitudes. Si on devait prendre en compte des références pour cette BD, on citerait &lt;em&gt;Watchmen&lt;/em&gt;, tant qu&amp;#8217;à faire de la BD/roman graphique (oui, y&amp;#8217;a des chances qu&amp;#8217;il y ait des vrais textes pour étayer et égayer le tout).
Bon, rien ni personne n&amp;#8217;arrivera jamais à la cheville d&amp;#8217;Alan Moore et nous deux ne feront pas exception à la règle, faut pas trop rêver, mais ce type de référence nous pousse en avant pour arriver à un résultat le plus abouti possible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ma part, qui ait posé la trame générale, j&amp;#8217;avais envie de partir sur une BD qui dans sa structure rappelerait quelque chose comme &lt;em&gt;One Piece&lt;/em&gt; (oui, tant qu&amp;#8217;à faire aussi), avec une narration reposant sur des arcs scénaristiques ou chapitres, incluant un tas de références qui feraient la richesse de l&amp;#8217;histoire jusqu&amp;#8217;à aboutir à une conclusion genre &amp;#8220;grand final&amp;#8221;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceci étant dit, je trouvais également de faire un scénario de BD au sens où une fois que ledit scénario est pondu, je n&amp;#8217;ai plus qu&amp;#8217;à refiler le bébé et hop, je peux retourner à du vrai écrit (au sens nouvelle, novella ou roman). Et c&amp;#8217;est là qu&amp;#8217;évidemment, les problèmes habituels ressurgissent&amp;#160;: ma bonne vieille flemme qui me fait avancer un petit peu avant de m&amp;#8217;écarter du récit de longues semaines, et ma bonne vieille habitude de travail qui fait que j&amp;#8217;improvise, et que quand je n&amp;#8217;ai pas l&amp;#8217;inspiration il n&amp;#8217;est pas rare que je laisse un texte sur le bas-côté&amp;#8230; parfois pour très longtemps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À ce jour, deux arcs ont été écrits (et des dessins préparatoires du côté de Wan), et voici qu&amp;#8217;aujourd&amp;#8217;hui ce projet est revenu me visiter à l&amp;#8217;improviste. Ce soir, il y aura un troisième arc d&amp;#8217;écrit&amp;#8230;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/04/08/BD-SF-%281%29#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/04/08/BD-SF-%281%29#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1788</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Hector Rubicair</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/28/Hector-Rubicair</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1080a6e080d681f2be76f65a26b9440f</guid>
    <pubDate>Wed, 28 Mar 2012 16:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Nouvelles</category>
        <category>nouvelle</category><category>science-fiction</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Voici une nouvelle écrite il y a&amp;#8230; trop longtemps, au sens où elle représente la première histoire d&amp;#8217;une quadrilogie de nouvelles, jamais continuée depuis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L&amp;#8217;idée de cette quadrilogie avait été émise par AJ Crime sur son forum Heilénia, sur le thème de la métempsychose.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Hector Rubicair&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;J’émergeai du néant en entendant le feulement. Quelle créature pouvait bien émettre un tel son&amp;#160;? Difficile à dire car j’étais dans l’obscurité la plus totale. Le bruit recommença. Et encore. La bête devait être toute proche. Ne pas la voir aurait dû m’effrayer, mais non. Cette respiration anormale m’évoquait plutôt une agonie. Et si la créature agonisait, comment aurait-elle pu me menacer&amp;#160;? Pourtant, je me sentais mal à l’aise. Quelque chose de très important m’échappait, mais quoi&amp;#160;? Était-il d’ailleurs primordial de comprendre&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Je me sentais cotonneux. Mon esprit dérivait loin, si loin. Les seules sensations physiques que j’éprouvais se bornaient à quelques picotements. Comme c’était bon de glisser vers l’inconscience, vers le repos. J’en avais besoin. Rester éveillé était une gageure mais une part de mon esprit, porté par ce sentiment de malaise persistant, me poussait à faire l’effort. Si seulement je me souvenais pour quelle raison…&lt;br /&gt;
J’inspirai profondément pour m’obliger à sortir de cette léthargie. Le feulement se fit entendre à nouveau. Inquiétant et pathétique à la fois. Quelque chose n’allait pas. Je pus le sentir au creux de ma poitrine. Une énorme pression pesait dessus. Nouvelle inspiration. Nouveau feulement. La pression se transforma en douleur. Je crus comprendre. J’inspirai derechef mais retins ma respiration avant d’avoir rempli mes poumons d’air. Le feulement qui suivit se tut brusquement. Une onde de panique me submergea. Nulle autre créature que moi. J’entendais ma propre respiration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout me revint alors, violemment, comme si on m’avait plongé dans un océan glacial. Une explosion de douleur jaillissant de mon corps faillit me rendre fou. Je crus que j’allais en mourir mais une part de moi s’y refusa. Il  était trop tôt&amp;#160;! Je ne pouvais pas me permettre d’abandonner&amp;#160;! Tellement de choses dépendaient de moi… Pourtant, l’envie de tout laisser tomber était forte. Des milliers d’aiguilles me transperçaient les poumons à chaque respiration. Sans parler du reste de mon corps&amp;#160;: était-il en train de brûler ou avait-il été passé dans un broyeur&amp;#160;? Comment était-il permis d’avoir aussi mal&amp;#160;?&lt;br /&gt;
C’était atroce. Je me rendis compte que mes yeux étaient fermés, et je dus produire un effort pour les ouvrir. Seul le gauche répondit à l’ordre émis par mon cerveau. J’étais allongé dans un couloir sombre, sur le ventre, la bouche collée au sable fin recouvrant le sol. Mon regard voilé glissa sur les inscriptions antiques recouvrant les murs. Je les avais beaucoup admirées auparavant. J’aurais tellement voulu être capable de les traduire. Malheureusement, leur compréhension m’était restée inaccessible et j’avais dû me contenter d’en admirer la beauté picturale. L’implacable souffrance qui me rongeait était insupportable, inhumaine. Je n’osais même pas bouger de peur que mon corps tombe en morceaux. J’étais paralysé et ne savais plus quoi faire.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;ELIZABETH&lt;/em&gt;&amp;#160;! hurlai-je intérieurement. Qu’avions-nous donc fait tous les deux&amp;#160;? Quelle catastrophe avions-nous engendré&amp;#160;? Penser à elle restaura mon courage. Tant qu’il me resterait un souffle de vie, je ne l’abandonnerai pas. Je devais réparer notre erreur. C’était urgent et très important. Si lourd de conséquence. Elizabeth comptait sur moi.&lt;br /&gt;
Je me mis à ramper. Comme c’était dur&amp;#160;! J’avais l’impression d’être plaqué au sol par une gravité trop forte. Mes gestes, à peine coordonnés, me rendaient aussi peu efficace qu’un pantin désarticulé. Qu’est-ce que… qu’était-il donc arrivé à ma main&amp;#160;? Pourquoi la paume était-elle à moitié recouverte d’une fine couche de métal argenté qui me brûlait&amp;#160;? Détail insignifiant, décidai-je en serrant les dents. Peut-être trop car le goût du sang m’envahit la bouche. Il fallait avancer. Je n’avais pas beaucoup de temps, je le sentais, je le savais. Je rampais laborieusement, pendant ce qui me parut être une éternité. Avançai-je réellement, d’ailleurs&amp;#160;? Oui&amp;#160;! La statue, creusée à même une niche dans le mur, était désormais dans mon champ de vision. L’escalier de pierre menant à la sortie du temple se trouvait en face.&lt;br /&gt;
La première fois que j’avais vu la statue, elle m’avait fait penser à Vishnou et ses huit bras. Sentiment gommé une fois face à elle&amp;#160;: la représentation n’était pas humanoïde mais bien insectoïde, bien qu’à l’instar de Vishnou, le personnage avait huit bras – à moins que ce ne fussent des pattes&amp;#160;? – et était encadré par un anneau de pierre. Je me morigénai. Je ne devais pas laisser mon esprit vagabonder. Pousser sur mes jambes. Puis sur mes bras. À nouveau les jambes. Voilà qui était bien. Très lent mais efficace. Je ne renoncerai pas. Il n’y avait pas de place pour l’échec. Aussi estropié étais-je, j’irai de l’avant.&lt;br /&gt;
Mon œil valide tomba à nouveau sur la paume de ma main&amp;#160;: la tache argentée de métal liquide avait grandi. Elle menaçait désormais de s’attaquer aux doigts et au poignet. La pire vision était au centre de la tache&amp;#160;: la peau rongée avait laissé place à un trou, si profond que je m’étonnai de ne pas voir à travers. J’avais si peu de temps devant moi que j’en aurais pleuré de frustration.&lt;br /&gt;
Je fus pris d’une violente quinte de toux et un goût métallique m’envahit la bouche. Je faillis vomir en constatant que je crachais du métal liquide. Je restai hébété à le contempler tandis qu’il formait peu à peu une flaque sur le sol. J’y vis même mon reflet déformé et constatai que le côté droit de mon visage en était aussi recouvert, notamment l’œil droit, qui m’élançait sourdement. Je priai pour qu’il ne s’ouvrît pas.&lt;br /&gt;
Mon si beau visage, qu’Elizabeth avait par le passé comparé à une statue grecque, n’était plus qu’une monstruosité difforme. Mon épaisse chevelure autrefois bouclée avait brûlé, laissant place à quelques filaments tordus émergeant laborieusement d’un crâne déformé et bosselé par des protubérances qui n’avaient plus grand-chose d’humain. Les taches métalliques arrêteraient-elles leur progression ou rongeraient-elles mes cellules jusqu’à la dernière&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Bon sang, ne pas perdre le fil de mes pensées&amp;#160;! Me concentrer, encore et encore&amp;#160;! Pas question d’abdiquer&amp;#160;! Ramper, ramper toujours&amp;#160;! Ne surtout pas mourir maintenant. Il était trop tôt. Cette idée fixe était ancrée dans mon esprit et me portait au-delà de mes limites. Mon esprit transcendait mon corps mourant. Rien ne m’arrêterait.&lt;br /&gt;
Je perdis les sensation au niveau de mon pied droit et me demandai s’il ne s’était pas détaché de mon corps, rongé par le métal liquide. Je n’osai pas regarder ce qu’il en était. Peut-être flottait-il, désolidarisé du reste de ma jambe, dans ma combinaison&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au terme d’une éternité passée à ramper et à repousser de plus en plus difficilement l’effroyable douleur qui menaçait de me terrasser, j’atteignis enfin le pied de l’escalier. Et je compris avoir échoué. Quelle qu’était la force de ma volonté, l’obstacle était insurmontable. Des larmes de frustration jaillirent de mon œil gauche tandis que le droit s’enflamma comme jamais. Si près du but… Quelques dizaines de mètres tout au plus.&lt;br /&gt;
Je maudis l’univers après m’être maudit moi-même. L’enjeu dépassait pourtant de loin ma propre vie, l’échec était une option inacceptable. Mais aussi transcendé étais-je par mon opiniâtreté, je n’avais plus la force. Mes membres trop affaiblis par les épreuves ne répondaient plus à mes ordres. Tout au plus arrivais-je à les faire légèrement trembler en contractant mes muscles. Bientôt, je ne fus plus capable de bouger.&lt;br /&gt;
Quelle ironie&amp;#160;! Avoir traversé l’espace profond depuis la Terre pour mourir ici, sur cette planète minable, à peine colonisée par trois cents humains. Cérès. La planète n’était quasiment qu’un grand désert chaud, et ils avaient osé l’affubler du nom de Cérès, la déesse de la fertilité et de l’agriculture dans la Rome antique. C’était d’un ridicule et d’un pompeux. Et si impropre. C’était toujours la même chose avec les humains roublards&amp;#160;: attirer du monde, faire vendre en mentant. Cérès, la planète de l’agriculture&amp;#160;! Le cap de Bonne-Espérance, d’abord baptisé cap des Tempêtes par les premiers à l’avoir franchi. Le Groenland – &lt;em&gt;pays vert&lt;/em&gt; – recouvert presque entièrement de banquises.&lt;br /&gt;
Rien ne changerait donc jamais&amp;#160;? L’humanité n’apprendrait-elle pas de ses erreurs&amp;#160;? Peut-être que non, en effet. Mais si je mourais là sans avoir pu accomplir ma tâche, l’humanité risquait de ne pas y survivre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je repoussai mes doutes et tins à distance mes divagations. Je serrai les dents et m’apprêtai à ramper dans l’escalier. Quoi qu’il arrive, tant qu’une seule cellule de mon être vivrait, je continuerais à avancer. Avant d’avoir pu faire un geste, j’entendis un bruit derrière moi. Elizabeth&amp;#160;? Je tentai en vain de prononcer son nom, mais seul un gargouillis indistinct franchit mes lèvres. Un sifflement inhumain se fit entendre. Mes cheveux se dressèrent sur ma tête&amp;#160;: cette fois, c’était la fin. J’allai mourir. Une incroyable rage s’empara de moi, refusant d’admettre la réalité et s’appuyant sur mon implacable décision de continuer quoi qu’il arrive.&lt;br /&gt;
Même lorsque deux pointes effilées transpercèrent ma colonne vertébrale, je refusai de m’avouer vaincu. Les yeux brouillés de colère, de haine envers le destin, j’abattis mes poings serrés sur le sol.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je ne peux pas en rester là&amp;#160;! Je ne dois pas en rester là&amp;#160;! Même la mort ne doit pas m’arrêter&amp;#160;!&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/28/Hector-Rubicair#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/28/Hector-Rubicair#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1784</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Le temps du changement</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/13/Le-temps-du-changement</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0cc02c106e4b7ef658e84f37b15abd8c</guid>
    <pubDate>Tue, 13 Mar 2012 08:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Nouvelles</category>
        <category>humour</category><category>nouvelle</category><category>parodie</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Voici ma dernière nouvelle en date, caricature de mes ennuis survenus en janvier&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Le temps du changement&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Ce matin-là, un matin comme un autre. L’alarme doit sonner longtemps avant que Minos ne daigne ouvrir les yeux sur la cage à poule mal rangée qui lui sert d’appartement.&lt;br /&gt;
Une fois qu’il a réussi à se dépêtrer des bras d’une Morphée insistante au possible – ce en quoi il se souvient que le célibat, c’est le bien&amp;#160;: si la Morphée sortie de son esprit tordu avec laquelle il cohabite lui tient autant la grappe, il n’ose pas imaginer ce que donnerait une véritable femme à ses côtés –, la journée commence. Elle semble normale, de prime abord. Café-clope, le petit déjeuner des champions d’on ne sait pas quoi, mais Minos est persuadé que quelque part, il serait le champion du monde de quelque chose, car il a une haute opinion de lui-même. Reste à trouver où, et de quoi, mais il cherche toujours. Un jour, ô oui, un jour&amp;#160;!&lt;br /&gt;
La matinée de taf s’égrène tranquillement, semblable aux milliers d’autres qui ont précédées au magasin. Occasion d’échanges d’une profondeur toujours renouvelée avec cette espèce à part qu’on nomme le client&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Y’a pas de prix, c’est gratuit&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Jusqu’à la caisse, madame&amp;#160;!&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
– Y’a pas de prix, c’est gratuit&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Jusqu’à la caisse, madame&amp;#160;!&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
– Y’a pas de prix, c’est gratuit&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Jusqu’à la caisse, madame&amp;#160;!&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
Heureusement, Minos est un bon garçon, sinon y’a des fois, il serait tenté de répondre avec sincérité à des questions telles que&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Heu… tapis de table&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Putain mais t’as été à l’école, blaireau&amp;#160;? C’est compliqué de faire une phrase avec un sujet, verbe et complément&amp;#160;? Sans déconner, arrête TF1, ça te bouffe le peu de neurones que tu possèdes déjà à la base&amp;#160;!&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
– Je cherche un truc, mais je ne sais pas comment ça s’appelle…&lt;br /&gt;
– Un cerveau&amp;#160;?&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
– Vous auriez des bleus de travail&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Non.&lt;br /&gt;
– Vous sauriez où je pourrais en trouver&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Tu crois quoi, ducon&amp;#160;? Que dès que je sors du magasin, je file voir ce que les autre font&amp;#160;? Que je fais des listes pour pouvoir répondre aux types comme toi&amp;#160;? Tu fais comme tout le monde, tu fais «&amp;#160;vroum-vroum&amp;#160;» avec ta voiture ou tu fais «&amp;#160;bip-bip&amp;#160;» avec ton téléphone et là, t’auras les réponses, espèce d’assisté&amp;#160;!&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
– J’ai une tapisserie beige sur les murs, des meubles en acajou, et un parquet vert. Quelle couleur de tapis irait le mieux avec mon intérieur&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– J’ai une gueule de décorateur d’intérieur&amp;#160;?&lt;br /&gt;
…&lt;br /&gt;
Bref, une matinée comme une autre, suivie d’un midi comme un autre. Minos rentre chez lui, se fait à manger, et retourne au taf. Et c’est là que tout bascule&amp;#160;! Enfin peut-être, car c’est pas sûr. Mais tout est possible, ça c’est sûr.&lt;br /&gt;
Tel Sébastien Loeb (au moins), Minos mène donc sa voiture, que dis-je son fier destrier, vers sa destinée (jolie rime)… Heu… Oui, il conduit pour aller au taf, c’est une autre manière de décrire le truc, même si nettement moins fun.&lt;br /&gt;
Et donc, comme je disais, c’est là que tout bascule&amp;#160;! Enfin peut-être, car c’est pas sûr. Car sur la route, une minuscule araignée rachitique se met à descendre du pare-soleil de la voiture, juste sous les yeux de Minos.&lt;br /&gt;
Elle aurait été plus grosse, Minos aurait fait un tête-à-queue, sorti son Magnum 357, déposé des cordons de C-4 reliés à un détonateur, bref toutes les manières rationnelles de se débarrasser d’une araignée. Car Minos a un défaut. Oui, avouons-le, tous les héros ont un défaut&amp;#160;: en l’occurrence, Minos est arachnophobe.&lt;br /&gt;
Heureusement, l’infâme créature sortie tout droit de l’enfer est trop petite pour inquiéter notre vaillant héros, qui l’écrase alors entre deux doigts. Il pense alors, mais peut-être à tort, que ce geste est anodin. Homme-enfant&amp;#160;! Pauvre naïf&amp;#160;! Peut-être vient-il par ce geste de déclencher la colère des dieux&amp;#160;! Au moins&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoi qu’il en soit, l’après-midi de boulot se passe, notamment émaillée par LA question, celle que jamais il n’aurait imaginé entendre un jour&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Excusez-moi, où sont les caisses&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Et après, on va essayer de nous faire croire que Fringe est une série de SF originale. Pas du tout&amp;#160;! La science-fiction, c’est tous les jours au boulot&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais notre pauvre Minos n’est pas au bout de ses peines, loin de là. Car aujourd’hui au magasin, c’est LE jour. Le jour maudit, haï. La journée fatigante par excellence, de 9h30 à 12h puis de 14h à 23h. Oui, car c’est la journée de l’inventaire annuel. L’inventaire annuel… étrange que cette expression ne soit pas un gros mot.&lt;br /&gt;
11h30 de boulot dans la journée, quel scandale au pays des 35 heures&amp;#160;! Hein&amp;#160;? Quoi&amp;#160;? Y’a un siècle, les gens bossaient 14 heures par jour du lundi au samedi, même les enfants, et les congés payés n’existaient pas&amp;#160;? Ouaip, mais c’est pas pareil… Pardon&amp;#160;? En quoi&amp;#160;? Je sais pas mais c’est pas pareil, fais pas chier avec tes questions à la con&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref. Qui dit inventaire dit fermeture du magasin à 18 heures. Et inventaire avec des classes de lycéens de 18 heures à 23 heures. Et voilà le pauvre Minos condamné à faire sempiternellement le tour du magasin, à l’affût d’une faille dans l’assiduité des étudiants à compter les superbes et raffinés produits exposés à la vente dans le magasin.&lt;br /&gt;
C’est des jeunes, il faut les surveiller, ils sont forcément subversifs. On ne peut pas leur faire confiance&amp;#160;: ils ont grandi avec les Pokemons voire avec Bob l’éponge et sont tous sur Facebook, c’est dire&amp;#160;! Aucun d’entre eux ne saura jamais à quel point le Golgoth13 était mortellement dangereux&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Aucune culture, ces jeunes. Enfin bref.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est véritablement au moment de manger que se produit l’événement qui fait basculer la situation&amp;#160;! Car comme chacun sait, Minos est un gros morfale qui s’empiffre d’au moins deux casse-dalles par repas. Et s’il ne pouvait manger que ça, il serait le plus heureux des hommes.&lt;br /&gt;
Le cruel destin ayant décidé de s’en mêler, Minos ne mangera pas ses deux casse-croûtes. Seulement deux bouchées.&lt;br /&gt;
Car c’est là que les gendarmes débarquent.&lt;br /&gt;
Car pendant que Minos faisait le garde-chiourme à l’intérieur du magasin pour surveiller une jeunesse dévoyée – expression qui a de tout temps été un pléonasme –, le drame s’est joué.&lt;br /&gt;
Inexorable. Impitoyable. À se donner envie de se taper la tête contre les murs pendant des heures, mais Minos n’en a pas envie, il l’a suffisamment fait dans sa jeunesse. Ceci pourrait d’ailleurs expliquer bien des choses sur son état, mais tel n’est pas le sujet.&lt;br /&gt;
Les gendarmes lui apprennent en effet que sa voiture vient d’être brûlée sur le parking du magasin. Pourquoi cela ne s’est-il pas produit plusieurs heures auparavant&amp;#160;? se lamente Minos. Parce que quand on y réfléchit bien, il y avait trois voitures alignées dans cette rangée du parking. Donc une chance sur trois d’être l’heureux vainqueur, ce qui n’est déjà pas évident, même si pas trop dur, à la limite, OK, je consens à l’admettre. Mais c’est l’inventaire, enfin quoi, merde&amp;#160;! LE truc qui se fait une fois par an. La seule fois de l’année où la voiture de Minos est garée aussi tard sur le parking. Il avait une chance sur 365 d’être choisi et pourtant, là encore, il a défié les probabilités pour en triompher avec honneur&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Mais comme on l’a dit, hélas, cela est survenu trop tard. Après 20 heures. Impossible de faire un loto, un keno ou une autre connerie du genre à cette heure-là. Malgré ce signe du destin indiquant clairement que la chance avait jeté son dévolu sur Minos, celui-ci ne pouvait surfer sur la vague pour gagner des milliards (au moins).&lt;br /&gt;
Il se contenta alors d’un très subtil&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Putain, ma bagnole&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Et s’ensuivit un discours très intéressant avec les gendarmes&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Avez-vous des ennemis&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Depuis quand les Bisounours en ont-ils&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– On a surtout eu peur qu’il y ait eu quelqu’un dans la voiture quand elle a brûlée.&lt;br /&gt;
– Nan, c’est bon, j’ai tué l’araignée ce midi.&lt;br /&gt;
– Hein&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Heu… C’est pas grave, on va dire. Faites comme si je n’étais pas là. Quoique… J’ai tué une araignée ce midi dans la voiture. Peut-être que son esprit vengeur s’est incarné dans l’esprit d’un pyromane, dont il aurait pris possession, pour faire brûler la voiture par vengeance&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Heu… Disons que je n’ai rien entendu. Aviez-vous des choses de valeur dans la voiture&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Ô mon dieu, mes sacs Shopi pour faire les courses&amp;#160;! Et mes lunettes de soleil&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– On est en Bretagne, monsieur, les lunettes de soleil ne servent jamais.&lt;br /&gt;
– Ouf, voilà qui m’ôte un poids&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Rien d’autre&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Ma carte d’identité&amp;#160;! Mon permis de conduire avec une photo me faisant ressembler à Christophe Dugarry du temps où il était joueur&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Vous devriez vous remettre de cette perte très vite, rassurez-vous.&lt;br /&gt;
– Le duvet que môman m’avait prêté pour le premier de l’an et qui était resté dans ma voiture depuis&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Voyez le bon côté des choses, ça fera ça de moins de lessive à faire pour elle.&lt;br /&gt;
– Vous avez raison. Elle en a assez fait au cours de sa vie, il est temps pour elle de goûter à un repos bien mérité&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Vous disiez que vous n’avez pas d’ennemi. Vous en êtes sûr&amp;#160;? Personne ne vous en veut, pour quelque raison que ce soit&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– J’ai lancé un débat sur un forum Star Trek sur la psychologie de Spock lors du 3ème épisode de la seconde saison, et j’ai eu des échanges virulents avec un autre internaute à ce sujet. Vous croyez qu’il aurait voulu se venger&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Il habite où&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– À Bruxelles.&lt;br /&gt;
– Et vous en Bretagne. Vous le voyez traverser la France juste pour cramer votre bagnole suite à un «&amp;#160;lol&amp;#160;» mal placé&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Hum… maintenant que vous le dites&amp;#8230;&lt;br /&gt;
– Des ex-maîtresses mécontentes&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! Quelle plaisanterie&amp;#160;! Quand j’ai des maîtresses, elles en redemandent, encore et encore&amp;#160;! Elles ne se lassent jamais de moi, je leur offre des sensations que leurs maris ne leur procureront jamais&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Parfait, ça, comme début de piste&amp;#160;! Qui est votre maîtresse actuelle&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Heu… À vrai dire, il n’y en a pas.&lt;br /&gt;
– Et à quand remonte la dernière&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Heu… Vous n’allez pas rire&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Meuh non, c’est pas mon genre&amp;#160;! Vous êtes une victime, jamais il ne me viendrait à l’esprit d’oser me moquer de votre détresse&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Bon d’accord. Ma dernière, c’était en 2001.&lt;br /&gt;
– HEY, ROGER, T’AS ENTENDU ÇA&amp;#160;? 2001&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Lâche ce mégaphone, Jojo, je t’entends très bien.&lt;br /&gt;
– CELUI-LÀ, ON LE MET SUR FACEBOOK, HEIN&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, mais arrête de coller ce mégaphone contre mon oreille, s’il-te-plaît.&lt;br /&gt;
– OK&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Bon, il faut qu’on fasse évacuer le véhicule du parking, Jojo.&lt;br /&gt;
– On ne peut pas, Roger&amp;#160;! Nous sommes sur un parking privé&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et c’est là que Minos comprit que son véritable ennemi était resté tapi dans l’ombre jusque-là&amp;#160;: non pas le connard de simple d’esprit qui avait brûlé cinq voitures ce soir-là, genre «&amp;#160;J’ai pas les moyens d’acheter une voiture donc je vais cramer la tienne, ça te fera les pieds, inconnu&amp;#160;! Bon, OK, t’as qu’une Clio de merde achetée d’occasion alors que j’aurais préféré cramer une BM ou une Mercedes, mais on fait avec ce qu’on a sous la main&amp;#160;!&amp;#160;». Mais l’ennemi implacable, redoutable, pas très sociable et plein d’autres synonymes en «&amp;#160;able&amp;#160;»&amp;#160;: la bureaucratie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car même si tu ne t’en doutes pas, naïf lecteur, ce que tu as lu jusque-là n’est que la partie émergée d’un iceberg capable de couler un Titanic. Allez, pour la surenchère, disons deux Titanic. Au moins. Car la bureaucratie entre en scène dès le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil bien mérité pour notre héros.&lt;br /&gt;
Il en a vu de dures, mais comme il est d’un naturel content d’être heureux, il se dit&amp;#160;: «&amp;#160;Cool, je n’ai plus de voiture, je vais pouvoir foutre dans mon col&amp;#160;!&amp;#160;».&lt;br /&gt;
Mal lui en prend. Le lendemain, la bureaucratie à la française va l’attaquer de front, d’estoc, en travers, par-dessous et par derrière (même si notre héros, précisons-le, n’est pas gay ni rame).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout commence par le coup de fil à l’assurance. Minos est sûr de lui, il a tout préparé. Ça va aller vite, tout va bien se passer. L’agence ouvre à 9 heures. À 8h57, il appelle et récolte pour réponse&amp;#160;:&lt;br /&gt;
«&amp;#160;Veuillez appeler pendant nos heures d’ouverture, de telle heure à telle heure.&amp;#160;»&lt;br /&gt;
OK. 8h58. Deuxième essai.&lt;br /&gt;
«&amp;#160;Veuillez appeler pendant nos heures d’ouverture, de telle heure à telle heure.&amp;#160;»&lt;br /&gt;
OK, pas de problème. 8h59. Troisième essai.&lt;br /&gt;
«&amp;#160;Veuillez appeler pendant nos heures d’ouverture, de telle heure à telle heure.&amp;#160;»&lt;br /&gt;
OK, les conseillers boivent un café avant d’attaquer la journée, normal. 9h01, quatrième essai.&lt;br /&gt;
«&amp;#160;Toutes nos lignes sont occupées par nos conseillers, veuillez essayer ultérieurement.&amp;#160;»&lt;br /&gt;
Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, Minos parvient à avoir un vrai interlocuteur en ligne, un qui parle avec des vrais mots et pas une voix enregistré qui ne sait dire que des paroles pour spectateurs de la Star’Ac&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Pour Brian, tapez «&amp;#160;un&amp;#160;».&lt;br /&gt;
– Pour Karima, tapez «&amp;#160;deux.&lt;br /&gt;
– Pour Geoffroy-Marcel, tapez «&amp;#160;trois&amp;#160;».&lt;br /&gt;
Et la vraie voix lui dit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Ouaip, c’est pour quoi&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Blablabla… voiture incendiée… blablabli… plus de papier – non, je ne parle pas des toilettes –… blabla…heu…blo&amp;#160;?&amp;#8230; je fais quoi&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Minos se trouve super malin à ce moment-là&amp;#160;: il a trouvé le bon numéro de téléphone, a réussi à parler avec autre chose qu’un connard de bot. Bref, il voit le bout du tunnel. Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! S’il savait, cet imbécile&amp;#160;! La réponse à ses questions fuse, cinglante&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Voiture incendiée et donc inutilisable&amp;#160;? Il faut la faire évacuer par un dépanneur vers un garage.&lt;br /&gt;
– OK. Vous êtes l’assureur, vous vous en chargez&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Ah mais non, ce n’est pas dans la procédure&amp;#160;! Ici, vous parlez à votre agence locale, celle qui vous pousse à signer pour des offres d’assurance qui ne vous serviront jamais&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Ah&amp;#160;? Et donc, je fais quoi&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Pour évacuer votre véhicule, il faut que vous appeliez notre numéro d’assistance, noté sur votre pare-brise.&lt;br /&gt;
– PUTAIN, MAIS T’ES CONNE OU QUOI&amp;#160;? LA VOITURE A CRAMÉ, Y’A PLUS DE PARE-BRISE ET ENCORE MOINS DE PUTAIN DE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE  D’ASSISTANCE DESSUS&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Heu… vous avez de quoi noter&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui.&lt;br /&gt;
Un oui sec et péremptoire. Car Minos sait contrôler ses nerfs quand il le veut.&lt;br /&gt;
Elle lui donne le numéro, avant de rajouter&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Ah, au fait, c’est trop simple si vous n’avez que deux interlocuteurs, donc il faudra appeler en plus à un troisième numéro&amp;#160;: l’assurance sinistre.&lt;br /&gt;
Hum… l’assurance sinistre&amp;#160;? Ils font quoi, ceux-là, vu leur nom&amp;#160;? Ils pleurent avec vous&amp;#160;? Ils augmentent vos cotisations en cas de pépin&amp;#160;? Ils vous disent que vous ne toucherez rien, que vous êtes des moins-que-rien juste bons à payer tous les mois pour des services dont, de toute manière, vous ne bénéficierez pas&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Et bien, non, en fait ce sont les types de l’assurance qui mandatent un expert pour évaluer le préjudice subi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais nous n’en sommes pas là dans l’histoire. Il serait dommage de déjà éventer les futurs suspenses. Prenons les choses dans l’ordre. L’assistance.&lt;br /&gt;
– Vous avez quelle sorte d’assurance&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– J’en sais quoi, moi&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Vous avez un numéro de dossier&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Ben voyons&amp;#160;! Bien sûr, je me promène toujours avec mon numéro de dossier&amp;#160;! Vous ne voulez pas non plus que je devine les chiffres gagnants du prochain loto, aussi, tant qu’à faire&amp;#160;? Ce serait limite plus facile…&lt;br /&gt;
– Nom, prénom et adresse&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Mais pourquoi est-ce que vous ne commencez jamais par ces questions-là &lt;acronym&gt;&lt;/acronym&gt;?&lt;br /&gt;
Enfin bref, notre pauvre Minos parvient à se dépatouiller avec ses paperasses d’assurance, et on lui dit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Hum… Je vois… Nous allons contacter un de nos dépanneurs agréés, qui va amener la voiture au garage Trucmuche. Enfin, si le garage veut bien le prendre&amp;#160;: une bagnole cramée sur leur parking, ça pourrait leur faire du tort, donc il faut voir s’ils sont d’accord. Auquel cas il faudrait trouver un autre garage.&lt;br /&gt;
– MAIS PUTAIN QU’EST-CE QUE J’EN AI À CARRER&amp;#160;? C’EST TOI L’ASSUREUR, TU TE DÉMERDES POUR TROUVER UN GARAGE, ENFIN QUOI, MERDE&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Minos a toujours été quelqu’un de zen.&lt;br /&gt;
– Z’inquiétez pas, on s’occupe de tout, lui répond-on du tac-au-tac sans se laisser démonter.&lt;br /&gt;
Minos raccroche, déjà las. Mais les ennuis ne font que commencer, car il se trouve devant l’endroit que personne n’a envie de visiter, pire que la maison de l’horreur à la fête foraine. Oui, bien sûr, il s’agit de la gendarmerie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois dans le bureau du gendarme, Minos comprend vite que sa seule expérience de la police, via «&amp;#160;Les experts&amp;#160;» et «&amp;#160;NCIS&amp;#160;», ne sera pas à l’honneur. Là, on est dans la vraie vie. Et on se dit après coup qu’on préfère la télé.&lt;br /&gt;
Il semblerait qu’il y ait des problèmes de sous-effectifs dans les forces de l’ordre. Le gendarme qui prend la déposition gère en même temps l’interphone pour les gens qui veulent rentrer, une pseudo-alerte au gaz dont il n’a rien à carrer, et les collègues qui vont et viennent pour lui causer de choses diverses et variées.&lt;br /&gt;
À un moment, Minos en est sûr, le gendarme s’est demandé s’il allait lui falloir la journée pour enregistrer la plainte. Minos aussi, d’ailleurs. Il n’était que 9 heures du matin mais il commençait déjà à se demander s’il y avait un distributeur de sandwiches dans le coin.&lt;br /&gt;
Une fois la plainte déposée, Minos a la présence d’esprit de parler de l’autre problème&amp;#160;: y’avait un petit peu son portefeuille dans la boîte à gants, genre avec des sous, la carte d’identité, le permis de conduire, la carte vitale, la carte de fidélité de la boulangerie pour les sandwiches du midi.&lt;br /&gt;
Car oui, Minos est sans papiers&amp;#160;! D’ici à ce qu’il se fasse expulser, il n’y a qu’un pas&amp;#160;! Mais heureusement, la bureaucratie à la française a du bon&amp;#160;: elle conserve toujours des traces de vous, genre pire que Facebook. C’est rassurant dans ces cas-là. Pour les autres, je préfère me taire…&lt;br /&gt;
Donc Minos se retrouve dehors avec un papier disant qu’il n’a plus de papiers, ainsi qu’un numéro de téléphone d’aide aux victimes. Comme s’il allait appeler le psychologue de service spécialisé dans la perte de bagnole… (d’ailleurs, il se demande quel cursus ce type à a bien pu suivre, avant de se résoudre à ne pas l’appeler).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc Minos peut repartir, sa plainte déposée et son attestation comme quoi il n’a plus de papiers dans la poche. Ça, c’est fait&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Son téléphone ayant sonné entretemps, il écoute ses messages&amp;#160;:&lt;br /&gt;
«&amp;#160;Bonjour, dépanneur Machin, mandaté par votre assurance pour virer votre carcasse de bagnole du parking. Vous aviez donné rendez-vous à 11 heures, or ça m’arrangerait maintenant, en fait.&amp;#160;»&lt;br /&gt;
‘Tain, encore un blaireau&amp;#160;! Tu permets que je porte plainte, ouaip&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Puis vient un second message&amp;#160;:&lt;br /&gt;
«&amp;#160;Bon bah comme j’ai eu instruction de déposer ce qu’il reste de la bagnole dans le garage en face, je le fais, hein&amp;#160;?&amp;#160;»&lt;br /&gt;
Fais ce que tu veux, moi j’ai rien dit, j’ai rien entendu&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Minos sorti de la gendarmerie, la journée de taf n’est pas finie pour autant&amp;#160;: il faut retourner finir l’inventaire&amp;#160;! Il s’y attelle avec zèle, gueulant après les machines débiles qui font «&amp;#160;bip-bip&amp;#160;» pour scanner les produits, et dont les batteries flanchent toujours au moment où on en a besoin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin vient 15h30, l’heure de la débauche&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Minos est heureux, d’autant plus qu’il a une idée&amp;#160;: aller acheter une nouvelle voiture. Là. Maintenant. Tout de suite. Donc il file au volant du fidèle destrier de ses parents, direction le lointain Finistère (beurk – oui, Minos est Morbihannais), où son couple de garagistes a déménagé moins d’un an auparavant.&lt;br /&gt;
Hop, il y arrive&amp;#160;! Kikoo salut&amp;#160;! Je cherche une bagnole&amp;#160;! Moins chère que jamais&amp;#160;! Y’a quoi en stock&amp;#160;? Xsara ou Clio&amp;#160;? Clio&amp;#160;! Essai&amp;#160;? OK&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Trois minutes plus tard, Minos revient de son essai et dit à son garagiste&amp;#160;: «&amp;#160;C’est bon, je la prends&amp;#160;!&amp;#160;». Car oui, mesdames, Minos en a tellement rien à foutre des bagnoles qu’il les achète en moins de temps qu’il ne vous en faut pour acheter un chemisier en période de soldes.&lt;br /&gt;
Bien sûr, faut préparer la bagnole, il reste des trucs à faire, donc Minos va se dépatouiller autrement, genre en piquant le trafic du taf au chef du magasin. Car le lendemain, il y a inventaire au magasin d’Auray.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vient ensuite le passage à l’agence locale de l’assurance&amp;#160;: on lui refile une double page de trucs à la con à remplir pour la plateforme sinistre, le truc qui fait pleurer vu son nom, et y’a même pas une photo de clown en filigrane dessus pour remonter le moral.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La nuit se passe, le jour se lève (ouaip, ça marche à tous les coups, c’est dingue), et hop, nouvel inventaire&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Déjà, la journée commence bien&amp;#160;: jusque-là, quand Minos quittait ce magasin pour rejoindre la voie express, il lui fallait 1 mn top chrono. Mais il n’avait jamais su y arriver dans l’autre sens. Car pour ce qui est du sens de l’orientation, Minos est une tanche/femme (rayer la mention inutile). Et pour une fois, alléluia&amp;#160;! Il y arrive&amp;#160;! Forcément un signe du destin&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Minos a une super culture, il maîtrise Word comme pas deux (rappelons qu’il a créé un Monopoly à 6 côtés par ce biais, un jour, mais que les parties se sont avérées bien plus rapides que les parties classiques), donc ça a été l’occasion pour lui de répondre à quelques questions sur ce logiciel pour le compte de l’adjointe du magasin. Il pensait lui apprendre le B-A-BA, mais il s’est avéré que sur certains points, il aurait fallu des lettres avant le «&amp;#160;A&amp;#160;». Bref…&lt;br /&gt;
Le temps de finir de discut… travailler, il est 15h30, Minos s’en reva (comment ça s’est pas français&amp;#160;?) vers chez lui pour entamer son bras de fer avec la paperasse. 16h30, mairie, on lui refile la liste des papiers qu’il faut pour refaire ses papiers, du moins sa carte d’identité. Hop, miracle, tout se passe bien&amp;#160;! Il a tout sous le coude, pour une fois, fait un saut chez lui, revient à la mairie et le dossier est bâché en 5 minutes. Dans 15 jours il aura une carte d’identité, alléluia again&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le samedi, courrier de l’expert dans la boîte à lettres&amp;#160;: «&amp;#160;Je vais intervenir, ça va iech, blablabla&amp;#160;». «&amp;#160;Il me faut des papiers, genre la carte grise&amp;#160;».&lt;br /&gt;
Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! T’es con ou t’es con&amp;#160;? La carte grise était dans la boîte à gants, histoire d’avoir toujours tous les papiers sous le coude au cas où ils m’auraient été demandés&amp;#160;!!!&lt;br /&gt;
Minos ne se démonte pas et appelle l’expert, qui comme tout bon feignant qui se respecte, ne taffe pas le samedi. Rebelote le lundi, ou une humaine lui dit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Ah, mais monsieur Minos, il faut une copie de la carte grise, sinon il faut retourner à la gendarmerie pour obtenir un papier disant que vous n’avez plus le papier&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– PUTAIN MAIS VOUS POUVIEZ PAS ME DIRE ÇA AVANT, BANDE DE CONS&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc retour à la gendarmerie, avec le regard suspicieux qui va bien de la part du gendarme&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– On s’est déjà vu, non&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Yep, ma bagnole a été cramée la semaine dernière.&lt;br /&gt;
Et le gendarme de faire la démonstration à son trop jeune collègue de comment marchait l’ordi (ou plutôt ne marchait pas&amp;#160;: ce qui est marrant ou navrant, au choix, avec les gendarmes, c’est que comme ils exercent à la campagne, ils n’ont pas spécialement les trucs de la ville comme l’ADSL, donc ça rame à mort, leurs ordis. Gibbs en aurait déjà tué un ou deux, voire plus…). Pourquoi trop jeune&amp;#160;? Parce que quand on le voit vous accueillir, on a envie de lui dire «&amp;#160;Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! Lol, gamin&amp;#160;! T’as enfilé le costume de papa pour faire croire que t’es un vrai gendarme&amp;#160;?&amp;#160;»&lt;br /&gt;
Et quand la réponse fuse, à savoir&amp;#160;: «&amp;#160;Heu, non, m’sieur, chuis un vrai gendarme&amp;#160;», on se dit que décidément, on commence à vieillir…&lt;br /&gt;
Bref, revoilà Minos qui sort de là avec un nouveau papier disant qu’il n’a plus de papiers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Minos, parmi les nombreux atouts naturels avec lesquels il est né (hum), dispose d’une santé de fer, mais il a quand même une carte Vitale. Enfin, avait. Oui, elle aussi était dans la boîte à gants. Donc nouveau coup de fil, cette fois-ci à la sécu&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Bonjour, ma voiture a été brûlée, dont mon portefeuille avec ma carte Vitale dedans.&lt;br /&gt;
– D’accord, on va la refaire. Il me faut un double de votre carte d’identité.&lt;br /&gt;
– PUTAIN MAIS TES CONNE OU QUOI&amp;#160;? JE TE DIS QUE MES PAPIERS ONT BRÛLÉ&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Euh… Ce n’est pas un souci. Dès que vous aurez récupéré une carte d’identité, vous remplissez le dossier de 18 pages que je vous envoie et vous recevrez une nouvelle carte Vitale. Dans deux mois.&lt;br /&gt;
– DEUX mois&amp;#160;??? Vous vous foutez de moi&amp;#160;? Vous les faites une à une, à la main, c’est pas possible&amp;#160;?&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Tut… tut… tut…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
– Allo&amp;#160;? Allo&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Ça a raccroché. Elle a dû passer sous un tunnel, Minos ne voit pas d’autre explication logique et rationnelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les choses commencent enfin à bouger une semaine plus tard, quand Minos reçoit un courrier de l’expert.&lt;br /&gt;
«&amp;#160;Monsieur Minos… blablabla… estimation du coût des réparations… 16&amp;#160;000 euros.&amp;#160;»&lt;br /&gt;
Là, déjà, si les anges existaient, y’en aurait un qui passerait dans un silence de plomb. Voire il s’en prendrait un, de plomb, s’il passait en voletant en période de chasse à la campagne.&lt;br /&gt;
Parce que bon, l’expert a les papiers sous le coude disant que la voiture a été achetée 4&amp;#160;000 euros un an plus tôt. Il fait quoi en se levant le matin&amp;#160;? Il se dit «&amp;#160;Tiens, je vais estimer les coûts de réparation de la bagnole dont il ne reste qu’une carcasse sauf les roues qui sont intactes, alors que je sais très bien que lesdits coûts vont excéder de loin le prix d’achat. C’est de la perte de temps mais je m’en fous, c’est l’assurance qui me paye. Parfait, je fais comme ça. Top, chrono, je commence l’estimation et comme je suis payé à l’heure par l’assurance, après tout, je vais aller boire un canon chez Titine pour commencer.&amp;#160;»&lt;br /&gt;
Une fois que ce surpayé a fini son verre, euh non, fait son boulot inutile, il s’attèle au vrai taf, à savoir l’estimation de la valeur de la bagnole, le seul qu’il aurait dû faire qui ait une réelle utilité dans le cas présent. Encore un prisonnier de la bureaucratie à la française, faut croire…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On avait dit à Minos que l’expert intervenait rapidement. Et sa bagnole a été cramée, donc il est piéton. Il s’était posé la question de savoir s’il devait acheter une nouvelle caisse sur-le-champ ou attendre d’avoir reçu une proposition d’indemnisation de l’assurance. Il avait finalement opté pour l’option numéro un. Définitivement sans regret. Car un mois, oui, un mois après l’incendie de sa voiture, le courrier de l’assurance arrive enfin. Et comme toute bonne histoire se doit de s’achever par une happy end, on lui propose une somme qui correspond presque à celle qu’il a mis dans la voiture un an plus tôt.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entretemps, Minos a tout de même réussi à remporter une victoire. Une seule, certes, mais assez significative. Il en est fier. Bon, OK, j’avoue, sur ce coup-là c’est le roi des mesquins mais ça fait du bien.&lt;br /&gt;
Quand il a pris la livraison de sa nouvelle voiture chez son garagiste, il était 17h20.     Et c’est à ce moment et seulement à ce moment qu’il a appelé son assurance.&lt;br /&gt;
– Bonjour, j’achète une voiture.&lt;br /&gt;
– D’accord, vous en disposerez quand&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Là, maintenant, tout de suite.&lt;br /&gt;
Car c’est là que réside toute la perfidie de Minos. Il sait très bien que son assurance ferme dix minutes plus tard, et qu’elle ne peut pas se permettre de le laisser rouler sans assurance à partir du moment où il l’a prévenu.&lt;br /&gt;
Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! Tremble, assureuse&amp;#160;! Lâche ce café que tu venais de te servir pour terminer tranquilou ta journée de taf, ferme la partie de solitaire à laquelle tu jouais sur ton ordi de boulot&amp;#160;! Tu as DIX minutes top chrono pour m’assurer, non mais oh&amp;#160;!&lt;br /&gt;
À coup sûr vexée, elle tente de reprendre la main&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– J’ai besoin de connaître toutes les caractéristiques techniques du tas de boue.&lt;br /&gt;
– Aucun problème, rétorque Minos du tac au tac.&lt;br /&gt;
Si elle croit pouvoir le noyer avec ses demandes bureaucratiques, elle se trompe lourdement&amp;#160;! Minos est prêt, il est au taquet, elle ne le prendra pas en défaut.&lt;br /&gt;
Et là, gentil lecteur, tu te dis «&amp;#160;Waouw&amp;#160;! Minos n’est là que depuis deux minutes et il a déjà eu le temps d’apprendre les caractéristiques de sa nouvelle voiture, y compris les vingt pages de maintenance qui s’y rapportent&amp;#160;? Quel homme&amp;#160;! Quel talent&amp;#160;!&amp;#160;»&lt;br /&gt;
S’il y a du vrai dans ce que tu penses, surtout sur la fin, Minos procède autrement. Pour lui, une voiture c’est un truc en ferraille qui fait vroum vroum quand on tourne la clé de contact, et qui l’amène d’un point A à un point B. Rien de plus. Il ne connaît même jamais son numéro de plaque d’immatriculation.&lt;br /&gt;
Mais sa riposte est toute trouvée vis-à-vis de l’assureuse dont le café est en train de refroidir et qu’elle n’aura pas le temps de boire avant de devoir fermer son agence. Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! Quel winner, ce Minos. Bon, OK, c’est le winner des mesquins, mais c’est déjà ça de pris quand même.&lt;br /&gt;
Et il tend le combiné à sa garagiste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois toutes ces formalités (néanmoins chiantes) expédiées, Minos dispose à nouveau de toute la panoplie de papiers d’identité et a une voiture en règle.&lt;br /&gt;
Vient enfin la conclusion de cette histoire&amp;#160;: le courrier de l’assurance indiquant la reprise de la carcasse et le remboursement quasi intégral de la valeur de la voiture. Bien entendu, point de chèque avec le courrier, ce serait trop facile. Juste une double page de paperasse à remplir, genre «&amp;#160;Bonjour, nous sommes les assureurs, vous nous avez déjà envoyés tous les papiers mais comme on a la flemme de les relire et de reporter les infos qu’il y a dedans, on vous laisse de remplir à nouveau ce papelard. Ah, au fait, vous serez gentil de joindre la carte grise du véhicule incendié avec le dossier rempli.&amp;#160;»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA&amp;#160;! LA CARTE GRISE ÉTAIT AUSSI DANS LA BOÎTE A GANTS, PUTAIN, VOUS ÉCOUTEZ QUAND JE VOUS PARLE&amp;#160;???&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Y’a des moments, Minos a envie de se pendre…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/13/Le-temps-du-changement#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/13/Le-temps-du-changement#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1777</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Interview de Palpatine</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/09/Interview-de-Palpatine</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2523dbaa1867e914e3ea6f044ec32127</guid>
