Frédéric Simon-Le Hyaric

Blog d'écriture

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Mot-clé - star wars

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dimanche, juin 3 2007

Tel'Ay Mi-Nag, présentation et prologue

Un jour, j’ai eu envie d’écrire une histoire se passant dans l’univers Star Wars, le problème étant d’arriver à une certaine originalité, surtout qu’une fan-fiction, par définition, n’est pas une oeuvre originale. Je reste néanmoins persuadé qu’il est possible de s’affranchir de cette contrainte, et de pondre quelque chose de neuf, ou de différent. Voici donc le début de “Tel’Ay Mi-Nag”, une histoire qui aurait du être courte au départ, mais qui s’est au fil du temps quelque peu développée. Cet écrit entre plutôt dans le domaine des novellas, plus long qu’une nouvelle mais moins longue qu’un roman.

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dimanche, mai 27 2007

L'ambitieux

Cette euh…nouvelle nouvelle a été rédigée, comme la précédente mise en ligne, dans le cadre d’un concours organisé par le site SWU, et dont le thème était “la mort de l’empereur”.

L’ambitieux

Quand Aarson Lightener termina de rédiger l’ultime chapitre de son titanesque ouvrage, il poussa un long soupir de soulagement. Enfin, il avait terminé ! Enfin, sa fortune allait être définitivement assise, et la place de président d’honneur de la chaire d’histoire de l’université de Coruscant, qu’il convoitait depuis tant d’années, allait lui revenir de plein droit. A ses yeux, il ne faisait même aucun doute que ses collègues allaient se battre pour l’imposer à cette place.

Ambitieux et passionné par l’histoire, Aarson avait rêvé pendant des années d’écrire l’ultime ouvrage, celui qui lui ouvrirait les portes de la gloire et lui permettrait de prendre place au panthéon des plus grands lettrés de l’Empire et de l’Ancienne République. Miné par cette obsession, il avait eu, cinq ans auparavant, ce qu’il avait alors considéré comme étant la plus grande idée de son existence de chercheur : écrire la biographie de l’empereur lui-même ! Certes, il en existait déjà un grand nombre, officielles ou officieuses, mais aucune ne faisait de synthèse complète de la carrière de ce grand homme qu’était Palpatine.

Dès que cette idée avait germé en lui, il s’était précipité sur son ordinateur et en deux heures, il avait rédigé le plan de l’ouvrage. mais il n’était pas question de reprendre bêtement ce que d’autres avaient écrit avant lui. Il voulait une nouvelle approche, originale, et se prit à rêver que l’empereur lui-même s’intéresserait à sa démarche et qui sait, lui accorderait une interview. Son plan en poche, et précédé d’une réputation flatteuse dans les milieux universitaires, il avait rencontré son supérieur, Doggan Carlist, président de l’université de Coruscant, qui avait été tout de suite emballé par le projet, pensant surtout aux conséquences bénéfiques que cela n’allait pas manquer de faire retomber sur lui. Carlist avait fait part du projet à un sien ami au ministère de l’éducation. De là, l’idée était remontée jusqu’au ministre lui-même, après avoir remonté pas à pas la hiérarchie : tous les intermédiaires y avait vu une occasion inespérée de donner un coup de pouce à leur carrière. En fin de compte, le projet avait atterri dans les mains d’un des conseillers de l’empereur, et il s’avéra que ce dernier trouva l’idée excellente. Aussi Aarson se plongea-t-il dans la rédaction de son livre avec fièvre et y mit toute la passion dont il était capable. Beaucoup d’épisodes de la carrière de l’empereur étaient troubles, et pouvaient aisément le faire passer pour un dictateur, ce qu’Aarson entreprit de gommer consciencieusement. Il devait présenter l’empereur sous le jour le plus favorable possible : en s’en tenant à des interprétations superficielles, c’était une vérité possible, et Aarson entendait bien en profiter pour obtenir une promotion sociale, voire même, qui sait, entrer à la cour impériale.

