Varia

Mot-clé -

Fil des billets

19 juillet 2005

L'individu sociologique

Les figures de l’individualité, de Marx aux sociologies contemporaines, un dossier préparé par la revue électronique Espace temps.

16 janvier 2005

Ouvriers et capital

De la lecture pour dimanche. La revue Multitudes a mis en ligne Ouvriers et Capital de Mario Tronti dont voici un extrait :

Au début de la troisième section du livre II du Capital, Marx en vient à distinguer le processus direct de production du capital, du processus global de sa reproduction : le premier, comme nous l'avons vu, comprend aussi bien le procès de travail, que le procès de valorisation ; nous verrons que le second inclut autant le procès de consommation, qui passe par la médiation de la circulation, que le procès de reproduction du capital proprement dit. Dans les différentes formes que prend le capital dans son cycle, et plus particulièrement dans les différentes formes que prend ce cycle lui-même, le mouvement du capital individuel se manifeste comme partie d'un mouvement global du capital social.

Mario Tronti, Le plan du capital.

Miam.

10 février 2004

Ontologie de la relation chez Marx

Le texte se propose de mesurer les implications philosophiques de ce que Balibar a appelé, à propos de la philosophie de Marx, une ontologie de la relation. L'analyse historique du traitement de la catégorie de relation et de son rapport avec la catégorie de substance est la prémisse nécessaire à toute tentative de penser la philosophie spinoziste comme une ontologie radicale de la relation, ontologie qui toutefois ne peut être pensée comme une philosophie première mais doit toujours être pensée comme seconde par rapport à un matérialisme de la rencontre (au sens du dernier Althusser).

Vittorio Morfino, Ontologie de la relation et matérialisme de la contingence

21 février 2003

Critique sociale et critique culturelle

Introduction

Présentation de la distinction entre la critique sociale qui vise les injustices (déontologie) et la critique culturelle qui les pathologies (axiologie).

Point de départ : les divers discours critiques portent sur le monde social-culturel. Le social est généralement le lieu fourre-tout : culturel, politique, etc.

Critique de la modernité ou des temps présents. Tous ces discours critiquent-ils le même présent ?

Il y a trois éléments dans la critique :

  1. un objet critiqué ;
  2. un critère de la critique ;
  3. un sujet qui articule l'objet et le critère.

(1) concerne l'environnement social et culturel tandis que (2) pose la question : quelles sont les bases normatives du critère ? Critiquer le monde moderne est-ce toujours faire référence à l'injustice et à l'inégalité ? Non, car c'est plutôt de l'ordre du pathologique. Quelle est la vie normale, bonne, saine ? Voir Habermas et la grammaire des formes de vie.

Thèse défendue par l'auteur : il faut distinguer entre les deux modalités.

Pourquoi parler de critique ici, entre société et culture ? La critique culturelle est la Kultur Critik du début du siècle dernier (Nietzsche, Simmel, Luckacks, Freud, Musil, etc.). Quel est le point commun entre eux ? Ce qui est dénoncé, ce sont des maux comme déviance par rapport à une vie normale, c'est-à-dire que c'est un diagnostic qui est porté sur le monde vécu.

La structure des phénomènes critiques

distinctions : quantité (inégalité) versus qualité (mieux, moins bien, pire), extension versus répartition.

L'injustice : gagnant versus perdant. Ce n'est pas le cas dans le pathologique (= conditions de vie nuisible à chacun). Dans cette nuisance, qui est responsable ou coupable ici ? Alors que dans l'injustice, on peut trouver un responsable ou un coupable.

Il y aurait une double situation :

  1. situation relationnelle (l'injustice) : voir le cinquième livre de l'Éthique à Nicomaque d'Aristote.
  2. situation individuelle (la pathologie) : l'individu et la vie personnelle.

Pourquoi parler de pathologie sociale ? [...] Double situation individuelle : victime et médecin. Attention : c'est différent de bénéficiaire-victime dans la critique sociale.

Critique sociale = le juste.

Critique culturelle = le bien (valeur).

On arrive à la distinction éthique (choix de vie à mener, téléogie) et morale (devoir + norme, déontologie).

Critique sociale = éthique (le rapport à soi et à sa réalisation).

Critique culturelle = morale (le rapport à l'autre).

Ce sont deux approches différentes.

L'exemple de Robinson qui peut se donner une morale mais qui ne peut pas la suivre.

La société est le lieu du vivre-ensemble ; la culture est le lieu de la construction subjective.

Critique culturelle : mode de vie possible

Pourquoi les formes de vie sont-elles importantes ? Notre mode de vie détermine notre caractère ou notre personalité. Trois niveaux :

  1. condition de vie (éthos, puissance éthique chez Hegel)
  2. forme de vie
  3. personnalité concrète

Voir le § 145 de Principe de la philosophie du droit de Hegel.

Les caractéristiques sont central dans la Critique culturelle.

Quel est le critère de la critique ?

Il y aurait un certain idéal humain au nom de quoi on pourrait critiquer la vie actuelle.

Pathologie sociale = ce qui entrave le type humain d'un point de vue normal

Conclusion

Distinction analytique : on ne préjuge en rien de leur entrecroisement.

Voir Marx : exploitation (critique sociale) et aliénation (critique culturelle).

Les deux critiques pourraient être développé purement de tout élément de l'une et de l'autre.

Sur la critique sociale, voir Rawls ; sur la critique culturelle, voir Nietzsche.

Une expérience de pensée : une société entièrement juste mais avec des situations qui continueraient à être critiquable (tutélaire : assistanat). La médiocrité, l'uniformité.

Discussion

  • L'Utopie de More aurait règlé la question de la critique sociale.
  • La distinction éthique et morale est trop forte. Même si on peut s'appuyer dessus, il ne faut pourtant pas trop insister sur cette distinction. Voir les problèmes étymologique là-dessus. On retrouve le même problème avec ontologie et métaphysique.
  • La séparation est indispensable : comment concilier les deux par la suite ? Et comment penser le rapport à la politique ?

page 2 de 2 -