    <pubDate>Fri, 09 Mar 2012 08:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Nouvelles</category>
        <category>fan-fiction</category><category>nouvelle</category><category>Star Wars</category><category>SWU</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Voici ma deuxième contribution au numéro 9 de la Tribune Impériale, une interview de l&amp;#8217;empereur Palpatine pour célébrer ses vingt ans de règne.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Entretien exclusif avec Sa Majesté Impériale Palpatine 1er&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Votre Altesse, les mots me manquent pour vous dire à quel point je suis ému et fier que vous ayez pris de votre temps si précieux afin de bien vouloir un entretien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Je vous en prie, mon ami. Beaucoup de nos concitoyens sont épris des idéaux de l’Empire, et la Tribune Impériale a prouvé avec les années que grâce à son impartialité et son indépendance, l’information pouvait être traitée d’une manière aussi digne qu’objective. À ce titre, je vous remercie de votre travail d’autant plus exemplaire qu’il s’oppose aux propagandistes de tout poil. Grâce à la Tribune Impériale, nos concitoyens bénéficient de l’information la plus pointue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: C’est trop d’honneur, Votre Altesse. Puisque nous parlons de médias, Votre Altesse, je me permets de mettre les pieds dans le plat. Au cours de vos vingt ans de règne, le monde des médias a beaucoup changé. Un certain nombre de journaux ont mis la clé sous la porte et vos opposants parlent de musellement de l’information par les plus hautes autorités de l’État.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Il faut y voir une conséquence de la guerre menée par notre glorieuse armée contre les infâmes Séparistes. Lors de cette période troublée, vous vous souviendrez que les médias racontaient tout et son contraire, dans une anarchie impressionnante. Certains journaux, une fois la paix revenue, ont choisi de continuer dans une voie éditoriale dédiée aux contre-vérités et aux mensonges flagrants. Dès lors, comment s’étonner que le lectorat se soit détourné de ces menteurs patentés&amp;#160;? Affirmer que l’Empire ait quoi que ce soit à voir avec ces fermetures est absolument scandaleux. Ces médias plus que douteux ont creusé eux-mêmes leur propre tombe, dès lors qu’ils ont étalé au grand jour leur duplicité et leur déformation de la vérité. Les lecteurs ne s’y sont pas trompés et leur ont à juste titre tourné le dos, ce qui me permet d’ailleurs de souligner leur intelligence. Toute tentative de manipuler l’opinion est vouée à l’échec, ces pseudos-médias en sont la preuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Donc, en aucun cas il n’y a eu de pressions officielles sur des médias, ni chantages ni menaces, comme certains se sont plus à l’affirmer&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Voilà un exemple typique de contre-vérité&amp;#160;! Et nous savons tous deux d’où sont venues ces rumeurs d’interventionnisme étatique. À chaque fois qu’un mensonge a été relayé par les médias contre un officiel de l’Empire, une plainte pour diffamation a été systématiquement déposée. Bien entendu, l’Empire est pour la liberté de presse, mais il est bien évident que celle-ci se doit de diffuser des informations avérées et vérifiées. À chaque fois qu’elle a oublié ce principe, elle en a subi les conséquences. Et je vous rappelle qu’à chaque fois, les cours de justice ont donné tort à ces médias peu scrupuleux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Je pense que cette mise au point méritait d’être faite. Mais changeons de sujet et venons-en à vous, Votre Altesse. Nous fêtons dans une paire de jours le vingtième anniversaire de la Proclamation de l’Empire, et donc le vingtième anniversaire de votre règne. Une chose m’a toujours sidéré&amp;#160;: vous n’avez pas changé en vingt ans&amp;#160;! Que dis-je, en quarante ans et même plus&amp;#160;! Comment fait-on pour être un homme politique aussi intègre, qui n’a jamais dévié du cap, des idéaux qu’il s’est forgés&amp;#160;? Comment avez-vous réussi à éviter l’usure du pouvoir, à ne pas sombrer dans des dérives autocratiques&amp;#160;? C’est remarquable&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Je vous avouerais que je n’y ai jamais réellement songé. Toute ma carrière politique n’a visé qu’à un seul objectif&amp;#160;: être au service du plus grand nombre, améliorer le sort de mes concitoyens. C’est l’idée-force qui me guide et me fait avancer. Si j’étais religieux, ce serait ma doctrine, mon commandement premier. Tout le reste est accessoire et franchement – je me dis parfois «&amp;#160;malheureusement&amp;#160;» –, l’homme Palpatine ne peut pas vivre. Vivre, c’est avoir des besoins et chercher à les satisfaire, parfois par tous les moyens. Or il est nécessaire, quand on occupe des fonctions importantes, à plus forte raison la mienne, de ne pas laisser sa propre personnalité, ses propres pulsions prendre le dessus sur l’homme politique. Et quand je parle d’Homme Politique, je pense à un terme qui devrait s’écrire avec des majuscules. L’Homme Politique administre les biens publics, par et pour le peuple&amp;#160;: il se doit d’être une incarnation de l’État. Il ne peut avoir d’états d’âme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Vous avez dit que «&amp;#160;malheureusement&amp;#160;», l’homme Palpatine ne peut pas vivre. Qu’entendez-vous précisément par là&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Si j’agissais simplement en tant qu’homme, un certain nombre de décisions politiques prises par l’Empereur Palpatine n’auraient jamais vu le jour&amp;#160;! Diriger l’Empire me fait sentir le poids de ma solitude, de mes responsabilités écrasantes, à tel point qu’il n’y a de place pour rien d’autre&amp;#160;! Ne me demandez pas quel est le dernier holofilm que j’ai vu, ni quel livre j’ai feuilleté récemment. Car je n’ai le temps pour aucune activité autre que la gestion de l’Empire. C’est pourquoi je trouve parfois malheureux que l’homme Palpatine n’ait pas le temps de vivre. Mais s’il s’y risquait, ce serait au détriment des responsabilités de l’Empereur Palpatine, ce qui serait d’un égoïsme inconcevable&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Vous êtes dans la position d’un homme qui se doit à chaque seconde à son devoir. Il faut une volonté, que dis-je, une force mentale incroyable pour rester fermement campé sur cette ligne de conduite. Comment faites-vous&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: C’est paradoxalement assez simple. Je porte le poids et le destin de la galaxie entre mes mains aussi, lorsque le doute m’assaille, lorsque je me demande si je fais fausse route, il me suffit de me souvenir que j’œuvre pour le présent et l’avenir de mes centaines de milliards de sujets. Et je puis vous assurer que dès que cette pensée me vient, toute velléité de faiblesse s’évanouit en moi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Une dernière question personnelle vous concernant, Votre Altesse. Vous me pardonnerez si elle vous semble déplacée mais, comme vous le savez, la Tribune Impériale n’a pas pour habitude de manier la langue de bois. Vous ne vous êtes jamais marié ni n’avez eu d’enfant, bien qu’il y ait eu un certain nombre de rumeurs à ce sujet. Sans parler de bruits de couloir faisant état de l’existence d’un harem au sein du Palais Impérial…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Ces rumeurs sont parvenues à mes oreilles. Elles sont d’ailleurs si ridicules que je ne cherche même pas à lutter contre&amp;#160;! Je ne m’abaisserai pas à rechercher qui colporte de tels phantasmes&amp;#160;! Il n’y a ni enfant, ni maîtresse, et encore moins de harem&amp;#160;! Et vous savez pourquoi&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Non, mais je suis tout ouïe, Votre Altesse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Parce que je suis marié, et que ma femme est la plus exigeante qui soit. Je ne vis que pour elle, que pour lui apporter le bonheur. Mais malgré tous mes efforts, je me demande si j’y arriverai un jour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: On l’aura compris, Votre Altesse, vous êtes marié à l’Empire&amp;#160;! Et à ce sujet, j’ose vous poser une nouvelle question potentiellement dérangeante&amp;#160;: que se passera-t-il à votre mort&amp;#160;? Votre succession est-elle déjà réglée&amp;#160;? Si oui, je présume qu’elle est gardée secrète pour d’évidentes questions de sécurité galactique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: J’espère servir encore longtemps mes concitoyens, même si j’atteins aujourd’hui un certain âge. Ceci dit, oui, j’ai dû me pencher sur la question de ma succession, afin de garantir la pérennité de notre Empire. Et je suis heureux de vous annoncer que mes dispositions sont prises concernant ce sujet sensible. Quand le moment de ma disparition sera venu, l’Empire ne s’écroulera pas, mon successeur se révélera. Ceci étant dit, vous avez raison sur un point&amp;#160;: son identité ne sera connue qu’à ce moment, pour assurer sa sécurité actuelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Je trouve cette nouvelle très rassurante, Votre Altesse&amp;#160;! Merci de nous l’avoir fait partager&amp;#160;! Cet homme sera-t-il un autre vous-même, si j’ose dire, ou quelqu’un de totalement différent&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: On peut dire que ce sera un autre moi-même, animé des mêmes nobles intentions. Oui, vous aurez l’occasion de découvrir que nous avons beaucoup de points communs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Nous avons abordé les thèmes de votre personnalité, et parlé du futur. J’aimerais désormais que nous nous penchions sur le passé. Lors des événements dramatiques qui ont conduit à votre accession au trône, les Jedi ont dévoilé leur vrai visage, un visage tyrannique. On connaît la suite, leur chute et leur disparition. On a même pu constater depuis que toutes les références aux Jedi disparaissent progressivement des archives, comme s’il y avait volonté manifeste d’effacer jusqu’à leur souvenir. Qu’en est-il exactement&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Je ne suis guère à l’aise avec ce sujet. Comme tout un chacun, je croyais fermement à la bonté des Jedi, à leur volonté d’œuvrer pour le bien commun. Hélas, comme je me trompais… Leur trahison m’a broyé le cœur. Ce jour-là, la galaxie s’est retrouvée au bord du gouffre, a été prête à basculer dans l’horreur. Je porterai à jamais les stigmates de cette infamie&amp;#160;; jamais je ne pourrais oublier ce qu’ils ont fait&amp;#160;! Alors oui, je vous l’avoue, j’ai ordonné personnellement que toute trace des Jedi soit effacée des archives. Non pas à cause de ce qu’ils m’ont fait subir – mon cas personnel n’a pas à entrer en compte –, mais à cause de ce qu’ils ont fait subir à la galaxie entière&amp;#160;! Après leur tentative pour prendre le pouvoir, une question primordiale m’a hantée&amp;#160;: depuis quand fomentaient-ils leur conspiration&amp;#160;? Était-il possible que pendant tant de siècles, ces soi-disants protecteurs de l’Ancienne République nous ait menti, qu’ils aient perverti la vérité à leur sujet&amp;#160;? En regardant le passé avec cette nouvelle perspective, on a pu se rendre compte que plusieurs fois par le passé, ils avaient pris le contrôle de la République. Mais heureusement pour la démocratie, ils n’ont jamais pu le garder. Donc oui, j’ai ordonné personnellement leur éradication, car à la lumière d’enquêtes très approfondies, il s’est avéré que le pouvoir était leur unique moteur. Faire disparaître tout ce qui les concerne, c’est éradiquer une menace mortelle pour tous les habitants de la galaxie. Oui, pas seulement les citoyens de l’Empire, mais &lt;em&gt;tous les habitants de la galaxie&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Je vous prie de me pardonner si j’ai pu raviver des souvenirs douloureux, Votre Altesse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Je vous en prie. Nos petites personnes ne sont rien face à la vérité, qui doit triompher quoi qu’il arrive et quoi qu’il en coûte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: J’aimerais aborder un autre sujet avec vous, Votre Altesse. C’est le sujet phare de votre règne, une préoccupation de tous les instants qui a même démarré avant la création de l’Empire. Je parle bien entendu de la sécurité. Des personnes malintentionnées affirment que c’est vous-même qui, en tant que Chancelier de l’Ancienne République, avez laissé l’anarchie et la guerre civile se propager dans la galaxie, et que lorsque la situation est devenue ingérable, vous en avez profité pour prendre le pouvoir et créer l’Empire Galactique. Que pensez-vous de ces accusations&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Encore une fois, nous avons là affaire à une contre-vérité élémentaire&amp;#160;! Vous le savez, j’avais la passion de la République, je croyais fermement en elle. Qu’elle serait éternelle… Je mesure aujourd’hui à quel point j’étais naïf à ce moment. Je voulais tellement croire en la République que je me suis voilé la face. Je me suis menti à moi-même, en la voyant toujours plus belle qu’elle ne l’était. Je n’avais pas mesuré à quel point la corruption avait gangrené tout le système.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Quand vous avez été élu Chancelier, vous aviez affirmé vouloir lutter contre cette corruption et contre l’appareil bureaucratique qui menaçait de paralyser la République. Or vous avez échoué&amp;#160;: pire, c’est sous votre magistrature qu’a eu lieu la guerre civile avec la Confédération des Systèmes Indépendants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: La vérité, vous la connaissez. Mais vous avez raison, il est bon de la rappeler puisque certains continuent de répandre leur fiel. Je respectais profondément la République. Je me suis battu pendant des décennies, en tant que Sénateur puis Chancelier, pour moraliser la vie politique. Si je reconnais avoir commis une erreur de taille, c’est de m’être battu selon les préceptes immémoriaux du Sénat&amp;#160;: avec dignité et honneur. Jamais je n’ai donné un coup bas, jamais je n’ai trahi quiconque, jamais je n’ai comploté pour faire avancer ma propre situation. Mais pendant que par mon exemple je tentais de ramener les brebis égarées au bercail, les comploteurs ourdissaient leurs méfaits dans l’ombre. Les gens doivent savoir ceci&amp;#160;: la corruption était si généralisée qu’il était impossible de la découvrir&amp;#160;! Tous se couvraient les uns les autres&amp;#160;! C’est la raison pour laquelle la République et moi-même n’avons pas pu anticiper la guerre civile. Les gens de bien – dont j’estime faire partie – ont été manipulés et trahis&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Merci pour ces précisions, Votre Altesse. Donc, à votre corps défendant, voilà la République au bord de l’extinction, avec une guerre civile qui commence. Qu’est-ce qui a alors changé en vous&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Beaucoup de choses, je dois l’avouer. Les masques étaient tombés, et j’ai alors pris réellement conscience que la paix et la démocratie ne tenaient plus qu’à un fil. Alors qu’auparavant j’avais la naïveté de penser que mon exemplarité serait suivie &lt;em&gt;spontanément&lt;/em&gt;, j’ai ensuite été contraint de radicaliser ma position. Les nobles valeurs ancestrales de la République devaient être suivies à tout prix. Nous devions repousser par tous les moyens la barbarie qui nous menaçait de tous côtés. C’est la raison pour laquelle la Grande Armée de la République a été créée. Je frémis à l’idée de penser que si elle n’était pas apparue, nous serions aujourd’hui tous tombés sous le joug de la pire des tyrannies&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Tous les historiens s’accordent à dire que c’est à ce moment que les fondements de ce qui allait devenir quelques années plus tard l’Ordre Nouveau ont été posés&amp;#160;: la paix et la sécurité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: En effet. Nous sommes entrés en guerre contre notre gré mais nous n’avons pas eu le choix, forcés par des renégats égoïstes, prêts à sacrifier une galaxie à leurs ambitions démesurées et aidés par les Jedi dévoyés. Si nous voulions que les nobles traditions héritées de nos ancêtres survivent, si nous voulions faire de la galaxie un monde meilleur, nous n’avions pas le choix&amp;#160;: nous devions être inflexibles, impitoyables envers les ennemis de la liberté. Et nous l’avons été&amp;#160;! Le conflit a été douloureux, sale. Des millions de gens bien y ont laissé la vie. Mais c’est grâce à leur sacrifice héroïque que nous sommes encore debout aujourd’hui&amp;#160;! Grâce à toutes les forces de nos armées passées et présentes que nous connaissons un nouvel âge d’or, une période de paix et de prospérité qui durent depuis vingt ans déjà&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Je… Euh… Excusez-moi, Votre Altesse, c’est l’émotion. Vous voir ainsi galvanisé quand vous racontez les dures épreuves que vous avez subies me donne envie d’être meilleur, de me surpasser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: C’est tout à votre honneur, mon ami.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Votre Majesté, il me reste un dernier sujet à aborder avec vous. Même si j’ai déjà trop abusé de votre temps précieux, je ne peux pas, en tant que journaliste d’investigation dévoué à la vérité sous toutes ses formes, ne pas parler de l’Alliance Rebelle autoproclamée, dont l’importance grandit au fil des années.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Cette insignifiante rébellion ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Et son importance, comme vous dites, n’est qu’anecdotique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Elle a pourtant revendiqué beaucoup d’exactions, crimes et autres sabotages ces dernières années, à un rythme qui semble aller crescendo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Balivernes&amp;#160;! Propagande&amp;#160;! De tout temps il y a eu des gens incapables de vivre dans la Paix et l’Harmonie. Lorsque l’Empire a été proclamé, que la paix et la sécurité y ont fait tache d’huile, certains ne l’ont jamais accepté. De misérables groupuscules usant de violence aveugle contre les citoyens de l’Empire&amp;#160;! Pour des raisons de sécurité, je ne peux vous en dire plus, mais sachez que l’Empire veille&amp;#160;: en vingt ans, ce sont des dizaines de milliers de ces gangs maléfiques qui ont été éradiqués.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Veuillez pardonner l’impertinence de ma question, Votre Altesse, mais comment se fait-il que ces groupes ont pu se développer alors que les effectifs que l’armée impériale n’ont fait qu’augmenter au cours des années&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Il n’y a là aucune impertinence, mon ami, mais une vraie question de fonds dont je vous félicite. Les Séparatistes, bien que leurs buts aient été ignobles, avaient au moins un courage&amp;#160;: celui de se battre à visage découvert. Or les groupuscules dont nous parlons et qui pullulent comme des vermines se battent dans l’ombre, comme les lâches terroristes qu’ils sont. Nos armées ont dû s’adapter à ce nouveau type de menace, ce qu’elles ont fait avec la détermination, le courage et le savoir-faire qu’on leur connaît. Vous avez peur car vous entendez parler de dizaines de groupes séditieux&amp;#160;: sachez que parallèlement, ce sont des centaines d’entre eux qui sont démantelés sans pitié.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: L’Alliance Rebelle est donc surestimée&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Clairement. D’une part, les Renseignements de l’Armée ont établi que l’immense majorité des attentats revendiqués par cette rébellion est le fait de groupuscules qui n’ont rien à voir avec elle. Ils usurpent son image pour se donner de l’importance. Je ne reconnais qu’une seule qualité à la rébellion&amp;#160;: savoir manier la propagande avec brio. C’est seulement pour cette raison que plus d’un citoyen de la galaxie pense que ce misérable insecte est en fait un rancor.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Me voilà pleinement rassuré, Votre Altesse. Il ne me reste plus qu’à vous remercier de votre bonté pour avoir bien voulu m’accorder cette interview. Et je prie pour être encore là dans vingt ans pour vous demander vos impressions pour vos quarante ans de règne&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa Majesté&amp;#160;: Qui sait, mon ami, qui sait…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/09/Interview-de-Palpatine#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/09/Interview-de-Palpatine#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1774</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Interview de Staive Pedsten</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/08/Interview-de-Staive-Pedsten</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6a385f56647a0572e1aa993adb5d2b68</guid>
    <pubDate>Thu, 08 Mar 2012 09:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Nouvelles</category>
        <category>fan-fiction</category><category>humour</category><category>nouvelle</category><category>Organa</category><category>Star Wars</category><category>SWU</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Sur certains forums sur lesquels je traîne, il arrive qu&amp;#8217;il y ait des projets collectifs en cours. Voilà quelques mois, il m&amp;#8217;a été proposé de participer au numéro 9 de la Tribune Impériale, la TI pour les intimes. Ce webzine n&amp;#8217;est pas encore sorti sur le site, mais si j&amp;#8217;attends que ça se fasse avant de poster, y&amp;#8217;en a encore pour de longs mois d&amp;#8217;attente (oui, ils sont aussi rapides que moi).&lt;br /&gt;
Kesako&amp;#160;? La TI est le journal officiel de l&amp;#8217;Empire made in Star Wars, une initiative des collègues du &lt;a href=&quot;http://www.starwars-universe.com/forum/&quot; title=&quot;forum SWU&quot;&gt;forum SWU&lt;/a&gt;. Il s&amp;#8217;agit de louer l&amp;#8217;Empire de Palpatine, journalistiquement parlant, par le biais d&amp;#8217;articles et d&amp;#8217;interviews. Bref, un pur exercice de propagande insidieuse sur les bords. En l&amp;#8217;occurence, j&amp;#8217;ai écrit deux nouvelles pour la TI, sous forme d&amp;#8217;interviews, dont voici la première.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce Staive Pedsten sort tout droit de l&amp;#8217;Univers Étendu de SW, où il est mentionné deux fois, si ma mémoire est bonne. Il est sorti avec la jeune Leia Organa, avant que celle-ci ne devienne officiellement une Rebelle.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Entretien exclusif avec Staive Pedsten&amp;#160;!&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Le célèbre joueur de grav-ball Staive Pedsten a bien voulu nous accorder une interview exclusive, juste avant sa participation à l’émission &lt;em&gt;Aidons Les Victimes de Guerre&lt;/em&gt;. Rencontre avec un citoyen éminent de l’Empire, entre les mains de qui tout semble se transformer en or.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Staive, merci de prendre le temps de nous recevoir, alors que nous savons que vous êtes un homme très occupé et que vos apparitions médiatiques sont rares.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: Je vous en prie. En tant que citoyen de l’Empire, c’est la moindre des choses d’accorder son temps à un organe de presse aussi respectable que la Tribune Impériale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Merci à vous, mon cher. On le sait, votre début de saison a été éblouissant. C’est bien simple, on a le sentiment que vous marchez sur l’eau. Vous êtes très affûté, techniquement et physiquement. Un commentaire&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: Vos compliments me vont droit au cœur. Il est vrai que les tests physiques comparatifs effectués au début de la saison avec mes collègues et adversaires plaident en ma faveur&amp;#160;: il est rare que je n’ai pas été en tête sur ces dizaines de tests. Je suis au top de ma forme et j’espère bien le rester le plus longtemps possible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: On a le sentiment que vous menez une vie exemplaire, bien loin des turpitudes du show-bizness dans lesquelles bien des stars se complaisent. Est-ce difficile pour vous d’être en permanence si proche de la perfection&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: Vous êtes trop aimable. Vous savez, je ne suis qu’un homme, même si mes qualités physiques sont bien au-dessus de la moyenne. Mais là n’est pas le plus important. Comme vous le soulignez, une star telle que moi se doit d’être un exemple pour notre belle jeunesse. Nous sommes tous des fils et des filles de l’Empire, et en tant que tels nous devons placer l’exemplarité au centre de nos vies.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Il se dit que pendant votre préparation d’avant-saison, vous avez participé à un stage avec une compagnie de Stormtroopers&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: En effet. Vous savez, on me considère comme une star, mais je ne suis rien à côté de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui composent notre Grande Armée. Ils font preuve d’un charisme et d’une dévotion hors du commun. J’ai beaucoup d’admiration pour ces héros&amp;#160;: sans eux, sans leur vaillance et leur bravoure, nous savons tous deux que la galaxie serait plongé dans un chaos sanglant. Ils nous protègent de tous ces ignobles terroristes qui n’ont pour but que d’instaurer l’anarchie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Vous avez largement les capacités requises pour intégrer l’armée. Pensez-vous vous reconvertir en Stormtrooper à la fin de votre carrière&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: Ce serait un grand honneur pour moi, mais il est prématuré d’en parler. Vous savez, j’ai participé à ce stage afin de rappeler à tous les citoyens à quel point nos soldats font un métier aussi merveilleux que difficile. Ils sont soumis à une pression incroyable, mais force est de reconnaître qu’ils ne renoncent jamais. Bien entendu, par le biais de ma fondation, une généreuse contribution est venue garnir le Fonds de Solidarité des Victimes de Guerre. Nous ne devons pas oublier que la guerre fait des blessés, des mutilés, des morts, et que nous avons le devoir moral d’aider et de soutenir les familles de ces héros… y compris financièrement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Est-ce à dire que les organismes officiels qui veillent sur les familles des soldats manquent d’efficacité&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: Ce serait une hérésie d’affirmer une telle chose, presque une trahison&amp;#160;! Non, les services de l’État font un travail formidable, bien sûr&amp;#160;! Mais je pense simplement qu’on n’en fera jamais assez pour nos défenseurs. Il me semble inconcevable de penser que quiconque ait de l’argent n’en reverse pas pour servir la patrie&amp;#160;! En tout cas, c’est mon point de vue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Merci pour cette clarification, mon cher Staive. Mais revenons-en au grav-ball. Votre équipe truste la tête du championnat depuis la première journée, et on voit mal – sauf cataclysme qu’on ne vous souhaite évidemment pas&amp;#160;! – comment elle pourrait en être délogée. Vous êtes le grand artisan de cette réussite, et certains n’hésitent pas à vous comparer au plus grand joueur de grav-ball de tous les temps, Deme Tryshyn. Son record de points lors d’un match, établi durant l’Ancienne République, tient toujours… en tout cas pour le moment. Mais si quelqu’un devait le battre, plus d’un expert affirme que vous seriez le candidat idéal pour. Qu’en pensez-vous&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: Vous savez, le grav-ball est un sport collectif. Certes, on me dit souvent que je laisserai une empreinte dans l’histoire de ce sport, mais c’est oublier qu’aussi bon et doué que je puisse être, je ne serais rien sans mes partenaires et le staff technique. Et je ne vous parle pas même pas des supporters, qui sont les plus formidables dont on puisse rêver. Quant au record de Tryshyn, je vous mentirais en vous disant que je n’ai pas cet objectif dans un coin de la tête. Mais pour le battre, il va falloir que je continue à être… impérial&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Ah&amp;#160;! Ah&amp;#160;! Très joli, Staive&amp;#160;! J’ai une autre question, malheureusement moins consensuelle, mais la Tribune Impériale, en tant qu’organe de presse, a un devoir de parler également des sujets qui fâchent. Que pensez-vous de la controverse qui agite tous les milieux, y compris celui du grav-ball, concernant une soi-disant mise à l’écart des non-humains&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: J’ai été sidéré par des choses que j’ai pu voir ou lire. Entendre autant de non-humains se plaindre d’un pseudo-racisme de la part de l’Empire est peu fort&amp;#160;! L’Empire protège la galaxie entière&amp;#160;! Que croient ces gens&amp;#160;? Que dans le feu de l’action, les troupes de l’Empire prennent le temps de regarder l’espèce à laquelle appartiennent les individus pour lesquels ils luttent&amp;#160;? Voilà une idée ridicule&amp;#160;! Je pense qu’on ne peut objectivement tirer que deux conclusions que cette fausse controverse. D’une part, que les réactionnaires rebelles ont malheureusement fait du très bon travail en embrigadant tant d’honnêtes mais naïfs citoyens de l’Empire. Et d’autre part, j’ai envie de dire à ces mécontents que l’Empire est et a toujours été une méritocratie. Si certains non-humains estiment qu’ils ne sont pas assez considérés, qu’ils sont mis de côté, peut-être devraient-ils commencer par se regarder dans un miroir et se poser la vraie question&amp;#160;: ont-ils fait tout ce qu’il fallait pour être de bons citoyens de l’Empire&amp;#160;? Dans la vie, pour avancer dans le bon sens, il faut faire des sacrifices et savoir faire don de soi&amp;#160;! Ceux qui ne sont pas prêts à faire ces efforts n’avanceront à rien, c’est évident&amp;#160;! Incriminer les instances officielles pour ses propres échecs est aberrant&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Je pense que ces précisions méritaient d’être dites, surtout venant de la part d’une personne aussi charismatique et écoutée que vous&amp;#160;! Ces critiques arrivent également dans le monde du grav-ball où, d’après les chiffres, il y a de moins en moins de non-humains à signer des contrats de professionnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: Je pense qu’il ne faut pas faire l’amalgame, que ces deux sujets n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Sans démagogie aucune, on sait – et il y a plusieurs études officielles qui le prouvent – que l’être humain est l’un des plus équilibrés qui soit, au niveau du ratio puissance-vitesse-agilité-coordination. Si nous autres humains avons plus d’atouts, d’aptitudes pour le grav-ball que bien des non-humains, il est tout à fait logique que nous soyons plus recherchés qu’eux par les différentes équipes professionnelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Et que répondriez-vous à ceux qui soulignent que sous l’Ancienne République, les humains étaient largement en minorité au sein des confédérations de grav-ball&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: C’est exactement ce que je vous disais tout à l’heure à propos de la remise en question, mais inversé. Les humains étaient moins présents, moins bons, mais tout leur système d’entraînement et de formation a été remis à plat depuis la fin de la guerre des clones. Aujourd’hui, quelques vingt ans plus tard, on voit le résultat&amp;#160;! Et ce que nous avons accompli, il est évident que d’autres le peuvent également. Plutôt que d’investir leur énergie dans une grogne sans fin, ils feraient mieux de l’employer dans l’entraînement et le dépassement de soi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Avant de vous libérer, une dernière question, plus personnelle. Il se murmure qu’il se passerait quelque chose entre vous et la fille de Bail Organa, qui vient d’entrer au Sénat. Un mariage princier serait-il en vue&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: Rien ne vous échappe&amp;#160;! Une chose est certaine, il est parfois difficile d’avoir une vie privée quand on est une personnalité aussi connue que moi. Mais bon, c’est le revers de la médaille. Disons que Leia est très belle, et que son caractère parfois tranché n’est pas pour me déplaire. Vous le savez, je suis en toute modestie assez bien fait de ma personne, aussi serai-je fier d’avoir une telle femme à mes côtés. Quant à envisager un mariage… il est bien trop tôt pour en parler&amp;#160;! En tout cas, je n’ai aucun doute sur le fait que si nous devions avoir des enfants, ils seraient dignes de leurs parents et deviendraient des citoyens aussi actifs qu’enthousiastes de notre grand Empire&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TI&amp;#160;: Il me reste à vous remercier pour votre disponibilité, mon cher Staive. Je ne vous souhaite pas de connaître la réussite dans tous les domaines, puisque c’est déjà le cas&amp;#160;! Mais je vous souhaite qu’elle dure le plus longtemps possible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Staive&amp;#160;: Merci à vous. Je profite de l’occasion pour saluer mes nombreux fans. Je vous aime, mes amis&amp;#160;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/08/Interview-de-Staive-Pedsten#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/08/Interview-de-Staive-Pedsten#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1773</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Le clone de Mara (nouvelle parodique)</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/07/Le-clone-de-Mara-%28nouvelle-parodique%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6a3f41e5e2f028070e7a8d76466449c4</guid>
    <pubDate>Wed, 07 Mar 2012 17:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Nouvelles</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Nouvelle écrite il y a quelques années pour les inconsolables de Mara Jade Skywalker, dont la mort venait d&amp;#8217;arriver, snif&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Le clone de Mara&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Après la mort de sa chère et tendre Mara, Luke décanilla la tronche de Lumiya. Faut pas déconner, non plus&amp;#160;! C’était pas parce qu’il ne foutait plus rien ces dernières années qu’il allait continuer, surtout après un truc pareil&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Malheureusement, ça ne lui remonta même pas le moral. En espérant se sentir mieux, il récupéra la tête de cette garce et s’entraîna sur un stade de foot à tirer des coups-francs. Mais il n’avait décidément pas la tête (la sienne, pas celle de Lumiya) à s’amuser.&lt;br /&gt;
De guerre lasse, il entra dans un bar, bien décidé à se mettre la cuite de sa vie, de celle qui extermine tous les neurones déjà en mauvais état, et les autres. Bof&amp;#160;! Après avoir liché sept bouteilles de brandy corellien cul-sec, il dut se rendre à l’évidence&amp;#160;: malgré son côté tafiole, il était encore un super Jedi, et son corps élimina toute l’alcoolémie au fur et à mesure qu’elle envahit son corps.&lt;br /&gt;
C’est alors que tout changea&amp;#160;! Un événement primordial qui lui redonna espoir&amp;#160;! Cilghal, la plus grande guérisseuse de l’Ordre, le contacta via comlink pour lui annoncer qu’elle avait réussi à récupérer quelques cellules-souches de Mara, et qu’elle était en mesure d’en produire un clone&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Dès qu’il coupa la communication, il sortit du bar et se mit à courir comme jamais auparavant. &lt;em&gt;Cours, Luke, cours&amp;#160;!…Oui, mesdames et messieurs, c’est exceptionnel, Casaque Blanche est en train de refaire son retard à la corde et va griller tout le monde dans la dernière ligne droite&amp;#160;!…Rhalala, et voilà que Tyler va franchir la ligne d’arrivée, acclamé par la foule et salué par le drapeau à damier&amp;#160;! Il a su résister jusqu’au bout aux attaques de son coéquipier Fernando&amp;#160;!…Et là, c’est le drame&amp;#160;: la pauvre gazelle est repérée par le guépard, qui semble voler alors qu’il se précipite sur sa proie. Elle n’a d’ores et déjà plus aucune chance…Exceptionnelle Laure&amp;#160;! Bien que réfugiée chez les Spaghettiens, elle parvient encore une fois à battre son propre record du monde en nage papillon&lt;/em&gt;…Bref, il ne traîna pas en chemin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au centre médical, il rejoignit Cilghal dans son laboratoire et, fière d’elle, elle lui montra la cuve à bacta dans laquelle Mara, sa Mara, la seule, l’unique (oui, bon, d’accord, même pas vrai, c’est un clone), semblait dormir paisiblement. C’était comme si elle attendait qu’un baiser de son prince charmant ne la réveille. Luke tenta d’ailleurs cette bonne vieille technique, et embrassa fougueusement la cuve à bacta, sous les yeux quelque peu gênés de Cilghal et de ses assistants.&lt;br /&gt;
Il finit par se rendre compte que dans le genre stupide, il était bien parti pour gagner un prix, aussi recula-t-il légèrement. Il n’aurait plus manqué qu’un sub-paparazzi de Galactic Voici l’ait vu&amp;#160;!&lt;br /&gt;
L’air de rien, et pour détourner l’attention, il demanda à Cilghal&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– C’est bizarre. Pourquoi le bacta a-t-il une couleur laiteuse&amp;#160;? D’habitude, il est plus transparent&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, c’est vrai, Maître. On a mis du lait de Bantha dans le bacta…pour sa carnation, vous comprenez&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Ah oui, vous avez bien fait. C’est vrai qu’elle a la peau grasse, quand même…m’enfin, c’est parfait, elle sera contente&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;QUAND SOUDAIN la catastrophe arriva. Le liquide de la cuve à bacta se mit à faire des bulles, de plus en plus, de plus en plus vite. Cela rappela à Luke la fois où il avait oublié le chat dans la machine à laver (enfin, oublié, c’est un bien grand mot, mais ceci est une autre histoire…) et qu’il l’avait regardé tourner dans l’eau bullée…euh, ça se dit pas en français, ça…les bulles aqueuses, peut-être&amp;#160;? Pas beaucoup mieux. Enfin bref, on s’en fout un peu, l’idée est passée, je pense.&lt;br /&gt;
Luke resta immobile, tétanisé, tandis que Cilghal se précipita&amp;#160;: elle injecta plusieurs produits dans la cuve, très vite. Mais rien n’y fit&amp;#160;: bientôt, l’électroencéphalogramme du clone de Mara fut aussi plat que le mont culminant belge.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cilghal se détourna et fit face à Luke, bien embêtée.&lt;br /&gt;
– Euh…je ne comprends pas, maître. Mais, euh, bon, rassurez-vous, il nous reste encore deux cellules-souches, donc on a droit à autant d’essais&amp;#160;! On va réussir, c’est sûr…j’espère…je crois…peut-être…&lt;br /&gt;
Sur ce, ses yeux globuleux tombèrent par hasard sur les pieds de Luke, et ils s’agrandirent d’effroi. celui-ci baissa les siens, inquiets, et vit qu’il était positionné sur un tuyau, auquel il n’avait pas fait attention jusque-là. Sous son poids, le tuyau était écrasé.&lt;br /&gt;
– Euh…c’est quoi, ce truc&amp;#160;? demanda-t-il, inquiet.&lt;br /&gt;
– Et bien…l’arrivée d’oxygène pour la cuve à bacta, répondit Cilghal, gênée.&lt;br /&gt;
– Ah&amp;#160;? Et…ce pourrait être la cause de la mort du clone, vous croyez&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– A vrai dire, j’en suis même certaine. Vous voyez, on va réussir la prochaine fois, le problème est trouvé et résolu&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Euh…oui, je suis rassuré. Dites, Cilghal, pour se qui vient de se passer…&lt;br /&gt;
– Ne vous inquiétez pas, j’effacerais la mémoire de mes subordonnés&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Parfait&amp;#160;! C’est peut-être un peu Côté Obscur, comme méthode, non&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Non, pas du tout&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Si, si, j’en suis presque sûr&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Et moi je vous dis que non&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Bon, Cilghal, ça suffit, c’est qui le Grand Maître de l’Ordre, c’est vous ou c’est moi&amp;#160;? Si je vous dis que c’est Côté Obscur, c’est que c’est Côté Obscur&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Vous commencez à me courir sur le haricot, Maître&amp;#160;! Vous voulez peut-être vous démerder tout seul avec les cellules-souches&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Mais bien sûr que c’est une technique du Côté Lumineux, il n’y a jamais eu photo&amp;#160;! D’ailleurs, ajouta-t-il en sortant un bloc de données, je l’inscris officiellement dans le cursus suivi par les élèves du &lt;em&gt;praexum&lt;/em&gt;&amp;#160;! Cette erreur flagrante aurait dû être corrigée depuis longtemps&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Merci, maître&amp;#160;! Bon, je prépare la prochaine cellule-souche. Revenez dans vingt-quatre heures et le clone sera prêt&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vingt-quatre heures plus tard…la scène était la même, ou presque. Le tuyau noir qui convoyait l’oxygène avait disparu, au profit d’un tuyau aux couleurs changeantes, mais toutes fluorescentes. Qui plus est, il courait désormais au plafond, pour plus de sûreté. Ce qui n’empêcha pas Luke de scruter attentivement le sol avant de faire le moindre pas.&lt;br /&gt;
Cilghal lui sourit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Tout se passe à la perfection, Maître&amp;#160;! Dans dix secondes, tout sera fini et elle s’éveillera à la vie.&lt;br /&gt;
Luke sentit des larmes de bonheur perler au coin de ses paupières transies d’amour. Pour rester dans cette ambiance, il se serait bien roulé dans une verte prairie inondée de rayons solaires chatoyants, mais c’était malheureusement impossible dans un centre médical.&lt;br /&gt;
Les dix secondes fatidiques s’écoulèrent. Le liquide contenu dans la cuve fut évacué. Un sifflement se fit entendre. La porte de la cuve s’ouvrit.&lt;br /&gt;
Mara était resplendissante. Luke eut un étourdissement de joie en plongeant son regard dans les yeux verts de sa belle. La plus belle de la galaxie, selon lui, même trempée comme une soupe comme elle l’était. D’un autre côté, elle n’aurait pas été ridicule dans un concours de «&amp;#160;Miss T-Shirt mouillé&amp;#160;».&lt;br /&gt;
Un fin sourire se dessina sur ses traits, et elle tendit la main vers son aimé. Tremblant d’émotion, Luke la lui prit délicatement. Elle posa un pied sur le sol carrelée, QUAND SOUDAIN, vu qu’elle ruisselait de bacta au lait de Bantha, elle glissa et s’étala de tout son long. L’arrière de son crâne heurta violemment le rebord de la cuve à bacta, et elle resta là, inerte, tandis que son sang commençait à se répandre autour de sa tête, en auréole.&lt;br /&gt;
Interdit, Luke n’esquissa pas un mouvement. Cilghal se précipita, glissa à son tour, mais exécuta un double axel suivi d’un triple saut périlleux arrière, avant d’enchaîner sur une pirouette vrillée sur le côté. Grâce à cette redoutable technique Jedi, elle évita de subir le même sort que sa patiente, qu’elle se mit dès lors à examiner attentivement. Quelques secondes plus tard, elle lança un regard empli de compassion à Luke et secoua la tête.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Maître Jedi explosa.&lt;br /&gt;
– Nan, mais c’est pas possible, vous vous foutez de moi, Cilghal&amp;#160;! Qu’est-ce que c’est que ce labo de merde&amp;#160;! Et qui m’a fichu une abrutie pareille à sa tête&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Premièrement, l’abruti en question, c’est vous, Maître, au cas où vous l’auriez oublié. Deuxièmement, il nous reste une dernière cellule-souche, et ce labo est le seul capable de produire des clones&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Euh…vous avez une serpillière&amp;#160;? Je vais vous donner un coup de main pour le ménage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vingt-quatre heures plus tard…la scène était la même, ou presque. Des tapis recouvraient le sol, des matelas avaient été collés sur les murs, et la cuve à bacta avait été également matelassée. Pour plus de sûreté, Luke avait fait installer un rayon tracteur pointé sur l’ouverture de la cuve. &lt;br /&gt;
Rien ne pouvait arriver&amp;#160;! Enfin, lui et Mara allaient se retrouver&amp;#160;! Luke en était encore plus heureux que la veille, car les factures commençaient à s’amonceler à la maison, et c’était toujours Mara qui s’en occupait.&lt;br /&gt;
Les dix secondes fatidiques s’écoulèrent. Le liquide contenu dans la cuve fut évacué. Un sifflement se fit entendre. La porte de la cuve s’ouvrit (pratique, le copier-coller&amp;#160;!).&lt;br /&gt;
Et là, enfin, alors que des Anges vêtus de blanc immaculé se penchaient sur cette belle scène de retrouvailles, les deux époux furent enfin dans les bras l’un de l’autre. cupidon, taquin, leur décocha quelques flèches. Cilghal pava leur chamin de pétales de roses rouges. L’escadron Rogue passa devant la fenêtre et forma des cœurs avec les traînées de répulsion de ses ailes-X. Bref, ils étaient contents.&lt;br /&gt;
– Hum, fit Mara, les yeux brillants, toujours dans les bras de son époux, je sens quelque chose de dur contre moi&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Oh, non&amp;#160;! J’avais complètement oublié le sandwich aux rillettes et cornichons dans ma poche, se désola Luke en s’écartant précipitamment et en fourrant sa main dans sa poche.&lt;br /&gt;
QUAND SOUDAIN un des pétales de rose se glissa subrepticement dans les rouages du rayon tracteur, et provoqua un court-circuit qui mit la machine en marche à pleine puissance. Mara IV Le Retour du Retour du Retour fut aussitôt happée par le rayon invisible, qui l’attira jusqu’à la pointe acérée de la machine. Elle s’y embrocha et ses membres pendouillèrent, inertes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques millions d’anges passèrent, avant que Luke ne réagisse.&lt;br /&gt;
– Je suppose que c’était le destin, maugréa-t-il. On va pouvoir retourner à nos activités habituelles, du coup. Je ne vous en veux pas, Cilghal, vous avez tout tenté pour la ramener à la vie&amp;#160;! C’est quoi, maintenant, la suite&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Inferno, je crois, Maître.&lt;br /&gt;
– Aïe&amp;#160;! J’espère que c’est pas mon branleur qui va me faire sa crise d’ado&amp;#160;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/07/Le-clone-de-Mara-%28nouvelle-parodique%29#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/07/Le-clone-de-Mara-%28nouvelle-parodique%29#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1772</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption, épilogue</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/04/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-%C3%A9pilogue</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:516404342d766dc7db5a31913dd3f7e0</guid>
    <pubDate>Sun, 04 Mar 2012 09:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption</category>
        <category>fan-fiction</category><category>roman</category><category>sith</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Avec cette note, les aventures de Tel&amp;#8217;Ay s&amp;#8217;achèvent&amp;#8230; provisoirement&amp;#160;!&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Épilogue&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Jarl’Ol In-Der était assez fier de lui. Trois semaines auparavant, il avait accueilli en grande pompe Ver’Liu So-Ren et lui avait offert le trône sur un plateau. Il était considéré comme un héros par ses compatriotes et avait tout fait pour minimiser sa participation au gouvernement précédent. Il avait poussé le bouchon jusqu’à faire croire que secrètement, il travaillait en fait au bien-être des Skelors et s’opposait en douce à toutes les décisions iniques prises par l’occupant zabrak.&lt;br /&gt;
Il y avait même des moments où il arrivait presque à se convaincre que ses mensonges étaient vérité. Par contre, il trouvait le nouveau souverain de son peuple assez ingrat&amp;#160;: le nombre de fois où il avait été reçu en audience depuis le retour du roi se comptait sur les doigts d’une main. Mais cela ne durerait pas&amp;#160;: il comptait bien sur sa nouvelle popularité pour s’imposer durablement à un poste de prestige. Peut-être même deviendrait-il le représentant de Skelor I au Sénat de la République&amp;#160;? Car depuis sa prise de pouvoir, Ver’Liu avait décidé que Skelor I rejoindrait la République, malgré l’hostilité à peine masquée du Chancelier Saratama Canawasi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;In-Der se sentait injustement mis à l’écart, mais il ne doutait pas une seconde de pouvoir rebondir suite à cette période creuse. Quand la sonnerie de la porte de ses appartements privés au palais retentit de bon matin, il fut soulagé. Sûrement des nouvelles du souverain, qu’il inondait de messages afin de ne pas être oublié.&lt;br /&gt;
Il fut conforté dans ce sentiment en trouvant Go’Kar et deux de ses gardes à la porte.&lt;br /&gt;
– Pouvons-nous entrer, monsieur le ministre&amp;#160;? demanda le chef de la sécurité du palais. J’ai des nouvelles à vous communiquer.&lt;br /&gt;
– Mais bien sûr, je vous en prie, répondit In-Der, affable. Je vous écoute.&lt;br /&gt;
Go’Kar porta la main à son communicateur et dit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Corridors ouest et nord, au rapport.&lt;br /&gt;
– &lt;em&gt;Personne&lt;/em&gt;, répondit une voix.&lt;br /&gt;
– &lt;em&gt;Le corridor est dégagé, monsieur&lt;/em&gt;, fit une deuxième voix.&lt;br /&gt;
Sur un signe de Go’Kar, ses séides s’emparèrent de l’ancien vice-premier ministre.&lt;br /&gt;
– Mais que faites-vous&amp;#160;? s’inquiéta In-Der, incrédule.&lt;br /&gt;
– Monsieur le ministre, vous êtes un drogué, dit Go’Kar.&lt;br /&gt;
– Vous perdez la tête, ma parole&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Pas le moins du monde, répondit le chef de la sécurité en portant à la vue d’In-Der la seringue hypodermique qu’il avait caché derrière son dos jusque-là. Ceci est une dose très concentrée de bâton de la mort, autant dire fatale. Je vais vous l’injecter, vous allez mourir, et l’enquête qui s’ensuivra démontrera à tous que vous n’en étiez pas à votre coup d’essai en la matière. Tous les témoins qui confirmeront votre addiction sont déjà prêts.&lt;br /&gt;
