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13 mai 2010

À l'attention de nos lecteurs et abonnés

Une triste nouvelle pour une revue de belle facture :

« La dix-septième livraison de la RiLi ne paraîtra pas, du moins dans l’immédiat. Nous ne disposons pas aujourd’hui de la trésorerie nécessaire à l’impression et à la diffusion de notre revue. Nous subissons comme beaucoup de nos confrères les effets de la crise économique qui perdure. Les solutions à court terme que nous avons envisagées ces derniers jours pour passer ce mauvais cap se sont révélées impraticables. Il nous faut réorganiser notre activité plus radicalement. »

À l’attention de nos lecteurs et abonnés

2 août 2009

Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation

« Au départ, il y a la condamnation du théâtre en tant que lieu du spectateur, qui remonte au moins à Platon et consiste essentiellement en deux thèses fondamentales. Premièrement, être un spectateur, c’est une mauvaise chose, parce qu’un spectateur, c’est quelqu’un qui regarde et qui par conséquent se met en face d’apparences – et qui du même coup manque la vérité qui évidemment est ailleurs, derrière l’apparence ou en dessous de ce qu’il voit. Donc première thèse fondamentale : être spectateur, c’est regarder, et regarder est mal parce que c’est ne pas connaître. La seconde thèse qui lui est liée, même si elle peut être dissociée, consiste à dire : « Être un spectateur, c’est mauvais, parce qu’un spectateur est assis, il ne bouge pas ». Par conséquent, être un spectateur, c’est être passif et, évidemment, ce qui est bon, c’est l’activité. La question du spectateur a donc au départ et pour très longtemps été encadrée par ces deux couples d’oppositions fondamentaux, à savoir : regarder et connaître d’une part, et être actif ou être passif d’autre part. »

Critique de la critique du « spectacle »