Varia

Mot-clé -

Fil des billets

23 octobre 2007

Esthétique et logique, de Leibniz aux contemporains

Un colloque organisé dans le cadre du programme Subjectivité et aliénation. Métaphysique de la subjectivité et philosophie sociale, le 29 octobre prochain :

Baumgarten avait conçu l’esthétique comme une science de la sensibilité appréhendée en tant que mode de connaissance. Ce fut l’acte de naissance de cette discipline. En considérant également la source leibnizienne, le colloque se propose d’étudier le devenir de cette conception depuis Kant jusqu’aux débats contemporains. On s’intéresse à la fois à l’implication de la logique dans la connaissance sensible et aux applications de cette conception dans le domaine de l’art.

Programme

18 mai 2007

Programme de l'agrégation de philosophie (session 2008)

Trouvé via Philopsis, les programmes des concours de l'agrégation externe et interne de philosophie pour la session 2008 viennent d'être publié :

Agrégation externe

Écrit

2e épreuve : composition de philosophie se rapportant à une notion ou à un couple ou groupe de notions.

L’image.

3e épreuve : Épreuve d'histoire de la philosophie.
  • Aristote.
    • Organon (Catégories, De l’Interprétation, Premiers et Seconds Analytiques, Topiques, Réfutations sophistiques).
    • Éthique à Nicomaque.
    • Éthique à Eudème.
    • Rhétorique.
    • Poétique.
  • Pascal.

Oral

1ère leçon

La logique et l'épistémologie

Agrégation interne

1ère épreuve. Composition de philosophie : explication de texte.

Notion retenue : La perception

2ème épreuve. Composition de philosophie : dissertation.

Notion retenue : La politique

12 septembre 2006

Bolzano et les compléteurs temporels

Personne en Phrance ne connaît Bolzano, et c'est tant mieux : qui irait donc s'intéresser à un curé, accessoirement logicien, et autrichien par dessus le marché ?

Tout ce qui est, c’est-à-dire qui subsiste dans la réalité effective, qui subsiste dans cette réalité effective soit pour toujours soit ne serait-ce que pour un certain temps, relève de l’un ou l’autre des genres suivants : soit cela est et subsiste sur quelque chose d’autre, comme propriété de cette chose, soit ce n’est pas une simple propriété sur quelque chose d’autre, mais cela subsiste, comme on a coutume de le dire, pour soi. La couleur, l’odeur, le poids d’un corps nous fournissent des exemples du premier genre ; car toutes ces choses sont quelque chose de réel-effectif, qui ne subsiste pourtant pas pour soi, mais seulement sur quelque chose d’autre, à savoir en l’occurrence le corps, et alors assurément comme propriété de celui-ci. Un exemple du second genre est donné avec la matière, dont le corps est composé ; car cette matière est quelque chose de réel-effectif, qui ne subsiste sur aucun autre réel-effectif comme propriété, mais le fait déjà pour soi. Les réalités effectives du premier genre, les philosophes ont coutume de les appeler d’un mot latin adhérences, celles du dernier genre substances.

Bolzano, Athanasia.

Je ne signalerai pas l'existence du numéro 1 du volume 30 de la revue Philosophiques, consacré à Bernard Bolzano. Philosophie de la logique et théorie de la connaissance.

On n'y lira pas son dialogue avec Kant ni la présentation de sa conception du temps.

12 mai 2006

Kant et la philosophie autrichienne

A l'occasion du colloque Kant et la philosophie autrichienne, organisé par la Société de Philosophie du Québec, je découvre le site Austrian-Philosophy :

Le but de ce site est de fournir des informations sur les figures et les mouvements intellectuels qui ont émergés de l'Empire austro-hongrois. Ce site s'intéresse particulièrement à la philosophie et à son histoire, mais vise également à fournir des informations à jour sur les événements actuels et à venir concernant la philosophie autrichienne, ainsi qu'à introduire et critiquer les livres plus ou moins récents à ce sujet.

Le site me semble un peu vide pour le moment, même si on y trouve deux portraits de Bolzano et de Brentano.