– Mais que…&amp;#160;? C’est un complot&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– En effet, monsieur le ministre. Notre roi connaît la vérité qui se cache derrière votre masque de héros. Pendant toutes les années de domination zabrak, vous n’avez eu de cesse de survivre, vous n’avez jamais aidé aucun autochtone. Au contraire, vous n’avez jamais rechigné à envoyer nos compatriotes à la mort.&lt;br /&gt;
– Vous vous trompez, je…&lt;br /&gt;
– Silence, vermine&amp;#160;! J’ai moi-même mené l’enquête sur vos agissements, je sais qui vous êtes réellement. Laissez-moi vous dire comment les choses vont se passer&amp;#160;: suite à votre shoot, vous allez perdre la tête et tomber dans le grand escalier qui mène au hall. Les 732 marches que vous allez dévaler tête la première devraient avoir raison de votre misérable existence. Comme par enchantement, un dossier tout récemment fourni aux médias de la planète va être révélé au grand public, rappelant votre action contre les Skelors en tant que vice-premier ministre. Vous allez perdre la vie &lt;em&gt;et&lt;/em&gt; le crédit que vous avez volé ces dernières semaines.&lt;br /&gt;
– Vous ne pouvez pas faire ça&amp;#160;! Je veux parler au roi&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Go’Kar sourit.&lt;br /&gt;
– Il a lui-même mis sur pied ce… plan de communication.&lt;br /&gt;
– C’est impossible, il est… il est un gentil garçon, au fond. Il ne pense qu’au bien de son peuple, jamais il ne cautionnerait un tel acte&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Ver’Liu So-Ren est le roi de Skelor I, l’incarnation de Sweer, le Grand Reptilien. Et aujourd’hui, il règle ses comptes, conclut Go’Kar avec une grimace de satisfaction.&lt;br /&gt;
In-Der tenta vainement d’échapper à la poigne de fer des deux gardes. Quand il voulut crier, Go’Kar le bâillonna d’une main, tout en lui injectant directement dans la carotide le contenu de la seringue. Puis il reprit son communicateur.&lt;br /&gt;
– Corridors ouest et nord, au rapport.&lt;br /&gt;
– &lt;em&gt;Tout est clair, monsieur&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
– &lt;em&gt;Rien à signaler, commandant&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Sur un signe de Go’Kar, les deux gardes emportèrent de corps d’In-Der, affaissé par la drogue. Tous quatre gagnèrent rapidement le haut du grand escalier.&lt;br /&gt;
– Jetez-moi cette vermine dans l’escalier.&lt;br /&gt;
Tel fut le bref éloge funèbre de Jarl’Ol In-Der.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Tol Guela n’osait pas bouger. Il était recroquevillé en position fœtale, à même le sol de son bureau. Depuis cinq minutes&amp;#160;? Le double&amp;#160;? Impossible à dire. Depuis que les mercenaires, furieux de n’avoir pas été payés, avaient débarqué dans son bureau pour le passer à tabac, il s’était protégé du mieux qu’il avait pu, en espérant survivre à la correction.&lt;br /&gt;
Quand la pluie de coups avait enfin cessé, il s’était attaché à ne pas crier, dans un effort dérisoire de ne plus attirer l’attention sur lui. Les gémissements qu’il n’avait pas été capable de contenir n’avait heureusement attiré personne.&lt;br /&gt;
Au bout d’une interminable attente, il n’y tint plus et jeta un œil autour de lui. Il était seul, au milieu de son bureau dévasté par ses bourreaux. Nul doute à ses yeux que les mercenaires avaient mis à sac tout le complexe gouvernemental d’Iridonia avant de partir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette fois, c’était vraiment la fin. L’Hégémonie n’était même plus à genoux, elle n’existait plus. Ruinée, liquidée. Il eut une pensée amère pour le peuple skelorien, qui venait tout juste de quitter sa condition de misérable peuple en exil pour intégrer la République. Tous les dons qu’avait reçus Ver’Liu So-Ren avait permis au jeune souverain de lancer tout un programme d’investissements sur sa planète. Cet apport initial semblait à présent fructifier. Tout le contraire de l’Hégémonie des mondes zabraks, qui était en train de s’effondrer sur elle-même. Les Zabraks étaient bien partis pour remplacer les Skelors en tant que sous-peuple misérable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le corps de Tol Guela n’était plus qu’une vaste plaie. Il tenta vainement de se relever et s’aperçut que sa jambe gauche était tordue dans un angle anormal. Rien que de la regarder lui valut une nouvelle vague de souffrances. Comment était-il possible d’avoir aussi mal sans en mourir&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Un mouvement fugace attira son regard. Ven’Mar Ar-Din, ancien président de la république de Skelor I, se tenait dans l’encadrement de la porte du bureau de Tol Guela, l’air paniqué.&lt;br /&gt;
Tol Guela ne dit rien. Parler était au-dessus de ses forces.&lt;br /&gt;
Ar-Din fut poussé dans le dos et s’affala à son tour sur le sol. Un mercenaire entra derrière lui. Enfermé lui aussi dans un mutisme de mauvais aloi, il sortit d’une de ses poches un holoprojecteur miniature et l’activa. La silhouette minuscule de Ver’Liu So-Ren apparut, et l’hologramme du roi de Skelor I prit la parole&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Ven’Mar Ar-Din, pour vous être enrichi sur le dos des Skelors pendant des années et avoir contribué à laisser notre peuple dans la pauvreté la plus extrême, je vous condamne à mort. Tol Guela, pour avoir osé penser prendre la suite d’Ovelar Nantelek, vous êtes à mes yeux l’ennemi public numéro un. Vous aussi êtes condamné à mort. Bourreau, fais ton office.&lt;br /&gt;
Le mercenaire sortit un blaster de taille respectable du holster passé à sa ceinture et, ignorant les supplications d’Ar-Din, lui colla un rayon laser dans le front. Tol Guela resta silencieux. Il ne supplierait pas, ce n’était tout simplement pas dans son caractère. Il se sentit même serein. Il avait mené sa vie comme il l’entendait, s’appuyant sur ses valeurs. Il ne regrettait rien.&lt;br /&gt;
Sa dernière vision fut un flash sortant du blaster désormais dirigé sur lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– Mission accompli, chef, annonça le mercenaire à l’hologramme.&lt;br /&gt;
– J’ai vu ça, Gerfried. Je donne l’ordre de faire virer la somme convenue sur le compte que vous avez choisi.&lt;br /&gt;
– C’est un plaisir de faire affaire avec vous, votre altesse, fit le mercenaire avant de couper la communication.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ver’Liu So-Ren éteignit la console de communication et se tourna vers Gok-Ar et Amo’Kar.&lt;br /&gt;
– Mes ennemis sont maintenant morts, annonça froidement Ver’Liu.&lt;br /&gt;
Ses deux vis-à-vis ne répondirent pas. Gok’Ar était le chef de la sécurité de Ver’Liu, il vénérait son roi et suivait aveuglément ses ordres. Tel était à ses yeux son devoir. Amo’Kar, le plus proche conseiller de Ver’Liu, avait lui plus de bouteille et n’avait pas peur d’aborder les sujets qui fâchaient&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Sire, votre vengeance est accomplie et je ne remets pas en doute la justice qui se cache derrière. Mais qu’en est-il de ma fille Sionarel&amp;#160;? Vos espions ont-ils pu retrouver sa trace&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Non, répondit Ver’Liu en repoussant les émotions qui jaillirent en lui à l’évocation du sort de sa bien-aimée. Nul ne sait ce qui est passé par la tête de ce maudit Marton Karr quand il est venu l’enlever. Impossible de trouver la moindre piste menant à eux.&lt;br /&gt;
– Qu’allez-vous faire, sire&amp;#160;? insista Amo’Kar.&lt;br /&gt;
– Les recherches continuent, et elles continueront tant que nous n’aurons pas de réponse.&lt;br /&gt;
Amo’Kar acquiesça du chef. Comme Ver’Liu avait changé avec les derniers événements&amp;#160;! Oublié le jeune adulte idéaliste qui venait juste de quitter l’adolescence. Le conseiller faisait désormais face à un souverain implacable, ce qui ne manquait pas de l’inquiéter. Ver’Liu semblait décider à ne reculer devant rien dans certains domaines.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Tel’Ay Mi-Nag était content de lui. Il avait pris possession des ruines de Meros V, celles-là même qui avaient abrité la Confrérie de Maal Taniet pendant des décennies. À charge pour lui de rebâtir la Confrérie, ce qui était en bonne voie. La confrérie avait compté des dizaines de membres au firmament de sa puissance. Aujourd’hui, ne restait plus Tel’Ay, Marton Karr… et Sionarel.&lt;br /&gt;
Peu après l’explosion de la bombe qui avait visé Ver’Liu sur Velinia III, Tel’Ay s’était retrouvé face à la petite amie de son roi, inconsciente. Il s’était déjà rendu compte auparavant qu’elle était sensible à la Force, et s’était maintes fois posé la question de savoir si elle pourrait lui être utile en tant que tel. En la voyant à sa merci, il avait hésité avant de prendre une mesure draconienne&amp;#160;: la placer en stase, que tout le monde assimilerait à un coma, en attendant de se l’approprier.&lt;br /&gt;
Avant de partir affronter Dark Omberius, il avait donné pour instruction à Marton Karr d’enlever Sionarel, mission dont s’était parfaitement acquitté son apprenti. Tel’Ay ne doutait pas de réussir à manipuler suffisamment Sionarel pour qu’elle finisse à terme par adhérer aux croyances de la confrérie. Il envisageait même de lui faire un enfant&amp;#160;: vu que tous deux étaient Skelors et possédaient une affinité avec la Force, les lois de l’hérédité donnaient de bonnes chances à un éventuel enfant issu d’une telle union d’être pourvu de la Force.&lt;br /&gt;
Le quatrième membre de la nouvelle confrérie était Anaria, la seule qui ne soit pas sensible à la Force. Mais outre les liens certains qui unissaient la Wookiee à Tel’Ay, à force d’aventures en commun, le Skelor l’appréciait pour le point de vue qu’elle apportait, aux antipodes d’utilisateurs de la Force concentrés sur leur tâche. Ne restait qu’une chose à savoir. Quel était donc le rôle de la Confrérie de Maal Taniet&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay s’était rendu compte au cours de ses récentes pérégrinations qu’il ne savait rien des buts et objectifs de la confrérie à laquelle il appartenait depuis sa plus tendre enfance. Maintenant qu’il avait accompli la mission que lui avait confié son défunt maître, à savoir éradiquer les Sith concurrents issus de la mouvance initiée par Dark Bane, il comptait bien en avoir le cœur net.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s’isola de ses compagnons et demanda à haute voix&amp;#160;:
– Maître&amp;#160;?&lt;br /&gt;
La silhouette fantomatique de Maal Gami apparut.&lt;br /&gt;
– Je suis satisfait de tes actions, Tel’Ay. Tu as détruit notre ennemi Sith et tu as posé les fondements de la résurrection de notre Ordre.&lt;br /&gt;
– Merci, mon maître. Puis-je enfin vous poser une question qui me taraude depuis quelque temps&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Fais donc, apprenti.&lt;br /&gt;
– Quelle est la finalité de la Confrérie de Maal Taniet&amp;#160;? Nous nous présentons comme étant des Sith, mais nous conservons notre libre arbitre. Nous ne nous laissons jamais submerger par le Côté Obscur, nous le maîtrisons et en faisons notre outil, malléable entre nos mains, contrairement aux anciens Sith, qui se sont entre-déchirés jusqu’à leur destruction, à l’exception de quelques-uns qui ont su évoluer. Les Jedi, quant à eux, sont des intégristes de la Lumière. Quelle est notre place là-dedans&amp;#160;?&lt;br /&gt;
L’apparition spectrale laissa percer un mince sourire.&lt;br /&gt;
– Je sais que le Jedi Yoda t’a parlé d’Even Peltuis, un ancien Jedi censé avoir créé la Confrérie. Tout cela est vrai. Notre Ordre est issu de la mouvance des Clairs-Obscurs, ces utilisateurs de la Force qui ne sont ni Sith ni Jedi.&lt;br /&gt;
– Mais concrètement, qu’est-ce que cela veut dire, maître&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Nous ne sommes ni Sith ni Jedi. Even Peltuis, quand il a créé notre Confrérie sous le nom de Maal Taniet, a voulu en faire un centre du savoir lié à la Force, indépendamment des structures existantes.&lt;br /&gt;
– Alors que sommes-nous, maître&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Nous sommes les gardiens du savoir&amp;#160;! Notre mission, telle que définie par Maal Taniet, est de collecter le plus possible de pouvoirs liés à la Force, qu’ils soient de mouvance Sith ou de mouvance Jedi. Nous sommes les gardiens de l’équilibre entre le Côté Lumineux et le Côté Obscur.&lt;br /&gt;
– Je ne comprends pas, maître. Sommes-nous des Sith ou des Jedi&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Ni l’un ni l’autre. Nous restons neutres. Les pouvoirs que nous nous approprions sont soigneusement conservés dans nos archives. Les conflits entre les diverses écoles de la Force sont si violents qu’ils nécessitent un intermédiaire, afin que leurs enseignements respectifs ne se perdent pas. Nous sommes les serviteurs de la Force, pas l’inverse&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Tel’Ay digéra l’information, tranquillement. Voilà qui semblait si logique après coup&amp;#160;! Nul complot pour faire passer la galaxie sous une quelconque influence, bonne ou mauvaise. Les Tanietiens n’existaient que pour que les savoirs des différentes mouvances ne se perdent pas.&lt;br /&gt;
Voilà qui ouvrait des perspectives plus qu’intéressantes à ses yeux…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/04/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-%C3%A9pilogue#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/04/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-%C3%A9pilogue#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1768</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Minos (2)</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/03/Minos-%282%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2546f772e8743e9a148cd841fd73dbd8</guid>
    <pubDate>Sat, 03 Mar 2012 01:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Minos, nouvelle version</category>
        <category>Akeydana</category><category>delimanores</category><category>fantasy</category><category>Minos</category><category>roman</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Cette fois c&amp;#8217;est officiel, &lt;em&gt;Minos&lt;/em&gt; renaît de ses cendres&amp;#160;!&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C&amp;#8217;est déjà en décembre 2009 que j&amp;#8217;ai entamé cette quatrième version de &lt;em&gt;Minos&lt;/em&gt;. Bon, OK, ça n&amp;#8217;aura pas duré longtemps, juste le temps de pondre un prologue avant de laisser à nouveau le livre sombrer dans l&amp;#8217;oubli. Je pourrais dire pour me défendre que je l&amp;#8217;ai toujours eu dans un coin de ma tête, ce qui est vrai, mais bon&amp;#160;: je sais par expérience qu&amp;#8217;on arrive très bien à vivre avec les trucs qu&amp;#8217;on devrait faire, qu&amp;#8217;on a envie de faire, mais dans lesquels on ne croche jamais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce prologue s&amp;#8217;articulait en deux parties&amp;#160;: une partie générale qui présentait le lieu de départ de l&amp;#8217;histoire, la capitale de Lul, Balkna, son histoire et son agencement, ainsi qu&amp;#8217;une cérémonie magico-religieuse à laquelle assistait Darssé, le roi de Lul.&lt;br /&gt;
La première partie relevait d&amp;#8217;un joli défi au niveau du point de vue&amp;#160;: je parlais d&amp;#8217;un vent, de son nom, de l&amp;#8217;histoire qui s&amp;#8217;y attachait et qui permettait d&amp;#8217;enchaîner sur les événements historiques ayant conduit à la création du royaume, rien de moins. Et ensuite je détaillais les différents quartiers. Sauf que cette partie s&amp;#8217;est avérée bancale aux yeux de mes beta-lecteurs, un peu confuse.&lt;br /&gt;
Du coup, je viens de tout réécrire en présentant un résumé historique du monde dans lequel je projette mes lecteurs, en esquissant les grandes lignes. En revanche, j&amp;#8217;ai gardé une bonne partie de la description de la ville, même si j&amp;#8217;ai failli me laisser tenter par une description qui se serait faite par le biais d&amp;#8217;un oiseau, qui se serait posé sur le palais royal avant de survoler les différents quartiers. Oui, &lt;em&gt;failli&lt;/em&gt; seulement car l&amp;#8217;exercice m&amp;#8217;a paru trop complexe pour mon niveau actuel.&lt;br /&gt;
Quelque part, penser d&amp;#8217;une telle manière n&amp;#8217;est pas très satisfaisant&amp;#160;: si je ne fais pas des essais dès maintenant pour aboutir à un style plus riche, je le ferai quand&amp;#160;? J&amp;#8217;ose à croire qu&amp;#8217;au cours de l&amp;#8217;écriture de cette nouvelle mouture, une aisance nouvelle me viendra pour décrire des scènes avec ce type de points de vues décalés. Souvent, les choses se mettent en place d&amp;#8217;elles-même en matière d&amp;#8217;écriture. Mais évidemment, si cela arrive, je me sentirai obligé de réécrire mon prologue&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais je n&amp;#8217;en suis pas là&amp;#160;! Bref, pour aujourd&amp;#8217;hui, mon nouveau prologue a été écrit, et j&amp;#8217;ai attaqué mon premier chapitre. Attaquer est d&amp;#8217;ailleurs un bien grand mot. Je me suis contenté de reprendre les scènes écrites jusque-là, en les corrigeant, les modifiant, les rendant moins maladroites, je l&amp;#8217;espère. J&amp;#8217;ai placé le synopsis de nouvelles scènes venant s&amp;#8217;intercaler dans la trame principale, afin d&amp;#8217;enrichir le récit en présentant de nouveaux personnages qui, dans la version précédente de Minos, arriveront plus tard dans le récit. Demain, j&amp;#8217;attaque l&amp;#8217;écriture de ces scènes&amp;#8230;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/03/Minos-%282%29#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/03/Minos-%282%29#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1765</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption, chapitre XXIV</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/02/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXIV</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:db79c07f8fa3acaa576134b483cddfa9</guid>
    <pubDate>Fri, 02 Mar 2012 22:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption</category>
        <category>fan-fiction</category><category>roman</category><category>sith</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Et voici l&amp;#8217;ultime chapitre de ce roman, qui sera suivi d&amp;#8217;un épilogue dès demain&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Chapitre XXIV&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Jarl’Ol In-Der était inquiet pour son avenir. Certes, il avait retourné les événements récents à son avantage, dans un élan d’opportunisme bien exploité, mais il n’en avait pas moins cruellement conscience de la précarité de sa position. Combien de temps faudrait-il avant que ses congénères, une fois l’euphorie de la libération passée, ne se retournent contre lui, qui avait soutenu l’ancien régime&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Les conséquences de la mainmise sur la planète par Ovelar Nantelek étaient édifiantes&amp;#160;: Skelor I était ruinée et il faudrait sans doute des décennies avant qu’elle ne s’en relève. Toutes les infrastructures demandaient à être reconstruites à partir de rien, l’économie était en berne, la pauvreté omniprésente. Son expérience d’homme politique lui soufflait qu’il serait en danger dès que le mécontentement recommencerait à se faire entendre de la part de la population exploitée et humiliée depuis trois décennies.&lt;br /&gt;
En tant que nouveau dirigeant de Skelor I, il devait redresser la barre, et vite, or il n’avait aucun moyen financier ni même de légitimité pour le faire. Il était en sursis. Il avait assuré sa survie, mais seulement à court terme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La grand-place d’Ilyria-Na, qui faisait face au palais royal, était en permanence noire de monde. Les Skelors attendaient des réponses, ils voulaient savoir de quoi serait fait leur avenir. Le calme avant la tempête, craignait In-Der. Ce dernier avait désespérément besoin d’alliés. Il avait contacté la République mais l’équipe du nouveau Chancelier avait refusé de reconnaître son autorité et lui avait bien fait comprendre qu’elle se lavait les mains de la situation skelorienne. Secrètement, il s’était rabattu sur l’Hégémonie Zabrak. Mais l’instabilité politique semblait avoir aussi gagné les mondes zabraks, orphelins d’un dirigeant fort suite à la mort d’Ovelar Nantelek. Où qu’il se tourne, In-Der trouvait porte close.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De fil en aiguille et face à l’impatience grandissante des Skelors, il ne vit qu’une seule solution à l’impasse dans laquelle il se trouvait&amp;#160;: il lui fallait conserver son beau rôle mais se mettre en retrait. Quoi qu’il arrive, il devait coûte que coûte garder son aura de libérateur et ne rien faire qui puisse se retourner contre lui. Pour cela, il devait se retirer de la vie politique, confier les rênes de la planète exsangue à une nouvelle équipe dirigeante qui elle, essuierait les plâtres et assumerait les conséquences d’une reconstruction qui risquait de prendre des décennies.&lt;br /&gt;
À discuter avec les uns et les autres, à rassurer les gens, un leitmotiv émergea vite&amp;#160;: les Skelors avaient entendu parler de Ver’Liu So-Ren, l’héritier de la couronne, sorti de nulle part et qui depuis des mois se battait pour faire reconnaître les droits de son peuple. Plus les heures passaient, plus l’idée d’un retour du roi faisait son chemin dans l’esprit des Skelors. La conscience collective était ainsi faite que beaucoup oublièrent que les dernières décennies de royauté avaient été le théâtre de la corruption et d’une cassure entre les rois et leurs sujets. La royauté avait viré à la dictature. Aujourd’hui, tout cela semblait oublié&amp;#160;: les Skelors voulaient retrouver la stabilité, leur conscience d’être un peuple uni sous la férule d’une dynastie plusieurs fois centenaire, sacrée, protégée par le Grand Sweer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;In-Der se rendit à l’évidence&amp;#160;: seul Ver’Liu So-Ren, qui avait une légitimité naturelle à diriger les Skelors et qui, disait-on, était à la tête d’une fortune conséquente, était à même de reprendre en mains la destinée de son peuple.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Un roi béni par le Grand Sweer ne pleure pas. Et pourtant, Ver’Liu avait du mal à se contenir. Il n’était plus le bienvenu dans l’espace républicain. Il devait partir en exil. Face à l’ampleur de son échec, face à la honte de n’avoir pas pu aider son peuple, il s’était demandé s’il ne devait tout simplement pas mettre fin à sa misérable existence de raté.&lt;br /&gt;
Il avait rejeté cette idée avec rage. Il avait choisi sa voie, décidé d’assumer ses responsabilités envers les siens, coûte que coûte. Son propre sort n’entrait guère en ligne de compte. Le roi de Skelor était au service de son peuple, pas l’inverse. Ver’Liu avait payé le prix fort pour l’apprendre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu’il était en route pour Velinia III, afin de mettre son peuple au fait des funestes nouvelles venues de Coruscant, Go’Kar, le chef de la sécurité suppléant Tel’Ay Mi-Nag, vint sonner à la porte de sa cabine. Fébrile, il entra et lança de tout à trac&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Monseigneur, j’arrive de la passerelle. Nous avons été contactés par un certain In-Der, dirigeant par intérim de Skelor I. Il affirme qu’Ovelar Nantelek est mort et veut que vous veniez sur la planète pour reprendre le trône&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Que… C’est impossible&amp;#160;! Tous nos efforts ont été vains et vous me dites que ce sont nos compatriotes, restés sur Skelor I qui ont finalement réussi là où nous avons échoué&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, monseigneur, acquiesça précipitamment Go’Kar, fébrile.&lt;br /&gt;
– Et alors que la royauté a été indigne de son rang avant d’être chassée du pouvoir, notre peuple veut la restaurer&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Monseigneur, quels qu’aient été les actes des rois du passé, votre lignée a été sacrée par le Grand Sweer lui-même. Quoi qu’on en dise, vous êtes la seule autorité légitime de la planète. La monarchie a été renversée il y a trente ans suite à un complot zabrak, et les conséquences pour notre peuple ont été dramatiques. Aujourd’hui, il préfère oublier la responsabilité de la royauté dans le coup d’État pour mettre l’accent sur la manipulation des Zabraks. Il considère que c’est une erreur qui doit être oubliée et réparée&amp;#160;! C’est une chance inespérée pour vous&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Cette fois, Ver’Liu sentit les larmes monter à ses yeux, submergé par l’émotion. Il n’avait eu de cesse d’aider son peuple et voilà que celui-ci avait pris son destin en mains… et le voulait à sa tête. Même dans ses rêves les plus fous, il n’avait pas imaginé un tel retournement de situation.&lt;br /&gt;
Il se força à respirer profondément pour se calmer et dit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Passez-moi cet In-Der.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dès son arrivée sur Iridonia, Tol Guela fut accueilli comme le nouveau dirigeant légitime de l’Hégémonie. Même s’il passait le plus clair de son temps au sénat galactique, tout un chacun n’ignorait pas qu’il était le bras droit de feu Ovelar Nantelek. Il s’empressa de rassurer immédiatement l’État-major et les gouvernants locaux, en assurant qu’il allait mener une politique conforme à celle de son prédécesseur.&lt;br /&gt;
Il reçut également une délégation de mercenaires, qui s’inquiétaient de leur avenir, entre le changement politique à la tête de l’Hégémonie et l’existence des droïdes de combat d’Ovelar Nantelek. Tol Guela prit soin de souligner que les mercenaires formaient le nerf de l’armée, les droïdes ne faisant office que de chair à canon. Cette explication suffit amplement aux soldats&amp;#160;: être aussi grassement payé que sous la férule de Nantelek tout en étant amenés à moins risquer leur peau leur convenait on ne peut mieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien qu’affaiblie, la puissance militaire de l’Hégémonie restait conséquente, et Guela comptait bien s’en servir à son avantage. Les dernières nouvelles du Sénat et de la politique de Canawasi le ravissaient, mais apprendre que les Skelors étaient bien partis pour reprendre la main sur leur planète lui parut inacceptable. Il aurait dû anticiper le fait que les mercenaires ayant quitté Skelor I, ses habitants redeviendraient libres.&lt;br /&gt;
Guela avait beau être un Zabrak rompu à toutes les ficelles de la politique, il avait de sérieuses lacunes militaires. Il devrait bien s’entourer à ce niveau s’il voulait préserver la puissance de l’Hégémonie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En gage de bonne foi envers les combattants de chair et de sang rangés à ses côtés, il se résolut à faire virer une somme confortable sur les comptes des compagnies de mercenaires. Il s’introduisit dans les ordinateurs gérant les finances de l’Hégémonie&amp;#160;; Ovelar Nantelek lui faisait assez confiance pour lui avoir donné les codes d’accès à ses richesses.&lt;br /&gt;
Le sang lui monta au visage d’un coup quand il s’avisa que le premier compte qu’il ouvrit était vide. Idem pour le second. Et le troisième. Ses mains tremblèrent, de plus en plus, au fur et à mesure qu’il se rendit compte que tous les comptes utilisés par l’Hégémonie avaient été consciencieusement vidés. Tous sans exception. L’Hégémonie était ruinée.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Ce n’est pas possible, ça ne peut pas arriver&lt;/em&gt;, se dit Guela en pianotant furieusement sur sa console. &lt;em&gt;Il y a des comptes cachés, Nantelek était un vieux renard&lt;/em&gt;. Pourtant, il ne trouva rien.&lt;br /&gt;
Il appela sur-le-champ le ministre de l’économie, qui tomba des nues en apprenant la nouvelle et se mit à son tour à chercher les informations dans les ordinateurs gouvernementaux d’Iridonia. Son action fut aussi vaine que celle de son supérieur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans fonds d’aucune sorte, L’Hégémonie se retrouvait dans l’impossibilité de continuer à exercer ses pressions. Pire encore, elle ne disposait visiblement même plus de quoi faire illusion en attendant de découvrir ce qui s’était passé. C’était la pire des catastrophes, et Tol Guela se vit déjà comme un homme mort. N’était-il venu sur Iridonia que pour assister à la chute de son peuple, à l’effondrement de l’empire créé par Ovelar Nantelek&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu’il n’imaginait pas que pire chose puisse se produire, Guela fut tiré de sa panique par plusieurs consoles de communication, qui se mirent à triller à qui mieux mieux.&lt;br /&gt;
– Qu’est-ce que c’est&amp;#160;? demanda-t-il en en allumant une au hasard, s’attendant au pire.&lt;br /&gt;
– Monsieur le président, c’est une catastrophe&amp;#160;: les vestiges de notre flotte viennent d’exploser&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Quoi&amp;#160;? C’est une attaque&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Non, monsieur. La flotte était en orbite, en réparation ou attendant de nouveaux ordres. Soudain, sans signe annonciateur, elle a explosé&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Guela ne perdit pas de temps à répondre et coupa la communication, avant de prendre dans la foulée un nouvel interlocuteur.&lt;br /&gt;
– Quoi encore&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Monsieur le président, la nouvelle vient de tomber&amp;#160;: le chantier naval de Skelor I vient d’être victime d’un sabotage. Il a été la proie d’explosions puissantes, il n’en reste que des ruines en orbite. C’est d’autant plus étrange qu’aucun vaisseau ennemi n’a été détecté avant la destruction.&lt;br /&gt;
Guela abattit son poing sur la console de communication. Hébété, il ignora les autres sonneries. C’est à peine s’il réagit quand il entendit un bruit sourd et que la pièce trembla brièvement. À vrai dire, il ne fut même pas étonné par l’événement, quel qu’il puisse être. À ses côtés, le ministre de l’économie se tint prudemment coi, jusqu’à ce qu’un assistant de Guela entre en courant.&lt;br /&gt;
– Monsieur le président, il s’est produit une catastrophe incroyable&amp;#160;! Tous les droïdes de combat ont cessé de fonctionner et certains ont même explosé, provoquant des dégâts monstrueux à travers l’Hégémonie.&lt;br /&gt;
– Nous n’avons donc plus aucun droïde en état de fonctionner&amp;#160;? demanda Guela, très calme.&lt;br /&gt;
– Non, monsieur&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Et nos vaisseaux n’existent plus. Et l’Hégémonie est ruinée, poursuivit-il, impassible.&lt;br /&gt;
Sous les yeux éberlués du ministre et de l’assistant, il fut pris d’un irrépressible fou rire, qui dura d’interminables secondes avant de laisser place à une crise de larmes. L’assistant s’empressa d’aller verrouiller la porte du bureau, peu désireux que quiconque voit le maître de l’Hégémonie dans un tel état.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tol Guela finit par se reprendre. Il douta de jamais comprendre ce qui venait de se passer mais refusa de baisser les bras. Il était le leader des siens, il se devait à son peuple. Il comprit également que la paix de l’esprit lui serait désormais à jamais refusée.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ver’Liu So-Ren fut euphorique après sa communication avec Jarl’Ol In-Der. Le maître autoproclamé de Skelor I ne lui avait pas moins proposé que de restaurer la monarchie sur la planète. Une occasion inespérée pour Ver’Liu d’aider son peuple et de parvenir à ses fins.&lt;br /&gt;
Les nouvelles qui avaient suivi, à savoir la destruction mystérieuse de la flotte et des droïdes de l’Hégémonie, n’avaient fait que le conforter dans son état d’esprit. Tous les obstacles à sa prise de pouvoir se dissipaient comme par enchantement&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Le jeune Skelor n’avait qu’une peur&amp;#160;: ouvrir les yeux sur une réalité toute autre, tellement il lui semblait vivre un rêve éveillé. Par contre, apprendre que le corps de Tel’Ay Mi-Nag avait été retrouvé près de celui d’Ovelar Nantelek le plongea dans une tristesse sincère&amp;#160;: sans cet utilisateur de la Force, il serait mort plusieurs fois et ne serait jamais parvenu à son but. Aujourd’hui plus que jamais, il éprouvait de la gratitude envers lui… et il n’aurait jamais plus la possibilité de le récompenser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur l’insistance de Ver’Liu, le croiseur qui le transportait fit une halte sur Velinia III. La menace que les Zabraks faisaient planer sur la galaxie s’était désormais éteinte, notamment suite aux dernières nouvelles qui indiquaient que l’Hégémonie Zabrak était en faillite. Tout continuait à sourire à Ver’Liu, qui n’y comprenait goutte mais entendait bien en profiter.&lt;br /&gt;
Son euphorie disparut brutalement, alors que son croiseur se positionnait en orbite de Velinia III. Amo’Kar, son fidèle conseiller, entra en contact avec lui et lui demanda de tout à trac&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Alors, comment va Sionarel&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Comment ça, comment va Sionarel&amp;#160;? Ce serait plutôt à toi de me répondre vu qu’elle se trouve sur Velinia&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Ne vous moquez pas de moi, sire, c’est inhumain&amp;#160;! Vous l’avez fait amener jusqu’à vous hier en affirmant que vous aviez trouvé un moyen de la sortir de son coma&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Mais enfin de quoi parles-tu, Amo’Kar&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Je parle de l’assistant de Tel’Ay, l’humain Marton Karr. Il est venu hier en votre nom et a réclamé le corps de Sionarel pour la conduire jusqu’à vous afin qu’elle soit soignée.&lt;br /&gt;
– Je n’ai jamais donné un tel ordre à ce Karr&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Alors ce serait Tel’Ay&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Tel’Ay est mort, la nouvelle a hélas été confirmée.&lt;br /&gt;
– Mais alors qu’est-ce&amp;#160;? Un enlèvement&amp;#160;? demanda Amo’Kar sur un ton fébrile à l’idée que sa fille soit en danger.&lt;br /&gt;
– Je n’en sais rien, Amo’Kar, mais je vais tout faire pour apprendre la vérité, je te l’assure&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Ver’Liu coupa la communication. Sionarel… la première Skelor qu’il ait rencontré en dehors de sa famille… L’émerveillement de voir une de ses congénères… la magie de l’instant… l’amour qui était né entre eux.&lt;br /&gt;
Cet enlèvement était-il une mesure de représailles de la part des Zabraks&amp;#160;? Mais comment auraient-ils pu circonvenir Marton Karr, l’assistant de Tel’Ay&amp;#160;? L’utilisateur de la Force avait toute la confiance de Ver’Liu, il avait assez donné de sa personne en vue de le garder en vie pour cela. Il ne pouvait exister aucune corrélation entre Tel’Ay et les Zabraks, c’était impossible&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, une fois que Ver’Liu eut retrouvé Seperno et Amo’Kar à la surface et qu’ils eurent eu une conversation, il n’y eut plus de doute&amp;#160;: Marton Karr avait emmené le corps de Sionarel avec lui, prétextant un ordre de Ver’Liu. Le but de l’ancien apprenti Jedi était mystérieux, mais Ver’Liu engagea immédiatement une équipe de chasseurs de primes pour enquêter sur l’événement.&lt;br /&gt;
S’il n’y avait pas eu la perspective de s’asseoir sur le trône et tous les préparatifs qui en découlaient, il aurait été effondré. Il aimait Sionarel de toute son âme, comme seuls les jeunes gens ont le pouvoir de le faire. Il l’avait imaginée reine à ses côtés.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Verinis était ravi. Grâce aux conseils prodigués par l’holocron de Dark Omberius, son défunt – il avait senti sa disparition dans la Force – maître, il avait gagné Muunilinst, l’un des sites bancaires les plus réputés de la galaxie. De là, avec les codes d’accès fournis par l’holocron, vider tous les comptes bancaires de l’Hégémonie des mondes zabraks avait été un jeu d’enfant. Une formidable commission versées aux intermédiaires avait été le gage de la réussite de l’opération, menée dans une discrétion imparable. Les banquiers muun avaient en outre prouvé à cette occasion leurs capacités exceptionnelles à brouiller les pistes dans les transferts de fonds. Personne ne pourrait remonter jusqu’à Verinis.&lt;br /&gt;
Le Duro était désormais à la tête d’une des fortunes les plus importantes de toute la galaxie. À charge pour lui de la faire fructifier pour en faire l’une des armes fatales des Sith dans leur conquête de la galaxie. Un jour, ils auraient leur revanche sur la République et sur l’Ordre Jedi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’holocron lui apprit également que tous les vaisseaux et droïdes de l’Hégémonie disposaient d’un système de sécurité connu seulement de Dark Omberius. De ce fait, le Seigneur Noir des Sith pouvait se débarrasser de ses troupes en un seul geste, par le biais d’une ligne de commande implantée dans le système informatique qui supervisait toute la technologie de guerre zabrak. L’ersatz d’Omberius lui expliqua que pouvoir détruire quelqu’un ou quelque chose était une manière infaillible d’asseoir sa supériorité dessus, et il lui avait enjoint de tout faire disparaître.&lt;br /&gt;
Verinis avait protesté, affirmant que la situation n’était pas si tragique que cela, que les Sith pouvaient encore l’emporter, mais Omberius avait été intraitable. Son maître-plan pour s’emparer de la galaxie avait été un échec, et toutes les preuves de ses agissements devaient être éradiquées. Verinis était le nouveau Seigneur Noir des Sith, il devait s’appuyer sur les échecs de ses prédécesseurs pour ourdir de nouveaux plans, quitte à ce qu’il n’en voit pas le résultat de son vivant. Seul comptait l’Ordre Sith, l’individu n’était rien en comparaison.&lt;br /&gt;
Le Duro allait devoir apprendre à penser à long terme. Repenser toutes les machinations ourdies par les Sith depuis six cents ans. Dans un seul but&amp;#160;: que la République et l’Ordre Jedi tombent. Un jour.&lt;br /&gt;
En attendant, à titre personnel, il devait développer ses pouvoirs et puiser ses connaissances dans les holocrons. Et trouver lui-même un apprenti afin que les Sith survivent dans l’ombre. Dans l’ombre de l’ombre.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;– Alors, Jedi Yoda, où en sommes-nous sur Skelor I&amp;#160;? demanda Maddeus Oran Lijeril au minuscule hologramme du non moins petit être vert.&lt;br /&gt;
– Bien des nouvelles je suis en mesure de confirmer, maître. Nantelek mort est, son cadavre j’ai vu de mes propres yeux.&lt;br /&gt;
– Et qu’en est-il du Sith Tel’Ay Mi-Nag&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Le même sort il a subi. Atrocement mutilé est son visage, au point qu’impossible il est à identifier formellement. Mais le doute n’est pas permis&amp;#160;: jamais ce sombre utilisateur le Gant de Vèntorqis n’aurait laissé derrière lui. L’artefact j’ai récupéré, sur Coruscant je le ramènerai.&lt;br /&gt;
– Les Sith sont donc définitivement éradiqués, selon vous&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Aucun doute il ne subsiste à mes yeux, répondit Yoda.&lt;br /&gt;
– Parfait. Dans ce cas, profitez bien du spectacle offert par le couronnement.&lt;br /&gt;
– Merci, maître. Qu’avec vous la Force soit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Yoda coupa la communication avec Coruscant et se rapprocha de la fenêtre. En contrebas, sur la grand-place d’Ilyria-Na, une foule compacte et en liesse acclamait le retour au pouvoir de la lignée du Grand Roi Dio’Roda.&lt;br /&gt;
Ver’Liu So-Ren, revêtu des atours somptueux des rois de Skelor, affichait un masque de sérénité et de dignité qui seyait particulièrement bien à un monarque. Le char en bois de volin dans lequel il se tenait debout remontait lentement un tapis blanc traversant la grand-place, en direction du palais royal. L’air altier, il répondait de temps à autre par un signe de la main aux cris enthousiastes de la foule en délire, fière de se ranger à nouveau derrière la bannière de son roi.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/02/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXIV#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/02/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXIV#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1764</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Minos, nouvelle version (1)</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/01/Minos%2C-nouvelle-version-%281%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:03409fd6d24dbe1108aa5de05b197541</guid>
    <pubDate>Thu, 01 Mar 2012 09:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Minos, nouvelle version</category>
        <category>delimanores</category><category>fantasy</category><category>Minos</category><category>roman</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un nouveau départ pour mon premier écrit, qui date de quelques années et qui est resté inachevé depuis&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quand je me suis lancé sérieusement dans l&amp;#8217;écriture, en 2006, j&amp;#8217;ai attaqué direct par un roman que j&amp;#8217;avais en tête depuis une dizaine d&amp;#8217;années. J&amp;#8217;ai enchaîné page sur page, inlassablement, créant de toutes pièces tout un univers pour s&amp;#8217;articuler autour des scènes que j&amp;#8217;avais prévu pour mon héros Minos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout a été improvisé au fur et à mesure de l&amp;#8217;écriture. Des persos indispensables à l&amp;#8217;intrigue ont été créés, puis développés au fur et à mesure que des idées me venaient pour eux. De fil en aiguille, je me suis retrouvé avec un certain nombre de personnages, des idées pour de nouvelles histoires, que j&amp;#8217;estimais pouvoir écrire sous forme de nouvelles, sortes de compléments au roman.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme je débutais, je ne me suis aucunement préoccupé de la forme du livre. J&amp;#8217;avais une trame pour chaque chapitre, souvent réduites à quelques lignes&amp;#160;: j&amp;#8217;avais ma situation de départ, à savoir la fin du chapitre précédent, et je savais qu&amp;#8217;elle devait être la fin du chapitre à écrire. Entre les deux, il n&amp;#8217;y avait pas grand-chose voire rien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand je vois le résultat, je ne trouve pas que je m&amp;#8217;en suis bien sorti, mais que je m&amp;#8217;en suis &lt;em&gt;très&lt;/em&gt; bien sorti&amp;#160;: j&amp;#8217;ai relu la semaine dernière tout le roman (du moins ses dix-huit chapitres écrits), et je trouve encore aujourd&amp;#8217;hui que, malgré des maladresses évidentes, c&amp;#8217;est plutôt du bon boulot.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J&amp;#8217;avais un reproche à faire à &lt;em&gt;Minos&lt;/em&gt;, c&amp;#8217;était que l&amp;#8217;intrigue était exclusivement centrée sur le héros. Très très rares étaient les scènes où il n&amp;#8217;était pas au centre du récit. À mes yeux, ce serait un vrai roman le jour où des scènes parallèles à l&amp;#8217;intrigue principale s&amp;#8217;intégreraient dans l&amp;#8217;histoire. Ainsi, quand je me suis attelé à du Star Wars, j&amp;#8217;ai écrit ma novella &lt;em&gt;Tel&amp;#8217;Ay Mi-Nag&lt;/em&gt; sur le même principe, à savoir &amp;#8220;tout pour le héros&amp;#8221;. Par contre, quand j&amp;#8217;ai attaqué &lt;em&gt;Tel&amp;#8217;Ay 2&lt;/em&gt;, la suite sous forme de roman, j&amp;#8217;ai bâti des intrigues parallèles, avec un résultat plus ou moins heureux (le gros reproche étant qu&amp;#8217;il reste des incohérences temporelles entre les intrigues parallèles).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui est amusant, c&amp;#8217;est que j&amp;#8217;ai constaté tout récemment qu&amp;#8217;un bon roman n&amp;#8217;est pas forcément constitué d&amp;#8217;intrigues parallèles et de points de vue différents, contrairement à ce que je me suis mis en tête ces dernières années. C&amp;#8217;est simplement que ce que je lis la plupart du temps se construit sur cette manière de procéder, notamment dans les romans Star Wars. Bref, je suis revenu d&amp;#8217;une notion que je me suis fourré en tête&amp;#160;: un vrai roman inclue des intrigues parallèles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette constatation a remis en cause la réécriture de Minos, nouvelle version, pour laquelle j&amp;#8217;avais commencé à réfléchir à des scènes parallèles. Et si en fin de compte ce que j&amp;#8217;avais écrit jusque-là se suffisait à lui-même&amp;#160;? Relecture faite, non. Il faut des scènes complémentaires, car certaines trouvailles, certaines idées énoncées ont été abandonnées en cours de route&amp;#160;; certains personnages sont présents dans des chapitres mais restent en retrait, juste cités alors qu&amp;#8217;ils sont au coeur de l&amp;#8217;action. Bref, il y a parfois une sensation d&amp;#8217;inachevé, et rien que pour cela, de nouvelles scènes s&amp;#8217;avèrent indispensables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je reprends donc mon bâton de pélerin pour reprendre l&amp;#8217;histoire du début, sous deux formes&amp;#160;: je garde la très grande majorité des scènes écrites jusque-là, en les corrigeant et en gommant les maladresses qui s&amp;#8217;y trouvent (ou du moins que je trouve, car je ne trouve jamais tout, et j&amp;#8217;y ajoute de nouvelles scènes qui enrichissent le texte. Le gros problème, vu tout ce que j&amp;#8217;ai écrit jusque-là, c&amp;#8217;est que cette tâche va s&amp;#8217;apparenter à un puzzle, et qu&amp;#8217;il va être difficile d&amp;#8217;éviter les incohérences (genre il y a forcément un détail écrit quelque part qui va contredire ma nouvelle version).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour éviter ce souci, je vais devoir prendre des notes, beaucoup de notes, pour être sûr de bâtir un tout qui tienne la route. Y&amp;#8217;a plus qu&amp;#8217;à&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La nouvelle version du texte ne sera pas disponible en ligne car elle est destinée à la publication, mais comme je l&amp;#8217;ai fait pour &lt;em&gt;La partition de Narvilone&lt;/em&gt;, je ferai état de l&amp;#8217;avancée de mes travaux sur le blog. De plus, je proposerai ladite nouvelle version en correction à mes beta-lecteurs sur le forum d&amp;#8217;AJ Crime, Heilénia.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/01/Minos%2C-nouvelle-version-%281%29#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/01/Minos%2C-nouvelle-version-%281%29#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1763</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption, chapitre XXIII</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/01/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXIII</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e96854241e4246ad7b7d0ecdbe293bed</guid>
    <pubDate>Thu, 01 Mar 2012 08:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption</category>
        <category>fan-fiction</category><category>roman</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Avant-dernier chapitre&amp;#8230; Tout va de mal en pis pour Ver&amp;#8217;Liu, tandis que Tel&amp;#8217;Ay, victorieux de son rival Sith, peut commencer à envisager l&amp;#8217;avenir&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Chapitre XXIII&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Dès que la grande porte à double battant se ferma devant elle, la coupant de Tel’Ay et laissant ce dernier seul face à son ennemi, Anaria hurla sa fureur et se jeta de toutes ses forces sur l’obstacle. Celui-ci ne bougea pas d’un poil. L’épaule de la Wookiee ne résisterait pas longtemps à de tels coups de butoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle fit demi-tour au pas de course pour délester de leurs armes les cadavres que Tel’Ay avait laissé derrière lui. Ils n’avaient pas d’armes plus puissantes que des fusils blaster. Plusieurs allers-retours plus tard, elle possédait un joli nombre d’armes de poing, dont elle fit à tas à une dizaine de mètres de l’infranchissable porte. Elle mit un genou à terre et empoigna la première arme venue.&lt;br /&gt;
Elle tira salve sur salve, jusqu’à ce que le blaster chauffe de manière alarmante. Elle le jeta derrière elle et prit la suivante pour recommencer son manège. Rongée par la frustration, elle s’inquiétait pour Tel’Ay. S’il mourait alors qu’elle avait contracté une dette de vie envers lui, elle serait à nouveau déshonorée, à jamais cette fois-ci.&lt;br /&gt;
Le maudit panneau de bois était réellement très résistant&amp;#160;: une simple tache de brûlé marquait le fruit des tirs d’Anaria. Elle serra les dents et continua à appuyer sur la gâchette, ignorant la fumée et l’ozone qui allaient de pair avec les lasers sortant de la gueule des armes, et qui lui piquaient les yeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle avait épuisé quatre blasters avant de se morigéner&amp;#160;: elle avait oublié qu’elle avait deux mains&amp;#160;! Elle continua son œuvre de destruction, une arme dans chaque main.&lt;br /&gt;
D’interminables minutes plus tard, pour la première fois, un de ses tirs n’explosa pas à la surface de la porte mais la traversa. Dès lors, elle redoubla d’efforts et ne fut pas longue à voir un trou se former. Elle n’eut de cesse de l’agrandir consciencieusement et, quand elle estima pouvoir passer, elle s’arma de deux nouvelles armes avant de se jeter par l’ouverture.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle se figea face à la scène&amp;#160;: Tel’Ay gisait face contre terre, tout comme un Zabrak d’un certain âge non loin de là. La tête de ce dernier était détachée de ses épaules.&lt;br /&gt;
Elle se précipita sur le Skelor et le retourna avec des précautions étonnantes pour une créature aussi forte. Sa respiration n’était qu’un mince souffle. Anaria gémit. Il ne pouvait pas mourir, pas maintenant qu’elle l’avait rejoint. Elle ne devait pas le permettre, son honneur était en jeu. Et c’était le Sith lui-même qui lui avait donné les moyens de le restaurer. Elle ne l’abandonnerait pas.&lt;br /&gt;
