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17 novembre 2008

Que faire du parti socialiste ?

8-rili.jpg Le Parti socialiste a en effet développé une sorte d’aveuglément et de cécité, une sorte d’immunité à la critique, tant interne qu’externe, aussi pondérée soit-elle. Lui font défaut aujourd’hui les mécanismes qui lui permettraient de « dérailler », de sortir des rails de la logique néolibérale en se mettant à l’écoute de ses militants, du reste de la gauche, des mouvements sociaux et de la critique sociale - en se mettant à l’écoute de la réalité.


Jérome Vidal, Que faire du parti socialiste ?

Le n°8 de la Revue internationale des livres et des idées est sortie.

3 décembre 2007

Silence, on vote

la fracture béante ouverte à gauche par l’ascension du néolibéralisme étant irrésolue, l’idée d’une maison commune de la gauche, de la Ligue communiste révolutionnaire au Parti socialiste, est devenue à tout le moins éminemment problématique : les signataires des appels au rassemblement autour de la candidate du PS semblent les dernières personnes en France à n’avoir pas perçu ce sur quoi tout le monde, ou peu s’en faut, s’accorde, pour s’en réjouir ou le déplorer ; si les « éléphants » du Parti socialiste, dont Ségolène Royal, ne sont pas tout le Parti socialiste, si Ségolène Royal n’est pas Nicolas Sarkozy, si la « gauche » n’est pas la droite, si le Parti socialiste n’est pas l’UMP (on serait bien avisé cependant de se demander s’il ne faudrait pas prendre pour argent comptant les déclarations d’Éric Besson, et de tous ceux qui l’ont suivi, selon lesquelles leur « ralliement n’est pas un reniement »), il n’en est pas moins vrai, premièrement, que le PS constitue le « verrou » politique et idéologique de la situation présente, verrou qui empêche la recomposition d’une gauche de gauche, deuxièmement, qu’il a très largement contribué à légitimer les politiques et les leitmotive néolibéraux, tout en instrumentalisant la montée du Front national et, troisièmement, qu’un partage des rôles s’est mis en place dès les années 1980 entre la droite et le Parti socialiste, celui-ci préparant le terrain de celle-là, quand il ne la devançait pas, sous couvert de son étiquette « socialiste », en mettant en oeuvre les politiques qu’elle n’aurait jamais rêvé d’imposer elle-même ; le fait est que, s’il est pour le moins discutable que la société française dans son ensemble a dérivé vers la droite, le champ de la politique institutionnelle et ses acteurs, eux, dont en particulier le Parti socialiste et ses soutiens intellectuels, se sont assurément polarisé de ce côté

Jérome Vidal, Silence, on vote : les « intellectuels » et le Parti socialiste

13 octobre 2007

Jordi Vidal, Servitude et simulacre

Couverture du livre de Jordi Vidal , « Servitude et simulacre en temps réel et flux constant ».


Les "cultural studies" sont remarquables, non pour avoir produit une théorique nouvelle et cohérente, mais pour leur habileté à maintenir les questions théoriques et politiques dans une tension permanente, sans résolution. Elles remettent en cause les grands récits de la modernité qui ont promis le progrès social, la justice et l'égalité, en suggérant qu'ils se réduisent tous à la défense de "l'universel blanc masculin hétéronormé".


Jordi Vidal, Servitude et simulacre en temps réel et flux constant, Éditions Allia.

26 juillet 2007

Le désir de lire et penser ensemble

Depuis quelques temps, des voix, qui commencent heureusement à se faire entendre, s'élèvent pour mettre en garde l'opinion contre les transformations actuelles du monde du livre et les menaces qui pèsent sur l'édition indépendante. Cette prise de conscience collective est salutaire, mais elle ne va pas sans certaines ambiguïtés et certains points aveugles qu'il faudrait s'efforcer de repérer. C'est à cet effort que le présent article voudrait modestement collaborer.

Jérome Vidal, Le désir de lire et penser ensemble