Pas de connection ce week-end, je suis aux Journées Japon à Languidic.

9 juin 2005

Sujets de philosophie du baccalauréat 2005

Séries générales

Série L

  • Le juste et l'injuste ne sont-ils que des conventions ?
  • Le langage ne sert-il qu'à communiquer ?
  • Expliquer le texte suivant :

    Si le cours naturel des choses était parfaitement bon et satisfaisant, toute action serait une ingérence inutile qui, ne pouvant améliorer les choses, ne pourrait que les rendre pires. Ou, si tant est qu'une action puisse être justifiée, ce serait uniquement quand elle obéit directement aux instincts, puisqu'on pourrait éventuellement considérer qu'ils font partie de l'ordre spontané de la nature ; mais tout ce qu'on ferait de façon préméditée et intentionnelle serait une violation de cet ordre parfait. Si l'artificiel ne vaut pas mieux que le naturel, à quoi servent les arts de la vie ? Bêcher, labourer, bâtir, porter des vêtements sont des infractions directes au commandement de suivre la nature.

    […] Tout le monde déclare approuver et admirer nombre de grandes victoires de l'art sur la nature : joindre par des ponts des rives que la nature avait séparées, assécher des marais naturels, creuser des puits, amener à la lumière du jour ce que la nature avait enfoui à des profondeurs immenses dans la terre, détourner sa foudre par des paratonnerres, ses inondations par des digues, son océan par des jetées. Mais louer ces exploits et d'autres similaires, c'est admettre qu'il faut soumettre les voies de la nature et non pas leur obéir ; c'est reconnaître que les puissances de la nature sont souvent en position d'ennemi face à l'homme, qui doit user de force et d'ingéniosité afin de lui arracher pour son propre usage le peu dont il est capable, et c'est avouer que l'homme mérite d'être applaudi quand ce peu qu'il obtient dépasse ce qu'on pouvait espérer de sa faiblesse physique comparée à ces forces gigantesques. Tout éloge de la civilisation, de l'art ou de l'invention revient à critiquer la nature, à admettre qu'elle comporte des imperfections, et que la tâche et le mérite de l'homme sont de chercher en permanence à les corriger ou les atténuer.

    John Stuart Mill, La nature

    La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. II faut et il suffît que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Série ES

  • Qu'attendons-nous de la technique ?
  • L'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l'histoire ?
  • Expliquer le texte suivant :

    L'éthique peut proposer des lois de moralité qui sont indulgentes et qui s'ordonnent aux faiblesses de la nature humaine, et ainsi elle s'accommode à cette nature en ne demandant rien de plus à l'homme que ce qu'il est en mesure d'accomplir. Mais l'éthique peut aussi être rigoureuse et réclamer la plus haute perfection morale. En fait, la loi morale doit elle-même être rigoureuse. Une telle loi, que l'homme soit en mesure ou non de l'accomplir, ne doit pas être indulgente et s'accommoder aux faiblesses humaines, car elle contient la norme de la perfection morale, laquelle doit être stricte et exacte. La géométrie donne par exemple des règles strictes, sans se demander si l'homme peut ou non les appliquer et les observer : le point qu'on dessine au centre d'un cercle a beau ne jamais être assez petit pour correspondre au point mathématique, la définition de ce dernier n'en conserve pas moins toute sa rigueur. De même, l'éthique présente des règles qui doivent être les règles de conduite de nos actions ; ces règles ne sont pas ordonnées au pouvoir de l'homme, mais indiquent ce qui est moralement nécessaire. L'éthique indulgente est la corruption de la mesure de perfection morale de l'humanité. La loi morale doit être pure.

    Kant, Leçons d'éthique.