Anaria vit avec stupéfaction que Tel’Ay n’avait aucune blessure visible. N’était-il donc qu’épuisé&amp;#160;? Elle n’osait le rêver, d’autant que son instinct lui soufflait qu’au contraire, la vie s’échappait peu à peu de lui. Mais comment soigner l’insoignable&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Elle s’avisa de ce qu’elle estima être une anomalie et reposa délicatement le Skelor au sol. Elle fouilla la vaste pièce du regard et elle trouva l’objet de sa recherche&amp;#160;: le Gant de Vèntorqis. Pourquoi Tel’Ay ne le portait pas, elle l’ignorait, mais elle savait en revanche qu’il s’agissait d’un puissant artefact Sith. Peut-être pouvait-il sauver son maître&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Anaria n’hésita pas longtemps avant de s’emparer du Gant et de l’enfiler sur la main gauche du Skelor. Puis elle posa la tête de Tel’Ay sur ses genoux, avant de lui chanter une comptine d’une voix apaisante. Elle-même se sentait dans un état de légère euphorie, teintée d’une douce sérénité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ro’Lay… Dibidel… Pourquoi Tel’Ay s’attachait-il aux souvenirs de ses défunts fils et femme dans les moments les plus importants de son existence, quand il était sur le fil de rasoir&amp;#160;? C’était comme s’il se battait en leur nom, alors même qu’il les avait tués de ses propres mains. Il y avait une faille béante dans sa logique. Ces événements tragiques le poursuivraient à jamais, ne le laisseraient jamais tranquilles. Il l’acceptait, pourtant. Tous les actes qu’il avait commis dans sa vie modelait son être, faisaient de lui ce qu’il était.&lt;br /&gt;
Il avait été l’apprenti fidèle de Maal Gami depuis son plus jeune âge, avant de quitter la Confrérie pour mener sa propre vie, en réponse à son désir de fonder une famille. Il avait connu l’amour de Dibidel, et son existence en avait été bouleversée. Il était devenu un être ordinaire, un colon, et avait été jusqu’à se couper volontairement de la Force, sans le moindre regret. Il avait tutoyé le bonheur, mais comme souvent dans ces cas-là, ne s’en était rendu compte que trop tard. Il avait renoué avec son passé de Sith, avec ses pouvoirs, avec sa Confrérie, afin de sauver sa femme et son fils emmenés par des mercenaires togoriens, en vue d’en faire des esclaves au service d’Arbella la Hutt. Lors de cette mission de sauvetage, qu’il avait mené aux côtés de son ancien condisciple et meilleur ami, Kuun Hadgard, l’humain rieur, il avait fini par craquer et avait complètement basculé dans le Côté Obscur de la Force. Il en avait perdu le contrôle, s’était laissé dominer par lui, tournant non seulement le dos aux enseignements de son maître, mais également aux piliers de sa vie&amp;#160;: il avait tué Dibidel et Ro’Lay. Puis Kuun.&lt;br /&gt;
Sa rencontre avec Anaria avait tout changé, un an plus tard, alors qu’il s’enfonçait chaque jour un peu plus dans la déchéance et l’hébétude, véritable fantôme avant l’heure, l’esprit vidé de tout. Plus encore qu’avoir croisé la route de la Wookiee, les retrouvailles avec son défunt maître lui avait redonné non pas le goût de vivre, mais un but, un objectif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay ouvrit les yeux et grogna. Il se sentait si las. Mais il se força à s’asseoir, au bord de la nausée. Il sentait posés sur son dos les yeux réprobateurs de son invisible maître, qui le toisait avec mépris. Tel’Ay tremblait de tous ses membres mais peu importait. Il devait se lever. Il devait aller de l’avant. Il avait une mission à accomplir. Tout n’était pas joué ni terminé. Il lui fallait encore respecter la promesse faite à son maître&amp;#160;: faire renaître de ses cendres la Confrérie de Maal Taniet.&lt;br /&gt;
Tel’Ay avisa avec surprise le Gant de Vèntorqis passé à son poing. Plus étonnant encore, Anaria était assise à ses côtés, mais le regard vide, comme si elle dormait les yeux ouverts. Elle n’avait pas conscience de sa présence. Il sentit un mince courant de Force. Se concentrer dessus lui apprit que le flux de midi-chloriens venait d’Anaria et traversait le Gant de Vèntorqis pour se répandre dans son propre corps.&lt;br /&gt;
– Tu es décidément un drôle de compagnon, dit Tel’Ay au Gant. Te voilà vampire à mon service, désormais, après avoir voulu faire de moi ta chose&amp;#160;? Tu cherches à te faire pardonner&amp;#160;?&lt;br /&gt;
La robustesse des Wookiees n’était plus à démontrer, aussi Tel’Ay n’interrompit-il pas tout de suite le transfert d’énergie vitale en provenance de son amie&amp;#160;: il avait besoin de recouvrer des forces. Il surveilla tout de même de près le processus. Hors de question de mettre en danger la vie d’Anaria. Il reprendrait le contrôle du Gant dès qu’il sentirait que la Wookiee déclinerait. Ce qui ne tarda pas à se produire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’une impulsion mentale, Tel’Ay fit cesser l’action du Gant. Anaria sursauta, comme réveillée en sursaut.&lt;br /&gt;
– Tel’Ay, tu es conscient&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Oui, sourit le Skelor. Merci pour tout, au fait. Je n’aurais pas pu accomplir quoi que ce soit sans toi.&lt;br /&gt;
– Hum, tu n’es pas dans ton état normal si tu profères de telles paroles. Tu es sûr que tu te sens bien&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Mieux que jamais. La route qui mène à la rédemption envers mon maître et ma Confrérie est longue, mais elle est aujourd’hui dégagée, avec la mort de Dark Omberius. Viens, nous avons encore beaucoup de travail. Il faut préparer l’avenir, désormais.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;L’annonce des résultats du scrutin pour élire le nouveau Chancelier de la République fut un grand soulagement pour Maddeus Oran Lijeril. Sous les applaudissements des sénateurs, l’Iktotchi Saratama Canawasi devint l’homme politique le plus puissant de la galaxie.&lt;br /&gt;
Il fut énormément sollicité dans les premières heures de son avènement. Ses équipes étaient prêtes à prendre les rênes, commença alors une période de transition au cours de laquelle le gouvernement précédent partagea ses dossiers en cours.&lt;br /&gt;
Quand Canawasi fit venir Ver’Liu So-Ren pour un entretien confidentiel et privé, celui-ci sentit une boule se former dans son estomac. Le nouveau Chancelier avait été très clair dans ses intentions concernant les Skelors.&lt;br /&gt;
– Votre excellence, fit Ver’Liu en s’inclinant légèrement quand il fut dans le bureau de Canawasi. Celui-ci se contenta de hocher la tête et de désigner le fauteuil vide qui faisait face au sien.&lt;br /&gt;
– Bon, je n’irais pas par quatre chemins avec vous, So-Ren. La planète Skelor I appartient à l’Hégémonie des mondes zabraks. Ses habitants aussi, par extension. Comme je l’ai dit pendant ma campagne, il faut que les Skelors cessent d’être apatrides. Il est clair que c’est une situation politique confuse, vectrice d’insécurité et d’instabilité. Il faut y mettre un terme&amp;#160;! Le choix des Skelors est donc très simple&amp;#160;: regagner l’Hégémonie, de gré ou de force. Ou demander, individuellement, leur naturalisation au sein de la République.&lt;br /&gt;
Ver’Liu pâlit. C’était la fin de tous les espoirs qu’il avait suscité pour son peuple.&lt;br /&gt;
– Chancelier, vous ne pouvez pas faire ça&amp;#160;! Les Skelors qui ont fui Skelor I suite au coup d’État d’il y a trente ans seraient en danger de mort s’ils y retournaient&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Ce n’est pas mon problème, répliqua sèchement Canawasi. Sans vous et vos revendications, rien de tout cela ne serait arrivé&amp;#160;! Vous n’êtes qu’un fauteur de troubles&amp;#160;! Tout ce qui est arrivé est de votre faute&amp;#160;! Combien de vies ont été perdu à cause de votre ambition&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Je n’ai pensé qu’au bien de mon peuple, je me suis battu pour lui rendre sa dignité&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Et bien vous n’auriez pas dû, car tout ce que vous avez réussi à faire est de le condamner&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Ver’Liu bouillonnait intérieurement. Les choses auraient été tellement plus simples si ce maudit Iktotchi avait soutenu sa position. Devait-il retomber dans la voie de la violence, comme il l’avait déjà fait dans un passé récent&amp;#160;? Mais sans appui politique majeur, il ne serait rien d’autre qu’un pirate&amp;#160;; son peuple serait stigmatisé, il subirait les conséquences des actes inconsidérés de son souverain. Cela, Ver’Liu ne pouvait pas l’accepter. Son peuple passait avant lui et il en serait toujours ainsi.&lt;br /&gt;
Devait-il emmener les siens en exil, loin de la République et de l’Hégémonie&amp;#160;? Cette solution avait ses avantages mais également ses inconvénients&amp;#160;: le peuple skelorien serait isolé du reste de la galaxie, sans doute pour très longtemps. De plus, il serait particulièrement vulnérable.&lt;br /&gt;
Ver’Liu s’était senti investi de la mission de mener son peuple, d’être à son service. Accepter le choix offert par le Chancelier Canawasi serait un terrible constat d’échec, dont le jeune souverain en exil porterait le poids sur ses épaules. Désireux de sauver son peuple, il n’aurait en fin de compte que précipiter sa chute.&lt;br /&gt;
Le choix était impossible.&lt;br /&gt;
– Encore une chose, So-Ren.&lt;br /&gt;
– Oui, Chancelier&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Pour des raisons politiques évidentes, il est hors de question que vous soyez naturalisé républicain. Je vous donne vingt-quatre heures pour quitter Coruscant et l’espace républicain. Sinon, je n’hésiterai pas à vous livrer aux autorités de l’Hégémonie et ferai confisquer tous vos biens. Est-ce clair&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Très clair, articula Ver’Liu, sonné par de telles nouvelles.&lt;br /&gt;
– Dans ce cas, je ne vous retiens pas, vous avez vos bagages à préparer, si je ne m’abuse.&lt;br /&gt;
C’est un Ver’Liu So-Ren totalement anéanti qui sortit des quartiers du Chancelier.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dans les couloirs en ébullition du palais royal, Tel’Ay et Anaria croisèrent beaucoup de Skelors en proie à la panique. Sans prévenir, les mercenaires s’étaient abattus sur la population, se livrant à des scènes de vol et de pillage avant de quitter la planète à bord de leurs vaisseaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la grand-place du palais royal régnait un chaos indescriptible&amp;#160;: la colère le disputait à la peur, des Skelors se battaient entre eux, parfois sans même savoir pourquoi. Tel’Ay et Anaria se coulèrent à travers la foule, encapuchonnés sous de larges manteaux empruntés à la garde-robe d’Omberius. Le Côté Obscur était à l’œuvre et faisait sentir son insidieuse emprise sur les habitants désemparés. Tel’Ay s’en délectait et y puisait de nouvelles forces.&lt;br /&gt;
D’ici peu de temps, des pillards plus courageux que la moyenne – ou simplement ivres de fureur primitive – s’en prendraient au palais et à ses richesses. Ils finiraient par tomber sur le corps d’Ovelar Nantelek, alias Dark Omberius. Ils trouveraient également un autre corps. Celui d’un Skelor vêtu d’une combinaison noire, au visage inidentifiable, mutilé comme il l’était par un coup de sabrolaser. À son poing gauche, ils verraient le Gant de Vèntorqis.&lt;br /&gt;
Ce n’est pas sans regret que Tel’Ay s’était séparé de l’artefact, symbole de la Confrérie de Maal Taniet, et artefact dont il avait à peine commencé à prendre la mesure. Néanmoins, Tel’Ay avait estimé ce sacrifice indispensable pour le but qu’il s’était fixé&amp;#160;: disparaître aux yeux de la galaxie, et surtout à ceux des Jedi. S’il voulait vivre en paix et restaurer le pouvoir de sa Confrérie, il devait impérativement être considéré comme mort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que les habitants de sa planète s’entre-tuent l’indifférait au plus haut point, de même que le sort de Ver’Liu. Tous n‘avaient été que des pions pour lui. Maintenant qu’ils ne lui servaient plus à rien, il se désintéressait totalement de leur sort.&lt;br /&gt;
Fort de ses pouvoirs acquis récemment sur les machines, Tel’Ay n’eut aucun mal à déverrouiller un landspeeder pour s’en emparer. Dès qu’Anaria et lui seraient revenus à leur vaisseau, le Skelor prendrait contact avec son apprenti, Marton Karr. Il avait une mission pour lui…&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Les ministres du gouvernement fantoche de Skelor I étaient conscients que leur vie ne tenait qu’à un fil. Le président de la république skelorienne, Ven’Mar Ar-Din, s’était enfui avec des mercenaires zabraks, les abandonnant à leur sort. Même les mercenaires d’Ovelar Nantelek, qui les protégeaient en temps normal, étaient partis. Livrés à eux-mêmes, ils risquaient la mort s’ils sortaient du palais. La population semblait être la proie d’envies révolutionnaires.&lt;br /&gt;
Comme si cela ne suffisait pas, ils avaient découvert le corps d’Ovelar Nantelek. Le maître de l’Hégémonie Zabrak mort, l’avenir n’en devenait que plus incertain. Qui les protégerait, désormais&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce fut le vice-premier ministre, Jarl’Ol In-Der, qui prit les choses en main. Il rassembla le plus possible d’employés skeloriens du palais et les convainquit de s’armer face aux insurgés. Ceux-ci n’hésiteraient pas à les tuer, rien que parce qu’ils avaient été au service des dirigeants de la planète. Une fois que les serviteurs du palais furent acquis à sa cause, il leur fit miroiter la promesse de carrières intéressantes et d’énormes primes numéraires comme immobilières pour prendre fait et cause pour lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À la tête de la vingtaine de Skelors qu’il avait réussi à rassembler, il gagna la salle du trône.&lt;br /&gt;
– Attendez-vous à une drôle de surprise, annonça-t-il à ses hommes.&lt;br /&gt;
Ils le suivirent dans la salle du trône et virent les deux cadavres&amp;#160;: celui du Skelor défiguré, et celui d’Ovelar Nantelek décapité.&lt;br /&gt;
Faisant fi de sa révulsion à la vue des corps, Jarl’Ol In-Der agrippa par les cheveux la tête de Nantelek et la montra ostensiblement à tous.&lt;br /&gt;
– Ovelar Nantelek est mort&amp;#160;! Nous sommes libres&amp;#160;! Nous avons tué Nantelek&amp;#160;! Nous avons tué Nantelek&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Cette dernière phrase fut bientôt reprise en chœur par ses suiveurs, contaminés par sa ferveur et l’accent de triomphe dont il enrobait ses paroles.&lt;br /&gt;
Ils sortirent de la salle derrière In-Der en chantant leur joie d’être débarrassés du tyran zabrak. Quand ils sortirent du palais en exhibant leur funeste trophée, ils étaient presque convaincus d’avoir tué eux-mêmes Nantelek. Ils étaient les libérateurs des Skelors. Les combats cessèrent sur la grand-place, et tous les Skelors présents vinrent se ranger derrière In-Der. Il était désormais à la tête de la révolution.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/01/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXIII#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/03/01/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXIII#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1762</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption, chapitre XXII</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/22/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXII</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fddd813b1580c8eb322a7055631c473d</guid>
    <pubDate>Wed, 22 Feb 2012 17:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption</category>
        <category>fan-fiction</category><category>roman</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Suite et fin du duel entre Tel&amp;#8217;Ay et Dark Omberius&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;chapitre 22&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;D’une pichenette mentale, Dark Omberius fit se refermer la lourde porte, étouffant le cri d’Anaria, restée derrière.&lt;br /&gt;
– C’est maintenant que tout se termine, Skelor.&lt;br /&gt;
– Oui, il est grand temps… Zabrak, fit Tel’Ay en se mettant en garde.&lt;br /&gt;
Dark Omberius était habité par l’incertitude la plus totale. Il avait déjà vécu cette scène en rêve. Et dans celui-ci, le Skelor l’abattait à l’aide d’un sabrolaser rouge parcouru d’éclairs bleus. Omberius ne comprenait pas&amp;#160;: en matière de maîtrise de la Force, il ne se connaissait pas d’égal. Comment ce méprisable Skelor, dernier survivant d’une secte Sith concurrente à la sienne, pouvait-il s’avérer assez puissant pour le vaincre&amp;#160;? Quoi qu’il en fut, Omberius était prêt.&lt;br /&gt;
– Pourquoi, Zabrak&amp;#160;? Pourquoi as-tu éprouvé le besoin de détruire la Confrérie de Maal Taniet&amp;#160;? demanda Tel’Ay.&lt;br /&gt;
C’était une chose que le Skelor n’avait jamais comprise. Il ne pouvait croire qu’il s’agisse d’une simple histoire de concurrence entre courants Sith divergents. Peut-être y avait-il une histoire plus personnelle entre Maal Gami et Dark Omberius, comme il le soupçonnait&amp;#160;?&lt;br /&gt;
À la grande surprise de Tel’Ay, Omberius sourit froidement et répondit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Chacune des lignées Sith auxquelles nous appartenons poursuit ses propres buts et accroît sa puissance génération après génération. Nous nous appuyons sur ce que nos maîtres ont bâti pour parachever leur œuvre. La secte dont je suis issu et qui remonte à Dark Bane a pour but d’asservir la galaxie et de détruire l’Ordre Jedi.&lt;br /&gt;
– Tu es plutôt mal parti, ricana Tel’Ay. Tes machinations politiques et militaires, ainsi que ta mainmise sur l’Hégémonie Zabrak sont un échec total. Quant à détruire l’Ordre Jedi… tu crois vraiment qu’une secte Sith composée de trois utilisateurs de la Force en soit capable&amp;#160;? Tu es encore plus fou que je ne le pensais&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Mes plans sont certes tombés à l’eau, mais ils représentent un très bon échec. Il y aura beaucoup d’enseignement à en tirer pour mes successeurs. Les analyses qui en découleront rendront mon Ordre plus fort, plus puissant. Je me trompais en pensant le moment venu de passer à l’attaque, je sais aujourd’hui que je n’étais pas prêt. Mais mon Ordre va retourner à la clandestinité pour ourdir ses plans, patiemment. Il se pourrait bien qu’il faille à nouveau des siècles avant que nous ne soyons capables d’arriver à nos fins, mais ce moment viendra, sois-en sûr.&lt;br /&gt;
– Je crains que tu ne t’avances beaucoup en estimant pouvoir transmettre ton savoir. Tu vas mourir aujourd’hui même.&lt;br /&gt;
– Nous verrons cela, Skelor, nous verrons cela…&lt;br /&gt;
– Je ne comprends toujours pas ce que vient faire là-dedans la confrérie de Maal Taniet. Nous ne sommes pas des Jedi et nous ne nous intéressons pas à la conquête de la galaxie. Pourquoi avoir essayé de nous détruire&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Officiellement, les Sith n’existent plus depuis les batailles de Ruusan. Mais la vérité est que plusieurs courants s’appuyant sur le Côté Obscur de la Force ont survécu. Mon Ordre revendique la suprématie sur tous les Sith. À nos yeux, ils sont tous engagés sur une mauvaise voie, ce sont des déviants. Nous existons donc également pour être les &lt;em&gt;seuls&lt;/em&gt; Sith. Les anéantir prouvera que nous sommes les meilleurs, que la voie que nous suivons est la bonne.&lt;br /&gt;
– Alors c’est une simple question de suprématie, de prestige&amp;#160;? Je n’aurais jamais pensé que des Sith puissent poursuivre un but aussi trivial. En fin de compte, tu n’es pas si différent des Sith d’antan, qui s’entre-tuaient pour arriver au pouvoir. Ton Ordre n’a rien appris des erreurs du passé, en fin de compte.&lt;br /&gt;
– Que tu crois, jeune imbécile. Je connais la raison d’être de la confrérie de Maal Taniet, je sais quels buts elle poursuit. Mettre la main sur son héritage – sur &lt;em&gt;ton&lt;/em&gt; héritage – me rendra beaucoup plus puissant que je ne le suis déjà.&lt;br /&gt;
Tel’Ay se composa un masque d’impassibilité pour masquer son trouble. Les aveux d’Omberius le renvoyèrent à des réflexions qu’il s’était faites récemment concernant la confrérie de Maal Taniet. Son maître lui avait toujours dit que la confrérie avait pour unique but de survivre et de perpétuer les traditions et les pouvoirs Sith. Aujourd’hui, Tel’Ay savait que c’était un mensonge, qu’il y avait autre chose derrière la façade.&lt;br /&gt;
Il était triplement vexé. Il n’avait jamais deviné jusqu’à un passé tout récent que la confrérie avait un but caché. Maal Gami n’avait jamais daigné partager cette information capitale avec Tel’Ay, même après sa mort, et alors que le Skelor était l’ultime survivant de la confrérie. Enfin, Dark Omberius, autoproclamé Seigneur des Sith et de ce fait ennemi mortel de Tel’Ay, en savait plus que lui sur sa propre confrérie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay n’avait plus de question. Il réserverait les suivantes à son défunt maître, Maal Gami. Omberius en avait lui aussi fini avec les explications. Il ôta son manteau, révélant une combinaison noire, et prit en main le sabrolaser accroché à sa ceinture. Comme ceux de feus ses apprentis, la lame énergétique issue d’un cristal synthétique était rouge sang.&lt;br /&gt;
– Serais-tu un lâche, Skelor&amp;#160;? demanda Omberius.&lt;br /&gt;
– Que veux-tu dire, Zabrak&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Nous nous apprêtons à nous mesurer l’un contre l’autre, maître contre maître, enseignement contre enseignement, et tu comptes le faire avec un artefact Sith au poing&amp;#160;? Aurais-tu peur de ne pas être à la hauteur, à tel point qu’il te faille un colifichet pour accroître tes pouvoirs&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Tel’Ay ricana.&lt;br /&gt;
– Je ne participe pas à une compétition sportive, je veux juste te tuer et tous les moyens sont bons pour cela. Si le Gant de Vèntorqis me donne un avantage sur toi, je compte bien en profiter. Si tu espères que je vais faire preuve de fair-play, tu as frappé à la mauvaise porte. Où était le tien quand tu as corrompu Séis pour qu’il anéantisse ma confrérie&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Omberius se le tint pour dit et se mit en garde.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le Grand Maître de l’Ordre Jedi, Maddeus Oran Lijeril, n’avait qu’une hâte&amp;#160;: que la date limite pour le dépôt des candidatures au poste de chancelier de la République soit enfin atteinte.&lt;br /&gt;
Jour après jour, il mesurait à quel point les Jedi n’étaient pas taillés pour diriger la République. Si l’Ordre était en quelque sorte la bonne conscience de la vénérable institution, il n’avait pas vocation à prendre des décisions politiques, discuter de lois et composer avec des centaines de sénateurs pour faire avancer la machine bureaucratique. Les Jedi n’étaient pas formés pour cela et ne le seraient jamais.&lt;br /&gt;
En conséquence, seules les affaires courantes étaient expédiées. Lijeril priait pour que la crise avec l’Hégémonie Zabrak ne prenne pas un nouveau tournant décisif, car les Jedi risquaient de ne pas être capables d’y apporter une solution politique globale.&lt;br /&gt;
S’ils prenaient une décision hâtive dans un sens ou un autre, la multitude de juristes qui s’assuraient de la légalité des mesures et de la possibilité de leur mise en pratique sur le terrain risquait de leur tomber dessus et de décréter l’incompatibilité des décisions avec les lois de la République. En ces temps troublés, Lijeril devait par-dessus tout éviter cette catastrophe potentielle. Les Jedi étaient les garants de la paix au sein de la République, le public leur faisait confiance. Ils ne pouvaient pas se permettre de prêter flanc à la critique, et encore moins d’ajouter à l’instabilité politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les partisans de Marcus Valorum, après sa défaite récente, étaient décrédibilisés. Le camp du défunt Jiger Orsorul était encore plus dévasté suite à la révélation de ses malversations et à son suicide. Quelques candidats s’étaient mis en avant, mais aucun ne suscitait un enthousiasme débordant. Ce qui était le cas de tous les politiques depuis les événements récents.&lt;br /&gt;
À cause de la chute d’Orsorul, bien des politiciens sans scrupules et traînant un certain nombre de casseroles se tinrent en retrait pour ne pas subir le même type de révélation que l’éphémère chancelier bothan. Parmi eux, il y en eut tout de même deux ou trois grisés par la perspective d’accéder au plus haut poste de la République. Mais Maddeus Oran Lijeril refusait de laisser les erreurs récentes se reproduire. Il envoya des Jedi enquêter sur le passé de tous les candidats. Il fut ainsi «&amp;#160;fortement déconseillé&amp;#160;» à certains de briguer la chancellerie, leurs malversations étant susceptibles de remonter à la surface à tout moment.&lt;br /&gt;
Lijeril désespérait parfois de trouver des candidats charismatiques et intègres. Il mesura lors de ces événements à quel point la politique républicaine s’était laissée glisser sur la pente savonneuse de la corruption.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux élections précédentes, Orsorul l’avait emporté. Il était désormais mort. Sur les six autres candidats qui avaient obtenu des voix, trois avaient fait campagne avec des idées proches des siennes&amp;#160;: Edthcom Binges, Macaron Rygogre et Saratama Canawasi. Les deux premiers cités s’étant avérés avoir trop de cadavres dans leurs placards, ce fut l’Iktotchi Canawasi qui devint le porte-drapeau des tenants de l’arrêt de l’expansion de la République. Il insista sur le fait que la République devait mieux intégrer les mondes qui la composaient, surtout les plus récents, en créant un socle de culture commune. Empiler monde sur monde n’était pas une option viable à ses yeux.&lt;br /&gt;
Face à lui, Offucius Vermoont Plavae se distingua dans le camp de l’ancien chancelier Valorum. Après ses errements et sa défaite, ce dernier avait décidé de prendre sa retraite politique, malgré son désir sincère de servir la République. Plavae, Coruscantais comme lui, avait repris son credo d’agrandissement de la République. Il insista énormément sur le fait que l’union faisait la force, que des planètes isolées avaient besoin de la République pour se développer. Sa politique se voulait humaniste, éclairante pour tous les peuples de la galaxie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Canawasi et Plavae s’affrontèrent surtout sur la crise de l’Hégémonie Zabrak et le sort du peuple Skelor. S’ils étaient tous deux d’accord sur le fait que les conflits devaient cesser, ils ne s’accordaient en revanche pas sur les conséquences politiques. Canawasi refusait de forcer l’Hégémonie à réintégrer la République, il développa la notion de voisinage bienveillant entre les deux entités. Pour Plavae, le retour de l’Hégémonie et de ses alliés au sein de la République était inéluctable, mais devait passer par de longues tractations afin que chacun y trouve son compte. La négociation devait primer.&lt;br /&gt;
Pour Canawasi, les Skelors faisaient partie de l’Hégémonie et ne pouvaient de ce fait revendiquer un statut de citoyens de la République. Il entendit les placer devant un choix très simple&amp;#160;: regagner l’Hégémonie ou demander leur naturalisation républicaine, individuellement. Les dossiers seraient traités au cas par cas.&lt;br /&gt;
Plavae estima que la grande majorité des Skelors vivant sur des mondes républicains, il serait de bon ton de leur octroyer les mêmes droits que les autres citoyens. Ils seraient apatrides mais reconnus. Par contre, il ne poussa pas à ce que Skelor I rejoigne de gré ou de force la République&amp;#160;: si un tel événement devait arriver, ce devait être un choix politique local. Il prit ainsi publiquement position pour Ver’Liu So-Ren, qu’il présenta comme le porte-parole légitime de son peuple… du moins pour ses membres en exil. Il refusa de soutenir le jeune souverain sur sa volonté de restaurer la royauté sur Skelor I.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois ces deux candidatures crédibles avalisées en coulisses par le Conseil Jedi et publiquement par le Sénat, la campagne put enfin démarrer. Lijeril la voulut la plus courte possible et décida que le vote aurait lieu deux semaines plus tard. Plus il tarderait, plus l’instabilité perdurerait.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dark Omberius attaqua le premier. Il se jeta si vite sur Tel’Ay que celui-ci ne vit qu’une tache floue. Le Skelor crut le combat déjà fini quand la lame pourpre d’Omberius jaillit vers sa poitrine. En un éclair, Tel’Ay eut conscience de son impuissance à égaler une telle vitesse… et à parer le coup. Pourtant, son sabrolaser parvint à contenir la charge de son ennemi. Comme s’il avait bougé de son propre chef.&lt;br /&gt;
Un masque rageur déforma les traits d’Omberius, et le Seigneur des Sith repartit de plus belle à l’assaut, multipliant les attaques à une vitesse stupéfiante. Tel’Ay croyait devenir fou&amp;#160;: il n’était pas de taille à lutter et ne le serait sans doute jamais. Il aurait dû mourir depuis le début et pourtant, sa lame repoussait inlassablement le sabre adverse. Tel’Ay n’avait aucune prise sur les événements&amp;#160;: il n’était qu’un jouet pour le Gant de Vèntorqis. Car c’était de lui que venaient les impulsions capables de contrer le maître Sith.&lt;br /&gt;
Le dégoût envahit Tel’Ay&amp;#160;: le credo des Tanietiens était de toujours garder le contrôle sur le Côté Obscur de la Force, or voilà qu’il était rabaissé au rang de simple instrument par un artefact antique. En restant sous la coupe du Gant, il trahissait l’idéal de ses maîtres. En ne le faisant pas, il mourrait à coup sûr. Dark Omberius allait bien trop vite. Il était beaucoup trop fort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est pourtant du fond de ce dilemme insoluble que Tel’Ay prit conscience d’une chose étonnante. &lt;em&gt;Il ne sentait pas Dark Omberius dans la Force&lt;/em&gt;, ce qui était impossible. Le Gant de Vèntorqis était-il si puissant qu’il privait le Skelor de ses propres ressources pour les faire siennes&amp;#160;? Voilà qui était intolérable, décréta Tel’Ay. Il s’ouvrit pleinement à la Force et asséna un coup de boutoir télékinétique à Omberius. Le seigneur des Sith ne put l’esquiver et fut repoussé de plusieurs mètres. Il parvint tout de même à se réceptionner sur ses deux pieds, déjà prêt à contre-attaquer. Les gestes suivants du Skelor le clouèrent sur place.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay éteignit son sabrolaser et l’accrocha à sa ceinture. Il enleva ensuite le Gant de Vèntorqis de son poing gauche et le jeta au loin derrière lui. Que lui importait de vaincre Omberius si la victoire n’était même pas de son propre fait&amp;#160;? Que le Gant lui apporte un supplément de puissance ne lui posait aucun problème. Mais qu’il se substitue à ses propres compétences pour gagner, non. Jamais. Cette victoire serait la sienne, pas celle d’un artefact. Tel’Ay afficha un sourire carnassier à l’attention de Dark Omberius pour accentuer le malaise que celui-ci ne devait pas manquer de ressentir.&lt;br /&gt;
Puis il déploya toute sa puissance mentale dans les courants de la Force. Pourquoi est-ce qu’il ne ressentait pas le pouvoir d’Omberius&amp;#160;? Il était pourtant évident qu’il se servait de la Force. Évident qu’il avait accès à une source de pouvoir qui le rendait bien plus puissant que Tel’Ay. Le Skelor devait la découvrir et la faire sienne. Et tandis qu’il cherchait, il fit signe à Omberius de revenir l’attaquer. Le déstabiliser. Gagner du temps. La fin surviendrait dans quelques secondes à peine si Omberius chargeait. Sauf si Tel’Ay découvrait le secret du pouvoir d’Omberius. S’il parvenait à s’en servir. S’il s’avérait capable d’en tirer parti.&lt;br /&gt;
Trop de &lt;em&gt;si&lt;/em&gt;. Ce dont Tel’Ay se moquait éperdument. S’il réussissait, il serait digne d’être Maal Kuun, le dernier maître de la confrérie de Maal Taniet. Ou plutôt le premier des nouveaux. Et s’il échouait, s’il mourait, il aurait peut-être la chance de rejoindre sa défunte famille au sein de la Force. Quoi qu’il se passât désormais, il n’avait aucune crainte face à l’avenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La haine, la colère et la détermination étaient des alliés précieux pour Dark Omberius. Ces sentiments aiguisaient ses affinités avec la Force. Dans cette équation, dans cet équilibre, il n’y avait pas de place pour la peur. Alors pourquoi la ressentait-il&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Jamais Mi-Nag n’aurait dû survivre à ses attaques. C’était impossible. Ce Skelor n’était qu’un faible, Omberius l’avait tout de suite su quand il l’avait eu face à lui. Son assaut aurait dû être mortel, et même le Skelor avait parut surpris d’être capable d’y résister. Mais pourquoi&amp;#160;? Pourquoi est-ce que le Skelor avait rejeté son artefact Sith&amp;#160;? Pourquoi avoir éteint son sabrolaser&amp;#160;? Pourquoi provoquait-il Omberius afin que celui-ci reprenne le combat&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Se pouvait-il qu’il ne le craigne pas&amp;#160;? Se pouvait-il, aussi impossible que cela semblait être, que Mi-Nag ait lui aussi accès, à l’instar d’Omberius, à un pan caché de la Force&amp;#160;? À moins qu’il ne fut devenu fou&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Se jeter sur son adversaire pourrait valoir la mort à Omberius et il n’en avait que trop conscience. Normalement, il avait assuré la pérennité de son Ordre en mettant à l’abri ses artefacts comme son apprenti. Ce qui ne l’empêchait pas de vouloir survivre. De vouloir gagner. Pour l’honneur. Pour la gloire.&lt;br /&gt;
Il se débarrassa de ses doutes et laissa l’excitation du combat couler dans ses veines. Il chargea.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay n’y arriverait pas. Il le comprit vite. Le maître Sith qui lui faisait face était surentraîné, utiliser la Force tout en se cachant en elle était une seconde nature pour lui, aussi aisée que de respirer. Tel’Ay ne découvrirait pas cette manière d’utiliser la Force, et ne pourrait donc pas la retourner contre son ennemi. Le Zabrak maîtrisait parfaitement le Côté Obscur, il ne faisait qu’un avec lui. Vouloir l’égaler voire le surpasser sur son propre terrain était une chimère, une folie. Si Tel’Ay devait vaincre, ce serait avec ses propres pouvoirs, sa propre manière d’utiliser le Côté Obscur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa concentration aiguisée comme jamais, il sut qu’Omberius allait l’attaquer à peine une seconde avant qu’il ne le fasse. Le temps sembla suspendre son cours. Omberius avait déjà bondi sur lui, lame en avant. Pour la première fois, Tel’Ay sentit une faille dans le mental d’Omberius. De la haine, de l’excitation. Trop fortes pour être contenues. La faille était là. Le sabrolaser d’Omberius n’était plus qu’à un mètre de Tel’Ay. Il regarda l’instrument de mort, à la fois fasciné et déconnecté. Les vagues de haine et d’excitation apparaissaient et disparaissaient au gré du manque de contrôle qu’Omberius exerçaient sur elles. Tel’Ay remonta leur piste. Cinquantaine centimètres. Tel’Ay toucha pour la première fois l’esprit d’Omberius. Trente centimètres. Omberius s’en rendit compte et voulut fermer son esprit. Vingt centimètres. Mais ce faisant, le seigneur des Sith fut incapable d’endiguer un éclair de peur. Dix centimètres. Tel’Ay &lt;em&gt;s’agrippa&lt;/em&gt; fermement à l’esprit d’Omberius. Y déversa toute sa puissance en une attaque mentale dévastatrice. Le Sith fut repoussé en arrière, comme balayé par une gifle géante, et le temps reprit son cours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay le tenait et refusait de le lâcher. Le Côté Obscur coulait à flots dans ses veines, il s’empara de la peur d’Omberius et lui fit exploser. Il se drapa dans l’effroyable douleur qui déchirait le crâne du Zabrak et l’alimenta de son propre pouvoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dark Omberius tomba lourdement sur le sol et hurla. Il tenta d’ériger des barrières pour protéger son esprit mais Tel’Ay les détruisit tour à tour avant qu’elles ne soient efficaces, tout en continuant à amplifier toutes les émotions qui sourdaient d’Omberius. Celui-ci résista comme il le put, repoussant de plus en plus maladroitement les attaques mentales. Il sentit le spectre de la folie le menacer et recroquevilla son âme sur elle-même, le plus profondément possible. En espérant trouver un endroit en lui où le Skelor ne pourrait pas l’atteindre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n’en trouva pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay continua à faire exploser l’essence même de Dark Omberius, morceau après morceau. De coup de butoir en coup de butoir, les défenses d’Omberius tombaient les unes après les autres. Tel’Ay était partout. La présence d’Omberius disparaissait, petit à petit.&lt;br /&gt;
Le Skelor se matérialisa dans une impasse encerclée de murs si hauts qu’il n’en voyait pas le sommet. Recroquevillé face à lui, appuyé contre le mur, un jeune Zabrak d’une dizaine d’années le regardait avec horreur, les yeux emplis de larmes.&lt;br /&gt;
– Je te hais&amp;#160;! lança-t-il.&lt;br /&gt;
Tel’Ay sourit froidement. Attaque après attaque, il n’avait non pas affaibli ou blessé son ennemi, mais détruit des pans entiers de son cerveau. Au fil des siècles, les Tanietiens avaient développé certains pouvoirs du Côté Obscur, dont ceux liés aux manipulations mentales. Les simples suggestions ou illusions utilisées par les Sith d’antan étaient devenues chez les Tanietiens des attaques mentales capables de déchiqueter des esprits. Rares étaient les Tanietiens qui avaient maîtrisé ce pouvoir au fil des siècles. Et encore plus rares étaient ceux qui avaient survécu à son utilisation.&lt;br /&gt;
Tel’Ay Mi-Nag plongea son regard dans les yeux du jeune Zabrak. Voilà donc ce qui restait du fier Dark Omberius, le maître Sith qui avait tenté de s’emparer de la galaxie et qui avait décrété l’extinction de ses pairs. Il lui parut pitoyable, tandis que lui se sentait fort. Si fort. Invincible.&lt;br /&gt;
Pourtant… Pourtant il sentait ses propres forces le fuir. Il n’était plus qu’un ballon de baudruche percé qui se vidait de son air. Il avait réussi à contrôler ce pouvoir, ce dont il était très fier. Mais il n’avait aucune prise sur les conséquences qui en découleraient, sur son corps comme sur son esprit.&lt;br /&gt;
Il reporta son attention sur le Zabrak, sur l’impasse, ultime siège de l’esprit du seigneur Sith, et déploya le reste de sa force pour faire exploser l’endroit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le corps d’Ovelar Nantelek cessa de bouger. Ses yeux grands ouverts ne contempleraient plus rien désormais. La mort avait figé sur son visage l’expression d’une perplexité certaine.&lt;br /&gt;
Tel’Ay sentit ses jambes se dérober sous lui et il chut lourdement avec le sentiment que tous les os de son corps avaient été brisés. Il mobilisa les ultimes forces de son corps défaillant pour ramper vers Omberius. Lentement. Si lentement. La douleur était atroce. Il aurait à peine été étonné de voir des morceaux entiers de son corps s’en détacher tellement il avait mal. Il continua pourtant à ramper en serrant les dents. Jusqu’à sentir le goût du sang dans sa bouche.&lt;br /&gt;
Il parvint enfin aux côtés d’Omberius, le souffle court. Il s’évanouit une seconde mais se réveilla quand sa tête percuta le sol. Les yeux brouillés, il tâtonna et trouva ce qu’il cherchait&amp;#160;: le sabrolaser de son ennemi. Soulever l’arme lui demanda un effort incommensurable. Il l’alluma sur-le-champ, plaça la lame au-dessus de la gorge d’Omberius et laissa retomber son bras gourd. Même sans force, le coup fut suffisant pour décapiter le seigneur noir des Sith.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ven’Mar Ar-Din quitta le palais royal de Skelor I en toute discrétion, par une porte dérobée. Les quatre mercenaires zabraks qui l’escortaient dissimulaient leurs visages et leurs armes derrière de larges manteaux à capuches, tout comme lui.&lt;br /&gt;
Même s’il avançait d’un pas serein, il était intérieurement au bord de la panique. Ovelar Nantelek, maître de l’Hégémonie Zabrak, était mort&amp;#160;! Or sans le soutien de l’être le plus puissant du secteur, comment Ar-Din, président de Skelor I, pouvait-il continuer à diriger&amp;#160;?&lt;br /&gt;
La démocratie skelorienne était une vaste farce destinée à l’extérieur&amp;#160;: c’était Nantelek qui choisissait un notable local pour occuper le poste, qui n’était qu’une façade creuse. C’était les troupes du Zabrak qui maintenaient fermement l’ordre sur la planète. Maintenant qu’il était mort, Ar-Din se demandait comment lui-même allait bien pouvoir survivre au chaos qui n’allait pas manquer de s’ensuivre. Il n’avait pas les moyens d’entretenir une milice planétaire sous ses ordres. Tous les fonds permettant le fonctionnement du gouvernement fantoche qu’il dirigeait provenaient des mondes zabraks. Skelor I était un monde sinistré, exsangue.&lt;br /&gt;
Ar-Din n’avait aucun pouvoir sur les mercenaires, et il avait dû négocier ferme avec le chef de son «&amp;#160;escorte&amp;#160;» pour être mis à l’abri. Et encore… c’était plus la perspective de recevoir des instructions de la part d’un de leurs véritables employeurs qui avait convaincu les mercenaires d’emmener Ar-Din à l’astroport pour y prendre contact avec Tol Guela, le sénateur zabrak et bras droit politique d’Ovelar Nantelek.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois arrivé à destination, il fallut une demi-heure à Ar-Din pour réussir à entrer en communication avec Guela. Il put enfin laisser sa panique s’épancher.&lt;br /&gt;
– Sénateur Guela, c’est la catastrophe ici. Nantelek est mort, vous m’entendez&amp;#160;? Il est mort&amp;#160;! Envoyez-moi des troupes le plus vite possible pour sécuriser la planète avant qu’une révolution se mette en marche&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Mort&amp;#160;? répéta Tol Guela, abasourdi. Comment est-ce possible&amp;#160;? Vous en êtes sûr&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– À moins qu’il ne puisse survivre à une décapitation par sabrolaser, oui, j’en suis sûr&amp;#160;! Vous devez m’aider&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Tol Guela resta longtemps silencieux, avant que le chef des mercenaires n’intervienne&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Sénateur, que devons-nous faire, mes hommes et moi&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Si Ar-Din tiqua de ne pas être inclus dans la question, il préféra ne pas le relever. Sa survie dépendait sans doute de la réponse qu’allait donner Guela.&lt;br /&gt;
– Rentrez sur Iridonia. De nouvelles instructions vous y attendront.&lt;br /&gt;
– Et le Skelor&amp;#160;? demanda le Zabrak en désignant Ar-Din.&lt;br /&gt;
– Emmenez-le avec vous, il pourrait nous servir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tol Guela coupa la communication, la main tremblante. Ovelar Nantelek était mort. Un tel événement semblait si… impossible&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Tol Guela était un homme politique aguerri. Il avait depuis longtemps pensé aux conséquences si cela arrivait. Et aucune n’était réjouissante. Nantelek était au pouvoir depuis très longtemps et, hormis Tol Guela lui-même, il n’avait aucun conseiller proche. Seulement des pions interchangeables.&lt;br /&gt;
Restait à savoir ce que l’ambassadeur allait faire. La puissance d’un seul être pouvait être terrifiante, et Nantelek avait été de ceux-là. Mais l’enlever de l’équation revenait à voir le château de cartes s’écrouler. Tol Guela avait tenté une fois, des années auparavant, de demander à Nantelek s’il avait pris des dispositions pour l’Hégémonie Zabrak s’il venait à disparaître. Son supérieur l’avait alors gratifié d’un regard… Même aujourd’hui, en y repensant, Tol Guela sentit des frissons le parcourir. Dès qu’il avait posé la question, il avait senti un grand froid l’envahir et s’était demandé s’il ne subissait pas une attaque cardiaque. Une peur sans nom l’avait envahi d’un coup, comme si un seau d’eau glacée avait été versé sur sa tête. Cette sensation n’avait pas duré longtemps, mais les yeux hypnotiques et la froideur presque reptilienne de Nantelek avaient dissuadé Guela d’obtenir une réponse… à jamais.&lt;br /&gt;
Et maintenant&amp;#160;? Devait-il rentrer sur Iridonia et revendiquer le pouvoir&amp;#160;? La perspective aurait été alléchante nonobstant la grave crise galactique actuelle. Le sénateur était depuis tant d’années cantonné au rôle de second qu’il se demanda s’il serait capable d’être le numéro un.&lt;br /&gt;
Mais que faire d’autre&amp;#160;? Rester sagement au sénat, drapé dans sa dignité d’édile républicain, en se contentant de continuer à être le porte-parole du dirigeant de l’Hégémonie Zabrak&amp;#160;? Il faudrait des semaines voire des mois avant qu’un leader capable émerge sur les ruines de l’empire créé par Nantelek. Pire, l’Hégémonie s’effondrerait peut-être sur elle-même entre-temps. Si Guela ne voyait aucun inconvénient à être le second d’un être important, le devenir pour un petit dirigeant sans envergure sonnerait la fin de son influence au Sénat.&lt;br /&gt;
Il finit par prendre sa décision&amp;#160;: le mieux était encore qu’il prenne lui-même en main le destin de son peuple. Il ouvrit une communication vers son assistant et lui ordonna de faire préparer son yacht pour un retour sur Iridonia.&lt;br /&gt;
Il sentit un frisson d’exultation le parcourir&amp;#160;: il allait assumer l’héritage politique d’Ovelar Nantelek&amp;#160;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/22/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXII#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/22/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXII#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1759</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption, chapitre XXI</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/20/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXI</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fc77b2cacb1a5c176b5cea8b046182af</guid>
    <pubDate>Mon, 20 Feb 2012 08:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption</category>
        <category>fan-fiction</category><category>roman</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;L&amp;#8217;heure de l&amp;#8217;ultime confrontation entre Dark Omberius et Tel&amp;#8217;Ay Mi-Nag va bientôt sonner. Le Skelor investit le palais, à la recherche de son ennemi. De son côté, Omberius fait ses adieux à son apprenti avant de l&amp;#8217;envoyer au loin, en sécurité&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Chapitre XXI&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;– Bien le bonjour, messieurs, fit Tel’Ay en s’inclinant profondément devant les deux immenses Togoriens qui encadraient la non moins grande porte du palais du gouvernement.&lt;br /&gt;
Les félinoïdes, engoncés dans leurs uniformes noirs arborant le logo à dominante verte de l’Hégémonie Zabrak, froncèrent les sourcils et gratifièrent le Skelor d’une expression de pur mépris.&lt;br /&gt;
– Qu’est-ce que tu veux&amp;#160;? dit l’un d’eux.&lt;br /&gt;
– Je suis un voyageur venu de loin, et je me demandais s’il était possible de visiter le palais&amp;#160;?&lt;br /&gt;
L’un des Togoriens rit grassement mais l’autre feula&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Dégage ou je te réduis en cendres&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Tel’Ay arbora un sourire de carnassier.&lt;br /&gt;
– À vrai dire, je n’attendais pas une autre répartie de la part d’imbéciles sous-développés de votre genre.&lt;br /&gt;
Il s’ouvrit pleinement à la Force, attrapa son sabrolaser et l’alluma. Un moulinet plus tard, les cadavres fumants des Togoriens gisaient vers le perron. Le tout n’avait duré que le temps d’un battement de cil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay franchit le palier, l’arme à la main. Sur sa gauche, dans une guérite en transparacier à dix mètres de là, un soldat zabrak sursauta en le repérant. Dès qu’il fit mine de se pencher sur sa console, Tel’Ay invoqua la Force&amp;#160;: le Zabrak fut projeté en avant par une gifle invisible, qui l’envoya percuter la vitre blindée dans un bruit sourd. Il s’affala lourdement.&lt;br /&gt;
Une porte adjacente s’ouvrit et trois gardes en sortirent tranquillement. Tel’Ay se jeta sur eux avant qu’ils n’aient le temps d’évaluer la situation et joua gaillardement du sabrolaser. Des bruits de course se firent entendre derrière la porte et Tel’Ay soupçonna que cette partie du palais était tout bonnement le corps de garde. Il s’y engouffra, décidé à tuer tous ceux qu’il y croiserait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un tourbillon de mort s’abattit dans l’aile du palais&amp;#160;: Tel’Ay était insaisissable et bougeait trop vite pour être suivi des yeux. Les couloirs étaient relativement larges, mais pas suffisamment pour constituer un avantage pour les ennemis du Skelor. Les gardes rencontrés se gênaient les uns les autres et n’osaient souvent pas tirer dans ces espaces confinés de peur de blesser leurs congénères. Quand enfin ils se rendaient compte que personne n’était capable d’arrêter l’envahisseur, ils se mettaient à tirer dans le tas. Cela importait peu pour Tel’Ay&amp;#160;: il renvoyait les tirs ou se faisait un bouclier du corps de ses victimes, sans cesser d’avancer.&lt;br /&gt;
De temps à autre, un tir de blaster fusait de derrière lui, et un garde ennemi tombait à chaque fois. Le Skelor n’avait pas besoin de tourner la tête pour savoir qu’il s’agissait d’Anaria, occupée à lui faciliter quelque peu la tâche et  à protéger ses arrières.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Totalement immergé dans la Force comme il l’était, Tel’Ay se sentait presque déconnecté de son corps. C’était comme s’il le commandait à distance, se contentant de donner des instructions. Bondir, esquiver, tailler dans le vif, avancer. Comme si le film des événements était déjà écrit et qu’il se bornait à le suivre. En filigrane, il sentait la présence de Dark Omberius qui brillait dans la Force, tel un soleil à son zénith dans un ciel exempt de tout nuage. Et son instinct le guidait sur le chemin qui menait à son ennemi.&lt;br /&gt;
Il se posa brièvement la question de savoir si Omberius l’avait lui aussi repéré et la réponse lui parut aussitôt évidente. Omberius ne pouvait ignorer que Tel’Ay était là. La confrontation des deux maîtres du Côté Obscur était inéluctable, et le Skelor sut qu’elle aurait lieu dans très peu de temps.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le temps est venu&lt;/em&gt;, pensa Omberius. Il ne put s’empêcher d’éprouver une légère déception en songeant que deux maîtres Sith allaient bientôt s’affronter à mort&amp;#160;: ce genre de pratiques était monnaie courante avant les batailles de Ruusan, et cause de la quasi-extinction des Sith. C’était un retour en arrière, une régression.
