Perry Anderson, après avoir constaté que la mort a rattrapé à peu près tous les grands noms de la pensée française (Roland Barthes, Jacques Lacan, Raymond Aron, Michel Foucault, Fernand Braudel, Guy Debord, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Pierre Bourdieu, auxquels s’est ajouté, peu de temps après la parution de son analyse, Jacques Derrida), observe avec pertinence qu’aucun intellectuel français ne s’est acquis une réputation internationale comparable à la leur, et que ce qui donne l’idée la plus exacte du niveau auquel nous sommes descendus est probablement l’importance démesurée accordée à un intellectuel comme Bernard-Henri LévyJacques Bouveresse, On en est là...
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10 juillet 2006
On en est là...
1 août 2005
Philosophie et radio
Des rediffusions pour l'été de Derrida ou de Foucault sur le web culturel des radios francophones.
Un remède à la mélancolie.
9 octobre 2004
Derrida
Jacques Derrida est mort aujourd'hui et personne ne le regrettera :
La différance, c'est le jeu systématique des différences, des traces de différences, de l'espacement par lequel les éléments se rapportent les uns aux autres. Cet espacement est la production, à la fois active et passive (le a de la différance indique cette indécision par rapport à l'activité et à la passivité, ce qui ne se laisse pas encore commander et distribuer par cette opposition), des intervalles sans lesquels les termes « pleins » ne signifiraient pas, ne fonctionneraient pas. C'est aussi le devenir-espace de la chaîne parlée — qu'on a dite temporelle et linéaire ; devenir-espace qui seul rend possible l'écriture et toute correspondance entre la parole et l'écriture, tout passage de l'une à l'autre.Derrida, Sémiologie et grammatologie.
Tout le devenir-bavardage de la philosophie continentale condensé en un seul paragraphe.
