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9 juin 2007

Les éditions Après la Lune attaquée en justice par l'Opus Dei

On nous reproche de faire référence dans le titre, Camino 999, à l' oeuvre de José-Maria Escriva El Camino, composée de 999 maximes spirituelles. On nous reproche de porter atteinte à l'honneur et à la considération de la Prélature de l'Opus Dei. On nous reproche de mêler étroitement la fiction et la réalité, le vrai et le faux, sans avertir le lecteur sur la distance qu'il conviendrait de prendre quant aux faits énoncés et sans jamais l'inviter à faire la différence entre fiction et réalité.

Quand la puissante Opus Dei s'attaque à une petite maison d'édition (fichier PDF).

24 mai 2007

Librairia

Signalons l'initiative de Yannick Piel (des Éditions Coëtquen) qui, avec la mise en ligne de Librairia.com, propose d'utiliser le programme partenaire d'Amazon et le programme affilié de la Fnac, pour redistribuer les commissions engrangées entre le site, l'auteur et une cagnote librairie :

Le principe est simple. L'internaute se connecte sur Librairia.com. Là, il clique sur la bannière de la librairie en ligne de son choix ce qui le conduit sur Amazon.fr ou Fnac.com où il effectue ses achats comme d'habitude.
Sur chaque vente, Librairia reçoit une commission qui est partagée entre le site, l'auteur et une cagnotte librairie.

Librairia.com, le site qui rémunère les auteurs

Au premier abord, je trouve l'idée séduisante. Quelques remarques toutefois :

  • il faudrait doubler les bannières avec des liens d'affiliations explicites :
  • je me demande si le coût de la gestion de la redistribution des revenus ne va pas rapidement plomber le projet
  • enfin et surtout, il manque une véritable offre de la part de cette librairie : plutôt que de laisser deux pauvres bannières sur la page, pourquoi ne met-elle pas en plus sa propre sélection de livres recommandés ?

26 janvier 2007

Sur la mort de la librairie

Très mauvaise défense de la librairie par Isabelle Baladine Howald, libraire à Strasbourg :

Quand les lecteurs auront acheté tous leurs livres en ligne, quand les éditeurs auront vendus tous leurs livres en ligne, délaissant allégrement et de façon peu élégante (à grand renfort de déclarations fracassantes dans la presse nous enjoignant nous libraires à nous remuer, comme si ce n'était pas ce que nous faisons toute l'année, mais ils ne viennent jamais en librairie!) tout ceux qui les ont fait vivre des dizaines d'années durant, quand les librairies seront désertées - déjà, on nous demande moins conseil, préférant suivre les prescriptions des médias plutôt que nos avis, déjà j'entends mais on ne peut pas le lire gratuitement sur Internet ? —, il se passera ce qui se passe pour le disque.

Les disquaires ont disparu, dans un premier temps.

Dans un second temps, les disques disparaissent, on télécharge directement (voir les articles de ces derniers jours à ce sujet)

Les livres risquent de disparaître pour une bonne part, et les textes seront téléchargés.

Howald semble oublier que l'industrie du disque a depuis longtemps habitué les auditeurs en changeant régulièrement les supports de la musique : le vinyle (sous ces différentes déclinaisons, 78 tours, 45 tours, 33 tours, etc.), la cassette, le disque compact, etc. Ces changements ont modifié les façons dont nous pouvons écouter de la musique. Or, nous n'en sommes pas encore là pour le livre : les diverses tentatives pour faire évoluer notre relation aux textes se sont toutes soldées par un échec.

Plus loin, après avoir confondu l'achat de livre par correspondance et le téléchargement de textes, elle avoue sa fatigue :

Mais je me fatigue, je l'avoue.

Des étudiants analphabètes aux parents incultes, des parutions stupides, si nombreuses qu'elles empiètent dangereusement sur le temps d'accueil des clients, et de travail de fonds.