Il y avait là une faille intéressante à souligner&amp;#160;: la Règle des Deux palliait aux affrontements entre Sith, sauf dans le cadre de la transmission du titre de Seigneur Sith. Sauf que Dark Bane et ses successeurs, à travers les siècles, avaient tout fait pour éradiquer leurs pairs survivants, afin de demeurer les seuls vrais Sith.&lt;br /&gt;
Ce faisant, on pouvait dire qu’ils retombaient dans les travers d’antan, affaiblissant le Côté Obscur de la Force en éliminant systématiquement les autres mouvances Sith. Il existait néanmoins une différence essentielle&amp;#160;: Bane avait prouvé que son école, son enseignement étaient les plus importants. Ses ennemis Sith et ceux qui allaient suivre au fil des siècles ne valaient pas mieux que des enfants imparfaitement formés. Extrêmement rares avaient été ceux qui représentaient une réelle menace.&lt;br /&gt;
Omberius se demanda si son Ordre avait déjà affronté un maître aussi puissant que Mi-Nag. À ses yeux, la réponse était négative. Pour la première fois en six cent ans d’existence, son Ordre était en danger d’extinction. La faute au Skelor, mais aussi la sienne propre. Omberius avait été présomptueux de croire qu’il était prêt à mettre la galaxie à genoux, prêt à éradiquer les Jedi. Les centaines d’années de machination n’avaient pas suffit. L’Ordre Sith devait retourner dans l’ombre pour recommencer à ourdir ses plans.&lt;br /&gt;
Pour se racheter à ses propres yeux, Omberius décida que ses agissements avaient été un galop d’essai pour la conquête du pouvoir. Un échec, certes, mais riche d’enseignements. Ses successeurs devraient en tirer les leçons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il fit venir un officier droïd et donna des ordres pour faire évacuer en urgence tous les supports, documents et autres artefacts Sith qu’il entreposait dans son palais. Rien ne devait tomber aux mains de l’ennemi. Heureusement, la plus grande partie de ses richesses, de son héritage étaient cachés dans un endroit connu de lui seul.
Ne restait plus qu’un détail à régler, et pas des moindres&amp;#160;: faire ses adieux à son apprenti, qui risquait de se retrouver seul et d’avoir sur les épaules le poids de la renaissance des Sith. Car de l’affrontement qui se profilait avec le Skelor Sith, Omberius n’était pas sûr de sortir vivant. Son ego passant après ses devoirs, il devait prendre toutes ses précautions afin que sa lignée ne s’arrête pas avec lui.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Détruire les droïds et les mercenaires qui se dressaient sur son chemin était d’une facilité déconcertante pour Tel’Ay. Bien qu’il puisât allègrement dans la Force, sa puissance ne déclinait pas&amp;#160;: le Gant de Vèntorqis émettait comme une résonance dans la Force et semblait restaurer sa puissance au fur et à mesure qu’il l’utilisait. C’était dangereusement grisant et Tel’Ay avait fort affaire pour garder le contrôle des pouvoirs qui l’envahissaient. À côté de cela, exterminer les gardes ne lui demandait aucun effort&amp;#160;: il s’en remettait à son instinct, suffisant pour lui dire quand esquiver les tirs, bondir au milieu d’un groupe de soldats pour les mettre en pièces. Rien ne pouvait l’arrêter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay mit en fuite les survivants de la dernière équipe ayant tenté de l’attaquer. Il sauta par-dessus les cadavres fumants et courut après les gardes. Quand ils franchirent un coude du couloir, Tel’Ay s’arrêta brusquement, averti par la Force qu’un danger sérieux  menaçait.&lt;br /&gt;
Un coup d’œil jeté par-dessus son épaule lui montra Anaria qui déboulait, toujours occupée à veiller sur ses arrières. Il lui signe de tenir sa position et ferma les yeux. La Force afflua en lui et il devint partie intégrante de cette partie du palais, capable de visualiser sa position, ainsi que celle de ses ennemis les plus proches.&lt;br /&gt;
Le coude du couloir menait sur un corridor autrement plus large, qui lui-même conduisait à une porte gigantesque. Deux battants de deux mètres de large sur cinq de haut. Le danger se trouvait devant cette porte&amp;#160;: un canon-laser portatif pointé sur le couloir. Si Tel’Ay avait fait deux pas de plus, il n’était pas certain qu’il aurait eu suffisamment de réflexes pour esquiver la puissance d’un tel tir. Mais connaître le danger changeait la donne.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dark Omberius se tenait debout, immobile, la partie supérieure du visage cachée par le capuchon de sa cape rabattu sur ses yeux. Il émanait de lui une sérénité et une puissance qui donnaient presque des frissons au Duro Verinis. Il se sentait si inférieur à son maître. Les leçons distillées par l’holocron de Dark Bane avaient ouvert en grand les portes de la connaissance menant à la maîtrise du Côté Obscur de la Force. Verinis ne serait plus jamais le même&amp;#160;: il avait pris conscience de son potentiel et des perspectives vertigineuses qu’il pouvait lui offrir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avant qu’il ne soit amené à Dark Omberius, sa vie avait été pitoyable. Il était différent de ses congénères, depuis le plus loin qu’il puisse se souvenir. Cette différence avait fait de lui un paria, car il utilisait de manière instinctive la Force, sans jamais avoir appris à la canaliser et à la ployer à ses désirs. D’une nature apeurée, il avait été molesté plus d’une fois dans sa jeunesse par de jeunes caïds. Jusqu’à ce que l’un d’eux s’écroule un jour mort à ses pieds, une main sur le cœur. Au plus fort des coups qu’il prenait, il avait justement prié pour que le cœur de son persécuteur lâche.&lt;br /&gt;
En deux autres occasions par la suite, des pensées vengeresses avaient conduit au même résultat. Mais il ne maîtrisait pas ce pouvoir mortel. Si ça a avait été le cas, ce ne sont pas trois cadavres qu’il aurait laissé derrière lui mais des dizaines. À quoi bon avoir un don si on ne savait pas l’exploiter&amp;#160;? À rien, surtout quand les essais tâtonnants ne donnaient rien pour le contrôler.&lt;br /&gt;
Un jour, sur Duro, Verinis s’était réveillé avec le sentiment d’un danger latent planant au-dessus de sa tête. Cette sensation l’avait accompagnée toute la journée, jusqu’à ce que l’immeuble dans lequel il résidait subisse une explosion due à une conduite de gaz défectueuse. Vingt-sept personnes étaient mortes ce jour-là. Un être fut retrouvé indemne parmi les décombres&amp;#160;: Verinis.&lt;br /&gt;
Comme tout un chacun, il arrivait à Verinis d’être de mauvaise humeur, voire franchement imbuvable. Il avait remarqué en plusieurs occasions que dans cet état d’esprit, il semblait diffuser une sorte de malaise autour de lui, comme si ceux qui l’entouraient lisaient son humeur et semblaient désireux de s’en détourner le plus vite possible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n’avait été qu’un gamin, dont le potentiel aurait pu ne jamais être décelé ni exploité. Et voilà qu’aujourd’hui, il se retrouvait apprenti Sith du seigneur Dark Omberius, héritier d’une longue lignée de maîtres dont la vie était dédiée au Côté Obscur de la Force. Il était fier. Et inquiet. Et rassuré.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fier que Dark Omberius l’ait considéré assez puissant pour devenir potentiellement son successeur. Même s’il avait la lucidité de se rendre compte qu’il n’était sans doute qu’un choix par défaut.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Inquiet de voir les droïds de son maître empaqueter les possessions précieuses d’Omberius, son héritage de Sith, &lt;em&gt;leur&lt;/em&gt; héritage. Comme si la fin était imminente, qu’une catastrophe se préparait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rassuré de voir Omberius si serein, tellement en phase avec la Force qui tourbillonnait autour de lui. Verinis était comme un primitif face à l’incarnation de sa déité&amp;#160;: empli de crainte et de fierté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les lèvres d’Omberius bougèrent.
– Verinis.&lt;br /&gt;
– Oui, mon maître&amp;#160;? s’empressa de répondre le Duro en mettant un genou à terre, comme le lui avait appris l’holocron de Dark Bane, très à cheval sur la discipline.&lt;br /&gt;
– Comme tu peux le voir, notre trésor Sith est en train d’être évacué. Son joyau va l’être en même temps.&lt;br /&gt;
– Le joyau de notre trésor, maître&amp;#160;? demanda Verinis, sans comprendre.&lt;br /&gt;
– Oui. Toi.&lt;br /&gt;
Verinis ne put masquer sa consternation, provoquant la fureur de son maître.&lt;br /&gt;
– Ôte immédiatement cet air stupide de ton visage. Tu es un seigneur Sith&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Oui, maître, fit Verinis, confus.&lt;br /&gt;
– Et relève la tête, tu es mon apprenti&amp;#160;! De grands changements risquent de se profiler à l’horizon.&lt;br /&gt;
– Sont-ils liés à cette grande puissance dans la Force que je détecte non loin d’ici et qui semble se rapprocher&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– En effet, mon apprenti. Écoute-moi attentivement car nous n’avons pas beaucoup de temps. Le but des Sith est de prendre le contrôle de la galaxie, de faire tomber la République et d’éradiquer les Jedi, nos ennemis mortels. Voilà ce qui est important, voilà vers quoi tes efforts doivent tendre. C’est la ligne de conduite que j’ai suivi toute ma vie, en m’appuyant sur l’enseignement et les expériences de mes maîtres. J’ai complètement échoué dans ma tâche.&lt;br /&gt;
– Maître&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Tu ne dois pas commettre les mêmes erreurs que moi, mon apprenti. Tu vas retourner à la clandestinité la plus totale. J’ai commis une erreur en dévoilant notre existence. Je pensais que nous étions prêts à prendre notre revanche. Je me trompais.&lt;br /&gt;
– Me… cacher&amp;#160;? Mais que deviennent nos plans de conquête de la galaxie&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Depuis Dark Bane, nous avons passé des centaines d’années dans l’ombre de l’ombre, à ourdir nos plans. Patiemment. J’ai été présomptueux en pensant que le moment était venu de sortir de l’ombre. Nous n’étions pas prêts.&lt;br /&gt;
– Où avez-vous échoué, maître&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– En plus de notre philosophie, tu devras apprendre à développer tes pouvoirs, Verinis. Un seigneur Sith a la puissance d’un maître du Côté Obscur. C’est un pouvoir qui s’acquiert avec le temps et l’entraînement, et je ne doute pas que tu l’obtiennes quand le moment sera venu. Mais cela ne saurait suffire&amp;#160;: je suis bien plus puissant que toi et j’ai mis en branle des machinations alambiquées dont les graines ont été plantées par mes prédécesseurs depuis des centaines d’années. Pourtant, ça n’a pas suffit.&lt;br /&gt;
– Que faut-il de plus pour réussir&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Méfie-toi de l’orgueil, Verinis. Le mien pourrait être la cause de ma chute. Plutôt que de continuer à mettre en place les plans de notre ordre, je me suis détourné de notre mission. J&amp;#8217;ai décrété que nous étions les seuls vrais Sith, et que les quelques écoles qui existent encore et se réclament de cette obédience devaient disparaître. Ainsi, j’ai cru avoir éradiqué l’an dernier la Confrérie Sith de Maal Taniet, mais je me trompais&amp;#160;: la puissance dans la Force que tu ressens est celle de leur dernier maître, Tel’Ay Mi-Nag. Il sait que je suis son ennemi, et lui comme moi avons conscience que l’un d’entre nous sera mort avant la fin de cette journée.&lt;br /&gt;
– Vous ne pouvez pas mourir, maître&amp;#160;!&lt;br /&gt;
- Cesse de dire des inepties, mon jeune apprenti. Le moment est venu de nous dire adieu. Tu vas suivre les droîds&amp;#160;: ils ont ordre de t’emmener sur Korriban, qui est un bastion de notre pouvoir. De là, si je ne reviens pas, tu prendras le relais en tant que seigneur noir de la Sith. À travers toi, mes rêves et ceux de mes maîtres vivront.&lt;br /&gt;
Verinis sentit la peur l’envahir&amp;#160;: sur le seuil de la porte qui menait à des connaissances infinies, voilà que son maître risquait de lui faire défaut.&lt;br /&gt;
– Que la Force soit ta servante, Verinis.&lt;br /&gt;
Omberius sembla hésiter, avant d’extirper un holocron d’une poche de sa cape.&lt;br /&gt;
– Ceci est mon holocron personnel. Il contient toutes mes réflexions sur la Force, la guerre, tout ce que j’ai édifié dans ma vie. Il te sera très utile pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que moi. Si je reviens sur Korriban, je le récupérerai. Sinon, il deviendra ta propriété. Va, maintenant. L’ombre de la mort s’étend sur ces lieux.&lt;br /&gt;
– Maître, je ne sais pas quoi dire. Je…&lt;br /&gt;
– Va, j’ai dit&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Oui, maître, répondit précipitamment Verinis, en espérant que les larmes qui lui perlaient aux paupières ne se voyaient pas.&lt;br /&gt;
Il se fendit d’un profond salut et tourna les talons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce point capital réglé, Dark Omberius reporta son attention sur la grande porte en bois, hermétiquement fermée. Au-delà de cette porte s’étendait la salle du trône, avec ses larges colonnes de pierres. L’endroit parfait pour une embuscade et de ce fait, des dizaines de gardes s’y trouvaient, la main sur la gâchette. Même si Omberius doutait forcément que ce fut suffisant pour arrêter son ennemi skelor. Au bout de la salle du trône, une porte jumelle à la première&amp;#160;: Omberius sentait la présence de Mi-Nag s’en rapprocher.&lt;br /&gt;
Omberius ferma les yeux et inspira profondément. Il laissa son esprit dériver dans les courants de la Force, grappillant de-ci de-là quelques parcelles de pouvoir. S’il ignorait être capable ou non d’abattre Tel’Ay Mi-Nag, il comptait bien l’affronter avec toute sa force.&lt;br /&gt;
Drapé dans la colère, la frustration et la haine, Omberius laissa ces sentiments tourbillonner en lui et gagner peu à peu en importance. Il arbora un sourire carnassier.
&lt;em&gt;Viens, chien de Skelor, viens&lt;/em&gt;&amp;#160;!&lt;em&gt; Je suis Dark Omberius, je ne te crains pas&lt;/em&gt;&amp;#160;!&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Gründer Valarian, mercenaire de son état, était adossé à l’un des piliers de la salle du trône. Il essuya sa main moite sur son pantalon et se maudit d’avoir oublié ses gants. Puis il remet le doigt sur la gâchette de son fusil-blaster.&lt;br /&gt;
Il vit autour de lui les autres mercenaires. Comme lui, chacun d’eux était protégé par un pilier. Il scruta la grande porte à double battant qui lui faisait face. Quand Ovelar Nantelek, le maître de l’Hégémonie Zabrak, l’avait franchie quelques minutes plus tôt, il avait ordonné aux mercenaires de tenir leur position et d’annihiler toute force ennemie qui pénétrerai dans la salle du trône.&lt;br /&gt;
À la question du chef de Valarian portant sur les effectifs de l’assaillant, Nantelek avait provoqué la stupéfaction des mercenaires en leur apprenant que les envahisseurs étaient au nombre de deux. En bons professionnels, aucun des guerriers n’avait moufté. Les informations distillées par Nantelek avaient expliqué beaucoup de choses&amp;#160;: en plus d’une Wookiee, l’autre assaillant, Skelor de naissance, était un maître de la Force.&lt;br /&gt;
Gründer avait suffisamment bourlingué pour être au fait de la puissance qu’était capables de déployer les Jedi et leur mystérieuse Force. Et Nantelek avait assuré que le Skelor en question était plus dangereux qu’un Jedi, qu’il usait de ses pouvoirs pour tuer sans pitié.&lt;br /&gt;
Les mercenaires ne le sous-estimeraient pas, c’était certain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Gründer passa une main sur son front ruisselant de sueur. Dans l’urgence, il n’avait pas eu le temps d’appliquer sur sa peau la crème spéciale qui l’empêchait de transpirer. Il n’était pas dans les meilleures conditions pour combattre et cela le contrariait.&lt;br /&gt;
Il quitta la porte des yeux et regarda l’autre porte, jumelle de la première, et par laquelle l’ennemi était censé arrivé. Les Jedi étaient puissants. Mais la compagnie de mercenaires aussi. Gründer savait que ses compagnons postés de l’autre côté avaient pour eux le nombre, ainsi qu’un canon-blaster portatif. Il ne voyait pas comment quiconque, même un maître de la Force, pourrait bien passer ce barrage mortel.&lt;br /&gt;
Son cœur battit plus fort quand les premiers tirs se firent entendre, au-delà de la porte. Une déflagration bien plus importante que les autres lui indiquèrent que le canon-blaster venait d’entrer en action. Un coup. Deux. Trois. Une explosion se fit entendre, suivie d’un effroyable bruit de tôles qui s’entrechoquaient.&lt;br /&gt;
Gründer Valarian ne parvenait pas à détacher son attention de la porte. S’il l’avait pu, il aurait remarqué que tous ses congénères faisaient de même, fascinés et extrapolant sur les événements invisibles à leurs yeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La porte tressauta dans ses gonds, comme attaquée par un bélier géant. Le bruit du choc déchira l’air. Les mercenaires s’agrippèrent à leurs armes. Un deuxième choc, tout aussi puissant, peut-être plus. Cette fois, des fissures apparurent au niveau des gonds, et un léger nuage de poussière s’éleva.&lt;br /&gt;
Quelques mercenaires, dont Gründer, mirent un genou à terre, prêt à tirer. Il déglutit&amp;#160;: quel bélier gigantesque pouvait ainsi ébranler la porte&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Au troisième choc, la porte commença à céder. Des panneaux de bois s’en détachèrent et tombèrent au sol. S’en suivit un moment de silence qui ne fit qu’ajouter à la nervosité des mercenaires. Puis l’apocalypse se déchaîna.&lt;br /&gt;
La porte explosa sur le dernier coup de boutoir, plus formidable encore que les autres, et Gründer vit avec stupéfaction le canon-blaster portatif traverser la porte. &lt;em&gt;Il volait&lt;/em&gt;&amp;#160;! Lancé à pleine vitesse, il pulvérisa sur son passage plusieurs piliers de la salle du trône – avec les mercenaires réfugiés derrière – et alla s’écraser contre le mur en vis-à-vis.&lt;br /&gt;
Gründer tira, et l’air fut aussitôt saturé d’un nuage d’ozone et de fumée. Tous les mercenaires faisaient feu, conscients que s’ils ne touchaient pas leur cible dès le début, ils seraient éliminés les uns après les autres. Ils n’auraient qu’une seule chance de l’emporter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Gründer comprit vite que lui et les siens ne feraient pas le poids. Le Skelor esquivait ou renvoyait tous les tirs avec une facilité déconcertante. Comme cela lui était aussi facile que de respirer. Une crainte superstitieuse envahit Gründer Valarian, qui envisagea pour la première fois de sa carrière d’adopter la stratégie de survie la plus méprisable qu’il connaissait et exécrait&amp;#160;: se rendre. Cette idée avait à peine jailli dans son esprit qu’il se méprisa et éprouva une bouffée de haine et de rage envers ce Skelor, qui osait lui faire connaître une telle humiliation.&lt;br /&gt;
Il lâcha son fusil-blaster et s’empara de ses deux blasters de poing. Abandonnant la protection du pilier, il arrosa le Skelor d’un tir nourri. Bien qu’imprécis, le nombre de tirs pouvait finir par toucher sa cible. Et mieux valait mourir debout que de se rendre tel un faible.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Plongé dans la Force comme il l’était, Tel’Ay ressentait tout un maelström de pensées émanant des mercenaires. Il se nourrissait de leur peur, d’autant plus facilement qu’elle augmentait au fur et à mesure qu’il avançait, lentement mais sûrement. Le temps de se cacher était révolu. Tel’Ay sentait distinctement la présence dans la Force de Dark Omberius, derrière la porte qui lui faisait face. Ne restait qu’à éliminer les mercenaires, qui semblaient décidés à se battre jusqu’à la mort. &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Tant pis pour eux. Ils ne sont rien.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Tel’Ay avait ouvert son esprit en grand pour mieux anticiper les gestes de ses ennemis. Cette stratégie faillit causer sa perte quand l’un des mercenaires surgit de derrière son pilier, un blaster dans chaque main. L’homme tira salve sur salve, et l’esprit de Tel’Ay reçut la haine qui émanait de l’être de plein fouet, comme une gifle mentale. Sa concentration en fut affectée quelques dixièmes de secondes.&lt;br /&gt;
Pendant ce très court instant, le temps parut ralentir autour de Tel’Ay. Pas comme d’habitude, où seuls ses adversaires semblaient se mouvoir lentement tandis que lui conservait sa vitesse normale. Mais un moment où lui-même bougeait lentement, son esprit étant toujours capable d’anticiper les événements mais son corps non.
Il vit distinctement le double tir qui allait venir à bout de ses défenses. Il porta la lame pourpre du sabrolaser de Dark Glaro en opposition au premier tir. Il sut que le timing serait bon et de fait, il parvint à détourner le tir. Mais celui qui suivait arrivait trop rapidement. Dès le départ, Tel’Ay avait su qu’il n’aurait pas le temps de le parer. D’un mouvement de poignet qu’il espérait suffisant, il plaça la garde du sabrolaser sur la trajectoire du tir et la lâcha.&lt;br /&gt;
Sa main ne s’était éloignée que de cinq centimètres à peine quand le sabrolaser fut touché. Dans un effort désespéré, Tel’Ay concentra la Force autour de sa main pour la protéger d’un bouclier, et autour du sabrolaser pour renforcer sa résistance.&lt;br /&gt;
Une onde de puissance émanant du Gant de Vèntorqis enveloppa la main du Skelor et le sabrolaser qui commençait à se disjoindre. Parmi les morceaux, Tel’Ay distingua le cristal synthétique du sabrolaser, de couleur rouge. Le cristal fut entaillé par le tir et se fissura.&lt;br /&gt;
Tel’Ay sentit pourtant l’emprise du Gant de Vèntorqis se faire sentir. Les morceaux du sabrolaser se rapprochèrent à nouveau les uns des autres et ils ne firent bientôt plus qu’un. De l’artefact Sith, des vagues d’énergie continuèrent à jaillir pour maintenir l’intégrité du sabrolaser, avec plus ou moins de réussite&amp;#160;: la lame pourpre était désormais zébrée d’éclairs bleuâtres, signe indubitable de surcharge. Contre toute attente, il semblait pourtant fonctionnel, comme Tel’Ay s’en assura dans les secondes qui suivirent.&lt;br /&gt;
Il abandonna son attaque de front et se réfugia à son tour derrière un pilier. Indifférent aux tirs de blaster qui s’abattaient sur sa protection de pierre finement ciselée, il scruta avec attention le sabrolaser. Il n’aima pas la conclusion de sa rapide analyse&amp;#160;: selon lui, si le Gant de Vèntorqis relâchait son emprise sur l’arme, le sabrolaser exploserait, tout bonnement. En attendant, estimant qu’il pouvait encore servir, il le lança à travers la salle du trône. Ayant conscience de la position de tous ses ennemis, ce fut un jeu d’enfant pour lui de faire filer le sabrolaser sur chacun des mercenaires, tour à tour. Des mercenaires étaient certes efficaces contre des menaces qu’ils pouvaient comprendre, appréhender. Mais face à l’imprévisibilité d’un sabrolaser dirigé par télékinésie, ils étaient aussi démunis que des enfants. Pas un ne survécut.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand Gründer Valarian vit le sabrolaser rouge zébré de minuscules flammèches bleues se jeter sur lui, il perdit toute sa volonté combative. Il se colla à son pilier en priant les dieux auxquels il ne croyait pas. Pas un ne l’écouta. Le sabrolaser trancha le pilier et la tête du mercenaire avec la plus grande facilité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay récupéra le sabrolaser et s’avança vers la porte de bois. Il ignora les grognements d’Anaria. les entendit-il, d’ailleurs&amp;#160;? Rien n’était moins sûr. La présence de Dark Omberius, toute proche, brûlait son âme. Son destin se trouvait derrière la porte.&lt;br /&gt;
Tel’Ay entendit le bruit des verrous de la porte. Celle-ci ne tarda pas à s’ouvrir sous l’impulsion mentale de Dark Omberius. Le seigneur autoproclamé des Sith faisait face à son ennemi. Nulle peur ou contrariété en lui, juste de la détermination.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/20/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXI#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/20/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XXI#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1757</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption, chapitre XX</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/19/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XX</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:99050ae3cb28b6b32acf947bdedd8369</guid>
    <pubDate>Sun, 19 Feb 2012 11:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption</category>
        <category>fan-fiction</category><category>roman</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Tandis que la République n&amp;#8217;a jamais été aussi affaiblie suite aux agissements de Dark Omberius, Tel&amp;#8217;Ay et Anaria continuent leur infiltration sur Skelor I&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Chapitre 20&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Tel’Ay se plongea dans une profonde méditation tandis qu’Anaria, après avoir fait décoller leur navette, mit le cap dans la direction indiquée par l’ancien Jedi Skelor. Le Sith devait reprendre des forces, rapidement&amp;#160;: créer et contrôler la tempête de Force lui avait sapé beaucoup d’énergie. Savoir que l’épreuve qu’il venait d’affronter risquait de n’avoir été qu’une pacotille à côté de l’affrontement à venir contre Dark Omberius n’était pas pour le rassurer.&lt;br /&gt;
Quoi qu’il en soit et quoi qu’il arrive, les dés étaient désormais jetés&amp;#160;: tout allait bientôt finir, d’une manière ou d’une autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Gant de Vèntorqis semblait fonctionner à plein&amp;#160;: les perceptions de Tel’Ay n’avaient jamais été aussi développées. Il sentait la navette comme s’il elle n’était qu’une extension de son corps. Ses nouveaux pouvoirs, presque emphatiques vis-à-vis des machines, semblaient s’affermir. En d’autres circonstances, le Skelor s’en serait réjoui, d’autant plus qu’acquérir ce type de capacités avait fait partie des ordres qu’il avait reçu de son défunt maître. Mais pour l’heure, il s’en désintéressait presque, obnubilé par un seul but&amp;#160;: vaincre Dark Omberius. Aussi intéressants soient-ils, ses nouveaux pouvoirs ne seraient d’aucune utilité pour cet objectif. Pour l’heure, l’essentiel était de restaurer ses forces. Le plus grand défi de sa vie l’attendait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Anaria pilotait la navette au ras du sol afin d’éviter autant que faire se puisse qu’ils soient détectés par des radars. Elle était très tendue, car piloter si vite et si près du sol exigeait d’elle une concentration importante, mais aussi parce qu’elle percevait que quelque chose avait changé chez son compagnon. Bien qu’elle ne sachât pas quoi, son instinct lui soufflait que cela ne présageait rien de bon. D’une manière ou d’une autre, elle était en train de le perdre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les senseurs de la navette finirent par repérer des signes de technologie et de vies assez concentrés pour en conclure qu’ils représentaient probablement la nouvelle capitale de Skelor I. Anaria abandonna aussitôt son approche directe et choisit de suivre le lit d’une rivière, qui semblait lui aussi se diriger vers leur objectif en serpentant paresseusement à travers les mornes plaines traversées de volutes de brouillard.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay, immergé dans la Force, avait parfaitement conscience de toutes ces données, mais il restait impassible, les yeux mi-clos, en apparence indifférent à son environnement. Nerveuse, Anaria coulait de temps en temps des regards de biais vers lui, en quête de nouvelles instructions. S’ils pouvaient détecter la présence de la ville, il était fort probable que l’inverse fut également vrai. Continuer à s’approcher était plus dangereux à chaque seconde qui passait. Soit ils prenaient le risque de se faire intercepter, soit ils continuaient à pied, où ils seraient probablement plus discrets. Cette dernière option semblait être le plus raisonnable aux yeux de la Wookiee puisqu’ils n’étaient pas pressés par le temps.&lt;br /&gt;
Elle se décida à grogner son analyse de la situation à son compagnon, qui n’y répondit qu’au bout d’un long moment, après avoir jeté un coup d’œil à la console des senseurs. Une part de Tel’Ay s’étonnait d’être capable d’interpréter sans le moindre effort les données chiffrées et diagrammes de détection&amp;#160;: quelques semaines plus tôt, ils lui étaient encore parfaitement indéchiffrables.&lt;br /&gt;
– Nous sommes à cinquante kilomètres, je pense que cela suffira. Atterrissons et faisons le reste du chemin à pied.&lt;br /&gt;
Anaria acquiesça et se mit en quête d’un site d’atterrissage approprié. Elle dévia le cap pour se rapprocher d’une zone marécageuse en marge de la rivière.&lt;br /&gt; D’immenses saules dont les branches formaient une fontaine de feuilles vertes bordaient les rives insalubres. Atterrir sous leur protection leur assurerait un camouflage parfait, mais elle dut s’y reprendre à trois fois avant de trouver un endroit convenable&amp;#160;: le tapis d’herbes spongieuses était traître, masquant un cloaque marécageux qui ne demandait qu’à les engloutir. Elle posa enfin la navette sur une gangue de terre suffisamment solide pour en supporter le poids.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jiger’Orsorul, le nouveau chancelier de la République, prit rapidement la mesure de son rôle. Fier Bothan porté par les réseaux d’alliances de son peuple, il avait surfé avec opportunisme sur les vagues de la crise qui agitait la République pour se retrouver au poste dont il rêvait depuis le jour où il avait décidé de se lancer dans la politique, activité élevée au rang d’art par son espèce. Et ce jour datait de sa prime enfance…&lt;br /&gt;
Au cours de sa carrière, il n’avait reculé devant rien&amp;#160;: formé par les meilleurs, il avait mêlé habilement la subtilité de l’homme politique chevronné et les méthodes sans pitié pour écarter ses rivaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fidèle aux principes qui avaient vus son élection, il ne fut pas long à décréter une pause dans l’expansion de la République, qui selon lui devait renforcer sa position et donner à ses membres le temps de pleinement s’intégrer dans le giron républicain.&lt;br /&gt;
Il réaffirma que nul monde ne saurait être incorporé contre son gré au sein de la République et, en preuve de bonne foi, annonça qu&amp;#8217;il était prêt à reconnaître officiellement l’existence de l’Hégémonie Zabrak. De ce fait, il acceptait que Skelor I en fasse partie.&lt;br /&gt;
Il campa fermement sur une position dure vis-à-vis des Skelors&amp;#160;: leur planète d’origine appartenant à l’Hégémonie, ils ne pouvaient se prévaloir du statut de citoyens républicains, sauf à en faire la demande individuellement.&lt;br /&gt;
Cette nouvelle anéantit Ver’Liu So-Ren, resté sur Coruscant le temps des élections. Officiellement citoyen de l’Hégémonie, il ne pouvait s’y rendre sans être exécuté pour sédition, comme il l’apprit vite par le biais de Tol Guela, ambassadeur de l’Hégémonie. De surcroît, un proche politique de Jiger’Orsorul lui fit comprendre qu’il n’était plus le bienvenue sur Coruscant. Sa présence risquait de mettre le chancelier élu en porte-à-faux vis-à-vis de la politique qu’il venait d’annoncer. Il lui fut même susurré que sa sécurité personnelle risquait de ne pas pouvoir être assuré. En guise de maigre consolation, son interlocuteur lui assura que s’il ne faisait pas de vagues, il se pouvait qu&amp;#8217;avant la fin de son mandat, le chancelier Jiger&amp;#8217;Orsorul «&amp;#160;fasse un geste&amp;#160;» pour lui et sa situation délicate.&lt;br /&gt;
Ver’Liu mesura l’extrême précarité de sa nouvelle situation quand il lui fut «&amp;#160;conseillé&amp;#160;» de ne pas chercher à s’installer sur un monde républicain&amp;#160;: les plus hautes autorités seraient alors obligées de prendre des mesures contre lui, «&amp;#160;pour le bien commun et la paix galactique&amp;#160;».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pire, un ultimatum lui fut lancé&amp;#160;: il avait quinze jours pour rejoindre Velinia III et quitter la planète avec son peuple, au risque de subir des représailles.&lt;br /&gt;
C’est dans un état second, proche de la prostration, qu’il embarqua sur son vaisseau pour quitter les lieux. Il avait voulu sauver son peuple et n’avait réussi qu’à le tuer une seconde fois, achevant le travail commencé par les Zabraks une génération plus tôt.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans un mot, Tel’Ay ouvrit l’écoutille et sortit. Anaria grogna sa colère d’être ignorée aussi ostensiblement. Malgré l’absence totale de réaction du Skelor, elle le suivit en bougonnant, une arme pesante dans les bras. Comme elle n’avait pas eu le temps de se fabriquer une nouvelle arbalète-laser, elle avait mis la main sur l’un des fusils-blaster contenus dans la petite armurerie du bord.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay se fondait sans un bruit entre les silhouettes torturées des arbres rachitiques qui n’émergeaient qu’à grand-peine des nappes de brouillard. Anaria avait fort à faire pour le suivre, irritée par l’humidité omniprésente qui rendait poisseuse sa fourrure. À chaque fois qu’elle mettait le pied sur une langue herbeuse et qu’elle s’y enfonçait jusqu’à mi-mollet, elle devait utiliser une bonne partie de sa force pour s’en extirper, avec un bruit de succion faisant presque penser que le marécage ne la laissait partir qu’à regret. Sans parler de la température glaciale qui s’emparait alors de ses pieds et remontait dans ses jambes. Elle frissonna&amp;#160;: elle détestait cet environnement, qui semblait décidé à ne pas relâcher ses proies facilement. Alors qu’elle se demandait ce qui pourrait bien leur arriver de pire, elle entendit un grognement, plus sourd que celui qu’aurait pu produire le plus massif des Wookiees.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle rejoignit Tel’Ay, qui s’était arrêté un peu plus loin, aux aguets et main prête à empoigner son sabrolaser. Ils avancèrent prudemment, entourés des silhouettes lugubres des arbres noirs, et des rochers aussi gros que des landspeeders devinrent à leur tour visibles. Des dizaines de paires d’yeux jaunes et brillants apparut sur chacun des rochers, transperçant la brume, et un concert de grondements étouffés se leva. Les yeux se tournèrent vers eux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reptiliennes, longues de trois bons mètres et montées sur une dizaine de courtes pattes massives, les créatures brunes bougèrent lentement vers eux. Instinctivement, Anaria sut qu’elles attendaient le moindre geste brusque pour leur bondir dessus. Elle n’était pas sûre que son fusil-blaster soit assez puissant pour percer leur épaisse carapace brune parcourue de protéburances.&lt;br /&gt;
Tel’Ay se tourna vers elle, et elle fut stupéfaite de voir un large sourire illuminer ses traits, tel un enfant plongé dans un univers magique.&lt;br /&gt;
– Ce sont des Krogomos, aussi connus sous le nom de Dragons de Skelor. Jamais je n’aurai pensé en voir un jour.&lt;br /&gt;
– Heu, tu as l’air… émerveillé, Tel’Ay. Est-ce bien le moment&amp;#160;? demanda Anaria, inquiète de voir les créatures converger vers eux.&lt;br /&gt;
– Les Kromogos sont presque une légende ici. Les vieux contes locaux en sont truffés, ils représentent les messagers ou l’émanation du Grand Sweer, le dieu des Skelors. Ce sont des protecteurs et des alliés des Skelors.&lt;br /&gt;
– Ah&amp;#160;? Et… ils le savent&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– On va vite le savoir, répondit Tel’Ay d’un ton léger.&lt;br /&gt;
Le Sith se tourna vers les Kromogos, paumes en avant et sourire aux lèvres. Anaria sentit la tonalité des grondements changer, comme si elle passait de menaçante à quelque chose comme ronronnante. Tel’Ay avança vers l’un des dragons, confiant, et passa sa main sur l’énorme crâne pour le caresser. Le Kromogo parut apprécier ce contact et ferma les yeux de contentement.&lt;br /&gt;
– Tu vois, fit Tel’Ay. Je crois que nous avons trouvé des montures&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Mais quand Anaria fit à son tour mine de s’approcher d’un Kromogo, celui-ci émit une plainte hostile. Tel’Ay la prit par la taille et recommença son opération de séduction auprès des créatures. Il fallut un long moment avant qu’elles acceptent la Wookiee.&lt;br /&gt;
– Il vaudra mieux que nous montions ensemble un Kromogo. Cela devrait suffire pour assurer ta sécurité.&lt;br /&gt;
– Devrait&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Le sourire par lequel Tel’Ay répondit fut aussi moqueur que carnassier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ovelar Nantelek parcourait joyeusement le fichier informatique qu’il avait sous les yeux. Parfait&amp;#160;! C’était tout bonnement parfait&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Jamais à cours d’un plan de rechange, il s’apprêtait à plonger la République dans une instabilité qu’il espérait la plus longue possible. Ses forces militaires se reconstituaient lentement mais sûrement. Il lui faudrait encore du temps avant d’être certain de pouvoir défendre les mondes de son Hégémonie Zabrak, et plus encore pour agrandir son empire naissant, mais tout était en bonne voie.&lt;br /&gt;
Il avait repris contact avec les mondes qui avaient lâché la République pour le rejoindre avant de faire machine arrière sous les pressions de tous bords. Il avait assuré à leurs ambassadeurs que le moment était presque venu où ils pourraient à nouveau annoncer leur intention de faire sécession pour venir grossir ses rangs, et sans que personne ne puisse rien redire à la légitimité de leurs revendications.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est le document volumineux ouvert sur son écran qui allait lui en donner l’opportunité. Ses propres réseaux d’information valaient bien ceux des Bothans – qu’il avait d’ailleurs infiltrés depuis des années. Grâce à eux, il collectait des preuves de corruption contre tous les hommes politiques influents de la République. Conscient que l’exercice du pouvoir allait souvent de pair avec un manque de scrupules certain, il n’avait pas eu grand mal à monter des dossiers compromettants. Certes, certains sénateurs étaient farouchement intègres, mais des fausses preuves voire de simples rumeurs de corruption pouvaient tout aussi bien faire de terribles ravages dans leurs rangs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le cas de Jiger’Orsorul, Bothan jusqu’au bout des griffes, le contenu du dossier était véridique de bout en bout&amp;#160;: pots-de-vin, menaces, extorsions de fonds, promesses non tenues, trois maîtresses et plusieurs enfants illégitimes alors que sa femme appartenait à l’un des clans les plus puissants de Bothawui, trucages de scrutins électoraux, disparition de rivaux, etc. Nantelek était presque impressionné par le personnage, qui ne semblait avoir négligé aucune action pour le faire pendre. Toute la panoplie de l’homme politique corrompu y passait, y compris certaines méthodes que Nantelek lui-même apprit pour l’occasion.&lt;br /&gt;
À la tête d’une fortune considérable en tant qu’Ovelar Nantelek et surtout maître du Côté Obscur de la Force en tant que Dark Omberius, ses pouvoirs et ses apprentis lui avaient permis de mettre la main sur toutes les preuves dont il avait besoin pour montrer à la galaxie à quel point Jiger’Orsorul était indigne d’occuper les plus hautes fonctions de la République.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nantelek ouvrit un canal crypté et protégé pour Coruscant. L’ambassadeur Tol Guela répondit sur-le-champ.&lt;br /&gt;
– Monseigneur, je suis à vos ordres.&lt;br /&gt;
– Je l’espère bien. Avez-vous reçu le dossier sur qui vous savez&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, monseigneur. Je propose de l’envoyer à tous les médias importants de Coruscant&amp;#160;: museler un holojournal serait possible pour &lt;em&gt;lui&lt;/em&gt;, mais &lt;em&gt;il&lt;/em&gt; ne pourra rien si tous annoncent la même chose.&lt;br /&gt;
– Procédez, mon cher, procédez. Une jolie surprise vous attendra la prochaine fois que vous vous connecterez à vos comptes bancaires.&lt;br /&gt;
– C’est un plaisir de vous servir, monseigneur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand Nantelek eut coupé la communication, Tol Guela soupira de soulagement. Peu de gens pouvaient altérer sa sérénité, mais Ovelar Nantelek avait ce pouvoir. Guela était un politicien assez chevronné pour savoir que le président de l’Hégémonie Zabrak possédait à coup sûr un dossier très complet sur ses propres activités illégales ou immorales – et elles existaient. Sa seule option était donc de le servir aveuglément.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Kromogo avalait les kilomètres à une vitesse impressionnante, et ses deux passagers avaient fort à faire pour rester cramponnés. Heureusement, les replis dorsaux presque annelés du Kromogo et les protubérances qui les parcouraient, permettaient à Tel’Ay et Anaria d’avoir prise, bien qu’ils n’auraient pas craché sur des selles. Tel’Ay était parfaitement à l’aise, jouissant des conditions locales parfaitement adaptées à son espèce, alors qu’Anaria était plus malheureuse que jamais, avec l’impression de respirer de l’eau en permanence.&lt;br /&gt;
Ils quittèrent leur monture dès que les faubourgs de la ville furent visibles. Gueule tournée vers le ciel, le Kromogo émit une plainte ressemblant à un adieu avant de faire demi-tour et se fondre dans la brume.&lt;br /&gt;
Tel’Ay et Anaria se faufilèrent discrètement entre les baraquements de bois qui bordaient la rue, qui n’était rien d’autre qu’un cloaque boueux. Ils évitèrent avec soin les rares silhouettes qui se découpaient de temps à autre.&lt;br /&gt;
– Il nous faut un landspeeder. On arrivera plus vite et ça évitera que des gens se posent des questions sur toi. Les Wookiees ne doivent pas être légion sur Skelor I, chuchota Tel’Ay.&lt;br /&gt;
– Reste à savoir s’il en existe, répliqua Anaria avec raison.&lt;br /&gt;
En effet, les seuls bruits qui parvenaient jusqu’à eux étaient comme étouffés, quelques éclats de voix et… des grincements, qu’ils identifièrent finalement comme provenant des essieux fatigués d’une charrette – remplie de ce qui ressemblait à du foin. L’attelage était tiré par un runderk. Le pachyderme progressait paresseusement et son conducteur Skelor, emmitouflé dans un manteau brun épais et coiffé d’un feutre à larges bords, paraissait recroquevillé sur lui-même.&lt;br /&gt;
- Reste ici, je vais l’interroger, fit Tel’Ay.&lt;br /&gt;
Il fit le tour de deux bâtisses miteuses pour se retrouver devant l’attelage, comme s’il arrivait par hasard à sa rencontre. Il leva la main pour héler le conducteur.&lt;br /&gt; Celui-ci, morne, tira sur les rênes et les grincements irritants se turent.&lt;br /&gt;
– Bonjour, l’ami, dit Tel’Ay. Je suis un voyageur venu de loin, et j’avoue être un peu perdu. Comment s’appelle cet endroit&amp;#160;?&lt;br /&gt;
L’autre leva des yeux ternes et répondit d’une voix monocorde&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Calibda. Nous sommes dans les faubourgs de Calibda.&lt;br /&gt;
– La capitale de Skelor I&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Il paraît, rétorqua l’autochtone d’un ton rogue.&lt;br /&gt;
– Le palais de Nantelek s’y trouve&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Tu es de ces amis&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Pas vraiment, non.&lt;br /&gt;
– Oui, le palais du Zabrak s’y trouve, finit par lâcher le Skelor.&lt;br /&gt;
– Tu peux m’y conduire&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Il est hors de question que j’approche de cet endroit maudit où vivent nos oppresseurs&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Écoute-moi, l’ami, chuchota Tel’Ay, il est très important que je puisse me rendre à cet endroit…&lt;br /&gt;
Il écarta les pans de sa cape noire et montra ostensiblement le sabrolaser qui pendait à sa ceinture.&lt;br /&gt;
– … si tu vois ce que je veux dire, termina-t-il avec un sourire complice et en espérant que son interlocuteur le prendrait pour un Jedi en mission secrète.&lt;br /&gt;
L’autre resta coi mais Tel’Ay put sentir une vive excitation jaillir en lui. Il fallut un certain temps pour qu’il parvienne à maîtriser ses émotions, acquiescer de la tête et répondre simplement&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Grimpe.&lt;br /&gt;
– Attends un instant, je ne suis pas seul. Anaria, ramène ta grande carcasse&amp;#160;!&lt;br /&gt;
L’autochtone sursauta en voyant la haute silhouette de la Wookiee surgir du brouillard et venir sur eux au pas de course. Une expression émerveillée envahit ses traits quand elle s’arrêta à un mètre de l’attelage.&lt;br /&gt;
– C’est… c’est une Wookiee, n’est-ce pas&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– En effet, répondit Tel’Ay, affable.&lt;br /&gt;
– Et… vous l’avez apprivoisée&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Anaria grogna à cette répartie et l’autochtone rentra la tête dans les épaules, apeuré.&lt;br /&gt;
– N’aie crainte, fit Tel’Ay en s’asseyant à ses côtés. Elle a ses humeurs mais n’est pas méchante. Grimpe, Anaria, la paille fera une excellente cachette pour toi.
