Frédéric Simon-Le Hyaric

Blog d'écriture

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Le gibet de Lanvaudan

Oui, je sais, voilà un sujet qui n’est guère réjouissant. Et pourtant, il cache une réalité : avant la Révolution, des gens étaient exécutés à Lanvaudan !

Les premières cartes à peu près précises de la France datent du XVIIIème siècle, ce sont les cartes de Cassini. C’est sur le feuillet 158 que l’on trouve Lanvaudan, feuillet élaboré entre 1789 et 1815. Un jour que j’étudiais cette carte, voilà que je découvre dessus un nom qui ne correspond à aucun village connu. Nom qui d’ailleurs n’évoque pas un nom de village. Ce nom, c’était « Justice », suivi d’un sigle qui m’était inconnu.

Après quelques recherches, « Justice » et le sigle attenant se sont avérés représenter un gibet, comme on peut le voir dans cette petite synthèse, qui les recense tous :

Qui dit « gibet » dit « droit de haute justice », le seul droit habilité à rendre des sentences de mort. Et qui dit « droit de justice » dit tribunal. Ça tombe bien, il en existe un à Lanvaudan : celui de la seigneurie de Kerolain, aux mains des Jegado du 15ème au 17ème siècle puis des Bahuno. Bien des archives se sont perdues, mais celles du tribunal de Kerolain existent encore pour la période de 1767 à 1790. Nous avons donc sans nul doute à faire au gibet de la seigneurie de Kerolain.

Pouvons-nous déterminer plus exactement où se trouvait le gibet ? La réponse, fournie par les archives cadastrales, est oui ! Car en effet, une étude du nom des parcelles de la commune nous apprend l’existence d’un « Lann Justice », typique des endroits où la justice (ou plutôt les exécutions) était rendue.

C’est ainsi que nous découvrons l’endroit, entre Kervénic Ihuel et Kergrand, seigneurie créée au 16ème siècle :

Sur cette photo, on peut voir la mise perspective de Lann Justice, représentée par les parcelles entourées de bleu. On constate qu’aucune route ou presque ne passe là de nos jours, alors que les gibets sont censés être exposés de manière très visible, en tant qu’avertissements pour de potentiels contrevenants à la loi. L’explication est fort simple : ces chemins marginaux d’aujourd’hui (si tant est qu’ils existent encore de nos jours !) étaient autrefois des routes, et Lann Justice se trouvait à leur carrefour, sans doute assez fréquenté : exposer les morts sur les gibets, c’est donner à réflexion à de potentiels criminels, donc il faut qu’ils soient bien visibles. Donc sur une route importante. Ces routes étaient celles menant de Cléherne à Kervénic et de Kervénic au Bourg.

Sur les cartes IGN actuelles, on constate que le chemin menant à Kergrand puis au bourg existe à peu près toujours à la même place. En revanche, celui menant à Cléherne a disparu ; ne reste que le tronçon à l’est de Kervenic-Ihuel menant à la Guerne.

Pour en finir avec les plans des lieux, en voici un issu du cadastre napoléonien et datant de 1843. On y distingue clairement les deux chemins encore en service à l’époque.

On peut penser que le chemin menant à Cléherne est plus ancien car il ne coupe aucune parcelle, au contraire de celui qui traverse Lann Justice, sans doute créé a posteriori.

Mané Jegado

Mané Jegado

C’est littéralement « la colline de Jegado », en lien avec la famille noble des Jegado, dont le plus ancien membre connu, Jehan Jegadou, laisse des traces de 1424 aux années 1460. Il est notamment seigneur de Kerolain et de Coëtmec, ce dernier étant relié à Mané Jegado par un chemin.

Le cadastre de 1843

Il s’agit d’un carrefour et l’arrondi au milieu est un tertre. Contrairement au nom des parcelles, on peut noter que sur ce cadastre, on est au Couëdic. La fontaine éponyme y prend sa source et donne également son nom au ruisseau qui en découle, le « ruisseau de la fontaine du Couëdic ». Tout naturellement, il se jette dans le « ruisseau du pont du Couëdic », qui fait office de limite entre les communes de Lanvaudan et Inzinzac.

La fontaine, en bas à droite, au pied de Mané Jegado.

