« À écouter Ruwen Ogien, on est pris par un grand vent salubre et provocant. Il y a quelque chose de revigorant dans ces pensées sociales radicales qui n’hésitent pas, pour nous désengluer de la gangue d’une morale publique devenue ingérable à force de complexité, à trancher dans le vif et à battre en brèche ce qui n’avait jamais vraiment été discuté jusqu’à maintenant : l’assimilation entre soi-même et autrui, la nécessité de ne pas se permettre ce qu’on interdit aux autres, l’obligation de sauvegarder son être, son corps, sa santé et de respecter des valeurs générales ayant une incidence sur ses choix de vie de la même manière qu’on impose des prescriptions à autrui. C’est ce télescopage entre les droits et les devoirs pour soi et ceux à appliquer aux autres que Ruwen Ogien cherche à réduire à néant en mettant en évidence le seul impératif qui lui semble adapté à notre existence collective d’aujourd’hui : ne pas porter atteinte à d’autres que soi en se laissant la plus grande autonomie et liberté possible. Tout ce qui ne relève que de soi est permis. C’est bien d’un grand « décapage » qu’il s’agit et qui incite ce philosophe à dénier l’identité « du suicide et du meurtre, de l’automutilation et de la torture, de l’absence de souci de sa propre perfection et de l’abaissement délibéré d’autrui ».»
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28 juillet 2009
Ne pas nuire aux autres, rien de plus
16 mai 2007
Le sens de la vie
Quand le thème du sens de la vie est soulevé, les gens posent souvent l'une de ces deux questions : « Quel est le sens de la vie ? » et « De quoi parlez-vous ? ». La littérature à ce sujet peut être divisée en fonction des tentatives de réponses apportées à ces deux questions. Dans l'étude qui va suivre, nous examinerons les travaux qui discutent la seconde question, la plus abstraite, celle qui concerne le sens à parler de la « signification de la vie, », c'est-à-dire qui visent à clarifier ce que nous demandons quand nous posons la question de ce qui, si il y a quelque chose, rend la vie significative.
La suite examine la thèse supernaturaliste, la thèse naturaliste et la thèse nihiliste.