– C’est du foin, répliqua l’autre.&lt;br /&gt;
– Si tu le dis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une nouvelle dure journée de travail, aussi jouissive que les précédentes quand on occupait un poste tel que le sien, Jiger’Orsorul put enfin prendre le temps de se détendre une fois le dernier conseiller expédié. Il en était à se demander comment il allait pouvoir faire entrer discrètement dans ses quartiers privés les deux esclaves zeltronnes dont il avait fait l’acquisition récemment, quand sa console de communication émit un trille. Sa fourrure se hérissa quand il constata que le canal utilisé était celui qu’il réservait à ce qu’il appelait ses «&amp;#160;sources&amp;#160;», à savoir ses informateurs officieux.&lt;br /&gt;
– Oui&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– C’est Kreng, de &lt;em&gt;Holonews&lt;/em&gt;. Je sors d’une réunion exceptionnelle avec la rédaction. On vient de nous faire parvenir un dossier extrêmement compromettant sur vous et mes supérieurs veulent en faire la une à la prochaine édition.&lt;br /&gt;
– Quoi&amp;#160;? Il n’est pas question que cela…&lt;br /&gt;
Un nouveau trille retentit, d’une source similaire, puis un autre, puis encore un autre…&lt;br /&gt;
Jiger’Orsorul se contenta de regarder le nom des expéditeurs&amp;#160;: ses contacts de &lt;em&gt;Coruscant-Minute&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;Mararai-Hebdo&lt;/em&gt;, du &lt;em&gt;Républicain&lt;/em&gt;, et d’une bonne dizaine d’autres titres-phares de l’espace républicain.&lt;br /&gt;
– Chancelier, vous êtes là&amp;#160;? Chancelier&amp;#160;? insista Kreng.&lt;br /&gt;
Orsorul coupa la communication, et éteignit d’une main tremblante la console d’une voix tremblante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En chemin, le paysan – Lit’Nor – gratifia Tel’Ay du récit de toutes les exactions commises par l’occupant zabrak contre le peuple skelor. Bien que le Sith s’en moquât éperdument, il afficha un masque de compassion de bon aloi et hochait la tête pour approuver les propos de son nouvel ami quand il le fallait.&lt;br /&gt;
Toute son attention était surtout focalisée sur son environnement. Il avait déjà remarqué que les vêtements de Lit’Nor étaient usés jusqu’à la corde, mais il vit que tous les autres Skelors qu’ils croisaient et qui avançaient tête basse lui ressemblaient beaucoup sur ce point-là. Il savait que les Skelors qui avaient pu partir en exil étaient pauvres dans leur grande majorité, mais force était de constater que ceux qui n’avaient pas fuis n’étaient pas mieux lotis. Pendant la demi-heure que dura leur lent cheminement à travers les rues quasiment désertes, il ne vit en tout et pour tout que deux landspeeders, aux vitres teintées. À chaque fois, Lit’Nor cracha au sol après leur passage en murmurant «&amp;#160;traîtres&amp;#160;». La seule autre manière de se déplacer semblait être des charrettes semblables à celle de Lit’Nor.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peu à peu, les rues boueuses et les bâtiments montés de bric et de broc qui les bordaient laissèrent place à des avenues pavées et des bâtiments préfabriquées, ces derniers cédant ensuite à la place à des immeubles de plus en plus imposants fabriqués dans des blocs massifs de pierre blanche, sûrement du calcaire.
Ils finirent par déboucher sur une place assez vaste pour permettre l’atterrissage d’un croiseur. Le sol était recouvert de fines mosaïques chatoyantes, mais le brouillard persistant ne permettait pas d’en apprécier les frises.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’objectif de Tel’Ay se dévoila dans toute sa splendeur. Lit’Nor n’eut pas besoin de lui indiquer quel édifice était celui d’Ovelar Nantelek. L’édifice écrasait de sa taille le reste de la place. Une volée de marches hautes montait jusqu’à un niveau orné de colonnes impressionnantes, au milieu desquelles se découpait une double porte haute de trois mètres, dont chacun des pans était ouvert.&lt;br /&gt;
Des mercenaires faisaient le pied de grue devant, surtout zabraks et togoriens. Ils avaient beau n’être qu’une dizaine, nul doute qu’il y en aurait d’autres derrière. Tel’Ay avait pris soin de se déconnecter de la Force dès qu’il s’était installé aux côtés de Lit’Nor, désireux de ne pas attirer l’attention d’Omberius. Il lui faudrait tenir sans se dévoiler le plus longtemps possible.&lt;br /&gt;
Arrivés au milieu de la place gigantesque, Tel’Ay posa sa main sur l’épaule de Lit’Nor et lui dit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Merci, mon ami. Je descends là. Je vais aller directement sur eux et monopoliser leur attention. Pendant ce temps, fais le tour de la place avec ta charrette. Je les occuperai jusqu’à ce que tu arrives, et Anaria pourra m‘aider à faire le ménage.&lt;br /&gt;
– C’est ça ton plan&amp;#160;? demanda la Wookiee cachée sous le foin. Rentrer dans le tas&amp;#160;? Ce n’est pas un peu trop simpliste&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– C’est simpliste, mais on bénéficiera de l’effet de surprise. D’ici à ce qu’ils comprennent ce qui leur arrive, on aura le temps d’arriver jusqu’à Omberius.&lt;br /&gt;
– Ça, c’est ce que tu espères. Pour ma part, je pense que ton optimisme frise de trop près l’inconscience.&lt;br /&gt;
– Si je me plante, je te promets de te faire mes plus plates excuses, répondit Tel’Ay en sautant de l’attelage.&lt;br /&gt;
Il échangea un signe de tête avec Lit’Nor avant de marcher résolument vers le palais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les révélations de la presse sur Jiger’Orsorul plongèrent le Sénat en ébullition. Le scandale était immense et le coup porté à la République très grave. Pendant de longues heures, les sénateurs exigèrent du chancelier qu’il vienne s’expliquer devant eux. Les rumeurs allaient bon train&amp;#160;: Orsorul s’était enfui en catimini vers Bothawui, il était victime d’une campagne calomnieuse – bien que les preuves apportées ne laissassent pas place aux doutes. Selon d’autres encore, il avait été mis aux arrêts sur ordre du Conseil Jedi, seul organisme habilité à prendre le pouvoir en cas de vacance de la chancellerie, en attendant l’organisation de nouvelles élections. Le chaos était à son comble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les trois maîtres Jedi, capuches rabattues, arpentaient lentement les couloirs du Sénat. Les nombreux gardes qui les encadraient avaient fort à faire pour leur permettre d’avancer au milieu des sénateurs, assistants et journalistes qui voulaient savoir ce qui se passait.&lt;br /&gt;
Ils ne dirent pas un mot et parvinrent enfin à rejoindre les quartiers privés de Jiger’Orsorul, devant lesquels le chef de la sécurité du Sénat, extrêmement agité, ne cessait de faire les cent pas. Les voir arriver fut pour lui un immense soulagement. Il les fit entrer, les suivit et verrouilla derrière lui.&lt;br /&gt;
Les maîtres dévoilèrent leurs visages&amp;#160;: étaient présents le Nikto Maddeus Oran Lijeril, Grand Maître de l’Ordre, et deux autres membres du Conseil Jedi, la Besalisk Mecti Laminer et le Caamasien Tempeï-Liy.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le chef de la sécurité les mena jusqu’au bureau de Jiger’Orsorul. Le chancelier était assis bien droit dans son fauteuil cossu, la tête maintenue par le dossier rembourré qui la dominait. Ses yeux grands ouverts ne regardaient rien, un filet de bave coulait aux commissures de ses lèvres bordées d’un fin duvet de fourrure. Le manche d’une dague saillait de sa poitrine, enfoncée à l’endroit où se trouvait son cœur.&lt;br /&gt;
– Je… je pense qu’il s’est donné la mort, maîtres, hasarda le chef de la sécurité.&lt;br /&gt;
Lijeril se tourna vers ses compagnons après une longue réflexion&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Il nous faut annoncer son décès… et que le Conseil Jedi prend la tête de la République. Faites venir nos meilleurs diplomates, nous devons organiser au plus vite de nouvelles élections.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/19/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XX#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/19/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XX#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1756</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Onzième partie</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/18/Onzi%C3%A8me-partie</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:20342cafa5593ad1c8bd2f61d7b188c0</guid>
    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 08:40:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Pérégrinations</category>
        <category>fantasy</category><category>galéir</category><category>Jemril</category><category>narvilone</category><category>partition</category><category>pérégrinations</category><category>roman</category><category>Seronn</category><category>Vhondé</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Avec ce morceau s&amp;#8217;avère la deuxième histoire de &lt;em&gt;Pérégrinations&lt;/em&gt;, selon mon découpage originel. Dès samedi prochain, je commence à mettre en ligne la troisième et dernière aventure (au moins provisoirement), qui a pour titre, toujours selon mon découpage initial, L&lt;em&gt;e Général de la Légion Mauve&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Onzième partie&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Dès que les villageois aperçurent à leur tour les cavaliers qui convergeaient vers eux, ils se répandirent spontanément en cris de joie. Leurs vivats sidérèrent Jemril, Seronn et Vhondé&amp;#160;: qui étaient donc ces nouveaux venus&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Si ceux-ci avaient galopé dans les premières dizaines de mètre de la pente menant au village, ils ralentirent l’allure en même temps que le terrain se faisait moins abrupt.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’enthousiasme des villageois ne retombait pas. Leurs trois prisonniers captèrent des exclamations qui les renseignèrent quelque peu sur les cavaliers&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Les prophètes sont de retour&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Ils nous avaient prédit que la déesse viendrait&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Ils sont venus nous récompenser pour avoir accueilli et veillé sur la déesse&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Alors que Vhondé, inquiète, et Seronn, ravi de cette ambiance festive, n’y comprenaient goutte, l’inquiétude gagna Jemril. Il avait gardé en tête les paroles de Delental concernant la troupe de mercenaires à l’origine de la capture de Vhondé. C’était eux qui avaient laissé au vilage le portrait de sa compagne de route, en faisant miroiter sa grande importance.&lt;br /&gt;
Ce que ces villageois frustres et obtus avaient interprété en faisant de Vhondé l’incarnation de Galissa, leur déesse.&lt;br /&gt;
Restaient plusieurs questions de taille&amp;#160;: que voulaient donc ces mercenaires à Vhondé&amp;#160;? Qui était-elle réellement&amp;#160;? Et quel sort ces types réservaient-ils aux villageois… ainsi qu’à lui-même et à ses compagnons&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Quoi qu’il en soit, tout cela ne disait rien qui vaille à Jemril… Il s’avisa qu’aucune sentinelle n’était venue avertir les villageois de l’arrivée des cavaliers, alors que toutes les routes étaient constamment surveillées pour prévenir une éventuelle fuite de leurs hôtes forcés. À ses yeux, leur élimination ne faisait aucun doute.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les cavaliers avançaient au pas, ce qui rassura quelque peu Jemril. Ils n’allaient peut-être pas anéantir tout le monde. Peut-être…&lt;br /&gt;
Dans le doute, il se rapprocha peu à peu d’un villageois portant un vieux sabre ébréché à la ceinture. S’il le fallait, il se débarrasserait de l’homme et lui volerait son arme. Même si les cavaliers l’emporteraient sans nul doute en cas de combat, Jemril n’était pas de la race des moutons. Il ne mourrait pas sans défendre chèrement sa peau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vhondé se demandait qui était ces cavaliers si populaires auprès des villageois, et ce qu’ils venaient faire là. Il y avait peu de chances que, contrairement aux autochtones, ils voient en elle une déesse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quant à Seronn, il trouvait que les montures des arrivants étaient superbes. Comme il aurait voulu en posséder une, lui aussi&amp;#160;! Il était sous le charme. Son homonyme de père n’avait jamais possédé de cheval, au grand dam de Seronn. Il préférait les poules, qu’il possédait par dizaines et à qui il parlait inlassablement, attendant des réponses qui ne venaient jamais. S’il soutenait mordicus que certaines poules avaient le don de parole et qu’un jour, l’une d’entre elles lui répondrait, il en fut pour ses frais. Aucune poule, du moins parmi son élevage, ne lui parla jamais.&lt;br /&gt;
Après sa mort, Seronn fils avait confié l’exploitation familiale à un voisin et ami, afin de répondre à l’appel de l’aventure. Avant de partir, il avait failli s’acheter un cheval, animal qui l’avait toujours fasciné par sa beauté et sa noblesse. Il s’était finalement ravisé. Un cheval coûtait très cher, et vendre une partie du cheptel ou des terres aurait affaibli la capacité du voisin à faire fructifier l’exploitation. Il aurait été dommage pour Seronn de découvrir son héritage dilapidé à son retour…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les cavaliers s’avancèrent au milieu des villageois en liesse. Jemril s’inquiéta un peu plus&amp;#160;: la plupart arboraient un air peu amène, et les autres souriaient narquoisement.&lt;br /&gt;
L’homme à leur tête arrêta son cheval devant une Atepis rayonnante de bonheur.&lt;br /&gt;
– Messeigneurs prophètes, c’est un honneur sans borne de vous compter parmi nos invités&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Prophètes&amp;#160;? répéta le cavalier, avant de murmurer&amp;#160;: bande de dégénérés&amp;#8230;&lt;br /&gt;
Il fit signe à l’un de ses hommes. Un carreau d’arbalète se planta dans l’œil droit d’Atepis. L’enthousiasme général mourut en même temps que la cheftaine du village.  Dans un silence sépulcral, son corps sans vie s’écroula au sol.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– Le premier qui bouge passe l’arme à gauche, c’est clair&amp;#160;? enchaîna le chef des cavaliers.&lt;br /&gt;
Les villageois échangèrent des regards perplexes. Comment Atepis avait-elle pu être tuée, alors que le village bénéficiait de la protection de leur déesse&amp;#160;? Des murmures naquirent parmi la foule des autochtones. Les opinions se répandirent, et les raisonnements aboutirent à une conclusion unanime&amp;#160;: ils avaient été trompés. S’ils avaient eu la vraie déesse à leurs côtés, jamais le carreau de l’arbalète n’aurait pu faire le moindre mal à Atepis. Leur soi-disant déesse n’était donc qu’une usurpatrice.&lt;br /&gt;
Le brouhaha coléreux monta de la foule. Sans s’être concertés, Jemril et Seronn se retrouvèrent de part et d’autre de Vhondé, prêts à la protéger en cas de grabuge. Jemril fut surpris de se retrouver là&amp;#160;: il n’avait même pas réfléchi avant de rejoindre Vhondé.  Aussi troublé qu’irrité contre lui-même, il se concentra sur l’essentiel&amp;#160;: garder un œil méfiant sur les villageois, et être prêt à réagir à la moindre agression.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les cavaliers eux aussi étaient parés à toute éventualité. Des dizaines d’arbalètes étaient pointées sur la foule hostile. D’autres avaient dégainé leurs épées, lances et autres sabres.&lt;br /&gt;
– Je n’ai rien contre vous, énonça le chef des cavaliers sur un ton sans réplique. Mais si l’un d’entre vous a le malheur de faire mine de lever la main sur cette femme, dit-il en montrant Vhondé du doigt, je vous extermine tous jusqu’au dernier, femmes, enfants et vieillards inclus. Alors reculez et laissez la passer.&lt;br /&gt;
Escortée par ses deux compagnons de route, Vhondé avança d’un pas hésitant, tout en s’efforçant de chasser les tremblements de peur qui ondulaient en elle. Jemril jetait des regards hargneux autour de lui, prêt à en découdre. Seronn était serein&amp;#160;: les villageois seraient idiots de s’opposer aux cavaliers. Ils avaient tout à y perdre. Sa nature optimiste lui soufflait que tout allait bien se passer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– Montez avec moi, princesse, dit le chef des cavaliers une fois que Vhondé fut arrivée jusqu’à lui. Vous deux, reculez, fit-il à Jemril et Seronn.&lt;br /&gt;
– Ils sont avec moi, répliqua Vhondé.&lt;br /&gt;
Le chef hésita brièvement, avant d’acquiescer. Il n’avait qu’une hâte&amp;#160;: quitter les lieux le plus vite possible. La tension extrême qui régnait entre ses hommes et les villageois risquait de dégénérer d’un moment à l’autre. Continuer à évoluer sur le fil du rasoir ne pouvait que conduire à la catastrophe.&lt;br /&gt;
Dès que Vhondé, Jemril et Seronn furent chacun montés derrière un cavalier, le chef donna le signal de départ. Son cheval se faufila parmi ceux de ses hommes, qui s’empressèrent de refermer la brèche. Les uns après les autres, les cavaliers firent demi-tour. Ils se lancèrent au galop quand les villageois, ayant retrouvé un peu de courage en même temps que les cavaliers quittaient les lieux, se mirent à leur lancer des pierres, et à crier leur dépit et leur rage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques minutes plus tard, le chef des cavaliers ordonna une halte. Il fit descendre les passagers des chevaux, les toisa froidement et annonça&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Princesse Vhondé, héritière du royaume de Lacteng. Cela fait longtemps que je vous cours après.&lt;br /&gt;
– Il m’est arrivé toutes sortes de problèmes, répondit Vhondé en souriant. Quoi qu’il en soit, grand merci, monsieur. Vous nous avez sauvés. Soyez certain que mon père saura être généreux au vu de vos actes.&lt;br /&gt;
– Votre père&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, mon père, Féénaur, vingt-huitième du nom, roi de Lacteng. C’est bien lui qui vous a envoyé me chercher, n’est-ce pas&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Le ricanement des cavaliers lui donnèrent la réponse glaçante. Le chef des cavaliers sourit lui aussi, une lueur malveillante dans les yeux&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Dès que vous avez disparue il y a six mois, j’ai reçu pour tâche de vous retrouver. Mais ne vous méprenez pas&amp;#160;: ce n’est pas votre père qui m’envoie. Savez-vous ce qu’il a fait après votre fugue&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Non, je l’ignore.&lt;br /&gt;
– Il vous a répudiée.&lt;br /&gt;
– Quoi&amp;#160;? Mais…&lt;br /&gt;
– À quoi vous attendiez-vous, princesse&amp;#160;? Votre destin était tout tracé&amp;#160;: vous deviez monter sur le trône à la mort de Féénaur, vous marier avec un noble lactengais, pour une union organisée depuis votre plus tendre enfance, or qu’avez-vous fait&amp;#160;? Il y a six mois, vous avez couché avec le premier aventurier venu. Pire, vous vous êtes enfuie avec lui. Féénaur s’est estimé trahi. Non seulement il vous a répudiée, mais figurez-vous qu’il vient de se remarier. Apparemment, il est fermement décidé à avoir d’autres héritiers.&lt;br /&gt;
Vhondé fut incapable d’articuler une parole. Jamais elle n’aurait pensé que les choses puissent aller si loin. Une fois de plus, elle s’en voulut d’avoir fait preuve de tant de naïveté. Elle s’était imaginée rentrant au palais de son père par la grande porte, et lui lui aurait pardonné, rassuré de la revoir en vie. Jusqu’à quand allait-elle commettre erreur sur erreur&amp;#160;? N’était-elle donc qu’une ratée, en fin de compte&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Une main se posa doucement sur son épaule. Seronn. Il se tint coi, mais Vhondé lut de la commisération et du soutien dans son regard. Elle en fut émue.&lt;br /&gt;
– Pourquoi avez-vous sauvé la &lt;em&gt;princesse&lt;/em&gt;, alors, si elle ne vaut rien&amp;#160;? s’énerva Jemril en prenant bien soin de cracher ostensiblement le titre de noblesse que Vhondé lui avait caché.&lt;br /&gt;
– Vu son grand âge, il est loin d’être certain que ce bon vieux Féénaur soit capable d’avoir à nouveau des enfants. Et si c’est le cas, un meurtre est toujours envisageable. Le but est que la princesse Vhondé demeure, quoi qu’il arrive, l’héritière du trône de Lacteng la plus légitime. Ainsi, quand Féénaur mourra, ma maîtresse pourra appuyer les revendications de Vhondé sur le trône de son père.&lt;br /&gt;
– Votre maîtresse&amp;#160;? demanda Jemril.&lt;br /&gt;
– Lerila, Souveraine de Bilipossa. Elle a un fils de douze ans, princesse Vhondé, et elle compte bien vous le voir épouser. Ainsi, l’enfant que vous aurez ensemble pourra revendiquer et le trône de Bilipossa et celui de Lacteng.&lt;br /&gt;
– C’est une infamie&amp;#160;! explosa Vhondé. Bilipossa et Lacteng sont ennemis héréditaires depuis des centaines d’années, depuis la partition du royaume de Narvilone&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Et bien grâce à Lerila, le rêve de voir les micro-royaumes du sud redevenir une nation unie pourrait bien devenir une réalité&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Vous oubliez les Tilmandjos, poursuivit Vhondé. Jamais leur royaume n’acceptera une alliance entre Lacteng et Bilipossa&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Je connais l’histoire, princesse. Tilmand, Bilipossa et Lacteng sont les micro-royaumes les plus puissants, ils mènent entre eux des guerres larvées depuis des siècles sans que quiconque ait pu prendre un ascendant déterminant sur les autres. Au fil des alliances et des trahisons, dès que l’un des royaumes a eu un avantage, les deux autres se sont empressés de collaborer pour lui barrer la route… jusqu’à aujourd’hui&amp;#160;! Aujourd’hui, Lerila n’a plus qu’à attendre la mort de Féénaur pour mettre la main sur son royaume en toute légalité, grâce à votre mariage avec son fils. Quant à ces imbéciles de Tilmandjos, ils ne pourront rien faire pour nous en empêcher&amp;#160;: grâce aux manigances de ma reine, ils sont plongés dans une guerre civile depuis plusieurs mois. Leur roi, le Général en Chef de la Légion Mauve, a disparu sans laisser de trace. Et surtout, sans laisser d’instruction sur qui devait prendre sa suite&amp;#160;! De ce fait, tous les seigneurs de guerre tilmandjos un tant soit peu puissants sont en train de s’entre-déchirer. Encore quelques mois de ce régime et l’invasion de Tilmand par l’armée de Bilipossa ne sera plus qu’une formalité&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Voilà pourquoi je ne me préoccupe pas de politique&lt;/em&gt;, se dit Seronn.&lt;em&gt; Je trouve cela aussi compliqué qu’inintéressant&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Aurais-je donc été maudite par les dieux&lt;/em&gt;&amp;#160;? se demanda Vhondé. &lt;em&gt;Par le seul fait de ma fugue avec mon amant, la carte du sud du monde va être redessinée, avec son lot de guerres et de morts&lt;/em&gt;&amp;#160;? &lt;em&gt;Je préfère mourir que de voir ces sinistres événements se produire&lt;/em&gt;&amp;#160;!&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Lerila de Bilipossa est responsable de la disparition du Général en Chef de la Légion Mauve&lt;/em&gt;&amp;#160;? pensa Jemril. &lt;em&gt;C’est à cause d’elle que les luttes fratricides frappent mon pays&lt;/em&gt;&amp;#160;? &lt;em&gt;À cause d’elle que mon général de frère a disparu&lt;/em&gt;&amp;#160;?&lt;em&gt; Tu vas me le payer cher, sale garce&lt;/em&gt;&amp;#160;! &lt;em&gt;Pour ça, j’aurai ta tête au bout d’une pique, je te le jure&lt;/em&gt;&amp;#160;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/18/Onzi%C3%A8me-partie#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/18/Onzi%C3%A8me-partie#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1755</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption, chapitre XIX</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/17/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XIX</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5decb707a61c839b9e51ab670981cfb0</guid>
    <pubDate>Fri, 17 Feb 2012 13:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption</category>
        <category>fan-fiction</category><category>roman</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;L&amp;#8217;heure est venue de l&amp;#8217;élection à la Chancellerie de la République. Et tandis que Dark Omberius choisit son apprenti parmi les candidats retenus, Tel&amp;#8217;Ay et Anaria débarquent sur Skelor I&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Chapitre 19&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Maddeus Oran Lijeril eut une semaine très chargée. Prenant lui-même en main les négociations devant des sous-commissions du Sénat, réunies en grand secret, il tenta par tous les moyens de rapprocher les positions de Marcus Valorum et de Jiger’Orsorul.&lt;br /&gt;
En privé, le Chancelier en exercice admettait qu’il était allé trop loin avec son affirmation que Skelor I devait intégrer la République, mais il refusait d’en démordre&amp;#160;: les élections auraient lieu à la fin de la semaine, et il ne pouvait pas se permettre de passer pour une girouette si peu de temps avant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Bothan Jiger’Orsorul, devenu chef de l’opposition depuis sa récente intervention face à Ver’Liu, affinait en catastrophe son programme électoral, servi par une équipe de conseillers bothans rodé aux facettes de la politique. Avant la bourde de Valorum, l’opposition était totalement désorganisée. Désormais, le Bothan en était le fer de lance, et il n’avait eu de cesse de mener ses propres négociations avec tous les ennemis politiques de Valorum, afin d’avoir le plus d‘alliés à ses côtés.&lt;br /&gt;
Peu lui importaient les accord secrets qu’il ne cessait de conclure, même irréalistes ou mensongers, du moment qu’il soit élu.&lt;br /&gt;
En ces temps d’expansion de la République vers la Bordure Médiane, Jiger’Orsorul préconisait avant tout que la République se replie sur elle-même. Affirmant que les colonisations et autres ralliements à l’entité majeure de la galaxie se multipliaient trop rapidement, il voulait qu’une pause soit observée, le temps d’intégrer pleinement les nouveaux membres, en les dotant d’un socle commun de culture républicaine. Selon lui, l’unité de la République en dépendait&amp;#160;: ses valeurs devaient être diffusées et assimilées au sein des mondes qui la composaient.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lijeril dut vite se rendre à l’évidence&amp;#160;: tout accord, tout lissage de positions entre les deux candidats serait impossible avant les élections, trop proches. Il ne lui restait plus qu’à suivre avec attention les événements. D’autant qu’en ces temps chaotiques, les propositions de Jiger’Orsorul de stabiliser la situation rencontraient bien des avis favorables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay passa les quelques jours de voyage en hyperespace pour renforcer son contrôle de la Force et méditer. Le Gant de Vèntorqis l’aida à renforcer sa connexion et à se gorger de Force. Il se sentait comme une batterie qu’il faut recharger.&lt;br /&gt;
Sa blessure à la cuisse n’était plus qu’un mauvais souvenir, dont les stigmates s’effaçaient rapidement sous l’action du ballet enfiévré des midi-chloriens qui parcouraient le corps du Skelor.&lt;br /&gt;
Il était au sommet de sa forme. Prêt à affronter son destin, prêt à affronter le plus grand ennemi qu’il ait jamais eu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Leur sortie d’hyperespace était prévue vingt minutes plus tard. Anaria était déjà tendue sur les commandes, prête à réagir au quart de tour au moindre signe de problème. À ses côtés, Tel’Ay était serein comme jamais. Tous deux savaient qu’ils auraient droit à un comité d’accueil hostile, et que rien ne risquait d’être simple.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une alarme retentit, quatre minutes avant la fin du compte à rebours, et leur navette fut arrachée de l’hyperespace. Un croiseur de bataille, semblable à ceux qui avaient attaqué Velinia III, occupait une large partie du cockpit. Placé sur le vecteur hyperspatial qui menait à Skelor I, visible en contrebas, sa mission était visiblement d’intercepter toute tentative d’approche.&lt;br /&gt;
Mission pleinement réussie car avant qu’Anaria ait pu reprendre en mains les commandes de la navette, un rayon tracteur les prit dans son filet invisible. Lentement, leur vaisseau se dirigea vers le croiseur, dont une soute s’ouvrit pour les accueillir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Anaria s’acharna sur les commandes, inversant la poussée et détournant la moindre parcelle d’énergie vers les moteurs. Elle poussa un hurlement de rage quand ses efforts s’avérèrent vains.&lt;br /&gt;
– D’après la base de données de la navette, nous disposons d’un canon-blaster et de deux torpilles à protons. Est-il possible de détruire le rayon tracteur&amp;#160;? demanda calmement Tel’Ay.&lt;br /&gt;
– Ne dis pas de bêtise&amp;#160;! Ils disposent de boucliers pour parer à tout tir énergétique&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Et une torpille&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Même chose. Ils détecteront son arrivée et la détruiront. Dans le meilleur des cas, ses systèmes de guidage se désactiveraient en rencontrant leur bouclier, et elle errerait ensuite, inoffensive, jusqu’à ce qu’ils la récupèrent. Nous sommes piégés&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Les rouages de son cerveau fonctionnant à plein puissance, et fort des connaissances techniques qu’il s’était forcé à ingurgiter récemment, Tel’Ay reprit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Si nous lançons une torpille désactivée, aucune source énergétique ne serait détectée, n’est-ce pas&amp;#160;? Et la torpille n’apparaîtrait pas sur leurs senseurs car sa masse est trop petite, je me trompe&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Cela ne nous avancera à rien. Sans système de guidage, jamais la torpille n’atteindra sa cible.&lt;br /&gt;
– J’en ai un à toute épreuve, et cela s’appelle la Force. Je peux guider la torpille à distance. Est-il possible de la reconfigurer rapidement pour qu’elle soit inerte énergétiquement, mais qu’elle explose au moindre contact&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, grogna Anaria. Avec des connaissances dont je ne dispose pas…je peux la désactiver d’ici, mais je suis incapable de la reprogrammer.&lt;br /&gt;
– On s’en contentera. Désactive nos deux torpilles et lance-les, je me charge du reste.&lt;br /&gt;
Bien que dubitative, elle obéit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans l’état de concentration avancé dans lequel il baignait, Tel’Ay ne ressentait plus ses anciennes réticences envers tout ce qui touchait à la technologie. Au contraire, il eut l’impression de faire partie d’un vaste ensemble, d’être le vaisseau lui-même… en quelque sorte. C’est comme s’il pouvait s’infiltrer à travers chaque composant, comme s’il pouvait suivre chaque parcelle d’énergie qui parcourt les câbles.&lt;br /&gt;
Il était fasciné mais se reprit vite. Le temps n’était pas à la dispersion. Il s’empara mentalement des deux torpilles qui dérivaient mollement vers le croiseur, prises dans le rayon tracteur, et leur donna une impulsion mentale pour en augmenter la vitesse.&lt;br /&gt;
Ce faisant, son esprit ne fit plus qu’un avec les circuits des deux engins de mort. Des connaissances qu’il ne possédait pas commencèrent à affluer en lui. Il sut comment les torpilles auraient pu être reconfigurées pour exploser par contact. Le savoir ne lui servit à rien, car son instinct lui souffla qu’une telle opération devait se faire physiquement, avec des outils, et demandait beaucoup de temps.&lt;br /&gt;
Par contre, une chose lui sauta aux yeux&amp;#160;: le point précis des torpilles qu’il devait stimuler mentalement pour que l’énergie y circule à nouveau. Il esquissa un sourire.&lt;br /&gt;
– Prépare-toi à virer de bord direction Skelor I, dit-il, yeux mi-clos.&lt;br /&gt;
Les torpilles franchirent le bouclier du croiseur, toujours sans être détectées. Tel’Ay dirigea l’un d’elles vers l’origine de l’invisible rayon tracteur que, à sa grande surprise, il &lt;em&gt;parvenait à voir&lt;/em&gt;. Il envoya l’autre vers l’ouverture béante de la soute.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il réactiva la torpille qui allait percuter le projecteur de rayon tracteur deux secondes avant le contact. Ce faisant, une alarme retentit dans son cerveau&amp;#160;: l’autre torpille venait d’être identifiée par un détecteur de mouvements. Il la réactiva à son tour et la gifla mentalement pour qu’elle s’écrase le plus vite possible dans la soute.
Les artilleurs du croiseur furent trop lents à verrouiller leur cible, et une double explosion retentit lorsque les deux torpilles touchèrent leur cible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La pression qui retenait la navette disparut soudainement, et Anaria lança toute la puissance dans les moteurs. La navette bondit comme si elle avait tous les diables de l’univers aux trousses.&lt;br /&gt;
La Wookiee s’attendait à ce qu’une seconde à l’autre, un nouveau rayon tracteur les reprenne dans son giron. Un coup d’œil jeté à son compagnon lui apprit que celui-ci était toujours d&amp;#8217;une sérénité à toute épreuve, comme si la dangerosité de la situation ne le concernait pas. Il n’y eut aucune réaction ennemie avant qu’ils réussissent à entrer dans l’atmosphère.&lt;br /&gt;
– Voilà les coordonnées de la capitale, Billolougue, fit Tel’Ay en les affichant sur les moniteurs de contrôle d’Anaria.&lt;br /&gt;
Celle-ci grogna, incertaine. Le Skelor semblait si déshumanisé qu’elle ne le reconnaissait plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ovelar Nantelek poussa un soupir las dès que les ambassadeurs des mondes de Xenosh, Falarin et Gueldor eurent quitté la salle des négociations. Il enchaînait presque sans discontinuer réunion sur réunion, rencontrait tout représentant de monde susceptible de rejoindre son mouvement. Tout se passait bien, globalement. Sur ses vingt et un nouveaux alliés potentiels, la grande majorité avait vite été séduite par les perspectives offertes par le ralliement.&lt;br /&gt;
Nantelek possédait des dossiers extrêmement fouillés sur chacun de ses interlocuteurs, et en jouait parfaitement, en maître de la manipulation qu’il était. Comme beaucoup de personnages importants, ils n’avaient pour but dans la vie que d’accroître leur pouvoir, leurs possessions, leur prestige. À la tête d’une fortune impressionnante, Nantelek distribuait des pots-de-vin saupoudrés de promesses, et ces méthodes suffisaient le plus souvent.&lt;br /&gt;
Il y avait néanmoins quelques réticences. S’il avait eu plus de temps devant lui, le Zabrak aurait posé les germes de l’instabilité sur les mondes en question, et aurait fait en sorte, insidieusement, que leurs ambassadeurs n’aient pas d’autre choix que de le rejoindre. Chantage, menaces, fausses accusations de corruption, soutien d’un adversaire politique sur la scène locale, tout était bon pour servir ses buts.&lt;br /&gt;
Il faisait en outre jouer tous ses contacts d’importance afin qu’ils appuient au Sénat l’idée que la République devait cesser, au moins un temps, de grandir d’une manière anarchique. Plus de tels propos seraient diffusés, plus la position de Jiger’Orsorul serait renforcée, et celle de Valorum battrait de l’aile, parallèlement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Seigneur Noir des Sith ne restait pas inactif non plus sur le plan militaire. Il dépensait million sur million pour recruter les groupes de mercenaires les plus connus de la galaxie. Les vestiges de sa propre flotte orbitaient autour de Skelor I, et la nouvelle flotte en cours de constitution se rassemblait autour d’une étoile binaire isolée. Quoi que l’avenir réservât, Omberius avait un nouvel atout dans sa manche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’élection d’un Chancelier était toujours un événement majeur au sein de la République. En période calme, c’était l’occasion pour les sénateurs d’étaler leur pouvoir et de se montrer. Ils devaient paraître sereins et puissants, face aux dizaines de caméras-droïdes qui ne cessaient de virevolter dans les couloirs somptueusement décorés, les journalistes leur couraient également après, avides de réaliser une interview marquante. Évidemment, ils se réunissaient aussi discrètement avec les conseillers d’autres sénateurs, pour des tractations de dernière minute et des ajustements de position.&lt;br /&gt;
Pour l’événement, les sénateurs se mettaient également au goût du jour en matières de luxe, de coiffures et de mode. Les créateurs se battaient presque pour que les sénateurs arborent les tenues qu&amp;#8217;ils avaient mis des mois à concevoir. Leur fortune et leur prépondérance dans ces milieux à la sélection impitoyable en dépendaient. Celui ou celle qui se serait chargé de l’apparence du futur Chancelier serait assuré de se retrouver en haut de l’affiche pendant des mois.&lt;br /&gt;
En cette occasion essentielle de la vie politique, les sénateurs étaient plus que jamais convaincus d’être les hommes qui comptaient le plus dans la galaxie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui plus est, ces élections-là revêtaient une importance toute particulière, du fait des dissensions et tensions qui secouaient la noble assemblée. D’autant qu’avec les prises de position maladroites de Marcus Valorum, la semaine précédente, l’écart entre lui et son adversaire le plus en vue, le sénateur bothan Jiger’Orsorul, avait fondu comme neige au soleil.&lt;br /&gt;
Si les deux candidats arboraient une confiance de bon aloi, ils étaient loin de la ressentir, pleinement conscients que les heures à venir seraient essentielles pour leurs avenirs respectifs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Sénat comptait quatre cents trente-sept représentants. Quand l’assesseur, qui était sénateur le plus âgé de l’assemblée, prit place dans la plate-forme réservée au chancelier, il déclara la session ouverte, et un panneau holographique apparut, trois mètres au-dessus de sa tête.&lt;br /&gt;
Marcus Valorum, pour la première fois depuis quatre ans, avait repris sa place dans la plate-forme sénatoriale réservée au sénateur de Coruscant, en attendant le résultat des votes de ses pairs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque plate-forme était équipée d’un boîtier numéraire électronique. Quand les sénateurs rentraient le numéro attribué au candidat qu’ils soutenaient, le panneau d’affichage virtuel au centre du Sénat s’actualisait. Pour l’heure, il n’affichait que deux données&amp;#160;: le nombre de sénateurs qui avaient voté, et le nombre de ceux dont on attendait la décision.&lt;br /&gt;
Un globe lumineux surplombait également chaque plate-forme et en éclairait les occupants. Dès que le vote était accompli, la lumière s’éteignait. Au fur et à mesure que la cérémonie d’investiture se déroulerait, les lumières se feraient de plus en plus marginales. Les derniers à choisir seraient au centre de l’attention.
Traditionnellement, la grande majorité des votes se faisaient dès la première minute. Les sénateurs montraient ainsi que leur choix était fait depuis longtemps, qu’ils avaient opté pour un camp de manière pleine et entière.&lt;br /&gt;
Parmi ceux qui traînaient le plus, on trouvait souvent les sénateurs qui votaient à contrecœur car peu convaincus par les candidats en lice. Dans la mesure où voter était obligatoire, tergiverser était pour eux une façon de montrer la distance qu’ils prenaient avec les futures politiques qui seraient appliquées.&lt;br /&gt;
Les derniers à voter étaient les candidats eux-mêmes, rivalisant de dignité pour l’occasion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne se déroula que dix minutes entre le moment où l’assesseur déclara le scrutin ouvert, et celui où le dernier à voter, Jiger’Orsorul, valida son choix dix secondes après Marcus Valorum.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès que le nombre de sénateurs fut passé à zéro sur la panneau d’affichage virtuel, celui-ci se brouilla, en attendant la proclamation officielle des résultats. Le vainqueur devrait avoir un minimum de deux cents dix-neuf voix, car il devait être élu à la majorité absolue. Même s’il y avait sept listes en lice, seules celles de Valorum et de Jiger’Orsorul concentreraient l’écrasante majorité des votes, tout le monde en avait conscience.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une sonnerie discrète se fit entendre du panneau d’affichage, signe que les résultats allaient apparaître d’un instant à l’autre. Valorum déglutit nerveusement avant de relever fièrement la tête, et Jiger’Orsorul se figea, raide comme un piquet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les lumières dansantes du panneau se transformèrent en lettres, et la République découvrit les résultats&amp;#160;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Jiger’Orsorul&amp;#160;: 221 voix.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Marcus Valorum&amp;#160;: 203 voix.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Edthcom Binges&amp;#160;: 5 voix.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Saratama Canawasi&amp;#160;: 4 voix.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Offucius Vermoont Plavae&amp;#160;: 2 voix.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Sehou Rygogre :1 voix.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mecaron Sonllia&amp;#160;: 1 voix.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Valorum blêmit, sonné debout, tandis que Jiger’Orsorul, sous les cris enthousiastes ou de dépit, esquissa un sourire carnassier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay et Anaria volèrent en rase-mottes droit sur Billolougue, sans déplorer aucun incident ni rencontre fâcheuse. Quand ils arrivèrent en vue des hautes crêtes qui ceignaient la capitale, ils se posèrent à l’abri d’un contrefort rocheux.&lt;br /&gt;
- Il y a quelque chose qui ne va pas, dirent-ils en même temps.&lt;br /&gt;
Ils se regardèrent et Tel’Ay fit signe à sa compagne de s’expliquer.&lt;br /&gt;
– Nos senseurs sont plutôt grossiers et obsolètes, mais ils devraient détecter une profusion de signes vitaux et de traces de technologie.&lt;br /&gt;
– La Force ne m’en indique pas non plus, ou si peu, acquiesça Tel’Ay. Nous ne sommes pas au bon endroit. Je doute fort que Dark Omberius soit là.&lt;br /&gt;
– Que faisons-nous, Tel’Ay&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– On y va quand même. Je détecte des traces de vie, bien qu’éparses. Tâchons d’en apprendre plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès qu’ils mirent le pied dehors, la température, froide et gorgée d’humidité, les prit à la gorge. Anaria grogna, et Tel’Ay sourit. Les conditions étaient parfaites pour lui, qui détestait la chaleur. Même les odeurs de flore en putréfaction lui parurent presque familières. Anaria serrait contre elle l’arbalète-laser qu’elle s’était confectionnée pendant le voyage. Avant de réussir son &lt;em&gt;hrrtayyk&lt;/em&gt;, elle s’était toujours senti indigne d’une telle arme, symbole de courage et de dignité pour les siens.
