Varia

Mot-clé -

Fil des billets

12 janvier 2007

Un wiki sur les revues de philosophie

Via Brains :

I decided to start a wiki that will allow authors, editors, and referees to share information on philosophy journals: their editorial practices, response times, backlogs on publishing, policies on providing comments to authors, etc. There is, I think, a great need for such information, as in many cases the information provided by the journals themselves on their own web sites is often outdated or incomplete.

PEA Soup: A Wiki on Philosophy Journals

Pour complèter le billet de Julien Dutant, on peut aussi consulter la liste des revues de philosophie sur le site d'Achille Varzi.

10 octobre 2006

Vacarme en ligne

De la lecture pour l'automne : les quinze premiers numéros de la revue Vacarme sont disponibles en ligne. Extrait :

Je pense qu’il y a une grande ambiguïté sur la critique de la pensée unique et du libéralisme. D’abord, il y a une sous-évaluation, typiquement française, de ce que fut le libéralisme politique. Si le libéralisme mondial a triomphé, jusqu’à avoir la peau de la grande utopie communiste, ce n’est par parce qu’il était plus efficace. C’est parce qu’en même temps il laissait une place aux libérations, tirait sa substance même de la poussée libératrice. Évidemment, il l’a travestie, l’a tournée à son profit ; c’est comme de la lutte. D’autre part, et cela rejoint ce que je disais sur l’esclavage, dire que le capitalisme se définit par le marché est une erreur grossière. Le capitalisme ne tend pas au marché ; c’est un système de régulation auquel il recourt quand il pense arriver à contrôler les choses, mais qu’il remercie brutalement quand ce marché le menace. Par exemple, quand le libéralisme à tout crin fait peser, comme aujourd’hui, un risque massif sur le système, un spéculateur comme Soros se convertit à la taxe Tobin, dit que le capitalisme va droit dans le mur, etc. Le capitalisme, c’est donc moins le marché poussé à son extrême qu’un mécanisme de contrôle qui, à certains moments, utilise les canaux du marché.

L’art de la fugue, entretien avec Yann Moulier-Boutang

1 octobre 2006

La fausse mort de l'État-nation

Un entretien avec Pierre Manent :

Ce qui a brouillé la distinction entre l'intérieur et l'extérieur, c'est, en particulier, le processus de la construction européenne. L'analyse tocquevillienne de la démocratie présupposait l'existence du cadre national. Mais celui-ci se défait, sans avoir été remplacé par un nouveau cadre politique. Désormais, l'espace de formulation et de résolution des problèmes est très incertain. Nous n'avons pas découvert ce qu'est la vie après la nation, mais nous subissons les conséquences de son affaiblissement.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur, mais son programme de recherche où il compte entreprendre une enquête de longue haleine sur les formes politiques (entendant par cette expression les quelques grands types de l’association humaine dont la succession articule notre histoire : la tribu, la cité, l’empire, la nation, la cosmopolis), couplé avec son article Le retour de la philosophie politique, publié dans la revue Politique et Sociétés (Vol. 22, n° 3, 2003, Le retour de la philosophie politique en France), me donne envie de le lire.

19 septembre 2006

Développement durable

L'occasion de découvrir le site Web de la revue Sciences humaines :

« Développement durable » : aujourd'hui, des entreprises aux États en passant par les ONG et les institutions internationales, tout le monde brandit le concept... en s'accordant rarement sur son contenu. Pléonasme pour les uns - puisque tout développement a pour vocation d'être durable -, oxymore pour les autres, pour qui il existe une incompatibilité fondamentale entre le développement, processus avant tout destructeur (des ressources et de la biodiversité), et la durabilité, la formule désigne en théorie un trépied magique alliant l'économie (croissance de la production), le social (meilleure répartition des richesses) et l'environnement (préserver la planète pour les générations futures).

Sylvie Brunel, Les ambiguïtés du développement durable

12 septembre 2006

Bolzano et les compléteurs temporels

Personne en Phrance ne connaît Bolzano, et c'est tant mieux : qui irait donc s'intéresser à un curé, accessoirement logicien, et autrichien par dessus le marché ?

Tout ce qui est, c’est-à-dire qui subsiste dans la réalité effective, qui subsiste dans cette réalité effective soit pour toujours soit ne serait-ce que pour un certain temps, relève de l’un ou l’autre des genres suivants : soit cela est et subsiste sur quelque chose d’autre, comme propriété de cette chose, soit ce n’est pas une simple propriété sur quelque chose d’autre, mais cela subsiste, comme on a coutume de le dire, pour soi. La couleur, l’odeur, le poids d’un corps nous fournissent des exemples du premier genre ; car toutes ces choses sont quelque chose de réel-effectif, qui ne subsiste pourtant pas pour soi, mais seulement sur quelque chose d’autre, à savoir en l’occurrence le corps, et alors assurément comme propriété de celui-ci. Un exemple du second genre est donné avec la matière, dont le corps est composé ; car cette matière est quelque chose de réel-effectif, qui ne subsiste sur aucun autre réel-effectif comme propriété, mais le fait déjà pour soi. Les réalités effectives du premier genre, les philosophes ont coutume de les appeler d’un mot latin adhérences, celles du dernier genre substances.

Bolzano, Athanasia.

Je ne signalerai pas l'existence du numéro 1 du volume 30 de la revue Philosophiques, consacré à Bernard Bolzano. Philosophie de la logique et théorie de la connaissance.

On n'y lira pas son dialogue avec Kant ni la présentation de sa conception du temps.

- page 3 de 10 -