    La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Série S

  • Etre libre, est-ce ne rencontrer aucun obstacle ?
  • La sensibilité aux oeuvres d'art demande-t-elle à être éduquée ?
  • Expliquez le texte suivant :

    Il est assez difficile de comprendre, comment il se peut faire que des gens qui ont de l'esprit, aiment mieux se servir de l'esprit des autres dans la recherche de la vérité, que de celui que Dieu leur a donné. Il y a sans doute infiniment plus de plaisir et plus d'honneur à se conduire par ses propres yeux., que par ceux des autres ; et un homme qui a de bons yeux ne s'avisa jamais de se les fermer, ou de se les arracher, dans l'espérance d'avoir un conducteur. Sapientis oculi in capite ejus, stultus in tenebris ambula(1). Pourquoi le fou marche-t-il dans les ténèbres ? C'est qu'il ne voit que par les yeux d'autrui, et que ne voir que de cette manière, à proprement parler, c'est ne rien voir. L'usage de l'esprit est à l'usage des yeux, ce que l'esprit est aux yeux ; et de même que l'esprit est infiniment au-dessus des yeux, l'usage de l'esprit est accompagné de satisfactions bien plus solides, et qui le contentent bien autrement que la lumière et les couleurs ne contentent la vue. Les hommes toutefois se servent toujours de leurs yeux pour se conduire, et ils ne se servent presque jamais de leur esprit pour découvrir la vérité.

    (1) "Les yeux du sage sont dans sa tête ; l'insensé marche dans les ténèbres."

    Malebranche, De la Recherche de la Vérité

    La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Bac technologique

Toutes séries hors STI Arts appliqués

  • Pourquoi voulons-nous être libres ?
  • Raisonne-t-on bien quand on veut avoir raison à tout prix ?
  • Expliquez le texte suivant :

    Imiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est très apte à l'imitation et c'est au moyen de celle-ci qu'il acquiert ses premières connaissances). Et tous les hommes prennent plaisir aux imitations.
    Un indice est ce qui se passe dans la réalité : des êtres dont l'original fait peine à la vue, nous aimons à en contempler l'image exécutée avec la plus grande exactitude ; par exemple les formes des animaux les plus vils et des cadavres.
    Une raison en est encore qu'apprendre est très agréable non seulement aux philosophes mais pareillement aussi aux autres hommes ; seulement ceux-ci n'y ont qu'une faible part. On se plaît à la vue des images parce qu'on apprend en les regardant et on déduit ce que représente chaque chose, par exemple que cette figure c'est un tel. Si on n'a pas vu auparavant l'objet représenté, ce n'est plus comme imitation que l'œuvre pourra plaire, mais à raison de l'exécution, de la couleur ou d'une autre cause de ce genre.

    Aristote

    Questions :

    1. Dégagez l'idée principale du texte et son argumentation.
      • En vous appuyant sur le texte vous expliquerez pourquoi tous les hommes prennent plaisir aux imitations.
      • Qu'est-ce qui nous plaît dans une belle représentation ?
    2. En quoi les images nous apprennent-elles à regarder et à connaître ?

Série STI Arts appliqués

  • L'art nous mène-t-il au vrai ?
  • L'humanité peut-elle se concevoir sans religion ?
  • Expliquez le texte suivant :

    Quand on est jeune il ne faut pas hésiter à s'adonner à la philosophie, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser d'en poursuivre l'étude. Car personne ne peut soutenir qu'il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l'âme. Celui qui prétendrait que l'heure de philosopher n'est pas encore venue ou qu'elle est déjà passée, ressemblerait à celui qui dirait que l'heure n'est pas encore arrivée d'être heureux ou qu'elle est déjà passée. Il faut donc que le jeune homme aussi bien que le vieillard cultivent la philosophie : celui-ci pour qu'il sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune (1) lui a accordés dans le passé, celui-là pour être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l'avenir qu'un homme avancé en âge. Il convient ainsi de s'appliquer assidûment à tout ce qui peut nous procurer la félicité, s'il est vrai que quand elle est en notre possession nous avons tout ce que nous pouvons avoir, et que quand elle nous manque, nous faisons tout pour l'obtenir.

    Epicure

    (1) la fortune : l'heureuse chance

    Questions :

    1. Dégagez la thèse de ce texte et les étapes de son argumentation
    2. Expliquez :
      • pour acquérir la santé de l'âme.
      • il se sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune lui a accordés dans le passé
      • être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l'avenir qu'un homme avancé en âge.
    3. Y a-t-il un temps pour philosopher ?