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13 novembre 2008

Gallica2

Retour sur la quatrième cinquième remarque de Michel Valensi : 2 exemplaires numériques vendus en l’espace de 9 mois de l’Éthique de Spinoza.

Je viens de faire le test à partir du site de Gallica2 et les chiffres de vente sont à la hauteur de l’indigence de l’interface. En passant commande[1] de l’ouvrage en question, on est renvoyé sur une page de Tite-live : un extrait de l’ouvrage (au format PDF) est proposé au téléchargement. Ensuite, un choix vous est proposé : soit acheter le livre via la Place des libraires, soit acheter le fichier numérique à partir d’une liste de libraires [2]. Je retrouve dans cette liste Vent d’Ouest, l’un de mes librairies nantaises préférées, et c’est naturellement chez eux que je décide de passer commande. Malheureusement, après cette décision, et bien, heu, on ne sait pas ce que l’on achète, comme le montre cette capture d’écran :

Capture d'écran interface Vent d'Ouest

Acheter une quantité pour zéro euros, c’est faire une affaire ; c’est aussi le genre de bogue qui ne donne pas envie de continuer plus loin.

Plus ennuyeux, le fichier numérique acheté ne peux pas être lu ailleurs que sur l’ordinateur sur lequel il est téléchargé comme le précise les conditions général de vente :

Avertissement : Actuellement l’ensemble des livres numériques que nous proposons sur notre site sont conçus pour être lus exclusivement à l’aide d’Adobe Digital Editions sur l’ordinateur qui les a téléchargé. Ils ne peuvent être lus sur des supports mobiles (PDA, tablettes etc.) et ils ne peuvent être transférés vers un autre ordinateur (voir « Quels droits pour le livre numérique ? » pour en savoir plus)

Nous sommes en 1890, l’édition numérique démarre.

Notes

[1] Sur Gallica2, on n’achète pas un livre, on accède à un document.

[2] dommage que le paquet livre physique+fichier numérique ne soit pas proposé à la vente.

12 novembre 2008

Marchands de bits

Neuf mois après son lancement, Michel Valensi revient (en forme) sur l’expérience en cours menée par Gallica 2[1] :

Les nouvelles technologies du livre numérique ne sont pas plus adaptées à la lecture que n’a pu être naguère l’escroquerie, suivie de faillites retentissantes, du e-book et du cy-book. Elles peuvent accompagner le livre, au titre de l’information ou de la consultation, mais ne sont pas encore en mesure de se substituer à lui. L’éco-système constitué par les auteurs, les éditeurs, les distributeurs, les libraires et les lecteurs est mis en danger par ce nouveau venu, qui n’a pu trouver sa place que parce que l’édition et la librairie n’ont pas su à temps prendre internet à bras le corps et y inventer de nouvelles manières d’éditer qui renforcent leur pratique traditionnelle. De cela, les éditeurs et les libraires sont, certes, en partie responsables. Mais cette prise de conscience tardive commence à porter ses fruits. La librairie indépendante investit la vente en ligne, l’édition met en place ses propres structures pour valoriser ses fonds sur internet.

Marchands de bits

Michel Valensi est l’éditeur, entre autres, de Libres enfants du savoir numérique et de David Lewis. Il a mis en pratique son petit traité plié en dix sur le lyber avec notamment la mise en ligne de la Philosophie du langage de Diego Marconi.

Mise à jour du 23.XI.2008

Notes

[1] Je reviendrai demain sur cette expérience du point de vue de l’utilisateur