Leurs pieds s’enfoncèrent jusqu’aux chevilles dans un épais tapis d’herbe gorgée d’eau, qui tapissait les lieux jusqu’au pied de la crête, qui semblait sortir du sol tel des crocs menaçants.&lt;br /&gt;
Tel’Ay grimpa aussi rapidement qu’une chèvre des montagnes conariennes. Arrivé au sommet, Anaria sur les talons, il jeta un coup d’œil discret vers ce qui avait été le lieu le plus important de la planète, avant que la famille fusse condamnée à l’exil par l’invasion zabrak.&lt;br /&gt;
Anaria grogna de dépit, car il n’y avait pas grand-chose à voir&amp;#160;: une épaisse couche de brouillard recouvrait le fond de la vallée, dérivant paresseusement. Quelques arbres noirs, aux branches torturées, émergeaient de-ci de-là, ainsi que des vestiges de bâtiments imposants.&lt;br /&gt;
– Pas très engageant, comme endroit, fit la Wookiee. En plus, qui sait ce que cache cette brume&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Moi.&lt;br /&gt;
Il n’en dit pas plus et entreprit de descendre vers les ruines de la capitale. Tel’Ay portait le Gant de Vèntorqis, mais le sabrolaser de Dark Glaro était attaché à sa ceinture. Le moment n’était pas encore venu de s’en servir.&lt;br /&gt;
Il sentait le malaise sourd qui étreignait Anaria à ses côtés, comme si elle percevait la mort et la douleur qui recouvraient les lieux d’une chape de plomb encore plus épaisse que le brouillard. Pour sa part, il était à son aise. Au contraire, ces émotions négatives et ces relents de souffrance renforçaient ses liens avec le Côté Obscur de la Force.&lt;br /&gt;
Qui plus est, même s’il avait conscience de l’existence de la brume, il voyait à travers comme si elle n’était pas là. Elle était l’œuvre du Côté Obscur, aucun doute là-dessus. Tel’Ay identifia plusieurs formes de vie, qui se croyaient au-delà de ses perceptions mais ne s’en déplaçaient pas moins discrètement. Des hommes armés, qui les avaient sans nul doute repérés et convergeaient vers eux.&lt;br /&gt;
Il repéra également l’être qui était à l’origine de la brume. Il fut déçu de constater qu’il ne s’agissait pas de Dark Omberius, et surpris de sentir qu’il avait affaire à un Skelor, qui tentait de distordre son environnement. Un pouvoir intéressant, qui semblait être le fruit d’un esprit non moins distordu. Mais qui n’avait aucune prise sur Tel’Ay. Le Côté Obscur de la Force était son environnement naturel, son allié depuis toujours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay fit signe à Anaria de s’abriter à ses côtés, derrière un muret. S’il pouvait voir les mercenaires grâce à la Force, il était sûr que eux s’appuyaient sur des scanners pour les repérer. Inutile de former une cible bien visible pour faciliter une attaque. La différence notable, et essentielle, était que Tel’Ay n’avait pas à se préoccuper de lignes de mire pour passer à l’assaut.&lt;br /&gt;
Il se plongea profondément dans la Force. Il entra en contact mental avec l’autre utilisateur de la Force et lui fit sentir toute la puissance de son esprit. L’autre, déjà déséquilibré par nature et prenant peur face à cette incursion inattendue, recula et relâcha son emprise sur la brume.&lt;br /&gt;
Tel’Ay étendit son champ de perception, cherchant à dénombrer ses adversaires. Il cessa quand il en eut compté trente, et décida de s’occuper d’abord de ceux-là. Il y avait sûrement d’autres, plus éloignés, mais le temps qu’ils se rapprochent, le Skelor se serait déjà débarrassé d’un certain nombre d’ennemis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il en vit trois, aussi précisément que s’il s’était tenu face à eux. Ils s’abritaient derrière un mur de pierre effrité, dont le pan le plus élevé les dominait d’une dizaine de mètres. Il se focalisa sur les failles qui couraient dans le mur et exerça une pression sur la plus grande d’entre elles. Le mur ne résista pas longtemps à sa poussée de Force et s’abattit sur les trois hommes, qui furent ensevelis avant d’avoir pu réagir. Tous les autres cessèrent leur progression en entendant l’éboulement, aux aguets.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Aussi impuissants que des enfants&lt;/em&gt;, sourit intérieurement Tel’Ay. Toujours par télékinésie, il s’empara d’une pierre de belle taille et la fit léviter paresseusement, jusqu’à la positionner au-dessus d’un Togorien armé. Tel’Ay relâcha son emprise brusquement et le mercenaire fut écrasé par le poids de la pierre.&lt;br /&gt;
Quelques tirs de blaster retentirent. Les soldats d’Omberius commençaient à céder à la nervosité.&lt;br /&gt;
Les choses étaient très faciles, surtout avec le soutien du Gant de Vèntorqis. Tel’Ay avisa deux mercenaires, distants d’une dizaine de mètres l’un de l’autre. Se nourrissant de leur peur, il créa l’illusion d’un spectre entre eux. Ils le virent en même temps et l’arrosèrent de tirs… s’abattant mutuellement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay décida alors de changer de tactique. À ce rythme, il faudrait des heures pour venir à bout des mercenaires un à un, sans compter que des renforts pouvaient arriver entre-temps. L’heure n’était plus à la subtilité. Il recommanda à Anaria de se trouver une cachette dans les ruines, bien abritée, et de s’y tenir terrée jusqu’à ce qu’il vienne la chercher. Elle protesta pour la forme mais n’insista pas après avoir croisé son regard. La promesse de mort qui dansait dans les yeux du Skelor l’en dissuada.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès qu’il la sentit en sécurité, Tel’Ay fit voleter une brise et l’alimenta du pouvoir destructeur du Côté Obscur. Il se drapa d’un tourbillon de débris, graviers et poussière, et renforça sa création de vagues de Force, progressivement. Des pierres plus grosses qu’un crâne s’ajoutèrent au ballet et se mirent à tourbillonner autour de lui, de plus en plus vite, avant que d’autres encore plus imposantes ne se joignent à la sarabande infernale. Le Tanietien sortit alors de sa cachette et marcha droit vers ses ennemis.&lt;br /&gt;
Le sifflement rageur de la mini-tornade qu’il avait déclenché le rendait sourd, et le maëlstrom furieux l’empêchait de rien distinguer. Une toute petite part de son esprit restait focalisée sur la localisation des mercenaires, sur lesquels il marcha l’un après l’autre. La plus grande partie de son esprit s’acharnait à alimenter le cyclone de Force et à le stabiliser.&lt;br /&gt;
Il sut qu’il touchait aux limites de son pouvoir, et que cette technique héritée de la Sith était plus propre aux anciens Sith dominés et consumés par le Côté Obscur qu’aux Tanietiens comme lui. La sensation de pouvoir illimité était si grisante que Tel’Ay faillit s’y perdre. Il dut se faire violence pour garder son contrôle et ne pas laisser le phénomène échapper à son emprise.&lt;br /&gt;
Il avançait lentement dans les méandres des ruines de Billolougue, à la recherche de ses cibles. Dès qu’il en repérait une, il marchait droit dessus. Le mercenaire n’avait alors que deux choix&amp;#160;: rester, tirer en vain et se faire happer par la tempête&amp;#160;; ou fuir, option qui n’était pas facilitée par l’environnement.&lt;br /&gt;
Tel’Ay finit par trouver le plus intéressant de ses ennemis à ses yeux, le Skelor utilisateur de la Force. Il canalisa alors sa puissance pour faire décroître le pouvoir destructeur de la tempête, lentement. Jouer avec de telles forces destructrices pouvaient avoir des conséquences mortelles, et ce n’était pas le genre de pouvoir qu’on coupait d’un coup, comme si on appuyait sur un interrupteur. Au contraire, relâcher son emprise brusquement équivalait à laisser la tempête de Force acquérir sa propre force… quitte à ce qu’elle se retourne contre son créateur. Car quand une tempête de Force échappait au contrôle de celui qui l’avait invoqué, nul ne pouvait la reprendre la main.&lt;br /&gt;
Quand Tel’Ay laissa mourir le tourbillon de poussière qui l’entourait, un début de migraine l’assaillit, et son corps était agité d’un léger tremblement. Ses épaules s’affaissèrent quand une grande fatigue s’abattit sur lui.&lt;br /&gt;
Ce n’était pas le moment de fléchir. Il releva la tête. Autour de lui, dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres, les débris n’avaient jamais été aussi nombreux, et bien des corps les jonchaient, souvent gisants comme des marionnettes désarticulés, les os fracassés par les tourbillons de mort de la tempêtes.&lt;br /&gt;
En lisière de cette zone, un vieux Skelor, à la peau parcheminée et blanchâtre, vêtu de haillons, était encore agrippé à un muret et regardait Tel’Ay avec des yeux éperdus de terreur.&lt;br /&gt;
Tel’Ay lui sourit froidement et marcha résolument vers lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ovelar Nantelek, au terme d’une journée qui avait été aussi éprouvante que celles de la semaine écoulée, n’aspirait qu’à aller se coucher pour bénéficier d’un sommeil salvateur. Mais il fit un détour par l’aile de son palais qui était interdite à tout autre que lui, celle où se trouvait son sanctuaire, ses nouveaux apprentis et l’holocron de sa lignée de Seigneur Sith.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mettant à profit ses dons de dissimulation et d’illusionniste, il se faufila dans l’ombre de l’ombre pour observer discrètement Alector Hebras, l’humain manchot, et le Duro Verinis. L’humain s’entraînait au combat, et effectuait pirouette sur pirouette, un long bâton à la main. Le Duro serrait un rat dans sa main et semblait se délecter de sa peur. Parfait. Cela mit du baume au cœur de voir les deux jeunes gens si assidus.&lt;br /&gt;
Omberius fit disparaître l’holocron de Bane et l’attira jusqu’à lui. Il sortit ensuite de la pièce avec. Il devait parler seul à seul avec son maître.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– Seigneur Bane&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, seigneur Omberius&amp;#160;? répondit l’apparition spectrale.&lt;br /&gt;
– Comment se déroule l’entraînement des apprentis&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Très bien. Ils sont doués autant qu’ambitieux. Ils iront loin, sauf si leur ambition les tue avant.&lt;br /&gt;
– Alors nous tâcherons de la brider, afin d’éviter tout problème ultérieur.&lt;br /&gt;
– Je crains qu’il ne soit trop tard, répondit laconiquement Bane en jetant un coup d’œil derrière Omberius.&lt;br /&gt;
Celui-ci comprit et se retourna aussitôt, sabrolaser allumé à la main.&lt;br /&gt;
Alector Hebras lui faisait face, avec un sourire de prédateur, et alluma à son tour le double sabrolaser qu’il tenait à la main.&lt;br /&gt;
– Verinis&amp;#160;! appela Omberius.&lt;br /&gt;
Le Duro mit plus d’une dizaine de secondes à surgir, la lèvre fendue et la main frottant sa nuque. Pendant ce temps, les deux adversaires se tournèrent autour, l’humain cherchant la faille dans la défense du maître zabrak.&lt;br /&gt;
– Je suis désolé, maître, bredouilla Verinis, il m’a eu par surprise.&lt;br /&gt;
– Je me moque de tes excuses, imbécile. Sache que je fais de toi mon seul et unique apprenti. Si tout se passe bien, tu me succéderas le moment venu. Mais il va te falloir apprendre à te tenir tout le temps sur tes gardes, car la moindre erreur peut te coûter la vie, tu as bien compris&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, mon maître. Puis-je avoir l’honneur d’affronter Alector en votre nom&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Non. Cette petite souillure humaine va apprendre ce qu’il en coûte de s’attaquer à un véritable Seigneur Sith.&lt;br /&gt;
– J’ai beaucoup appris en quelques jours, vieillard, rétorqua Alector, et je vais te le prouver en te tuant&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Omberius éclata de rire, fit un pas en arrière et désactiva son sabrolaser, avant de le cacher dans sa manche.&lt;br /&gt;
– Pauvre imbécile, il faudra t’entraîner activement au moins vingt ans avant d’être de taille à m’affronter&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Alector bondit sur Omberius en guise de réponse, en faisant virevolter le double sabrolaser avec maestria. Omberius ne recula pas d’un pouce, mais esquiva à une vitesse stupéfiante, au fur et à mesure qu’Alector tentait de le toucher, qui d’estoc, qui de taille. En vain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De la sueur recouvrit le front d’Alector, en même temps qu’une lueur de peur apparaissait dans ses yeux. Omberius s’en délecta et fit un nouveau pas en arrière, avant de se redresser et de croiser les bras sur sa poitrine. Alector n’hésita pas et se rua, effectuant un mouvement tournant avec le sabrolaser pour décapiter Omberius.&lt;br /&gt;
La lame s’arrêta brusquement à dix centimètres du cou d’Omberius, comme stoppée par un mur invisible. Alector se rendit compte avec effroi qu’il ne pouvait plus bouger.&lt;br /&gt;
– Vois-tu, Verinis, fit Omberius calmement, comme s’il n’avait jamais été en danger, il est toujours bon pour un Sith d’avoir de l’ambition. Sans elle, nous serions atrophiés. Mais elle ne doit se concentrer sur nos mesquines petites personnes. Elle doit être au service d’une cause qui nous dépasse, qui nous englobe, et que nous servons. Tu dois apprendre à mettre ton ambition au service de l’Ordre des Seigneurs Noirs de la Sith.&lt;br /&gt;
– Oui, maître, déglutit Verinis, les yeux fixés sur Alector, qui tentait toujours de bouger.&lt;br /&gt;
– Notre Ordre doit s’élever, il doit grandir. Nous devons lui apporter de la puissance, tout comme lui-même doit renforcer la nôtre. En toute honnêteté, tu ne seras pas de taille à m’affronter avant de longues années, retiens bien ceci. Mais sache que tout ce que tu vas apprendre à mes côtés, jour après jour, te servira et te rendra bien plus puissant que tout ce que tu as jamais imaginé.&lt;br /&gt;
– Oui, maître.&lt;br /&gt;
– Contemple ce que le pouvoir de la Force est capable d’accomplir&amp;#160;! ajouta-t-il en se tournant à nouveau vers Alector, toujours englué dans une toile d’araignée invisible.&lt;br /&gt;
Les doigts de l’humain cessèrent de se crisper sur le manche du sabrolaser, qui s’éteignit et vint et se loger dans la main tendue de Dark Omberius.&lt;br /&gt;
Alector vit sa propre main s’élever juste devant son visage, et son auriculaire partir en arrière, millimètre après millimètre. Il hurla quand son doigt craqua.&lt;br /&gt;
– Sais-tu qu’il y a environ deux cents quatorze os dans un corps humain, Veritis&amp;#160;? demanda Dark Omberius, espiègle.&lt;br /&gt;
– Je l’ignorais, maître, répondit le Duro, blême.&lt;br /&gt;
– Sans parler des autres points qui peuvent être stimulés, déformés, torturés et annihilés&amp;#160;: yeux, langue, tympans, peau, dents, ongles, et j’en passe. Sois très attentif, Veritis. Ce soir, je vais te donner une leçon d’anatomie que tu n’es pas prêt d’oublier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– Toi pas faire de mal à je, je a sauvé toi&amp;#160;! s’écria le vieux Skelor d’une voix tremblante.&lt;br /&gt;
– Bin voyons, marmonna Tel’Ay avant de le toiser, mains sur les hanches. Tu es quoi, au juste&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Je gardien de Billolougue.&lt;br /&gt;
– Et tu gardes quoi&amp;#160;? Deux trois ruines, tout en faisant joujou avec du brouillard&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Intrus parfois venir ici. Je tue eux, avec &lt;em&gt;ses&lt;/em&gt; hommes.&lt;br /&gt;
– &lt;em&gt;Ses&lt;/em&gt; hommes&amp;#160;? Ceux de qui&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Un comme toi. Du Côté Obscur.&lt;br /&gt;
– Il a un nom&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Dark… Omberius, répondit l’autre d’une toute petite voix.&lt;br /&gt;
– Parfait&amp;#160;! Conduis-moi à lui&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Que…non, je pas pouvoir. Très très loin, et lui ordonne à je rester ici.&lt;br /&gt;
– Ce temps-là est révolu, vieux débris. Je suis venu pour tuer Omberius.&lt;br /&gt;
Le vieux Skelor ricana et secoua la tête.&lt;br /&gt;
– Il très puissant.&lt;br /&gt;
– C’est ce qu’on verra. Allons-y&amp;#160;! Les mercenaires sont sûrement venus avec des véhicules, où sont-ils&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Non, je pas venir avec toi. Je peur de lui, lui tuer je.&lt;br /&gt;
– Tu viens aussi, où c’est moi qui te tue&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Je sais ça. Je toujours su ça depuis des années, depuis je voir toi.&lt;br /&gt;
– De quoi parles-tu&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Je perdu Lumière, erré dans obscurité. Ennemis contre je, de tous côtés. Blasphèmes et folie chez je. Irrité Maal Gami je.&lt;br /&gt;
– Maal… tu connaissais Maal Gami&amp;#160;? demanda Tel’Ay, incrédule à l’idée que cette pitoyable créature ait en effet eu des contacts avec son défunt maître, et surtout soit encore vivante pour en parler.&lt;br /&gt;
Le vieux Skelor eut un sourire narquois&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Acheté son pardon je. Apporté un nouvel adepte pour lui. Bébé puissant dans la Force. Mais quand je prends bébé dans bras, je sais que fois suivante je voir lui, je mort. Mais je trop peur Maal Gami. Donne à lui bébé. Ça sauvé je. Jusqu’à aujourd’hui…&lt;br /&gt;
Tel’Ay resta pétrifié par de telles nouvelles, au fur et à mesure qu’il les interpréta. Il n’avait jamais connu d’autre vie que celle qu’il avait vécu aux côtés de ses condisciples sur Meros V, et ne savait rien de ses origines. Pourtant, il avait eu une famille, comme tout le monde. Une mère l’avait porté, et il avait eu un père. Quoi de plus logique que ce soit un Jedi Skelor - le vieillard ne venait-il pas de dire qu’il avait perdu la Lumière&amp;#160;? – qui ait repéré le premier son potentiel&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Tel’Ay était si abasourdi qu’il relâcha sa vigilance. Des dizaines de questions se bousculaient dans son esprit fiévreux, et il mit une seconde de trop à réagir quand le vieux Skelor sortit un sabrolaser de ses haillons tout en se jetant sur lui.&lt;br /&gt;
Un tir de blaster faucha l’ancien Jedi en plein saut, et la force de l’impact envoya son corps s’écraser contre un mur derrière.&lt;br /&gt;
Sabrolaser à la main, Tel’Ay se retourna vivement, prêt à tout, et découvrit Anaria, le canon de son arbalète-laser encore fumant. Une fois la tempête calmée, elle s’était mise à la recherche de Tel’Ay.&lt;br /&gt;
Reportant son attention sur le vieux Skelor, il s’avisa qu’il était en train de mourir, la cage thoracique carbonisée par le tir.&lt;br /&gt;
– Je savais… quand revoir toi, je mourir…&lt;br /&gt;
– Dans quelle direction se trouve Dark Omberius&amp;#160;? Tu peux me le dire, maintenant. Tu vas mourir, tu n’as plus rien à craindre de lui.&lt;br /&gt;
– Je peur obscurité. Je mérité elle.&lt;br /&gt;
– Écoute-moi attentivement&amp;#160;: je veux tuer Dark Omberius. Pour cela, j’ai besoin de ton aide. Indique-moi la direction dans laquelle il se trouve. De cette manière, tu contribueras à combattre l’obscurité. Quoi qu’il t’arrive dans l’au-delà, cette rédemption, cette aide que tu m’auras apporté compteront et effaceront une partie de tes crimes.&lt;br /&gt;
Le Skelor ne répondit rien, mais finit par lever le bras, en pointant une direction du doigt.&lt;br /&gt;
– A la bonne heure, fit Tel’Ay, avant de tourner les talons. Allons-y, Anaria.&lt;br /&gt;
– Tu veux l’abandonner&amp;#160;? s’étonna-t-elle, désapprobatrice.&lt;br /&gt;
– Il ne m’est plus d’aucune utilité, rétorqua le Sith.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/17/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XIX#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/17/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XIX#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1754</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption, chapitre XVIII</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/16/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XVIII</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:413380f0389a46665e470ec9cf0ba4dd</guid>
    <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 08:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption</category>
        <category>fan-fiction</category><category>roman</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Pendant qu&amp;#8217;Omberius a à choisir un nouvel apprenti, l&amp;#8217;heure du départ a sonné pour Tel&amp;#8217;Ay. Tandis qu&amp;#8217;au Sénat, le chaos menace&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Chapitre XVIII&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Quand la frégate affrétée par les Ho’Din de Moltok se posa sur Skelor I, Dark Omberius avait eu le temps de reprendre une attitude digne de son statut et de son rang. Le message que les Ho’Din lui avaient fait parvenir indiquait qu’ils amenaient quatre être sensibles à la Force avec eux, au potentiel variant, selon eux, de faible à intéressant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais seul Dark Omberius pourrait se faire une idée définitive, car le potentiel ne pouvait pas être réellement mesuré, selon lui. Il pensait que, encouragé par les bons stimuli, tout potentiel pouvait être démultiplié. Et dans son cas de Seigneur Noir des Sith désireux de se trouver un apprenti, le potentiel n’était pas seul à entrer en ligne de compte&amp;#160;: la mentalité, l’état d’esprit étaient encore plus essentiels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Ho’Din saluèrent solennellement le maître de l’Hégémonie Zabrak, et ils firent s’aligner leur quatre prisonniers.&lt;br /&gt;
Dark Omberius les passa en revue, lentement, s’arrêtant devant chacun pour le sonder. Le premier était un Zabrak, comme lui. Il suintait l’arrogance et l’orgueil. Un bon point pour lui. Le second était un petit humain à la peau sombre, nanti de traits séduisants et d’une fine moustache. Son œil torve cachait des pensées alambiquées, son esprit était d’ores et déjà penché sur un sujet primordial à ses yeux&amp;#160;: tuer tout le monde et s’en sortir vivant. Dark Omberius retint un sourire. Ce jeunot lui plaisait déjà. Le troisième était placide, semblant se demander ce qu’il faisait là. Duro longiligne, il jetait des yeux étonnés sur son nouvel environnement. Omberius sentit tout de même que, bien caché sous la surface, quelque chose de violent ne demandait qu’à sortir à la moindre occasion. L’agneau pouvait se transformer en rancor. Intéressant. Le quatrième était Ho’Din. Le capitaine de la frégate de Moltok lui apprit avec fierté qu’il s’agissait de son jeune cousin, et que même si son potentiel était moindre par rapport aux autres, sa loyauté envers Ovelar Nantelek n’était plus à démontrer. Il serait fier de servir son maître avec honneur.&lt;br /&gt;
Omberius avait un autre avis sur la question&amp;#160;: potentiel trop faible, il le sentait, et envie de bien faire, d’être bien vu. Ce Ho’Din ne réfléchissait pas par lui-même, et avait été embarqué de force… sans protester. Personnalité trop peu affirmée par être d’une quelconque utilité au Seigneur des Sith. Un geste discret de sa part à ses gardes, et ceux-ci taillèrent en place, à coups de blaster précis, le Ho’Din, qui mourut avec une expression stupide d’incompréhension sur le visage.&lt;br /&gt;
Le chef des Ho’Din se crispa et blêmit, mais ne proféra pas un mot. Omberius ne fut pas long à les remercier et à leur souhaiter un bon retour sur Moltok, avant de tourner les talons. Ses hommes emmenèrent les prisonniers à sa suite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il les mena à sa résidence gouvernementale, qui lorgnait plus vers le château qu’autre chose, et enfila les couloirs sombres qui menaient aux sous-sols. Arrivé devant une porte à double battant gardé par des deux mercenaires trandoshéens à l’air patibulaire, il renvoya tous ses hommes et fit entrer les trois postulants à sa suite.
La porte se referma derrière eux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;– Écoutez-moi attentivement, fit Dark Omberius. Vous possédez un potentiel de Force intéressant, aussi l’un d’entre vous, et un seul, va recevoir de ma part l’enseignement qui fera de lui un Seigneur Sith. Les deux autres peuvent avoir leur utilité, s’ils s’en montrent dignes, et seront donc des exécuteurs de ma volonté et de celle de mon apprenti.&lt;br /&gt;
Le petit humain ricana et rétorqua&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Les Sith ont disparu il y a des centaines d’années, vous devriez arrêter les bâtons de la mort, grand-père&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Exactement trois secondes plus tard, l’humain était à genoux, les larmes aux yeux, la main droite sur son moignon de biceps gauche. Le reste de son bras gisait au sol, et Dark Omberius le toisait froidement, sabrolaser à lame écarlate à la main.&lt;br /&gt;
– Je n’aime pas être interrompu quand je parle, les enfants, mettez-vous bien ça dans le crâne. Je peux faire de vous des êtres très puissants, mais je peux aussi vous écraser tels des insectes insignifiants. Est-ce clair&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Ils hochèrent la tête et déglutirent nerveusement en guise de réponse. Même l’humain tentait de juguler sa douleur atroce en gardant un semblant de dignité. Content de voir qu’il avait toute leur attention, et qu’une lueur de frayeur brillait désormais dans les yeux de l’effronté humain, Omberius reprit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Testons votre résistance et vos affinités avec la Force.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des raclements sourds se firent entendre, comme si quelque chose de très lourd se déplaçait lentement, et les invités d’Omberius virent avec stupeur trois trônes massifs sortir de l’ombre de la vaste pièce, en lévitant.&lt;br /&gt;
Omberius se délecta de leur peur, qui atteignit son paroxysme quand les trônes eurent pris place à cinquante centimètres au-dessus de chacun des apprentis potentiels.&lt;br /&gt;
– Voyons lequel d’entre vous arrivera à retenir son trône le plus longtemps possible.&lt;br /&gt;
Il relâcha son emprise sur les centaines de kilos de pierre, et connut une certaine satisfaction en constatant que les trois parvenaient à retenir leur fardeau. Plus ou moins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’humain, amoindri physiquement par sa grave blessure, avait le plus de mal à résister&amp;#160;: le trône descendait peu à peu vers lui, centimètre après centimètre. Son visage, couvert de sueur, grimaçait une souffrance contenue. Quand il sentit le trône effleurer le dessus de sa tête, il se mit à genoux et redoubla d’efforts. Omberius trouva cela intéressant&amp;#160;: l’humain était déjà à sa limite, mais il parvenait à tenir grâce à la force de sa volonté. Une qualité qui pourrait servir à un Seigneur Sith. Il reporta son attention vers les deux autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Zabrak avait laissé tomber son masque d’orgueil et de suffisance. Omberius se retint de sourire&amp;#160;: souvent ne se cachait que du vide derrière une telle façade, et son instinct lui souffla que le jeune impudent correspondait à cette définition. Il s’en désintéressa rapidement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Duro, quant à lui, semblait prêt de mourir. Il était déjà à genoux, courbé en deux, et le poids du trône se faisait déjà sentir sur son dos. Dans une tentative pitoyable qui arracha une grimace de mépris à Dark Omberius, il essayait de repousser le trône avec ses mains. Cet imbécile n’avait manifestement rien compris, et le Seigneur des Sith sentit la Force s’effilocher autour de lui, remplacée par de la panique prête à jaillir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Zabrak si fier fut le premier à lâcher prise. Le trône l’écrasa et ses os furent broyés en craquant horriblement. Le siège de pierre massif roula sur le côté en se brisant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’humain et le Duro fléchirent un peu plus, déconcentrés par la compréhension instantanée du sort de leur camarade et adversaire.&lt;br /&gt;
L’humain tenait, bon gré mal gré, mais le trône s’abaissait régulièrement. Il se coucha sur le dos et, les yeux plantés sur la menace mortelle qui planait au-dessus de lui, parvint à la repousser d’une cinquantaine de centimètres, avant qu’elle ne se remette à descendre, lentement, si lentement…&lt;br /&gt;
Omberius se tourna vers le Duro, au bord de la rupture. Ce n’était plus qu’une question de secondes. Quand un vent de panique s’empara du Duro, Omberius sut que celui-là aussi avait perdu et allait mourir. C’est alors que cette panique se transforma en Force pure et brute, qui vint percuter le trône de plein fouet. L’ouvrage de pierre jaillit littéralement, comme jeté par un arc géant, heurta le haut plafond, qu’il défonça au passage, avant de retomber en une pluie de débris.&lt;br /&gt;
Le Duro ne chercha pas à esquiver cette averse mortelle&amp;#160;: ces dernières forces l’avaient quitté. Il réagit à peine quand les débris tombèrent autour de lui sans l’atteindre. Omberius avait aimé ce qu’il avait vu, cette explosion soudaine de puissance, aussi avait-il décidé de l’épargner.&lt;br /&gt;
L’humain résistait toujours, lui aussi, et Omberius eut la certitude qu’il pourrait encore tenir sa position pendant une demi-heure au moins.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Parfait. Chacun d’eux a un vrai potentiel, et s’appuyant sur des qualités différentes, qui plus est. Voilà qui devrait être utile.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
D’une chiquenaude mentale, il écarta le trône au-dessus de l’humain et le posa délicatement au sol.&lt;br /&gt;
– Nous continuons, fit-il en tournant les talons. Suivez-moi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La pièce dans laquelle ils entrèrent était circulaire, large d’une vingtaine de mètres. L’humain et le Duro écarquillèrent les yeux de surprise en voyant des vitrines tout le long des murs, et dont le contenu les mit sourdement mal à l’aise. Dans une atmosphère pesante, ils sentaient des relents de pouvoir antique. Des mannequins portaient des armures d’antan, chargées de pouvoir. Des holocrons, de taille et de grosseur variées, inspirait le respect, et la crainte que leur savoir maléfique ne s’en échappe. Diverses armes blanches, dont certaines rouillées et ébréchées, étaient toujours habitées par… par quoi, au juste&amp;#160;? Ni l’humain ni le Duro n’auraient pu le dire, mais ils préférèrent rester à bonne distance. Des grimoires, suspendus dans des champs de stase afin de les préserver, semblaient prêts à tomber en poussière. Et sur un pan de mur, ils virent une série de sabrolasers. Des dizaines et des dizaines de sabrolasers&amp;#160;!&lt;br /&gt;
La lueur de convoitise dans leurs yeux n’échappa pas à Dark Omberius, qui leur dit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Si vous portez la main sur un seul des objets de cette pièce sans en avoir la permission, je vous réduis aussitôt en poussières, est-ce bien clair&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Ils acquiescèrent précipitamment, et il leur sourit froidement. Par télékinésie, il ouvrit l’une des vitrines. Un holocron en sortit et vint se loger dans sa main tendue. il l’activa d’une pichenette mentale et l’image tridimensionnelle d’un humain, à la musculature impressionnante et au crâne rasé, apparaît, l’air sombre.&lt;br /&gt;
– Salut à toi, Seigneur Bane.&lt;br /&gt;
– Seigneur Omberius… Comment avancent tes machinations pour renverser la République&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Elles prennent une tournure imprévue, mais tout est loin d’être joué. J’aimerais que tu commences à former ces deux-là pendant que je lance ma contre-attaque.&lt;br /&gt;
– Les former&amp;#160;? Tu as déjà deux apprentis, ce me semble, contrairement à ce que tous mes enseignements préconisent.&lt;br /&gt;
– Ils sont tous deux morts. Un ennemi redoutable se dresse sur ma route, et je dois concentrer tous mes efforts sur lui. Si tu ne veux pas voir la fin de l’Ordre que tu as créé, il faut que tu les formes.&lt;br /&gt;
Bane le contempla longuement, l’air peu amène, tandis que l’humain et le Duro se tenaient respectueusement coi. Il se tourna enfin vers les deux autres et dit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Quels sont vos noms, fils de vermine&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Alector Hebras, fit l’humain.&lt;br /&gt;
– Verinis, dit le Duro.&lt;br /&gt;
– Le moment venu, vous porterez d’autres noms, si vous vous en montrez dignes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Omberius fit léviter un tabouret jusqu’à lui, et y posa l’holocron. Il quitta ensuite la pièce, satisfait&amp;#160;: Bane avait toujours été un excellent pédagogue, et il ne rechignait jamais à donner son avis, s’assurant toujours que ses successeurs suivent la voie qu’il avait institué pour leur Ordre.&lt;br /&gt;
Lui et Omberius n’avaient eu qu’un seul désaccord au cours de leur longue collaboration&amp;#160;: le fait que le Seigneur des Sith actuel ait voulu former Séis, l’ancien Tanietien, alors qu’il possédait déjà un apprenti en la personne de Dark Glaro. Si Bane avait participé activement à la formation de Glaro, il avait refusé catégoriquement d’être mis en présence de Séis. Former un deuxième apprenti lui semblait dangereux, et il n’avait pas manqué de le souligner.&lt;br /&gt;
Omberius avait eu beau lui souligner qu’il ferait en sorte que chacun des deux ignore l’existence de l’autre, Bane n’avait pas été convaincu et n’avait pas fait machine arrière.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, face à l’urgence de la situation, Bane semblait moins tenir à ses principes. Mais Omberius le connaissait assez par être presque certain que la prochaine fois qu’il viendrait s’enquérir des progrès de ses apprentis, l’un d’eux serait mort.&lt;br /&gt;
Qu’importait. L’essentiel était d’avoir un héritier digne de ce nom, qui saurait se débrouiller même en cas de décès prématuré d’Omberius.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De retour sur Velinia, Tel’Ay était d’une humeur massacrante. Fini de rire, désormais. Il allait mettre la main sur un vaisseau de transport, voire un chasseur, et mettrait le cap sur Skelor I, seul.&lt;br /&gt;
Concernant Anaria, il avait fait sa part&amp;#160;: elle était désormais une Wookiee à part entière, et il refusait de l’exposer aux dangers de la mission qu’il s’était fixé, quand bien même la sensation qu’elle faisait partie de son avenir l’habitait toujours. Il allait affronter son ennemi mortel, Dark Omberius, et venger la Confrérie Sith de Maal Taniet.&lt;br /&gt;
Dans ses quartiers, il s’empara de l’écrin contenant le Gant de Vèntorqis, et du sabrolaser de Dark Glaro. Il n’était pas là depuis cinq minutes que la sonnerie à l’entrée de ses appartements retentit.&lt;br /&gt;
– Entrez, grogna-t-il.&lt;br /&gt;
Marton Karr franchit le seuil, tout sourire.&lt;br /&gt;
– Maître&amp;#160;! J’ai appris votre retour, et que tout s’est bien passé&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Qu’en a-t-il été de ton côté&amp;#160;? On m’a dit que Ver’Liu avait quitté la colonie&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, maître. Il a décidé d’aller plaider en personne sa cause au Sénat Galactique.&lt;br /&gt;
– Ridicule, bougonna Tel’Ay. Mais bon, si ça l’amuse…&lt;br /&gt;
– Qu’allons-nous faire, maître&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Écoute-moi attentivement. Nos routes vont diverger ici, momentanément seulement, je l’espère. Je pars pour Skelor I, où je compte détruire mon ennemi, celui qui a fait assassiner tous les membres de mon… de &lt;em&gt;notre&lt;/em&gt; Ordre, la Confrérie Sith de Maal Taniet.&lt;br /&gt;
– La place d’un apprenti est aux côtés de son maître&amp;#160;! Je veux vous accompagner&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– C’est hors de question, Marton. Avant de te rencontrer, j’étais le dernier des Tanietiens. Aujourd’hui, notre nombre a doublé, mais si nous y allons tous les deux et que nous mourons là-bas, la Confrérie de mon maître disparaîtra à jamais. Et cela, je ne peux pas l’accepter. si je meurs, tu seras le dernier à pouvoir perpétuer les enseignements de Maal Taniet.&lt;br /&gt;
– Mais comment ferai-je, maître&amp;#160;? Nous avons passé très peu de temps ensemble, et vous ne m’avez pas appris grand-chose… sauf votre respect.
Tel’Ay sourit de cette rebuffade, avant de reprendre, très sérieux&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Notre Confrérie vivait sur Meros V. Je veux que tu prennes un vaisseau et que tu te rendes là-bas, en toute discrétion. Personne ne doit te suivre, tu m’entends, personne&amp;#160;! Une fois sur place, mon défunt maître prendra ton apprentissage en mains.&lt;br /&gt;
– &lt;em&gt;Défunt&lt;/em&gt;&amp;#160;? Mais alors comment peut-il…&lt;br /&gt;
– Tu sais si peu de choses sur la Force, mon garçon. Si elle est avec nous, je t’enseignerai tout ce qu’il y a à savoir dessus… à toi et à mes autres futurs apprentis.&lt;br /&gt;
– Et nous deviendrons une force qui compte, répondit Marton avec un sourire jubilatoire.&lt;br /&gt;
– Non, rétorqua sèchement Tel’Ay. La Confrérie de Maal Taniet n’a pour but que de pérenniser une partie de l’enseignement des anciens Sith. Nos traditions sont aussi nobles que celles des Jedi, même si ils nous considèrent comme des ennemis mortels, et que nos pratiques sont interdites sur le territoire de la République.&lt;br /&gt;
– C’est injuste&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Peut-être, mais c’est ainsi. Depuis six cents ans que notre Confrérie existe, elle se perpétue… rien de plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un silence pesant s’installa entre eux, et Tel’Ay réfléchit à ses propres paroles. Ce qu’il venait de dire était-il vrai&amp;#160;? Il eut soudainement du mal à croire que la Confrérie de Maal Taniet n’ait pas d’autre but que de survivre. Il avait accompli bien des missions, aux côtés de Kuun Hadgard ou seul&amp;#160;: assassinats, chantages, rencontres, livraisons. Il se rendit soudainement compte que &lt;em&gt;si&lt;/em&gt;, la Confrérie poursuivait un but. Il eut honte de voir qu’il ne le connaissait pas, et que Maal Gami n’avait pas daigné lui en faire part. Méritait-il donc si peu de confiance&amp;#160;?&lt;br /&gt;
La réponse était indubitablement oui, lui qui avait abandonné la Confrérie pour aller vivre sa vie loin de la Force, dans les bras de Dibidel. Les questions se bousculèrent dans sa tête&amp;#160;: qu’était donc la véritable raison d’être de son Ordre&amp;#160;? Pourquoi ne s’était-il pas posé la question avant&amp;#160;? Connaître la vérité n’allait-il pas remettre en cause tout ce qu’il savait, tout ce qu’il était&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Il chassa toutes ces interrogations de son esprit et se concentra sur Marton, qui attendait la suite.&lt;br /&gt;
– Et bien, qu’est-ce que tu attends&amp;#160;? Ma bénédiction et un bisou d’adieu&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Euh, non, maître, répondit Marton, aussi penaud que déçu.&lt;br /&gt;
– Que la Force soit ta servante, Marton. Mon cœur me souffle que nous nous reverrons bientôt.&lt;br /&gt;
Galvanisé par cette parole, un sourire vint illuminer les traits de Marton, qui dit&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Que la Force soit avec vous, maître&amp;#160;! À jamais&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay ne s’attarda pas dans ses quartiers. Avant de quitter à nouveau la colonie, il fit un crochet jusqu’à l’hôpital local. Là, il trouva le médecin qui s’occupait de Sionarel, la jeune amie de Ver’Liu, et il s’enquit de sa santé.&lt;br /&gt;
– Il n’y a aucun changement, messire. Elle est toujours plongée dans un coma qui défie toute logique. J’ai essayé quelques traitements sans danger mais je n’ose aller plus loin.&lt;br /&gt;
– Je crois que vous faites bien. Si elle mourait à cause d’une erreur de votre part, Ver’Liu serait pour le moins mécontent.&lt;br /&gt;
Il prit congé, vaguement inquiet pour la jeune fille. Elle était dans le coma depuis plusieurs semaines et, nourrie par intraveineuse, elle n’avait plus que la peau sur les os. Il espéra que quand elle se réveillerait, ou plutôt &lt;em&gt;si&lt;/em&gt; elle se réveillait, elle n’aurait pas trop de difficultés à recouvrer l’intégralité de ses capacités physiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il marcha ensuite droit sur l’astroport, et prit contact avec son directeur sur le chemin, grâce à son comlink.&lt;br /&gt;
– Ici Tel’Ay Mi-Nag. J’ai besoin d’un transport de petite taille pour une mission discrète et urgente.&lt;br /&gt;
– Aucun problème, messire. Je m’en occupe immédiatement.&lt;br /&gt;
Et l’autre coupa la communication.&lt;br /&gt;
Aucune question&amp;#160;? Pas le moindre signe d’étonnement&amp;#160;? Voilà qui était étrange, pour ne pas dire suspect. Tel’Ay entra dans l’astroport avec circonspection, sur ses gardes. Le directeur, un Rodien, vint l’accueillir, seul.&lt;br /&gt;
– J’ai justement ce qu’il vous faut, messire. Suivez-moi, fit-il avec une courbette.&lt;br /&gt;
Les pensées du directeur étaient claires comme de l’eau de roche&amp;#160;: il avait l’impression de jouer un bon tour à Tel’Ay, et était fier de lui. Mais le tout sans la moindre once de méchanceté. Tel’Ay allait être content du directeur, voilà ce qui transparaissait de son esprit.&lt;br /&gt;
Tel’Ay craignait le pire. Le directeur le mena jusqu’à une petite navette triangulaire, dont la taille était à peine le double de celle d’un chasseur.&lt;br /&gt;
– Et voilà, fit le directeur, rayonnant et une lueur espiègle dans les yeux, quand ils furent arrivés devant l’écoutille.&lt;br /&gt;
Tel’Ay y passa la tête, sourcils froncés, et une odeur qui lui était familière vint lui chatouiller les narines.&lt;br /&gt;
– Merci, directeur, grogna-t-il. Excusez-moi, mais je suis assez pressé.&lt;br /&gt;
– Oui, bien sûr, je comprends, messire. Bon voyage&amp;#160;! répondit-il avec une nouvelle courbette, avant de lui faire au revoir de la main.&lt;br /&gt;
– Je fais comment pour me débarrasser de toi&amp;#160;? demanda le Skelor en pénétrant dans le cockpit étroit. Il faut que je fende ton crâne épais et obtus de Wookiee&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Je crois que tu n’as pas d’autre solution, dit Anaria joyeusement.&lt;br /&gt;
Tel’Ay s’assit au poste de copilote. Il s’aperçut qu’il était content qu’elle fût là. Mais refusa d’abandonner son masque revêche avant un bon moment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand Ver’Liu So-Ren entra dans la vaste coupole qui abritait les débats du Snat Galactique, il focalisa toute l’attention sur lui. Les sénateurs le dévorèrent des yeux&amp;#160;: ils avaient enfin sous les yeux l’homme qui était à l’origine de la crise grave que la République traversait. Plus d’un le regarda d’un œil amène.&lt;br /&gt;
L’être reptilien et trapu fit son entrée à bord de la capsule du chancelier Valorum. Ses yeux intégralement noirs étaient plissés sous sa crête sourcillière. Sur son front, les taches de naissance noires, caractéristiques de son héritage royal, tranchaient sur la couleur laiteuse de son épiderme.&lt;br /&gt;
Il semblait serein, bien qu’il bouillonnât intérieurement. Prendre la décision de venir jusqu’ici n’avait pas été facile, loin de là. Quand il était déprimé, il se sentait dans la peau d’un mendiant. Quand son moral remontait, il se prenait pour l’incarnation de son peuple, qui demandait réparation pour les torts qu’il avait subi.&lt;br /&gt;
Il allait devoir jouer serré.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il avait décidé de venir pour tenter un quitte ou double, et savait qu’il sortirait de cet endroit brisé à jamais, sans avenir… ou avec toute la République derrière lui.&lt;br /&gt; L’enjeu l’avait emporté sur ses réticences&amp;#160;: il avait une chance inespéré de faire avancer sa cause plus vite que jamais auparavant, et ne comptait pas la laisser passer.
S’il échouait, il entrerait en clandestinité et fomenterait son propre coup d’État…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marcus Valorum, en passe de remporter haut la main les prochaines élections à la Chancellerie de la République, prit la parole&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Mes chers amis, je suis fier de vous présenter Ver’Liu So-Ren, héritier du trône de Skelor. Bien que son monde ne fasse pas partie de la République, lui-même a un aura important pour son peuple, et je propose que nous écoutions ce qu’il a à nous dire.&lt;br /&gt;
Personne ne s’y opposa, et Ver’Liu, légèrement nerveux, s’avança à son tour dans un silence sépulcral. Valorum lui serra théâtralement la main, ce qui ne fut pas pour le rassurer. Il avait l’impression de se prêter à une mauvaise comédie. C’est pourtant d’une voix ferme qu’il prononça son discours, mûrement répété.&lt;br /&gt;
– Sénateurs de la République, j’aimerais avant toute chose remercier le Chancelier Marcus Valorum de me donner l’occasion de m’exprimer à cette tribune. Et bien sûr, de soutenir la cause que je représente. J’aimerais aussi remercier à titre posthume votre défunt collègue, le sénateur de Duro, Aar Gamonn – que le Grand Sweer préserve son âme –, qui fut le premier à prendre officiellement fait et cause pour les miens au sein du Sénat. Aujourd’hui, vous n’ignorez rien de la situation désespérée des Skelors, aussi ne reviendrais-je pas dessus.&lt;br /&gt;
– Que nous importe le sort des Skelors, vu qu’ils ne font pas partie de la République, s’interposa le sénateur Bothan, Jiger’Orsorul. Les efforts de cette noble institution devraient être intégralement tournés vers les peuples qui composent la République Galactique.&lt;br /&gt;
– Veuillez pardonner mon insolence à venir, auguste sénateur, répondit Ver’Liu sans se démonter, mais les Skelors qui ont quitté Skelor I pour l’exil, il y a trente ans, ont été accueillis partout dans des mondes républicains. Et ce pour une seule raison&amp;#160;: ils formaient une main-d’œuvre assez désespérée et assez pauvre pour accepter n’importe quel poste à des conditions indignes. Légalement, les Skelors ne font peut-être pas partie de la République, mais dans les faits, tous se sont intégrés sur des mondes qui en font partie, que vous le vouliez ou non. C’est un fait. Mais pour autant, personne ne s’est jamais donné la peine de définir le statut des ressortissants Skelors au sein de la République.&lt;br /&gt;
– Ce ne sont rien de plus que des travailleurs en situation irrégulière, dans ce cas, rétorqua le Bothan, agressif. Je propose de mettre au vote une loi qui exclue les Skelors de toute activité économique sur les mondes républicains.&lt;br /&gt;
Un brouhaha s’éleva parmi les sénateurs, plutôt contre la proposition de Jiger’Orsorul, nota Ver’Liu avec intérêt et espoir.&lt;br /&gt;
– Il existe une autre alternative, et vous le savez aussi bien que moi. Il s’agit, à l’inverse, de reconnaître aux Skelors le statut de peuple faisant partie de la République, et c’est ce que je suis venu vous demander aujourd’hui, humblement, en n’ayant rien d’autre à l’esprit que la prospérité et la reconnaissance de mon peuple. La planète d’origine de mon peuple ne fait pas partie de la République, aussi cette dernière n’a-t-elle légalement aucun droit d’y intervenir, ce que je respecte, mais je pense que les Skelors qui vivent dans la République devraient pouvoir y être reconnus officiellement.&lt;br /&gt;
– Je vous vois venir de loin, sous vos apparences mielleuses, reprit le Bothan. Un tel acte ne serait qu’un premier pas&amp;#160;: tout ce que voulez, en fait, c’est que la République vous soutienne pour que vous puissiez remonter sur votre trône&amp;#160;! Sachez ceci, jeune impudent&amp;#160;: la République n’a pas vocation à prendre parti dans des querelles au-delà de ses frontières. Une attitude autre serait totalement irresponsable, voire dictatoriale&amp;#160;! Il est hors de question que nous soutenions un anarchiste qui veut renverser un pouvoir légitime&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Ver’Liu, qui s’apprêtait à répondre vertement, se retint. Et nota tristement que son argument le plus percutant, consistant à s’engager à faire rentrer Skelor I dans la République si celle-ci l’aidait à remonter sur le trône, était désormais mort-né.&lt;br /&gt;
Marcus Valorum, sentant que ver’Liu avait perdu la main, intervint à ce moment-là&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Merci d’avoir contribué à clarifier les choses en exposant votre point de vue, sénateur Jiger’Orsorul. En ces temps chaotiques, il est essentiel que chacun d’entre nous connaisse les tenants et aboutissements des problèmes compliqués qui sont portés à notre connaissance, et à ce titre, vous êtes d’une exemplarité sans faille, mon cher.
J’aimerais vous faire remarquer à tous, néanmoins, à quel point le raisonnement de Ver’Liu So-Ren est d’une logique sans faille. Les ressortissants de son peuple vivant dans la République et contribuant à son développement, il est tout à fait anormal qu’ils n’y disposent pas des mêmes droits que les citoyens &lt;em&gt;officiels&lt;/em&gt;. Si je suis réélu au poste de Chancelier, je m’engage solennellement à doter les Skelors du statut de &lt;em&gt;citoyens républicains&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Les chuchotements reprirent dans les rangs et quelques applaudissements dispersés se firent entendre.&lt;br /&gt;
– Il est bien évident, continua Valorum, que si une telle motion est votée, se posera alors la question d’un endroit où les Skelors pourraient vivre ensemble, car chaque peuple a pour droit fondamental de pouvoir se réunir en tant que tel. Et dans ce cas précis, la solution la plus logique est toute trouvée&amp;#160;: la planète d’origine des Skelors, Skelor I, reviendra dans le giron de la République, une fois que le statut de &lt;em&gt;républicains&lt;/em&gt; aura été adopté pour son peuple.&lt;br /&gt;
Ces paroles provoquèrent une explosion de colère au sein du Sénat. Marcus Valorum venait rien moins que décréter que Skelor I serait républicaine, de gré ou de force.&lt;br /&gt;
– Dictature, dictature&amp;#160;! s’écrièrent plusieurs sénateurs, Jiger’Orsorul en tête.&lt;br /&gt;
La séance dut être ajournée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Nikto Maddeus Oran Lijeril, Grand Maître de l’Ordre Jedi, poussa un soupir en éteignant l’écran qui retransmettait en direct la séance de débats du sénat Galactique. Marcus avait encore voulu trop bien faire, et avait dépassé les bornes. Il avait beau être animé des meilleures intentions de l’univers, et être un de ses amis proches, il ne le suivrait pas sur ce terrain. Les Jedi étaient les garants de l’unité de la République, et ils ne se rangeraient pas du côté d’un candidat à la Chancellerie qui prônait le rattachement – par la force s’il le fallait, car que Valorum ne l’eut pas dit, il l’avait clairement sous-entendu – d’un monde neutre qui ne demandait qu’à vivre de son côté, en voisin.&lt;br /&gt;
Les prochaines journées allaient être longues pour les diplomates Jedi…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/16/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XVIII#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/16/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XVIII#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1750</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La révélation à deux balles du jour...</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/15/La-r%C3%A9v%C3%A9lation-%C3%A0-deux-balles-du-jour...</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0e4cdd855387459609a3496b52e856d4</guid>
    <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 15:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Actualités</category>
        <category>delimanores</category><category>fan-fiction</category><category>fantasy</category><category>roman</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Tout à l&amp;#8217;heure en voiture, j&amp;#8217;ai eu un flash&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ce que certains reprochent à la fan-fic, c&amp;#8217;est que c&amp;#8217;est pas original, c&amp;#8217;est moisi, ça ne vaut pas des écrits plus personnels et donc plus originaux. Personnellement je m&amp;#8217;en fous, j&amp;#8217;aime ça donc j&amp;#8217;en écris, que ce soit en Star Wars ou en Star Trek. Et pour ceux qui pensent que la fan-fic c&amp;#8217;est pas sérieux, c&amp;#8217;est pas de la vraie écriture, bah tant pis pour eux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par contre, il y a évidemment une chose qui est dommage avec la fan-fic, c&amp;#8217;est que ce ne sera jamais publiable par édition. Juste sur le Net, pour le plaisir de partager une histoire se déroulant dans un univers familier pour beaucoup de monde. Ou alors il faut être contacté par Lucasbook, qui commande des livres pour l&amp;#8217;UE à des auteurs. Un, Lucasbook ne prend aucun manuscrit spontané (sinon, ils n&amp;#8217;ont pas fini, et la qualité ne sera de toute manière pas forcément au rendez-vous). Deux, ce sont eux qui contactent des auteurs et pas l&amp;#8217;inverse. Trois, leurs auteurs sont anglophones. Quatre, les auteurs en question ont déjà un CV derrière eux. Bref, toutes les raisons qui font que jamais je n&amp;#8217;écrirai officiellement du Star Wars.&lt;br /&gt;
Parce que ce qui est rigolo avec l&amp;#8217;UE officiel de Star Wars, c&amp;#8217;est que c&amp;#8217;est de la fan-fic par principe, mais reconnue officiellement, celle-là. Et si des auteurs pros en font, c&amp;#8217;est que ça ne doit pas être si moisi que ça.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, je m&amp;#8217;égare. Le pourquoi du comment de cette note, c&amp;#8217;est donc la révélation du jour, plutôt conne quand on y réfléchit deux secondes. En matière de fan-fics Star Wars, j&amp;#8217;ai un certain nombre d&amp;#8217;écrits derrière moi, notamment ceux sur Tel&amp;#8217;Ay, auxquels je réfléchis un peu ces temps-ci. J&amp;#8217;ai toujours eu pour projet de pondre un troisième opus sur cette saga, et d&amp;#8217;en faire une BD (du moins sur l&amp;#8217;opus 1). Et deux autres de mes nouvelles font allusion aux personnages que j&amp;#8217;ai créés pour l&amp;#8217;occasion.
