Je suis en train de relire mon manuscrit, depuis hier soir, réarrangeant au passage certaines tournures qui me semblent maladroites.

Il y a un certain nombre de passages dont je ne suis toujours pas satisfait, désservi par un vocabulaire approximatif, mais - car il y a un grand “mais” - je me rends compte à la relecture que j’aime beaucoup ce texte. Il est différent de ce que j’ai produit jusque-là, il s’en dégage à mes yeux une simplicité et une sensibilité dont je ne suis pas coutumier en règle générale.

Cette relecture/replongée dans le manuscrit va connaître son épilogue logique, à savoir me faire rentrer à nouveau dans l’histoire et la conclure (enfin !). Ce qui, avec un peu de chance, sera fait dès ce soir. Après les remarques assassinement constructives de Notsil, ma beta-lectrice sur le manuscrit, je pourrais enfin apposer le mot “fin” et envisager de proposer le manuscrit à l’édition, tout en le retravaillant en aval.

En fait j’hésite sur ce dernier point. Je ne sais pas ce que l’histoire et le style valent, je ne sais même pas si elle est digne d’être publiée. Donc soit je travaille et retravaille dessus, en recueillant de nouveaux avis, jusqu’à ce que je sois satisfait des améliorations apportées, soit je me lance dès maintenant avec mon texte en l’état, en ne le retravaillant qu’après. Mais je pense que je vais privilégier cette seconde solution, parce qu’à reculer tout le temps et retarder le moment de se lancer… eh bien on ne se lance jamais, tout bonnement !