Bolzano et les compléteurs temporels
12 septembre 2006
Personne en Phrance ne connaît Bolzano, et c'est tant mieux : qui irait donc s'intéresser à un curé, accessoirement logicien, et autrichien par dessus le marché ?
Tout ce qui est, c’est-à-dire qui subsiste dans la réalité effective, qui subsiste dans cette réalité effective soit pour toujours soit ne serait-ce que pour un certain temps, relève de l’un ou l’autre des genres suivants : soit cela est et subsiste sur quelque chose d’autre, comme propriété de cette chose, soit ce n’est pas une simple propriété sur quelque chose d’autre, mais cela subsiste, comme on a coutume de le dire, pour soi. La couleur, l’odeur, le poids d’un corps nous fournissent des exemples du premier genre ; car toutes ces choses sont quelque chose de réel-effectif, qui ne subsiste pourtant pas pour soi, mais seulement sur quelque chose d’autre, à savoir en l’occurrence le corps, et alors assurément comme propriété de celui-ci. Un exemple du second genre est donné avec la matière, dont le corps est composé ; car cette matière est quelque chose de réel-effectif, qui ne subsiste sur aucun autre réel-effectif comme propriété, mais le fait déjà pour soi. Les réalités effectives du premier genre, les philosophes ont coutume de les appeler d’un mot latin adhérences, celles du dernier genre substances.Bolzano, Athanasia.
Je ne signalerai pas l'existence du numéro 1 du volume 30 de la revue Philosophiques, consacré à Bernard Bolzano. Philosophie de la logique et théorie de la connaissance.
On n'y lira pas son dialogue avec Kant ni la présentation de sa conception du temps.