Ça commence donc à devenir conséquent, une sorte de &amp;#8220;mon Star Wars à moi&amp;#8221; dans le vrai Star Wars. Comme c&amp;#8217;est un univers et un perso que j&amp;#8217;aime beaucoup, je me disais il y a quelques mois qu&amp;#8217;une fois le troisième opus écrit, il pourrait être sympa d&amp;#8217;écrire un préquel qui parlerait du passé de Tel&amp;#8217;Ay, à savoir sa dernière mission pour la Confrérie de Maal Taniet avant de quitter l&amp;#8217;Ordre et de fonder une famille avec Dibidel (et donc leur rencontre, leur amour naissant, etc).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et de fil en aiguille, voilà t-y pas que ce matin, après avoir relu l&amp;#8217;excellent trilogie sur Dark Bane, j&amp;#8217;en viens à réfléchir un peu sur Maal Taniet, le créateur de la Confrérie, vu que dans mon background, il crée son Ordre lors des événements de &amp;#8220;Dark Bane&amp;#160;: La voie de la destruction&amp;#8221;. Et forcément, des idées sympas me viennent sur le perso, et une intrigue, ou du moins des bribes de scènes, commencent à émerger.&lt;br /&gt;
Ce qui est d&amp;#8217;ailleurs, petite digression, une chance pour moi (d&amp;#8217;avoir des idées et des concepts d&amp;#8217;histoire) assez facilement, mais également une malédiction (quand j&amp;#8217;ai une nouvelle idée, j&amp;#8217;ai tendance à me lancer dedans tout de suite, au détriment des projets précédents, qui du coup sont laissés de côté&amp;#8230; un certain temps qui peut se mesurer en années dans les pires des cas).&lt;br /&gt;
Depuis quelques temps, j&amp;#8217;essaie d&amp;#8217;être plus raisonnable, de ne pas me lancer dans de nouvelles créations, mais comme il est dur de ne pas céder à la tentation&amp;#160;!
Ainsi pour cette nouvelle histoire sur Maal Taniet. L&amp;#8217;idée me séduit mais ce n&amp;#8217;est pas le moment, loin de là vu le retard accumulé pour le reste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et une autre réflexion est venue s&amp;#8217;ajouter à celle-là&amp;#160;: comme souligné plus haut, la fan-fic ne peut pas être publiée, or comme j&amp;#8217;envisage la publication de mes écrits, la fan-fic, bien que très plaisante à mon goût, ne devrait pas être une priorité pour moi. Avec en conclusion cette pensée&amp;#160;: &amp;#8220;C&amp;#8217;est dommage, c&amp;#8217;est le seul domaine dans lequel j&amp;#8217;ai terminé un roman (&lt;em&gt;Tel&amp;#8217;Ay 2&lt;/em&gt;, en cours de publication sur ce blog).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D&amp;#8217;où une nouvelle réflexion, fruit de la conjonction de diverses choses&amp;#160;:&lt;br /&gt;
- Et si j&amp;#8217;adaptais Tel&amp;#8217;Ay dans un univers plus perso, à savoir en supprimant toutes les références à Star Wars et en en inventant qui soient propres à un univers que je créérais pour l&amp;#8217;occasion&amp;#160;?&lt;br /&gt;
- Même je n&amp;#8217;ai jamais lu ce livre, Christophe Lambert confiait sur son site avoir écrit un roman (probablement SF mais je n&amp;#8217;ai pas cherché plus) inspiré de Star Wars.&lt;br /&gt;
- Une adaptation BD de Star Wars est sortie l&amp;#8217;an dernier, mais qui déroule dans un registre fantasy (&lt;em&gt;Naguère les étoiles&lt;/em&gt;, je crois).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conclusion&amp;#160;: et si je réécrivais Tel&amp;#8217;Ay, opus 1 et 2, dans un registre fantasy&amp;#160;? D&amp;#8217;autant qu&amp;#8217;en poussant un peu plus la réflexion, je verrais bien une telle adaptation se dérouler sur Delimanores, mon univers perso, dans lequel la magie (Force locale, donc) est très codifiée, même si je n&amp;#8217;ai jamais réussi à pondre un ou des sytèmes magiques qui me plaisent. Voilà qui pourrait me permettre de faire d&amp;#8217;une pierre deux coups&amp;#160;: avoir un roman original à proposer à un éditeur, et enrichir mon univers perso en y développant des pans jusque-là inexplorés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Wait &amp;amp; See, je vais laisser ce concept se nourrir de lui-même&amp;#8230;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/15/La-r%C3%A9v%C3%A9lation-%C3%A0-deux-balles-du-jour...#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/15/La-r%C3%A9v%C3%A9lation-%C3%A0-deux-balles-du-jour...#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1749</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Dixième partie</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/13/Dixi%C3%A8me-partie</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:80d7c22c9be8d518c9e414ae04754736</guid>
    <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 07:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Pérégrinations</category>
        <category>fantasy</category><category>galéir</category><category>Jemril</category><category>pérégrinations</category><category>roman</category><category>Seronn</category><category>Vhondé</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un court passage de transition&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Selon Velinir Ebshid, guérisseur officiel à la Cour du Lacteng, il n’y avait que deux manières de surmonter un traumatisme&amp;#160;: laisser le temps au temps, ou l’affronter. Il préférait la seconde méthode car la première n’offrait pas assez de garanties de réussite. De son avis, la peur disparaissait – ou au pire diminuait dans des proportions plus qu’acceptables – quand on se familiarisait avec les causes du traumatisme.&lt;br /&gt;
Il avait eu l’occasion de mettre en pratique ses idées à la Cour du roi de Lacteng, cinq ans plus tôt. Il conversait avec le roi à propos des épidémies qui menaçaient régulièrement le royaume, en présence de la jeune princesse Vhondé, qui s’ennuyait ferme et n’écoutait le guérisseur que d’une oreille. Jusqu’au moment fatidique où il avait mentionné la peste verte. Elle avait alors été prise de haut-le-cœur incontrôlables, jusqu’à rendre son déjeuner.&lt;br /&gt;
Ebshid la fit aliter et veilla sur elle. Il écarta l’hypothèse d’une intoxication alimentaire puis, à force de questions ciblées, comprit que la simple mention de la peste verte avait déclenché les symptômes.&lt;br /&gt;
Après avoir rassuré son père sur son état de santé, Ebshid revint au chevet de Vhondé avec la ferme intention de guérir sa patiente du traumatisme. Le roi le soutint car à ses yeux, une future reine ne pouvait se permettre d’afficher la moindre faiblesse, au moins publiquement.&lt;br /&gt;
C’est ainsi que Vhondé fut initiée à l’apprentissage des vertus des plantes médicinales, ainsi qu’à leur utilisation en décoctions salvatrices. Curieuse de nature, elle fut une élève aussi appliquée qu’assidue, d’autant plus que ce loisir passionnant repoussait le souvenir de son traumatisme.&lt;br /&gt;
Ils travaillèrent quatre mois ensemble, au cours desquels le degré de complexité des décoctions, potions et onguents préparées par Vhondé allèrent crescendo. L’élaboration du dernier remède nécessita trois semaines de travail à la princesse, et fut une parfaite réussite selon son maître. Elle en conçut une grande fierté, qui se mua en trouble quand il avoua qu’elle venait de recréer le remède contre la peste verte, découvert une vingtaine d’années auparavant. Bien entendu, il ne prit pas le risque de le lui démontrer en faisant venir un malade&amp;#160;: hors de question d’exposer en connaissance de cause le royaume du Lacteng à un retour de la peste verte.&lt;br /&gt;
En revanche, à force de longues et patientes explications, Ebshid convainquit la princesse qu’elle ne devait plus craindre cette peste, puisqu’elle savait désormais comment lutter contre. Quand elle se rendit enfin à ses arguments, elle admit avoir le pouvoir de vaincre la peste. Et sa phobie ne fut bientôt plus qu’un souvenir irrationnel.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Une infinie compassion s’empara de Vhondé face au garçonnet mourant. Les yeux des villageois brillaient d’excitation, en attente d’un miracle de la part de leur déesse. Le poids de leur attente pesait lourd dans le cœur de Vhondé. Si elle avait immédiatement reconnu le mal dont l’enfant souffrait, cela ne le sauvait pas pour autant. Rassembler les ingrédients pour composer le remède prendrait des semaines, sans compter le temps de la préparation proprement dite.&lt;br /&gt;
Elle fit signe à Atepis de se rapprocher et lui murmura&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Pour le soigner, j’ai besoin d’un certain nombre de plantes. Certaines sont très courantes et je ne m’inquiète pas pour elles, mais trois d’entre elles ne poussent que dans des endroits lointains&amp;#160;: il nous faut des extraits d’écorce de chêne parapluie et d’avrata, ainsi qu’une fleur du nom de poladière. En as-tu entendu parler, et peut-on en trouver dans les environs&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Jamais, reconnut la matrone. Pouvez-vous m’en dire plus&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– La poladière pousse dans les chaînes de la Topoliandre, loin à l’est. Le chêne parapluie se trouve au nord de Topoliandre, sur les territoires sephropans. Quant à l’arbre avrata, il est spécifique à la forêt de Holtgaard, à l’ouest, en plein territoire sarafanjien.&lt;br /&gt;
– Je ne comprends pas pourquoi vous voulez des plantes, ô Galissa.&lt;br /&gt;
– Mais… pour soigner l’enfant, c’est évident&amp;#160;! Et pour empêcher la peste de se propager, ce qui serait un désastre&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Atepis sourit.&lt;br /&gt;
– Nous ne connaissons qu’une seule méthode pour lutter contre les maladies&amp;#160;: la prière. Vous y ajoutez l’utilisation de plantes, ô Galissa&amp;#160;? Je reconnais bien là les pouvoirs de notre déesse, maîtresse des choses qui poussent à la surface de la terre&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Attends… Tu veux dire que vous n’avez ni archiatres, ni médecins, ni guérisseurs dans les environs&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Nul besoin. Notre déesse nous protégeait grâce à nos prières. Et maintenant que vous êtes là, nous n’avons même plus de prier car votre simple présence a des effets bénéfiques sur nos terres et nous-mêmes. L’âge d’or est sur nous&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Alors comment expliques-tu la maladie de l’enfant&amp;#160;? demanda sèchement Vhondé.&lt;br /&gt;
– Les desseins des dieux sont impénétrables aux yeux de nous autres pauvres mortels. Mais je pense savoir ce qu’il en est&amp;#160;: vous ne l’avez rendu malade que pour le soigner, n’est-ce pas&amp;#160;? Pour nous faire une démonstration éclatante de vos pouvoirs divins&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Vhondé abandonna le sujet&amp;#160;: la lueur fanatique dans les yeux d’Atepis lui fit comprendre que rien ne la ferait changer d’avis.&lt;br /&gt;
- Existe-t-il un endroit non loin du village où un certain nombre de plantes exotiques seraient regroupées&amp;#160;? demanda Vhondé, en pensant aux serres royales de son père, dans lesquelles poussaient un certain nombre d’espèces végétales de Galéir.&lt;br /&gt;
– Quelle drôle d’idée&amp;#160;! Bien sûr que non. Pourquoi aurions-nous un tel endroit&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Je…&lt;br /&gt;
Vhondé se tut. Ces primitifs ne connaissaient rien du monde extérieur. Leur vie reposait sur la confiance placée en leur déesse. Et ils avaient décidé que Vhondé en était l’incarnation.&lt;br /&gt;
Elle se sentit plus que jamais perdue, et une grande frustration s’empara d’elle&amp;#160;: elle connaissait le remède à la peste verte et savait le préparer. Mais sans les bons ingrédients, elle était impuissante. Non seulement l’enfant allait mourir, mais les chances que la peste en reste là étaient infimes. Tout le village était exposé et risquait d’y passer. Elle y compris. Et son enfant à naître. Rien ne pourrait sauver le village de Venel. Sa seule chance de salut résidait dans la fuite.&lt;br /&gt;
– Atepis, il faut que je parle en privé à mes deux… camarades.&lt;br /&gt;
– Il n’en est pas question, ô Galissa&amp;#160;! Ils ont voyagé avec vous et ont profité de votre présence salvatrice. Désormais, c’est notre tour&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Tu… tu ne comprends pas, Atepis. Tu me dis que c’est la prière qui vous sauve, les villageois et toi. Et bien c’est pareil pour moi&amp;#160;: je dois prier mes pairs les dieux pour que s’activent mes pouvoirs de guérison. Et quand mes deux serviteurs se joignent à moi, mes pouvoirs s’exercent plus vite et plus longtemps&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– C’est vrai, ô Galissa&amp;#160;? demanda Atepis, méfiante.&lt;br /&gt;
– Prétendrais-tu en savoir plus que moi en matière de prières envers les dieux&amp;#160;? répliqua Vhonda du ton hautain qu’elle aurait employé à la cour de son père pour remettre un impudent à sa place.&lt;br /&gt;
– Non pas, ô ma déesse.&lt;br /&gt;
Sur un signe d’Atepis, Jemril et Seronn furent amenés auprès du trône de Vhondé, puis le cercle des villageois s’éloigna de quelques mètres.&lt;br /&gt;
– Mes amis, je suis si heureuse de pouvoir enfin vous parler&amp;#160;! Nous devons absolument trouver un moyen de fuir ces fous&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Qu’est-ce que tu leur as dit pour qu’on soit seuls&amp;#160;? rétorqua un Jemril aux aguets.&lt;br /&gt;
– Que vous alliez m’aider à prier pour sauver l’enfant.&lt;br /&gt;
– Non mais tu es complètement folle&amp;#160;! Tu sais aussi bien que moi que le môme va y rester. Les remèdes contre la peste verte se comptent sur les doigts d’une main à travers tout Galéir, et encore, on ne les trouve que dans des villes importantes. Rien ne peut le sauver&amp;#160;! Tout ce que tu avais à faire c’était de les convaincre de nous libérer.&lt;br /&gt;
– Jamais ils ne me laisseront partir de leur plein gré. Ils sont persuadés que ma simple présence éloigne les malheurs de leur village.&lt;br /&gt;
– Merci, j’avais compris, répliqua sèchement Jemril. Mais je parlais pour Benêt et moi&amp;#160;: un mot de ta part et ces crétins bornés nous laisseront partir.&lt;br /&gt;
Vhondé en resta bouche bée un instant. Comment avait-elle pu penser une seconde que Seronn, Jemril et elle-même formaient un groupe solidaire&amp;#160;? Comme d’habitude, son interlocuteur ne pensait qu’à lui. La peine et la colère firent monter à ses lèvres une réponse cinglante, qui ne put jaillir car Seronn intervint d’une voix douce&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– N’aie aucune crainte, Vhondé. Nous ne partirons pas sans toi.&lt;br /&gt;
– Ne parle pas en mon nom, Simplet&amp;#160;! cracha Jemril. Personne ne décide de mon sort à ma place&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Tu abandonnerais Vhondé à son triste sort sans le moindre remords&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Aucun doute là-dessus&amp;#160;!&lt;br /&gt;
– Très bien. Dans ce cas, nous nous passerons de ton aide. Vhondé, je suis certain que tu vas trouver une idée pour qu’ils consentent à laisser partir Jemril.&lt;br /&gt;
– Mais… et nous deux&amp;#160;? demanda une Vhondé décontenancée par tant d’assurance.&lt;br /&gt;
– Nous n’aurons aucun mal à sortir de ce guêpier, tu peux me faire confiance là-dessus.&lt;br /&gt;
Ni Vhondé ni Jemril ne trouvèrent rien à répondre à ces paroles, prononcés avec une sérénité à toute épreuve. Seronn n’échafaudait aucun plan, ne faisait miroiter aucun espoir&amp;#160;: c’était comme s’il se contentait d’énoncer une évidence.&lt;br /&gt;
Alors que sa raison lui soufflait qu’il n’y avait plus d’espoir pour elle, l’instinct de Vhondé, lui, lui enjoignit de se reposer entièrement sur son compatriote.&lt;br /&gt;
Ces paroles si lourdes de sens, si assurées, ébranlèrent également Jemril, bien qu’il veillât à garder un masque d’impassibilité. Il n’aurait aucun scrupule à abandonner Vhondé et Seronn à leur sort, et grâce au soutien de ce dernier, il avait une porte de sortie. Il lui suffisait d’un mot pour en profiter. Mais les dernières paroles prononcées par Seronn l’intriguaient au plus haut point. Ils n’échapperaient pas aux habitants de ce village de fous. Comment le Lactengais pouvait-il affirmer le contraire, qui plus est en prétendait que ce serait facile&amp;#160;?&lt;br /&gt;
C’était improbable, impossible, même. Surtout de la part d’un homme aussi bizarre que Seronn. C’est pourtant à cause de cette double raison, l’inextricabilité de leur situation et la personnalité de Seronn, qu’il décida de rester. C’était plus fort que lui&amp;#160;: il fallait qu’il voit cela, quitte à faire passer sa propre survie en second lieu, pour une fois.&lt;br /&gt;
– D’accord, je suis avec vous. On procède comment, Simplet&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– On attend.&lt;br /&gt;
– Comment ça, on attend&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Ne t’inquiète pas, ce ne sera pas long, répondit Seronn en désignant du doigt une hauteur vers laquelle grimpait l’un des chemins permettant de quitter Venel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une rangée de cavaliers en armes s’y trouvait. Une épée miroita au soleil, et les cavaliers fondirent sur le village.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/13/Dixi%C3%A8me-partie#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/13/Dixi%C3%A8me-partie#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1748</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption, chapitre XVII</title>
    <link>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/12/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XVII</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:17a0fc4fa9337210203c2ed2d89010e7</guid>
    <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 10:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Srédéric</dc:creator>
        <category>Tel'Ay Mi-Nag 2 : Rédemption</category>
        <category>fan-fiction</category><category>roman</category><category>Star Wars</category><category>tel ay</category><category>écriture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Dark Omberius est aux abois, et Tel&amp;#8217;Ay en fâcheuse posture&amp;#8230;&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;Chapitre XVII&lt;/h2&gt;



&lt;p&gt;Ovelar Nantelek était au milieu d’un brouillard épais. Partout où ses yeux se tournaient, le néant le narguait. La température glaciale qui régnait semblait décidée à mettre ses os à nu, aussi voulut-il resserrer les pans de sa cape. Il s’avisa alors qu’il n’était vêtu que d’une simple tunique sombre. Étrange… d’autant plus qu’il ne portait jamais autre chose que sa cape, symbole de son pouvoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle était lourde et chaude, et lui conférait surtout un aura de prestige, car elle représentait un travail artisanal unique dans tout l’univers&amp;#160;: le tailleur qui l’avait conçue avait mis près de deux ans à la confectionner, à lui donner sa teinte unique, noire baignée de reflets bleus selon la luminosité, et agrémentée de frises cousues de fil d’or.&lt;br /&gt;
Elle conférait à l’unificateur des mondes zabraks une prestance inégalable. Comment était-il possible qu’il ne la portât pas en cet instant.&lt;br /&gt;
Fronçant les sourcils, il s’assura qu’il portait bien le deuxième élément qui ne le quittait jamais. Ses rares cheveux se dressèrent sur sa tête quand il vit qu’il n’en était rien. Son sabrolaser &lt;em&gt;aussi&lt;/em&gt; avait disparu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les brumes denses se dissipèrent tout à coup, comme aspirées par un vent violent que Ovelar Nantelek ne sentit pourtant pas. Il se trouvait en plein milieu de la salle du trône de Skelor I, dans le palais qu’il occupait depuis maintenant trente ans.&lt;br /&gt;
Trente ans qu’il avait mis à profit pour ourdir ses vastes machinations, qui auraient dues le conduire à la conquête de la galaxie.&lt;br /&gt;
Il entendit des bruits de pas venant du couloir derrière la double porte massive qui lui faisait face. Ils résonnaient d’autant plus que le silence était par ailleurs sépulcral. Quand ils se turent, Nantelek comprit que l’être qui en était à l’origine faisait face aux portes de la salle du trône.&lt;br /&gt;
Celles-ci s’ouvrirent à la volée et claquèrent violemment contre les murs. Les bruits de pas reprirent. Les yeux mi-clos, Nantelek ne distingua d’abord pas l’être qui marchait ainsi sur lui. Une lumière aveuglante auréolait l’intrus. Quand sa vue s’adapta enfin à la débauche de lumière, il le reconnut.&lt;br /&gt;
C’était la deuxième fois qu’ils se croisaient. Comme la première fois, Ovelar Nantelek se rendit compte que rien n’était réel. Que tout se passait dans son esprit, et que son corps endormi reposait dans son lit. Un rêve…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne fut pas surpris de reconnaître Tel’Ay Mi-Nag, le Skelor trapu, dernier représentant de la lignée de Sith avec laquelle Ovelar Nantelek était en guerre. Dans ce rêve, quelque chose de primordial échappait à Nantelek. Il eut du mal à mettre la main dessus. Il finit par comprendre, ce qui provoqua un malaise sourd en lui. Ovelar Nantelek n’était rien du tout, qu’une coquille vide, un artifice n’existant que pour cacher à l’univers la véritable nature du Zabrak&amp;#160;: il était avant tout, et à jamais, Dark omberius, Seigneur Noir des Sith, héritier en ligne directe des enseignements de Dark Bane, mort quatre cents ans auparavant.&lt;br /&gt;
Pourquoi donc lui avait-il fallu tant de temps pour s’en souvenir&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Imperturbable, Tel’Ay Mi-Nag continua à se rapprocher. Dix mètres…&lt;br /&gt;
Dark Omberius invoqua à lui les forces du Côté Obscur de la Force. Si ce maudit Skelor, qui avait tué ses deux élèves, voulait un affrontement apocalyptique, il allait l’avoir&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Mais la Force refusa de répondre à l’appel d’Omberius. Pire encore, il ne la sentit même pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay Mi-Nag décrocha le sabrolaser de sa ceinture et, empoignant le manche à deux mains, activa la lame. Elle jaillit avec son vrombissement caractéristique, bleue mais parcourue d’éclairs pourpres, comme si elle subissait un dysfonctionnement. Cinq mètres…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le corps de Dark Omberius se couvrit de sueur, et il se mit à trembler. La Force se refusait toujours à lui. Il voulut tourner les talons pour fuir la promesse de mort qu’il lut dans les yeux noirs du Skelor, mais ses jambes refusèrent de lui obéir. Son cœur battant la chamade, il vit Tel’Ay Mi-Nag lever son sabrolaser au-dessus de sa tête. Dark Omberius ne parvint pas à quitter des yeux cette lame énergétique si étrange. Il sut qu’il n’y échapperait pas. Le sabre s’abattit sur sa tête.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le hurlement de terreur que Dark Omberius poussa en se réveillant à ce moment-là retentit à travers le palais, et ses gardes du corps se précipitèrent dans ses quartiers, pensant à une attaque.&lt;br /&gt;
Sans se poser de questions, ils défoncèrent sa porte et se déployèrent dans la chambre, armes au poing. Ils furent frappés par la panique qui déformait les traits de leur chef, et s’assurèrent rapidement, avec professionnalisme, que nul autre que leur maître ne se trouvait sur place. Cette vérification effectuée, ils durent se rendre à l’évidence&amp;#160;: Ovelar Nantelek avait été la proie d’un simple cauchemar.&lt;br /&gt;
Parmi les sept gardes du corps, deux osèrent laisser leurs yeux s’attarder sur Nantelek.&lt;br /&gt;
Le premier détourna le regard, comme gêné de constater la faiblesse de son chef. Le second ne put empêcher un début de grimace de mépris envahir ses traits.&lt;br /&gt; Omberius capta des bribes de pensées, qui ne laissaient aucun doute sur le fait que son aura venait d’en prendre un sacré coup auprès de ses hommes.&lt;br /&gt;
Quelque chose sembla se rompre à l’intérieur de son crâne, comme si une digue avait brusquement cédé face à l’assaut d’eaux déchaînées. Il rugit, de plus en plus fort&amp;#160;:&lt;br /&gt;
– Faible&amp;#160;? J’ai l’air faible&amp;#160;? MOI, FAIBLE&amp;#160;? ALLEZ TOUS REJOINDRE LE CHAOS&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Le Côté Obscur de la Force s’empara de son être et des éclairs de Force, plus puissants et plus mortels que tout ce qu’il avait expérimenté jusque-là, jaillirent de ses doigts tendus vers ses hommes. Vingt secondes plus tard, les gardes du corps n’étaient plus que corps calcinés, recroquevillés au sol. Leurs cris d’agonie ne lui avaient même pas donné de baume au cœur.&lt;br /&gt;
Haletant, il attendit que ses mains cessent de trembler et que son cœur se remette à battre à un rythme normal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il fallut dix minutes pour que d’autres serviteurs osent venir s’enquérir de la situation. Redevenu maître de lui, Omberius leur ordonna sèchement de se débarrasser des corps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’heure était bien plus grave qu’il ne l’avait soupçonné. Cet avertissement de la Force serait le dernier, il le sentit. Non seulement il n’avait pas réussi à faire rejoindre le Chaos à Tel’Ay Mi-Nag, mais celui-ci était plus que jamais son ennemi mortel.  Dark Omberius se demanda s’il avait une chance de s’en sortir vivant. Était-il assez puissant pour donner tort à la Force elle-même&amp;#160;?&lt;br /&gt;
Pour la première fois de son existence, il en douta, et se mit à réfléchir aux conséquences que sa mort provoqueraient.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À son grand désarroi, il dut remettre son estime de soi en perspective. Il était au bord de l’échec sur le plan politique, ce qui ne lui faisait ni chaud ni froid. Conspirer était aussi naturel que respirer pour les Sith de sa lignée. Sa propre existence ne comptait pas, mais à une seule condition, et de taille&amp;#160;: que son Ordre ne disparaisse pas avec lui.&lt;br /&gt;
Et c’était là que le bât blessait. Ses deux élèves ayant été tués par Tel’Ay Mi-Nag, s’il venait à mourir à son tour, il aurait totalement échoué, et la quête de pouvoir initiée par Dark Bane se conclurait par un échec cuisant dont Omberius porterait toute la responsabilité.&lt;br /&gt;
L’Ordre Sith était sa seule raison de vivre, il n’en était que le serviteur, dépositaire de ses secrets, et voilà qu’il l’avait amené lui-même au bord du gouffre. Cela ne devait pas arriver. À aucun prix. Il lui fallait un nouvel apprenti, urgemment. Et il lui fallait consigner toutes ses expériences dans son holocron, pour la postérité.&lt;br /&gt;
Il contacta ses alliés Ho’Din de la planète Moltok, afin qu’ils lui amènent sur-le-champ leurs prisonniers les plus sensibles à la Force. Même si le temps jouait contre Omberius, et qu’il n’aurait sûrement pas le répit nécessaire pour former correctement un apprenti, lui montrer la voie à suivre pouvait suffire. À long terme, l’holocron de Dark Bane pourrait se charger du reste, si Dark Omberius venait à disparaître entre-temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après le chaos qui y avait régné ces dernières semaines, les choses étaient en train de sa calmer au Sénat. Grâce aux efforts continus de Marcus Valorum, ses conseillers et alliés politiques, ainsi que l’Ordre Jedi, la raison revenait peu à peu dans les rangs des sénateurs.&lt;br /&gt;
L’Hégémonie Zabrak, en proclamant son indépendance vis-à-vis de la République, avait ouvert une faille dangereuse pour l’union galactique, et des dizaines de mondes s’y étaient allègrement engouffrés pour rejoindre les sécessionnistes. Au pire de la crise, quarante-sept mondes avaient annoncé leur retrait de la noble institution.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le chancelier Valorum n’avait eu de cesse de stigmatiser les sécessionnistes, et avait vainement tendu la main aux rebelles. Sa campagne électorale avait pris un nouveau tournant, se basant sur la solidarité entre les membres de la République, et l’aide nécessaire qu’il fallait apporter à ses ressortissants les plus défavorisés.
Plus que ses bonnes intentions et que toutes les pressions politiques qu’il chercha à exercer, la bataille entre la flotte de Ver’Liu So-Ren et celle de l’Hégémonie Zabrak fut l’événement qui le servit le mieux. Beaucoup de sénateurs furent horrifiés par cette attaque perfide lancée sans avertissement, dans un seul but qui n’échappa à personne&amp;#160;: tuer Ver’Liu So-Ren, sans conséquence aucune pour les dommages collatéraux. Valorum insista lourdement sur ce dernier point, qui s’était traduit par des centaines de morts dans les camps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La hâte de nombreux mondes prêts à entrer en rébellion fut douchée par des méthodes aussi violentes, aussi immorales, et renforça au contraire le camp des mondes loyalistes. Les désaffections dans les rangs des sécessionnistes furent nombreuses, comme si l’ardeur et la fièvre étaient soudainement tombées, comme si les conséquences d’un potentiel conflit avaient été évaluées à leur juste valeur, conduisant à la volte-face des mécontents.&lt;br /&gt;
L’Hégémonie Zabrak campa sur ses positions, par la voix d’Ovelar Nantelek, mais elle perdit beaucoup de crédits et d’alliés. Pire, elle était désormais marginalisée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marcus Valorum s’affirmait à nouveau comme étant l’homme de la situation, chaque jour un peu plus, et une grande majorité de sénateurs resserra les rangs derrière lui, prête à lui apporter son soutien. Les élections promettaient d’être une formalité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme il reprenait du poil de la bête politiquement parlant, Marcus Valorum voulut pousser son avantage plus loin, et décréta que tout monde ayant rallié l’Hégémonie Zabrak serait pardonné, sans sanction, s’il revenait dans le giron de la République. Il offrit à l’Hégémonie elle-même de joindre à nouveau l’alliance galactique, mais y posa une condition &lt;em&gt;sine qua non&lt;/em&gt;&amp;#160;: que Ovelar Nantelek, désigné comme étant responsable de tous les maux récents, soit livré aux forces républicaines.&lt;br /&gt;
Ce faisant, il comptait affaiblir l’Hégémonie de l’intérieur, en s’appuyant sur d’éventuelles dissensions. Il reprenait de plus en plus confiance en lui, et se sentait pousser des ailes, surtout après avoir frôlé la catastrophe d’aussi près. Dans les prochains jours, ses adversaires allaient comprendre le sens du mot &lt;em&gt;implacable&lt;/em&gt;…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dark Omberius fut ravi d’apprendre que le vaisseau ho’din qui ramenait des êtres sensibles à la Force arriverait deux heures plus tard. Son bonheur ne connut plus de borne quand le spatioport de Terdra-City annonça que le vaisseau des mercenaires zabraks et trandoshéens venait de sortir d’hyperespace.&lt;br /&gt;
– Mobilisez une compagnie entière pour accueillir nos invités. J’arrive. Je superviserai moi-même leur exécution, fit-il avant de couper la communication et de se préparer à quitter le palais.&lt;br /&gt;
Son communicateur sonna à nouveau, et il fronça les sourcils en constatant que l’appel provenait encore de l’astroport.&lt;br /&gt;
– Quoi&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Monseigneur, il se passe quelque chose. Le vaisseau ne répond à aucun appel.&lt;br /&gt;
– Il se dirige vers Skelor I&amp;#160;?&lt;br /&gt;
– Oui, monseigneur.&lt;br /&gt;
– Envoyez une frégate à sa rencontre et tenez-moi informé des événements.&lt;br /&gt;
–À vos ordres, monseigneur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En arrivant au contrôle de l’astroport, Omberius apprit que le vaisseau de ses mercenaires s’était mis automatiquement en orbite de la planète. La frégate qui l’escortait annonça qu’aucun signe de vie n’avait été détecté à bord. Omberius ordonna que le vaisseau soit remorqué jusqu’à l’astroport.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un quart d’heure plus tard, la frégate atterrissait avec sa proie, emprisonnée par un rayon tracteur. Omberius, qui attendait sur le tarmac, un nœud au creux de l’estomac, activa fébrilement la commande d’ouverture et s’engouffra à bord.&lt;br /&gt;
L’odeur putride de la mort assaillit sur-le-champ ses narines, et il ne tarda pas à tomber sur des cadavres, le plus souvent démembrés par ce qui ressemblait fort à des coups de sabrolaser. Il explora tout le vaisseau, en comptant les morts au passage. Il en était à douze quand il entra dans le cockpit. Avec les trois derniers corps qu’il y découvrit, le compte était bon&amp;#160;: les quinze mercenaires qu’il avait envoyé sur Kashyyyk s’emparer de Tel’Ay Mi-Nag et d’Anaria étaient morts. Sur la verrière, quelques mots écrits dans du sang&amp;#160;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;J’arrive&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Tel’Ay Mi-Nag&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dark Omberius se mit à trembler, et il continua même après avoir épuisé toute sa panoplie de techniques de relaxation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;***&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Anaria était au bord de l’épuisement, et avec son genou vrillé d’une douleur sourde, elle n’était pas en mesure de se défendre contre leurs agresseurs. Elle n’était pas inquiète pour autant&amp;#160;: avec Tel’Ay présent à ses côtés, elle ne donnait pas cher de la peau des hommes de main de l’Hégémonie Zabrak.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa surprise fut immense de voir son comparse lever les mains en signe de reddition. Elle grogna son dépit, mais Tel’Ay tourna la tête vers elle et lui fit un clin d’œil. Elle se le tint pour dit et se laisser menotter et emmener par les mercenaires. Elle voulut dire un mot à ses parents, mais rien ne lui vint.&lt;br /&gt;
Ses parents et le Wookiee brun ne bougèrent pas&amp;#160;: tenus en joue par les assaillants, ils avaient vite compris que toute velléité de résistance se conclurait par leur mort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quant à Tel’Ay, après qu’il eut été privé de son sabrolaser, il fut attaché avec des menottes massives faite d’un métal noir brillant. Dès qu’elles eurent été mises à ses poignets, il sentit ses sens et ses pensées se brouiller, et la Force le fuir. Ses adversaires n’avaient rien laissé au hasard&amp;#160;: il avait déjà entendu parler de ce type de menottes, conçu spécialement pour affaiblir les utilisateurs de la Force.&lt;br /&gt;
Le Trandoshéen qui s’était emparé de son sabrolaser jeta l’arme sur le sol de la plate-forme et la détruisit de plusieurs coups de blaster.&lt;br /&gt;
Tel’Ay ne put s’empêcher de sourire, quand une pensée cohérente parvint à filtrer le brouillage mental induit par les menottes&amp;#160;: le sabrolaser de Séis ainsi détruit, c’était la dernière trace de l’existence de son ancien condisciple qui venait de disparaître.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay avait l’impression de voir à travers un prisme déformant, et il ne put prendre la mesure de son nouvel environnement. Les murs bougeaient, comme s’ils étaient vivants, se rapprochant et s’éloignant de lui, alternativement. Il avait parfois l’impression de tomber lentement, de dériver, et à l’inverse, il pensait voler dans les nuages, comme bercé par une douce brise. À mois qu’il ne dérivât dans une rivière à la température douce, si douce… Dans son esprit se succédèrent des vagues de chaud et de froid.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Anaria, elle, était dans son état normal. Elle gémit de consternation en voyant les yeux grands ouverts de Tel’Ay, qui ne regardaient rien. Le Skelor semblait tourné vers un monde intérieur, et totalement coupé du reste de la galaxie.&lt;br /&gt;
La soute où ils furent conduits était tapissé de cages collées les unes aux autres. Chacun eut droit à la sienne propre, le plus éloigné qu’il fut possible l’une de l’autre.
Dans un excès de zèle, leurs menottes furent rattachées à un anneau, à environ un mètre cinquante du sol. Torture physique latente, qui les obligeait soit à rester debout, soit à se laisser pendre sans qu’ils puissent s’asseoir. Nul doute pour Anaria qu’au bout de quelques heures seulement, ils seraient ankylosés des bras comme des jambes. Simple et redoutable technique…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Anaria ne cessa de scander le nom de Tel’Ay comme une litanie, en espérant le faire revenir à la réalité de leur situation. Quand elle renonça, un quart d’heure plus tard, cela faisait déjà dix minutes qu’il était en train de fredonner un refrain quelconque, toujours le même. C’était la première fois qu’Anaria l’entendait chanter, et il chantait si mal qu’elle pria pour que ce soit aussi la dernière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay nageait dans le bonheur. Comme la vie était belle&amp;#160;! Qu’il était bon de se trouver dans un tel cocon de tranquillité. Il était en paix avec lui-même, avec l’univers entier. Il sourit largement, juste pour le plaisir du geste, heureux d’être content, à moins que ce en fut l’inverse. Il n’en savait rien et s’en moquait éperdument. Rien ne comptait vraiment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il utilisa la Force, d’abord inconsciemment, puis s’amusa des sensations qu’il éprouvait en essayant de s’en servir&amp;#160;: il sentait le flux d’énergie monter des menottes et lui enserrer l’esprit, l’empêchant d’utiliser ses pouvoirs. La Force en lui chercha à jaillir, vainement, et il insista dans ses efforts, tandis que tournoyait dans sa tête l’image d’un poisson pris dans un filet de pêcheur mais qui tentait tout de même de s’enfuir.&lt;br /&gt;
Il cessa de fredonner et voulut imiter le cri du poisson. Après un long moment de réflexion, il éclata de rire&amp;#160;: les poissons ne pouvaient pas crier puisqu’ils vivaient sous l’eau. son hilarité se transforma en fou rire, qui dura suffisamment pour lui donner mal au ventre.&lt;br /&gt;
Se reprenant quelque peu, il se demanda quel bruit ferait un poisson s’il pouvait parler. Il se mit à jouer avec des &lt;em&gt;blop&lt;/em&gt;, des &lt;em&gt;blip&lt;/em&gt;, des &lt;em&gt;blep&lt;/em&gt;, et les associa au hasard, s’émerveillant des consonances ainsi obtenues.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Blop, blop, blep, blip, blip – blap, blup, blep, blep – blip, blip, blep – blip, blip, blep&lt;/em&gt;… tiens, il aimait particulièrement cette suite-là. Il continua à la répéter dans une litanie sans fin, et finit par froncer les sourcils. &lt;em&gt;Blip, blip, blep&lt;/em&gt; – quelque chose lui échappait – &lt;em&gt;blip, blip, blep&lt;/em&gt; – mais quoi&amp;#160;? Ce nom, car c’en était un, se dit-il – &lt;em&gt;blip, blip, blep&lt;/em&gt; – était connu de lui. Ce n’était d’ailleurs pas un concept abstrait ni un nom au hasard – &lt;em&gt;blip, blip, blep&lt;/em&gt; –, mais quelqu’un qu’il avait connu. Très bien, même.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Blip, blip, blep&lt;/em&gt;… Ce nom véhiculait un aura d’infinie tristesse, mais son attention vagabonde focalisée dessus ne voulait pas le lâcher. &lt;em&gt;Bild, dip, lep&lt;/em&gt; – il se rapprochait, il le sentait… &lt;em&gt;Bildilep&lt;/em&gt;… &lt;em&gt;Bidibel&lt;/em&gt;… &lt;em&gt;Dibidel&lt;/em&gt;…&lt;em&gt;DIBIDEL&lt;/em&gt;&amp;#160;!&lt;br /&gt;
Tel’Ay crut que son crâne allait exploser, quand la vision de sa défunte famille s’imposa à son esprit&amp;#160;: sa femme Dibidel, tenant leur fils Ro’Lay dans ses bras. Il se vit tendre les mains vers eux, et des éclairs de Force en jaillir pour les anéantir. Il éclata en sanglots. La scène défila à nouveau. Et encore. Et encore…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay se mit debout, le visage vide de toute expression. Des caresses insidieuses de pouvoir, émanant des menottes psychotropes, cherchèrent à envelopper son esprit pour le renvoyer dans des divagations sans queue ni tête. Il les repoussa d’un simple effort mental.&lt;br /&gt;
La honte l’envahit, toutes ses facultés retrouvées. Se faire piéger par un tel artefact, inventé par les anciens Sith, alors que lui-même en était un maître. Il éprouva un immense mépris pour lui-même, et de la haine pour ses ennemis.&lt;br /&gt;
Il la contint. Il n’était pas un ancien Sith, mais un Tanietien. Il transformerait sa haine en une armure inviolable, sous contrôle. Telle était la seule et unique clé de la victoire, sur lui-même et sur l’univers&amp;#160;: la puissance sous contrôle.&lt;br /&gt;
Il grimaça un sourire sans chaleur. Ses geôliers allaient en faire l’expérience. Mais ils n’auraient pas l’occasion de divulguer la leçon qu’il allait leur donner. Pas dans cette vie, pas sous cette forme…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La force physique d’une Wookiee ne suffisait pas pour venir à bout de l’anneau qui retenait les menottes. Anaria en avait fait l’expérience depuis qu’elle avait été enchaînée là. Les poignets en sang, elle avait fini par renoncer. Vu son genou blessé, qui n’avait pas pu être soigné avant qu’ils soient embarqués à bord et qui depuis avait doublé de volume, elle ne pouvait pas non plus se servir de ses jambes comme levier.&lt;br /&gt;
Au moins, se dit-elle, Tel’Ay, après être passé du délire aux larmes, en passant par des fous rires, s’était-il enfin tu. Elle regarda dans la direction du Skelor quand un bruit métallique émana de sa cage.&lt;br /&gt;
Elle vit avec stupéfaction que l’anneau qui retenait les menottes de Tel’Ay au mur était en train de se recroqueviller sur lui-même, comme écrasé par une pression invisible. Libéré du mur mais toujours menotté, Tel’Ay marcha jusqu’aux barreaux de sa cage, leva les bras bien haut au-dessus de sa tête, et les abattit violemment sur l’un des barreaux. Ses entraves cédèrent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les barreaux métalliques avaient un diamètre d’environ cinq centimètres. Renforcés au possible, il fallait avoir la force d’un rancor pour espérer pouvoir les tordre. Tel’Ay n’avait pas besoin de la puissance d’un rancor. Il avait mieux que cela&amp;#160;: la Force.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les sens déployés et prêt à agir sur la Force, il entendait du bruit derrière la porte qui ouvrait sur la soute. Comme de juste, leurs geôliers disposaient de caméras internes de surveillance et avaient déjà remarqué qu’il s’était libéré.&lt;br /&gt;
Il ressentit la présence de quinze ennemis à bord, dont pas moins de huit derrière la porte, prêts à surgir brusquement. Leurs intentions étaient si transparentes. Il n’y avait qu’une trace raisonnable de peur dans leurs esprits disciplinés de mercenaires. Cela n’allait pas durer, décréta Tel’Ay.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La porte s’ouvrit et ils la franchirent au trot, armes braquées sur lui, décidés à se déployer en éventail. Le premier à entrer fut agrippé au col par une main télékinétique, qui le jeta dans les bras de Tel’Ay. Paniqué, il appuya deux fois sur la détente de son blaster, mais ses tirs se perdirent. Quand il s&amp;#8217;écrasa sur les barreaux de la cage du Skelor, celui-ci s’empara prestement du blaster et tira à bout portant dans la tête de son ennemi, avant de l’agripper pour se faire un rempart de son corps.&lt;br /&gt;
Les autres tirèrent aussitôt, criblant de tirs le corps de leur défunt compagnon. Tel’Ay devait faire vite&amp;#160;: vu comme ils s’acharnaient, son rempart humain allait rapidement de retrouver en morceaux. Il tira deux fois sur la serrure de sa cage, ce qui suffit à la mettre hors service.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il lâcha ensuite quelques salves à l’aveugle. Ses adversaires s’égaillèrent dans un bel ensemble, cherchant des abris inexistants. Tel’Ay prit le temps de scruter rapidement de haut en bas le mort qu’il tenait toujours, et s’aperçut avec une immense plaisir qu’il portait possédait une dague, reposant dans un fourreau attaché en haut et en bas de la cuisse. Le Skelor laissa tomber le blaster et s’empara de la dague. Voilà qui lui suffirait amplement pour l’usage qu’il lui destinait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mobilisant ses pouvoirs, il fit passer une partie de sa force vitale dans la dague, qui brilla légèrement avant de reprendre son aspect normal. Parmi les techniques des anciens Sith, Tel’Ay avait toujours apprécié celui qui permettait d’énergiser les objets, pour en faire des armes dont les propriétés se rapprochaient de celles d’un sabrolaser.&lt;br /&gt;
Comme ce n’était pas avec vingt centimètres de lame qu’il pourrait se défendre efficacement contre les mercenaires, il se baissa pour découper le bas d’un des barreaux de sa cage.&lt;br /&gt;
Sa protection s’étiolait à vue d’œil, au fur et à mesure que ses ennemis s’acharnaient dessus. Un bras finit par tomber, et un tir parvint enfin à transpercer le ventre du mort. Tel’Ay se releva et coupa le barreau à mi-hauteur, de manière à disposer d’une lame d’un mètre pour se défendre.&lt;br /&gt;
Il termina en même temps qu’un tir lui transperça la cuisse. Ignorant la douleur, il s’empara de son bâton de métal et y transféra à nouveau de la Force. Il lâcha le corps mort et donna un grand coup de pied dans la porte de la cellule, sa lame énergisée bien en main.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que pouvaient faire des mercenaires, même bien entraînés, face à un maître Sith&amp;#160;? La réponse était très simple, aux yeux de Tel’Ay&amp;#160;: mourir. Il leur fit apprendre consciencieusement cette leçon, l’un après l’autre, en se jouant des tirs dont ils l’arrosèrent copieusement. En deux minutes, tout était fini dans la soute. Trois de plus, et les seuls occupants du vaisseau encore en vie étaient Tel’Ay et Anaria.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tel’Ay libéra ensuite Anaria et soigna leurs blessures respectives à coups de patchs de bacta trouvés dans l’infirmerie miniature de bord.&lt;br /&gt;
Il coupa ensuite l’hyperpropulsion, avant de se lancer dans des calculs compliqués pour prendre un nouveau cap&amp;#160;: Velinia III. Au moment de leur enlèvement sur Kashyyyk, il avait trouvé très bien que les mercenaires veuillent le mener à son ennemi. Mais après un minimum de réflexion, il ne faisait aucun doute qu’Omberius aurait préparé un comité d’accueil mortel. Tel’Ay ne pourrait pas débarquer sur Skelor I sans un maximum de discrétion. Toute autre approche reviendrait à se jeter dans la gueule du chien akk.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois en orbite de Velinia III, ils furent récupérés par une navette affrétée par Seperno, après qu’ils se furent identifiés. Tel’Ay griffonna un message sur la baie du cockpit, à l’intention de Dark Omberius, exercice certes puéril, mais qui dans le meilleur cas pourrait mettre une pression supplémentaire sur les épaules du Seigneur Noir des Sith. Cette fois-ci, pour changer, c’était Tel’Ay qui annonçait à son ennemi son entrée en guerre.&lt;br /&gt;
Il réussit à programmer lui-même les coordonnées du vaisseau des mercenaires pour Skelor I, signe que ses progrès en astronavigation étaient décidément probants, mais il laissa le soin aux ingénieurs de Seperno d’installer une minuterie pour qu’il puisse quitter le bord avant l’entrée en hyperespace.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/12/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XVII#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://zulio.org/minoskardanos/post/2012/02/12/Tel-Ay-Mi-Nag-2-%3A-R%C3%A9demption%2C-chapitre-XVII#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://zulio.org/minoskardanos/feed/atom/comments/1747</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>
