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20 mars 2006

Mag philo n°15

Le nouveau Mag philo s'interroge : Peut-on accepter toutes les différences ? Extrait :

La question : « Peut-on accepter toutes les différences ? » ne peut s’énoncer que si l’on admet deux présupposés distincts.
Premièrement, il existe une pluralité de différences (ou encore le monde et les personnes humaines sont constitués d’une multiplicité de faits, d’événements et d’états différenciés) ; deuxièmement, on peut trouver (ou construire) un principe normatif qui permet d’attribuer à chacune de ces différences une valeur et de dire lesquelles doivent être refusées. Habituellement, le premier présupposé n’est pas interrogé et le principe normatif est tiré soit de la philosophie (identité personnelle, tolérance, Droits de l’homme) soit de la sociologie (cohésion du groupe, reproduction sociale). Cet article se propose de placer au centre de la discussion le premier des deux présupposés, de contester l’évidence d’une pluralité des différences et de montrer qu’une théorie philosophique peut aboutir à réduire la pluralité des différences à une différence unique.

Christian Dours, De la pluralité des différences

(ne pas se fier au titre de la page qui reprend le thème du numéro précédent).

23 décembre 2005

Le petit mur

Celui qui est devenu philosophe et a goûté la douceur et la félicité que procure la possession de la sagesse, qui a bien vu la folie de la multitude et qu’il n’est pour ainsi dire personne qui fasse rien de sensé dans le domaine des affaires publiques, celui qui sait qu’il n’a point d’allié avec qui il pourrait se porter au secours de la justice sans se perdre, mais qu’au contraire, comme un homme tombé au milieu de bêtes féroces, se refusant à participer à leurs crimes et par ailleurs incapable de résister seul à ces êtres sauvages, il périrait avant d’avoir servi sa patrie et ses amis, inutile à lui-même et aux autres : pénétré de ces réflexions, il se tient en repos et s’occupe de ses propres affaires : semblable au voyageur qui, pendant un orage, alors que le vent soulève des tourbillons de poussière et de pluie, s’abrite derrière un petit mur, il voit les autres souillés d’iniquité, et il est heureux s’il peut vivre sa vie d’ici-bas pur lui-même d’injustice et d’actions impies, et la quitter en souriant et tranquille, avec une belle espérance.

Platon, La république, 496c.

24 juillet 2005

Terrorisme

J'ai déjà eu l'occasion de citer sur ce carnet des réflexions issus de l'ouvrage de Michel Bounan, Logique du terrorisme :

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable. Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des service policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être.

On pourra lire en complément ce dossier sur le site de l'association Thucydide.

17 mars 2005

Zoo (3)

Je suis tombé ici sur une nouvelle espèce de chose, une nouvelle bête pour notre zoo.

Bertrand Russell, La philosophie de l'atomisme logique, 1918.

Aujourd'hui, les Philosophy Pages, de Garth Kemerling :

After twenty-five years of teaching philosophy courses at the undergraduate college level, I began developing on-line materials as an aid for students enrolled in the courses I commonly teach. Because some of it turned out to be useful for a wider audience as well, the site soon took on a life of its own and now has loyal users around the world.

Et le Tractatus logico-philosophicus de Ludwig Wittgenstein (1889-1951).

24 janvier 2005

Hume et moi

Qui parle quand je dis « je » ?

Pour ma part, quand je pénètre au plus intime de ce que j'appelle moi, je tombe toujours sur telle ou telle perception particulière, de chaud ou de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. À aucun moment je ne puis me saisir moi sans saisir une perception, ni ne puis observer autre chose que la dite perception.

Hume, Traité de la nature humaine, 1739

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