Le passage à l'acte, en action
26 mars 2009
J’ai déjà expliqué que dans la mécanique psychologique qui aboutit au passage à l’acte, chez un être sain d’esprit s’entend, on rencontre toujours la combinaison de deux éléments, que j’appelle la certitude de l’impunité (c’est de Beccaria, en fait) et la justification morale, qui permet à celui qui va commettre un délit de se dire “Ce que je fais n’est pas grave, en fait, ou du moins, c’est pour une bonne cause.”

Commentaires
Ne croyez-vous pas que le passage à l’acte est le passage neuronal du circuit réflexif-réflexif vers le circuit réflexif-nerveux ? JP Changeux explique les choses ainsi… La morale sans doute intervient avant et après le passage à l’acte, mais, au moment même, n’intervient que le corps du prédateur sans scrupule. Dans le moment précis du passage à l’acte même, il n’y aurait donc pas de psychologie réflexif-réflexif, schéma parfois perturbé, mais du pur biologique de l’ordre du réflexe. La psychologique peut ensuite essayer de comprendre pourquoi ce circuit du prédateur ne fonctionne pas correctement chez l’être moral. Le détraqué du passage à l’acte serait donc l’être moral : le saint d’esprit serait l’inhibé moral… Au moment même, on est animal prédateur, hors des jugements sophistiqués sur l’impunité ou les risques ; mais l’on est jugé pour ce que l’on aurait pu penser avant, sauf si l’on est fou c’est-à-dire demeuré dans l’immédiat. Je me trompe ?
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