Gros plan sur la fontaine

Continuer de suivre la route moderne mène à Inzinzac, et le premier village traversé est Couëdic-Izel. Quant au chemin (aujourd’hui privé) reliant Mané Jegado à Coëtmec, il se nomme « chemin de Coëtmec au Couëdic ».

Photographie aérienne 1953

On voit que l’endroit est toujours visible et assez dégagé.

Photographie aérienne 2024

Mané Jegado est désormais invisibilisé par la végétation alentours. La parcelle de gauche se nomme Mané Jegado et les deux de droite Lann Quer Bolonne.

Hypothèses

La localisation de ce tertre est assez stratégique, puisque c’est un passage obligé pour qui emprunte le pont du Couëdic. On peut donc penser qu’outre un point de passage, c’est également un lieu de péage, perçu par le seigneur local pour l’entretien du pont lui-même mais également peut-être à celui de la route.

Le tertre portant le nom de Mané Jegado, on se doute de qui l’a créé : les Jegado, dont les premières traces dans les archives remontent à 1424 (la lignée s’éteint en 1658 avec la mort de Pierre de Jegado). Leur titre principal est « seigneur de Kerolain », une seigneurie par ailleurs toute proche. Tout comme celle de Coëtmec, également entre leurs mains.






Le blason des Jegado, dont les armes sont décrites ainsi : De gueules au lion d'argent armé et lampassé de sable.

NanoWrimo 2019 (camp d’avril 4)

Alors, même s’il y a jusqu’à demain pour terminer, je peux d’ores et déjà établir le bilan de ce camp d’avril. Il est positif et négatif à la fois.

NanoWrimo 2019 (camp d'avril 3)

Hop hop hop, le bilan du jour !

 

J’ai bien avancé hier, mais c’est normal : j’ai pas mal copié des sources, concernant la famille noble la plus importante de la commune, et essayé de m’y retrouver dans sa généalogie (une sinécure : c’est un puzzle, dont non seulement je n’ai pas toutes les pièces, mais en plus, j’ignore combien il y en a !).

NanoWrimo 2019 (camp d'avril 2)

<p>Comme de juste et comme d’habitude, je suis en mode « Lapin d’Alice » : je cours après le temps. J’essaie d’équilibrer mes temps de disponibilité entre vie de famille, forum Star Trek à administrer et écriture… et pour l’instant, je ne m’en sors pas trop mal.</p>

NanoWrimo 2019 (camp d'avril 1)

Diantre, le temps passe, pour ne pas dire les années, et je n’avance pas à grand-chose en matière d’écriture, avec tout ça… Allez, un come-back de plus ! Qui sait, ce sera peut-être le bon ?

Les chroniques d'un père, épisode 7

Hey mais au fait, j’ai un fils !

Oui, ça faisait longtemps…

Les chroniques d'un père, épisode 6

Les 13 mois… Mon dieu, dans moins de 17 ans il sera déjà majeur !

Les chroniques d'un père, épisode 5

Oui, ça faisait longtemps, et le pire, c’est que ce bout-là date d’il y a 4 mois, pour ses 9 mois, donc. Et faut que j’écrive un truc sur ses un an qu’il a eu il y a déjà presque un mois. C’est bon, vous suivez ?

Hommage au dessinateur Uttini

Pour cette occasion, j’ai créé mon premier mini roman-photo original :)

Cirederf part à l'édition !

Oui, quand l’écriture est terminée, que la réécriture l’est aussi, que le manuscrit est parti à la Société des Gens De Lettre pour être protégé, vient le temps de tenter de le faire éditer…

Réécriture de Cirederf, check !

Oui, y’a des jours, des miracles se produisent…

Une chose après l'autre...

Allez, fin des vacances en ce qui concerne l’écriture. Au boulot !

Chapitre 99

Toutes les bonnes choses (comme les mauvaises) ayant une fin, voici (enfin) l’ultime chapitre de Cirederf !

Chapitre 98

Avant-dernier chapitre ! Oui, on voit le bout !

Chapitre 97

Cirederf vs l’Empereur. Même pas peur ! Quoique…

Chapitre 96

L’histoire touche à sa fin, ou pas loin…

Chapitre 95

Cirederf vs Vador. Ouaip, ça rigole plus. La lutte promet d’être âpre et incertaine. Quoique…

Chapitre 94

Destin tragique d’un héros…

Chapitre 93

Quand l’espoir est vain, vient le temps de la fuite…

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