Varia

Mot-clé -

Fil des billets

21 septembre 2010

Revue d’études benthamiennes

La Revue d’études benthamiennes se dote d’un site Web.

« La Revue d’études benthamiennes est une publication biannuelle à comité de lecture, publiée sous la direction du Centre Bentham depuis 2006. Elle publie des articles en français et en anglais, après examen par des experts indépendants. Depuis sa création, la REB accompagne le renouveau des études sur l’utilitarisme en France. Elle traite aussi bien de l’utilitarisme classique (de Bentham à Henry Sidgwick et G.E. Moore) que du courant utilitariste contemporain en économie et en philosophie. La REB entend promouvoir et accompagner la recherche universitaire dans ces domaines et ne se réclame pas d’une lecture ou d’une interprétation particulière. Elle se veut un espace international de débat et de réflexion. Elle est ouverte à toutes les disciplines des sciences humaines et sociales. Les contributions sur ces thèmes sont les bienvenues. »

30 juin 2008

Programme de l'agrégation de philosophie (session 2009)

Agrégation externe

Écrit

2e épreuve. Composition de philosophie se rapportant à une notion ou à un couple ou groupe de notions.

L’individu.

3e épreuve. Épreuve d’histoire de la philosophie.
  • Platon.
  • Hume :
    • Traité de la nature humaine.
    • Enquête sur l’entendement humain.
    • Enquête sur les principes de la morale.
    • L’Histoire naturelle de la religion.
    • Dialogues sur la religion naturelle.

Oral

1ère leçon. Domaine

La politique.

  • Textes français ou traduits en français
    • Leibniz, Nouveaux Essais sur l’entendement humain, édition de J. Brunschwig, GF-Flammarion, nouvelle présentation, 1993.
    • Husserl, Idées directrices pour une phénoménologie, I - Introduction générale à la phénoménologie pure. Traduction de P. Ricoeur, Paris, Gallimard, rééd. coll. Tel., 1985.
  • Texte grec
    • Pseudo-Longin, Peri Hupsous (Du Sublime), édition de H. Lebègue, Paris, Les Belles-Lettres, Collection des Universités de France, 1939, réimp. 2003.
  • Texte latin
    • Anselme de Cantorbéry, De Libertate arbitrii. De Casu Diaboli, in Opera Omnia, éd. par F. S. Schmitt, Seckau, 1938, t. I, pp. 207-276 ; texte reproduit dans L’OEuvre de saint Anselme de Cantorbéry, sous la dir. de M. Corbin, t. II, Paris, Cerf, 1986, pp. 208-246 et 282-368.
  • Texte allemand
    • W. Dilthey, Der Aufbau der geschichtlichen Welt in den Geisteswissenschaften, Francfort, Suhrkamp Taschenbuch, 1990, réimp. 2001, pp. 87-232.
  • Texte anglais
    • G. E. Moore, Principia Ethica (sans les préfaces), Revised Edition, Cambridge-Londres, Cambridge University Press, 1993, p. 53-273.
  • Texte arabe
    • Ibn Sînâ (Avicenne), Lettre au Vizir Abû Sa’d ; Du Décret divin. Editio princeps par Y. Michot, Beyrouth, Editions Al-Bouraq, 2000, p. 1-107.
  • Texte italien
    • Vico, Principi di scienza nuova, éd. de F. Nicolini, Milan-Naples, Mondadori, Oscar Classici, 1992: Idea dell’opera ; Libro primo ; Conchiusione dell’opera, pp. 1-31, 34-134 et 503-513.
    • Mise à jour 2 décembre 2008 : Vico, La Scienza nuova, éd. de P. Rossi Monti, Biblioteca Univ. Rizzoli (collana Classici) : Idea dell’opera ; Libro primo ; Conchiusione dell’opera.

Agrégatino interne

1ère épreuve. Composition de philosophie : explication de texte.

Notion retenue : La matière.

2ème épreuve. Composition de philosophie : dissertation.

Notion retenue : La morale.

19 août 2005

G. E. Moore, Principia Ethica

Les Principia Ethica de G. E. Moore en ligne sur le site fair-use.org.

30 juillet 2005

Pourquoi pleure-t-on au cinéma ?

La visite de mon photographe norvégien préféré me donne l'occasion de mettre en ligne mes notes prises lors d'une conférence de Roger Pouivet, comme une manière de prolonger et de réorganiser cette discussion.

