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16 novembre 2008

Relocalisation

Ce n’est pas en changeant nos consommations que nous pouvons construire une alternative, ni en faisant de la morale, mais en changeant notre mode de production qui détermine nos modes de consommation. L’alternative à la globalisation financière n’est pas une globalisation politique immédiate mais une reterritorialisation du tissus économique et de la démocratie. S’il faut améliorer les régulations internationales, l’alternative à la globalisation est ici et maintenant la relocalisation de l’économie, ce que j’appelle le développement local et humain mais qu’on peut appeler aussi le développement rural, ce qui n’est pas exclure les villes mais vouloir les déconcentrer, les décongestionner en s’écartant du modèle industriel.

Il faut bien comprendre qu’on ne peut attendre une alternative globale, un changement par le haut, non seulement parce que les conditions politiques en sont introuvables mais surtout parce qu’il faut changer de mode de production et pas seulement l’améliorer à la marge. La construction d’un nouveau mode de production ne peut être immédiat, réalisé sur ordre politique, mais doit être inévitablement lente et progressive, croissant et se développant au sein de l’ancien mode de production à partir d’initiatives locales. Ce n’est pas la seule raison. Si notre but est bien de réinsérer l’économie dans le social, ne pas dépendre de marchés financiers lointains mais pouvoir organiser sa vie, c’est une économie territorialisée qu’il faut reconstituer, municipalisée ou régionalisée comme autrefois on nationalisait. L’économie plurielle doit refaire coexister économie publique et privée. La nation n’est plus le niveau pertinent d’organisation économique, un même pays abrite des régions défavorisées et des “régions qui gagnent”. Pour éviter une “délocalisation” d’une région à l’autre il faut s’ancrer dans un territoire régional. Loin d’être une utopie le développement local est déjà la source principale de richesses. Il faut en faire une véritable alternative à la globalisation marchande et au capitalisme qui commence pour Braudel avec l’éloignement des financiers, leur déterritorialisation. Ce que nous devons construire, c’est une économie insérée dans son environnement, à taille humaine et constituée de rapports de face à face, une économie du territoire et donc une économie rurale. Ces alternatives locales ne viendront pas d’ailleurs, c’est à nous de les inventer maintenant. Les difficultés à vaincre sont locales.

Jean Zin, Alternatives locales à la globalisation marchande

29 septembre 2007

Hommages à André Gorz

11 septembre 2007

Des abeilles

Cependant, même si les ondes n’en sont probablement pas la véritable cause, non seulement on est bien malgré tout face à un risque majeur mais on peut y voir aussi une fable sur l'inconscience avec laquelle nous travaillons à notre propre destruction en détruisant systématiquement nos conditions vitales, tout cela à cause d'une conception un peu trop myope de la productivité et d'une rentabilité immédiate. On verra que c'est une leçon écologique qui s'applique tout autant à l'économie cognitive et qu'il faudrait aussi en tirer les conséquences dans la préservation des milieux humains.

Jean Zin, La maladie de la disparition.

Vous pouvez faire un tour sur internet et constater que médias et blogs se préoccupent de l’inquiétante mortalité des abeilles dont il était question dans le billet précédent. Très souvent, les auteurs mettent cette citation en exergue : « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre », signé : Albert Einstein. Voici un exemple de citation parmi tant d'autres. Il est évident qu’une telle prédiction de la part du plus grand physicien du XXe siècle ne peut que frapper les esprits (sinon, pourquoi l’écrire ?).

Le blog des bactéries et de l'évolution, Qu'a vraiment dit Einstein sur les abeilles ?

Plus anecdotiques :

2 février 2007

Un wiki sur le revenu garanti

Jean Zin vient d'ouvrir un wiki sur le Revenu Garanti.

3 novembre 2005

Le carnet Web de Jean Zin

Jean Zin a enfin son carnet Web (et quelques problèmes techniques) :

Je n'ai pas les réponses, je travaille les questions et fournis des armes, des données, des arguments mais ne me donnerais pas tout ce mal si je n'étais écrasé, comme chacun, de l'étendue de mon ignorance...