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9 février 2008

Motifs, raisons et causes

Why do people act in the way that they do? Sometimes, in asking a such question, we are inquiring into people’s motives for acting in certain ways. At other times we are seeking to uncover their reasons for acting. And yet others we want to know the causes of their actions. Not all philosophers of action would agree that the notions of motive, reason and cause are perfectly distinct, but some of our ordinary ways of talking suggest that they are. Suppose, for instance, that a youth has been brought before a juvenile court accused of some act of vandalism, such as breaking all the windows in his school. Asked for his reasons for behaving in this way, the youth might trply that he had no reason - that he dit it just because he felt like doing it when the opportunity arose. In particular, he may deny that he did it with premeditation. And, indeed, we might agree that the action was a thoroughly irrational and senseless one. On the other hand, a psychologist might consider that the youth had strong motives for acting in this way - for instance, that he dit it out of feelings of frustation, bitterness or jealousy. Yet again, a social worker might try to explain the youth’s behaviour as being caused by his poor home background and ill-treatment in infancy

E. J. Lowe, An Introduction to the Philosophy of Mind, p. 257, Cambride University Press, 2000.

27 octobre 2005

Vague et persistance

Trouvé via Online Papers in Philosophy, Achille Varzi a mis en ligne une ébauche du texte Lowe on Vagueness and Persistence (fichier au format PDF) qu’il présentera lors de la Conférence E.J. Lowe.

2 octobre 2005

Conférence E.J. Lowe

La métaphysique de E. J. Lowe est une conférence qui aura lieu le 8 et 9 avril 2006 au Center for Inquiry. Le programme n'est pas encore en ligne, mais le nouveau livre de Lowe, The Four-Category Ontology. A Metaphysical Foundation for Natural Science est annoncé pour le 5 janvier 2006 chez son éditeur.

5 juin 2005

De quelques avancées récentes en métaphysique

Par le métaphysicien anglais E. J. Lowe dans son article Recent Advances in Metaphysics :

The conception of philosophy that I favour is one which places metaphysics at the heart of philosophy and ontology — the science of being — at the heart of metaphysics.

E. J. Lowe, Recent Advances in Metaphysics.

5 mars 2005

Continuants et devenants

Nous étions tombé d'accord sur la proposition suivante lors de notre dernière conversation : la physique contemporaine nous force à épouser une ontologie de l'événement. Or, plus j'y réfléchis, plus il me semble que cette proposition est rien moins qu'évidente. Si je passe sur cette histoire de mariage (Ah ! Ces façons de parler hétérosexuelles !), comment pourrions-nous justifier cette proposition ? Je pense qu'il faudrait examiner au moins les points suivants :

  • examiner à quelles théories physiques nous faisons référence lorque nous employons la locution physique contemporaine c'est-à-dire en donner une description suffisament précise sans tomber dans un niveau infra-physique (de la même façon que l'on parlera d'une discussion infra-philosophique) ;
  • examiner les éventuelles connections entre les théories physiques et l'ontologie. On pourrait en effet soutenir qu'il n'y en a pas et que l'évolution des sciences conduit à une connaissance de plus en plus raffinée des mêmes choses (Michel Bitbol, Mécanique quantique, une introduction philosophique, p. 369).

Si maintenant j'essaie de poser ces deux points en rassemblant mes connaissances, je me rends compte que tout n'est que confusion et que je suis incapable d'écrire une seule ligne valable. Des distinctions qui me paraissaient évidentes — comme celle entre un niveau microscopique, un niveau mésoscopique et un niveau macroscopique (ou cosmologique) — ne le sont plus. C'est peut-être l'âge qui veut ça.

Ne sombrons pas dans l'inquiétude ni dans le scepticisme et admettons à titre de présupposé qu'il y a bien une connection entre les théories physiques et l'ontologie et que les théories physiques impliquent une ontologie de l'événement.

Ce serait là adopter une position moniste, c'est-à-dire accepter une seule sorte d'entités dans notre ontologie, par opposition à une position dualiste, qui accepterait deux sortes d'entités et à une position pluraliste, qui en accepterait plusieurs sortes. Nous pouvons encore être moniste de deux façons : soit nous sommes réductionniste, c'est-à-dire que nous réduisons un type d'entité à un autre, soit nous sommes éliminabiliste (!), c'est-à-dire que nous estimons que la suppression d'un type d'entités est sans conséquence sur notre ontologie.

Il est pourtant difficile de se défaire de nos façons de penser et d'adopter cette attitude moniste : la distinction entre deux sortes d'entités fondamentales est sans aucun doute l'un des schèmes conceptuels les plus enracinés qui soit du sens commun. Nous pourrions même dire que ce schème structure notre vie quotidienne.

Il en va de même en philosophie. Traditionnellement, les philosophes ont élaboré des ontologies en s'appuyant sur la distinction entre d'un côté des substances et de l'autre côté des accidents. Cette distinction a bien entendu été mainte fois critiqué au cours de l'histoire, mais il semble que l'on ne puisse s'en débarasser si facilement : tout se passe comme si cette distinction — héritée d'Aristote — était incontournable.

Aujourd'hui encore, cette distinction est présente, mais sous un autre vocable, celui de continuant (continuant) et de devenant (occurents). D'après Lowe, dans A survey of Metaphysics, ces termes ont été introduit en 1921 par W. E. Johnston dans sa Logic. Nous les retrouvons chez Broad dans An Examination of Mc Taggart's Philosophy :

To put the distinction in general terms, we talk of Things as "enduring" or "persisting through" a period of time. We talk of Processes as "going on for" longer or shorter periods of time.

Broad, An Examination of Mc Taggart's Philosophy, 1933.

Nous avons ainsi d'un côté des choses, des substances ou des objets qui persistent à travers le temps, et de l'autre côté, des événements, des processus, des occurences ou des états qui se passent ou qui arrivent. Les unes sont spatialement étendues, les autres sont spatialemenet et temporellement étendues. Autrement dit, nous appellerons

  • continuant une entité qui possède des parties spatiales,
  • et devenant une entité qui possède des parties spatiales et des parties temporelles.

dans un sens qu'il restera à détailler par la suite.

Mise à jour du 17.XII.06 :  les commentaires sont fermés pour cause de pourriels. Merci de passer par l'adresse de messagerie en cas de questions.