La question pose le problème de la réponse émotionnelle appropriée face à une fiction narrative : pleurer à la scène finale du film Titanic est-il mérité ? Peut-on prendre un malin plaisir en regardant Bonnie et Clyde ?

1) Le paradoxe de la fiction

Le paradoxe de la fiction est le suivant : être ému par quelque chose qui n'existe pas. Nous pouvons décliner ce paradoxe des quatre façons suivantes :

  • (1) Certaines personnes éprouvent des émotions à l'égard de personnes ou de situations qu'elles croient fictionnelles (ne pas exister)

    Il faut distinguer à l'intérieur de ce simple constat

    • l'émotion que l'on peut ressentir à l'égard d'une situation passée ou à venir  de
    • l'émotion que l'on peut ressentir à l'égard d'une fiction.

    Dans ce dernier cas, l'objet de l'émotion n'existe pas du tout. Le terme de « fiction » peut être pris en deux sens :

    • ce qui n'existe pas mais qui est possible ;
    • ce qui n'existe pas et qui n'est pas possible.
  • (2) Si une personne est émue par quelqu'un ou quelque chose, elle croit que l'objet de son émotion existe et possède réellement les caractéristiques qui sont les raisons de son émotion.

    Ce type de croyance est ici plus ennuyeux. Nous tombons ici dans le paradoxe formulé par Moore :

    • p mais je ne crois pas que p
    • non-p mais je crois que p

    (avec p = il pleut par exemple).

    Réponse de Wittgenstein dans une lettre à Moore : « cela a un sens de dire supposons que p mais je ne crois pas que p, mais cela n'a pas de sens d'affirmer p mais je ne crois pas que p

    Ce paradoxe ne ressemble pas à une contradiction logique, mais c'en est une. Peut-être pouvons-nous contourner le probème en réécrivant (2) de la façon suivante :

  • (2a) Non-p, et je suis ému par p

    Comment ne pas croire en ou à une situation et être ému toutefois par elle ? Une façon de résoudre cette contradiction est de se demander si toutes les émotions possèdent un aspect doxatique. Il faudrait alors distinguer entre les émotions, dirigées vers un objet et les sensations qui ne sont pas dirigées vers un objet comme, par exemple, les chatouillements, les impressions, les titillements, etc.

    Ainsi, l'intentionnalité des émotions n'implique pas nécessairement quelque chose de l'ordre de la croyance. Greenspan illustre cette position avec la phobie  :

    • elle a été mordu par un chien quand elle était enfant ;
    • elle rend visite à un ami qui a un vieux chien gentil ;
    • mais elle a peur quand même, même si elle croit que le vieux chien est gentil.

    La peur supposerait une tendance à se comporter de telle ou telle manière. Nous soutenons ici une conception dispositionnelle (croyance sur les dispositions). Si c'est le cas, le paradoxe de Moore s'applique. Si (2) est vrai, (3) l'est aussi :

  • (3) Personne n'éprouve d'émotion à l'égard d'une personne ou d'une situation qu'il croit ne pas exister et de caractéristiques dont il sait que l'objet de son émotion ne les possèdent pas réellement

Nous verrons la prochaine fois les solutions que nous pouvons apporter à ce paradoxe.

18 février 2003

Absence

Je m'absente trois jours pour suivre le sixième séminaire interacadémique de Paimpont intitulé Normes et expériences dont voici le programme :

  • mercredi 19 février 2003
    • André Clair, Impératif moral et éthique existentielle chez Kierkegaard
    • Jean-Michel Vienne, Expérience, sens, raison : où l'empirisme anglais cherche-t-il ses normes ?
    • Bruno Gnassonou, La règle et la coutume dans le débat Hart-Dworkin
  • jeudi 20 février 2003
    • Catherine Colliot-Thélène, Sociologie juridique et théorie du droit chez Max Weber : la règle et la norme
    • Aurélien Berlan, Critique sociale et critique culturelle
    • Philippe Robert, Désécularisation et légitimation
    • Dominique Berlioz, Lectures de Hume : la norme entre raison et sentiment
    • Laura Duprey, Les monstres et la norme biologique au dix-huitième siècle
  • vendredi 21 février 2003
    • André Stanguennec, Empirisme et théorie du droit naturel dans l'article de Hegel sur le droit naturel (1802)
    • Franck Lihoreau, Preuve de Moore et circularité