Il mit donc un point d’honneur tout particulier à rétablir la « vérité », à savoir que l’empereur avait toujours sacrifié sa personne à l’empire, qu’il était un héros, et que les indignes attaques qu’il subissait étaient le fait d’opposants révisionnistes, ou des terroristes rebelles qui voulaient ramener la galaxie à la barbarie et au chaos. Il réduisit à néant toutes les contrevérités portant sur les soi-disant crimes et atrocités du régime, présentant l’empereur comme l’ultime garant de la civilisation : il finit même presque par s’auto-convaincre de ce qu’il écrivait. Il balaya d’un revers de main tous les procès d’intention qui lui furent faits, quand il fut lui-même accusé de révisionnistes et de présenter une version tronquée et embellie du règne de Palpatine. Comment pouvait-on oser l’accuser de ne pas être impartial ? De tout temps, c’était toujours les vainqueurs qui avaient écrit l’histoire. il ne faisait que s’inscrire dans la veine de ses prédécesseurs.

Son ouvrage aurait du être terminé depuis longtemps déjà, mais ces quatre dernières années avaient été difficiles pour lui : il avait du rallonger sa biographie d’une part importante, traitant de l’Etoile Noire, de la destruction d’Alderaan, de la bataille de Yavin et des conséquences qui en avaient découlé. Sa conclusion avait été à l’image du reste de l’ouvrage : il avait démontré que l’empereur était presque un martyr, forcé de répondre par la violence face à la montée des extrémistes de tous bords, surtout ceux de la Rébellion. D’aucuns auraient pu affirmer que les données en question pouvaient être interprétées de manière totalement opposées, montrant Palpatine en despote cynique et sans scrupules, mais ce n’était absolument pas le propos de cet ouvrage.

Et en ce milieu de matinée, il était venu à bout de son chef-d’œuvre. Il sauvegarda les derniers fichiers qu’il avait rédigé et resta un long moment les yeux dans le vide, fier de lui et se sentant quelque peu vidé en même temps, tellement ce projet avait nécessité d’investissement et de temps. Il fut tiré de sa rêverie quand sa messagerie fut soudainement saturée. Intrigué, il regarda les en-têtes des messages, et commença à les ouvrir quand il vit qu’ils émanaient tous des chaînes d’information, auxquelles il était abonné.

Ses cheveux se hérissèrent et son sang se figea dans ses veines quand il prit connaissance du premier message. Il ouvrit fébrilement les suivants, pour découvrir que tous annonçaient la même chose : l’empereur était mort, et sa flotte avait été défaite en orbite d’Endor par l’Alliance Rebelle de Mon Mothma ! – Non, non, c’est impossible ! Pas ça ! rugit-il en se redressant brusquement, faisant basculer son fauteuil. Pendant une heure, il fut comme fou, faisant fiévreusement les cent pas dans son bureau, se parlant à haute voix, injuriant la galaxie de temps à autre, maudissant les dieux qui le trahissaient au moment même où il avait achevé son travail. Celui qui devait lui apporter une gloire éternelle et être le point d’orgue de sa carrière. Il finit par redresser son fauteuil et s’affala dedans, désespéré. Il tomba dans un état d’hébétude qui se prolongea jusqu’à ce que les dernières lueurs diurnes disparaissent.

Alors, soupirant bruyamment, il se remit au travail devant son ordinateur. Il appela à l’écran son livre achevé, Son Altesse Impériale Palpatine, biographie officielle et, après un long moment d’hésitation, l’effaça de ses fichiers, ainsi que toutes les sauvegardes qui allaient avec.

L’expression quelque peu hagarde, il ouvrit un nouveau fichier et, après avoir longtemps réfléchi, en tapa le titre :

Mon Mothma, Le combat pour la liberté de la galaxie

biographie officielle par Aarson Lightener

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