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10 juin 2007

Librairia (2)

Yves Piel étoffe son projet Libraria et ouvre un carnet Web.

24 mai 2007

Librairia

Signalons l'initiative de Yannick Piel (des Éditions Coëtquen) qui, avec la mise en ligne de Librairia.com, propose d'utiliser le programme partenaire d'Amazon et le programme affilié de la Fnac, pour redistribuer les commissions engrangées entre le site, l'auteur et une cagnote librairie :

Le principe est simple. L'internaute se connecte sur Librairia.com. Là, il clique sur la bannière de la librairie en ligne de son choix ce qui le conduit sur Amazon.fr ou Fnac.com où il effectue ses achats comme d'habitude.
Sur chaque vente, Librairia reçoit une commission qui est partagée entre le site, l'auteur et une cagnotte librairie.

Librairia.com, le site qui rémunère les auteurs

Au premier abord, je trouve l'idée séduisante. Quelques remarques toutefois :

  • il faudrait doubler les bannières avec des liens d'affiliations explicites :
  • je me demande si le coût de la gestion de la redistribution des revenus ne va pas rapidement plomber le projet
  • enfin et surtout, il manque une véritable offre de la part de cette librairie : plutôt que de laisser deux pauvres bannières sur la page, pourquoi ne met-elle pas en plus sa propre sélection de livres recommandés ?

26 janvier 2007

Sur la mort de la librairie

Très mauvaise défense de la librairie par Isabelle Baladine Howald, libraire à Strasbourg :

Quand les lecteurs auront acheté tous leurs livres en ligne, quand les éditeurs auront vendus tous leurs livres en ligne, délaissant allégrement et de façon peu élégante (à grand renfort de déclarations fracassantes dans la presse nous enjoignant nous libraires à nous remuer, comme si ce n'était pas ce que nous faisons toute l'année, mais ils ne viennent jamais en librairie!) tout ceux qui les ont fait vivre des dizaines d'années durant, quand les librairies seront désertées - déjà, on nous demande moins conseil, préférant suivre les prescriptions des médias plutôt que nos avis, déjà j'entends mais on ne peut pas le lire gratuitement sur Internet ? —, il se passera ce qui se passe pour le disque.

Les disquaires ont disparu, dans un premier temps.

Dans un second temps, les disques disparaissent, on télécharge directement (voir les articles de ces derniers jours à ce sujet)

Les livres risquent de disparaître pour une bonne part, et les textes seront téléchargés.

Howald semble oublier que l'industrie du disque a depuis longtemps habitué les auditeurs en changeant régulièrement les supports de la musique : le vinyle (sous ces différentes déclinaisons, 78 tours, 45 tours, 33 tours, etc.), la cassette, le disque compact, etc. Ces changements ont modifié les façons dont nous pouvons écouter de la musique. Or, nous n'en sommes pas encore là pour le livre : les diverses tentatives pour faire évoluer notre relation aux textes se sont toutes soldées par un échec.

Plus loin, après avoir confondu l'achat de livre par correspondance et le téléchargement de textes, elle avoue sa fatigue :

Mais je me fatigue, je l'avoue.

Des étudiants analphabètes aux parents incultes, des parutions stupides, si nombreuses qu'elles empiètent dangereusement sur le temps d'accueil des clients, et de travail de fonds.

Malheureusement pour Howald, ses avis de libraire sont totalement invisibles, de sorte que ni les parents incultes, ni les étudiants analphabètes (à moins que ce ne soit l'inverse) ne pourront profiter de ses lumières.

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