Varia

11 décembre 2009

Le grand écart de l'écologie politique

« L’écologie politique est en train de bouleverser l’ensemble des représentations de ce qui est bien, beau et juste dans nos sociétés européennes et probablement américaines. Après 25 ans d’hégémonie du libéralisme productiviste, qui succédaient eux-mêmes à 25 ans d’hégémonie du fordisme (productivisme social), l’écologie politique séduit maintenant dans un arc de cercle immense, allant du centre-droit à l’extrême gauche. Mais, aux deux extrêmes, les difficultés sont grandes. »

Alain Lipietz, Le grand écart d’Europe Écologie

Qu’est-ce qui fait changer les mentalités collectives ?

10 décembre 2009

Écologie populaire

« Il y une seconde stratégie, invraissemblable, qui est celle de la décroissance. (…) Quand j’entends nos écologistes parfois dire qu’ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu’ils savent qu’il y a du chômage ? Est-ce qu’ils savent qu’il y a de la misère dans le monde ? Est-ce qu’ils savent qu’il y a près d’un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance, ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là ? Plus de chômage et plus de pauvreté ? »

Nicolas Sarkozy, Conseil National de l’UMP, Aubervilliers, 28 novembre 2009.

Ça y est je suis infecté.

4 décembre 2009

Subobligation et surérogation

« L’extension quasi-infinie de la vie morale vers l’indifférent appelle dans une sorte de symétrie une extension du même type vers des actes moralement bons, ni moralement obligatoires, ni même forcément recommandables. Nous serions cette fois dans la seconde catégorie subvertissant l’obligation du devoir moral « normal », celle de la surérogation, qui excède, elle, cette de l’obligation dite normale. Cette catégorie correspond aux actes auto-sacrificiels, ceux des héros et des saints. En gros, donc, obtenir une amande cacaotée supplémentaire dans une brasserie par le biais d’un petit stratagème douteux est vraisemblablement une faute vénielle, alors que sacrifier notre vie pour sauver un inconnu de la noyade est, par définition, un acte d’héroïsme moral. Tout le problème est que ces deux catégories reposent sur l’idée commune qu’il existe un devoir normal dont la formule et le mode d’application nous seraient clairs.

Or la subobligation et la surérogation finissent par dissoudre la clarté du devoir dit normal. C’est ce que nous venons de constater en examinant l’univers complexe du véniel et de l’infravétatoire. C’est ce qui peut également transparaître de l’examen de la surérogation. »

Jean-Cassien Billier, Subobligation et surérogation : la logique morale en question

3 décembre 2009

Désertion

« Comme le plus grand nombre aujourd’hui, nous sommes déchirés par le paradoxe de la situation : d’un côté, nous ne pouvons pas continuer à vivre comme cela, ni laisser le monde courir à sa perte entre les mains d’une oligarchie d’imbéciles, de l’autre, toute forme de perspective plus désirable que le désastre présent, toute idée de chemin praticable pour échapper à ce désastre se sont dérobées. Et nul ne se révolte sans perspective d’une vie meilleure, hormis quelques âmes sympathiquement désespérées. »

Pourquoi nous cessons de respecter les contrôles judiciaires

Richard Routley en ligne

L’Université McMaster a mis en place un dépôt numérique dans lequel on retrouve les travaux de Richard Sylvan (Richard Routley) et notamment son ouvrage consacré à Meinong, Exploring Meinong’s Jungle and Beyond.

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