Malheureusement pour Howald, ses avis de libraire sont totalement invisibles, de sorte que ni les parents incultes, ni les étudiants analphabètes (à moins que ce ne soit l'inverse) ne pourront profiter de ses lumières.

14 janvier 2007

De la lecture

Je découvre le carnet Web d'un écrivain anonyme, La Littérature, dans lequel je retrouve des questions qui vont beaucoup m'occuper cette année.

Sur la présentation des textes littéraires sur le Web

Après mon commentaire purement technique et en laissant de côté la question de savoir si la longueur de la lecture à l'écran à la longue fatigue, quelques remarques en vrac (écrire un commentaire dans une fenêtre de 30 colonnes sur 10 lignes n'est vraiment pas idéal) :

  • si par Web, l'on entend le couple HTML + CSS alors il faut abandonner l'idée d'imposer quoi que ce soit au lecteur : vous aurez beau fignoler la mise en page de vos sites, j'ai configuré les polices de mon navigateur sur Georgia de 16 pixel pour une lecture à l'écran ;
  • ne pas oubliez que la version 2 de la norme CSS définit plusieurs types de média. Ce qui veut dire qu'il est possible d'appliquer une feuille de style spécifique pour une mise en page imprimée ;
  • si vous souhaitez contrôler la mise en page, il reste la possibilité du fichier PDF, de l'image, voire du flash (heu, finalement, non merci). Je pourrai ainsi proposer sur ce carnet une sortie PDF des billets que j'écris (en installant une extension propre à mon logiciel Dotclear).

Quoi qu'il en soit, rien ne s'oppose à ce que l'on puisse mettre en oeuvre toutes ces techniques en laissant le choix final au lecteur.

Sur le petit libraire en herbe

Tout un chacun peut aujourd'hui proposer sa propre librairie en ligne :

Donc tiers livre vous offre une garantie : en se rendant dans cette librairie, vous quittez le site et êtes accueilli sur les serveurs du premier de la vente en ligne, Amazon. Ce n’est pas un choix fait à la légère : nous attendions depuis 3 ans que les libraires se fédèrent pour une présence de vente en ligne qui leur permette de s’imposer dans ce marché sauvage et concentré. Il semble acquis qu’ils n’en prendront pas le chemin. Je serais prêt à changer du jour au lendemain pour un partenariat qui les privilégie : mais aucun des grands sites de libraires indépendants ne propose ce type d’association.

François Bon, librairie tiers livre et pourquoi

Je suis d'accord avec ce constat : il manque aux libraires un service du type de WorldCat pour les bibliothèques.

Sur l'éditeur du XXIe siècle

Littératures ne sera pas une « maison » d'édition. Je n'aime pas cette expression faussement conviviale, qui campe l'éditeur en brave aubergiste prenant le fragile auteur sous son aile. Je constituerai, tout simplement, peu à peu, une bibliothèque, c'est à dire une collection de livres. Et il n'y aura pas de « collections » dans cette bibliothèque. Les « collections » telles qu'on les connaît n'ont de sens que commercial. Cormac Mac Carthy n'est pas à sa place dans une collection policière. Pas plus que Bradbury dans une collection de science fiction. La qualité littéraire telle que je l'entends sera le seul et unique critère.

Joseph Périgot, Chartes-littérature.

11 décembre 2006

Où en est l'édition électronique française en sciences humaines et sociales ?

Les questions d'édition électronique ne sont pas qu'une préoccupation de technophiles aux yeux abîmés par leurs écrans gris. Mais un enjeu crucial de la vie intellectuelle et scientifique des prochaines années. La salle était pleine. Quoi d'étonnant? Le public venait chercher une information introuvable dans la grande presse, aujourd'hui bien trop préoccupée par sa survie pour consacrer l'énergie nécessaire à comprendre et à expliquer cette nouvelle tectonique des plaques.

Où en est l'édition électronique française en sciences humaines et sociales ?

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