Et la danse m'a ramenée sur terre.

Hier soir, atterrissage en virevolte : la danse.
Non pas ces mouvements désordonnés et solitaires des “clubs”, mais la danse ancestrale, où les mythes s’adressent à l’âme. Le décor n’y est pour rien, simple contingence. Mais l’esprit qui a soufflé toute la nuit a vaincu certains de mes doutes, effacé certaines de mes noirceurs souffreteuses. Un temps, au-moins.
Sans hasard, mais par une belle coïncidence, c’est dans ce cercle apparemment fermé (mais réellement infiniment ouvert), de fous piétinants et sautillants, que je retrouve un vrai regard. “Avoir un bon copain, c’est ce qu’il y a de meilleur au monde”… Ai dansé avec bonheur une polka très belle, avec un monsieur qui pourrait être mon père, et qui n’avait pas peur de prendre le mouvement à sa charge. Se laisser conduire, se laisser aller, et tourner, tourner, tourner. Comme une petite chose légère.
Puis, changement de décor et d’ambiance, changement de mots et de rythmes : squat alangui mais vivant, chez les djeun’s. J’avais d’abord goûté au plaisir du mélange, et voir C. s’essayer au cercle circassien m’avait vraiment réjouie. Quel bel esprit ils ont, ces enfants !
J’interfère, probablement, mais cela ne semble pas déranger. Et je m’y sens bien, pas tout à fait moi, ou pas le moi que je m’efforce à devenir, mais pas dégoutée de celui-là. Et puis, ça espace, ça étire la durée (puisqu’il faut correspondre de loin en loin).
Je suis rentrée, sans tituber, fourbue d’avoir dansé (même peu, finalement), satisfaite de cet ordinaire.
Pleine de coeur, malgré l’absente.

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