Je découvre le carnet Web d'un écrivain anonyme, La Littérature, dans lequel je retrouve des questions qui vont beaucoup m'occuper cette année.

Sur la présentation des textes littéraires sur le Web

Après mon commentaire purement technique et en laissant de côté la question de savoir si la longueur de la lecture à l'écran à la longue fatigue, quelques remarques en vrac (écrire un commentaire dans une fenêtre de 30 colonnes sur 10 lignes n'est vraiment pas idéal) :

  • si par Web, l'on entend le couple HTML + CSS alors il faut abandonner l'idée d'imposer quoi que ce soit au lecteur : vous aurez beau fignoler la mise en page de vos sites, j'ai configuré les polices de mon navigateur sur Georgia de 16 pixel pour une lecture à l'écran ;
  • ne pas oubliez que la version 2 de la norme CSS définit plusieurs types de média. Ce qui veut dire qu'il est possible d'appliquer une feuille de style spécifique pour une mise en page imprimée ;
  • si vous souhaitez contrôler la mise en page, il reste la possibilité du fichier PDF, de l'image, voire du flash (heu, finalement, non merci). Je pourrai ainsi proposer sur ce carnet une sortie PDF des billets que j'écris (en installant une extension propre à mon logiciel Dotclear).

Quoi qu'il en soit, rien ne s'oppose à ce que l'on puisse mettre en oeuvre toutes ces techniques en laissant le choix final au lecteur.

Sur le petit libraire en herbe

Tout un chacun peut aujourd'hui proposer sa propre librairie en ligne :

Donc tiers livre vous offre une garantie : en se rendant dans cette librairie, vous quittez le site et êtes accueilli sur les serveurs du premier de la vente en ligne, Amazon. Ce n’est pas un choix fait à la légère : nous attendions depuis 3 ans que les libraires se fédèrent pour une présence de vente en ligne qui leur permette de s’imposer dans ce marché sauvage et concentré. Il semble acquis qu’ils n’en prendront pas le chemin. Je serais prêt à changer du jour au lendemain pour un partenariat qui les privilégie : mais aucun des grands sites de libraires indépendants ne propose ce type d’association.

François Bon, librairie tiers livre et pourquoi

Je suis d'accord avec ce constat : il manque aux libraires un service du type de WorldCat pour les bibliothèques.

Sur l'éditeur du XXIe siècle

Littératures ne sera pas une « maison » d'édition. Je n'aime pas cette expression faussement conviviale, qui campe l'éditeur en brave aubergiste prenant le fragile auteur sous son aile. Je constituerai, tout simplement, peu à peu, une bibliothèque, c'est à dire une collection de livres. Et il n'y aura pas de « collections » dans cette bibliothèque. Les « collections » telles qu'on les connaît n'ont de sens que commercial. Cormac Mac Carthy n'est pas à sa place dans une collection policière. Pas plus que Bradbury dans une collection de science fiction. La qualité littéraire telle que je l'entends sera le seul et unique critère.

Joseph Périgot, Chartes-littérature.