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13 janvier 2007

Joëlle Proust, La nature de la volonté

Joëlle Proust, « La nature de la volonté ».

La volonté est une des notions les plus classiques de la philosophie. C'est désormais l'une des plus bouleversées.

Du fait des acquis des neurosciences, de la psychologie du développement et de la philosophie de l'esprit, les présupposés philosophiques ordinaires ne sont plus de mise – notamment que l'action humaine se distinguerait du comportement de l'animal parce qu'elle serait volontaire et qu'elle procéderait d'une intention libre, dégagée des déterminations naturelles.

Il n'est plus possible, aujourd'hui, de penser dans les termes du vieux dualisme : le corps ou l'esprit, l'état physiologique ou l'idée, l'explication causale ou l'intelligibilité rationnelle. La philosophie traditionnelle de la volonté choisissait l'esprit, aux dépens de l'approche objective. La physiologie de la vieille école choisissait le cerveau, en faisant de l'esprit une chambre d'enregistrement des mécanismes neurophysiologiques.

Comment concilier les données objectives de plus en plus fines sur les mécanismes de l'action et le savoir naturel de l'action qu'ont les agents ? Grâce à la notion de volition. La volition est l'événement par lequel l'agent « se met en mesure d'agir » en vue d'un résultat, interne ou externe. L'action complète, qui inclut ce changement du monde formant le but de l'action, est l'expansion causale de la volition.

Joëlle Proust, La nature de la volonté, Gallimard.

Jaegwon Kim, L'esprit dans un monde physique

Jaegwon Kim, L'esprit dans un monde physique

Comment, dans un monde fondamentalement physique, peut-il y avoir une place pour l’esprit ? Est-il possible que ces choses matérielles que sont nos cerveaux produisent nos pensées, qui semblent n’avoir ni masse, ni volume, bref aucun des attributs habituels de la matière ? Et nos pensées, elles-mêmes, comment peuvent-elles causer les mouvements de nos membres ?

Ces questions ont été posées par Descartes à l’aube de l’âge moderne, et aucun philosophe d’importance n’a pu se dispenser de les affronter. Or, elles n’ont jusqu’à présent reçu aucune réponse pleinement satisfaisante. Elles concernent pourtant des aspects tout à fait élémentaires de notre rapport au monde et à nous-mêmes. Le problème des relations entre le corps et l’esprit reste, encore aujourd’hui, profondément énigmatique.

Jaegwon Kim, L'esprit dans un monde physique, Syllepse.

En complément :

23 octobre 2006

Métaphysique, ontologie, esprit

Tout un programme :

Qu’est-ce que la philosophie pourrait avoir à nous dire au sujet de l’esprit que nous ne pourrions apprendre en étudiant la psychologie, les sciences cognitives, ou les neurosciences, voire la physique ?

La place de l’esprit dans un monde physique

15 septembre 2006

Les représentations collectives

Avant de partir de nouveau, pour Piriac cette fois-ci, je ne savais pas que le site les Classiques des sciences sociales proposait une collection contemporaines, avec, au hasard, cet article :

Si nous voulons faire référence à des représentations collectives, il nous faut poser une entité dont on dira qu'elle porte ou possède ces représentations : cette entité sera le groupe, le tout social. Mais une entité qui possède des représentations est une entité pensante, donc vivante. Elle est un système organisé qui se représente le monde, qui est animé par une vie mentale. Nous semblons engagés dans une voie bien connue : nous sommes en train de constituer la société en gros animal, en individu collectif, en Léviathan. Et c'est là le point difficile. Comment y aurait-il, en plus des individus et comme au dessus d'eux, une autre entité individuelle formée de l'assemblage de leurs personnes, entité qui doit avoir sa vie mentale propre, mais qui doit aussi contribuer à celle des membres du groupe ?

Vincent Descombes, Philosophie des représentations collectives

31 août 2006

Les théories formelles de la révision des croyances

L'objet d'étude fondamental des théories de la révision des croyances prend son sens au sein d'une classe de situations que l'on peut comprendre sur le modèle de l'interaction. Les TRC s'intéressent, dans l'interaction, aux structures informationnelles et à leur dynamique. Les agents se servent de l'information pour former et réviser une représentation de leur environnement, laquelle oriente de nouvelles actions qui modifient le flux d'information dans lequel elles s'inscrivent.

Théories formelles de la révision des croyances

Un carnet Web autour du séminaire est également disponible.

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