« Ces temps-ci, l’évolution des relations entre la politique et l’écologie me laisse rêveur. Certes, il y a eu le succès d’Europe Écologie aux européennes, mais le plus étonnant, c’est ce qui a suivi ce scrutin, qui révèle la grande difficulté des politiciens à se mettre à l’écologie. On a vu en effet une gauche qui se dit écologiste ironiser sur le vote « écolo-bobo » et les luttes intestines des Verts, tout en montrant qu’elle continue à faire passer le social et l’emploi bien avant l’écologie. On a vu la droite récupérer une fois de plus l’écologie, mais en la réduisant au verdissement du business, une belle entourloupe, car jamais la production massive de gadgets inutiles et la mondialisation effrénée des échanges ne seront écologiques. À l’évidence, ni les uns ni les autres ne sont réellement écologistes car, pour l’être, il faudrait qu’ils se sentent effectivement concernés par l’extinction massive des espèces, qu’ils choisissent de vivre simplement, qu’ils sortent de l’anthropocentrisme, et qu’ils abandonnent la priorité obsessionnelle attribuée à l’économie, ce qu’ils semblent bien incapables de faire. Certes, il faut avoir de la compassion pour ces pauvres politiciens : ménager la chèvre et le chou, c’est bien difficile quand on n’est pas écolo, et il faut avouer qu’au fond – même si tout le monde s’accorde sur la non-durabilité du système actuel – personne ne sait vraiment par quoi le remplacer. »
Jean-Louis Gueydon de Dives, Qu’est-ce que l’écologie politique ?
4 août 2009
Qu'est-ce que l'écologie politique ?
Rien ne sera plus comme avant
« Toute crise est un moment de rupture, où l’on ne peut plus continuer comme avant. Cette fois, elle nous dit que l’on ne peut pousser plus avant l’économie globalisée, sur le mode libéral et ultra-productiviste qui s’est imposé depuis vingt ans. La crise actuelle me semble relever de deux crises que nous avons déjà connues. Une crise écologique, où la rareté des ressources énergétiques et alimentaires devient criante, comme en 1848. Et une crise à la 1930 liée à un partage salaires/profits très déséquilibré, et surtout une distribution trop concentrée au profit des plus hauts salaires comme des plus gros bénéfices. Insidieusement, nous sommes revenus à une économie de la rente. Et ceci est vrai, tant au niveau local qu’à l’échelle mondiale. C’est bien cette double crise qui a conduit les travailleurs pauvres à s’endetter pour se loger, puis, quand les prix du pétrole et de la nourriture se sont envolés, à arbitrer contre leurs remboursements, provoquant la crise des subprimes. Le monde d’après sera, sans doute, moins productiviste et moins libéral. Sera-t-il plus ou moins social, plus ou moins démocratique ? Je ne sais. L’histoire a montré que les lendemains de crise pouvaient prendre des voies multiples. »
Entretien avec Alain Lipietz
3 août 2009
Quel effet cela fait-il d'être un bébé ?
« Seed :Vous décrivez les enfants comme étant inutiles à dessein. Que voulez-vous dire par là ?
Alison Gopnik : C’est lié à l’une des choses essentielles à laquelle notre recherche abouti : pourquoi les enfants existent-ils ? Ce n’est pas un sens de l’évolution extraordinaire que d’avoir ces créatures qui ne peuvent même pas se maintenir en vie toutes seules et ont besoin d’un énorme investissement en temps de la part d’adultes. Cette période de dépendance est plus longue pour nous que pour toute autre espèce et historiquement, elle s’est allongée de plus en plus. »To Be a Baby, entretien avec Alison Gopnik
The Philosophical Baby sort le 4 août 2009.
2 août 2009
Connecting Distant Dots
« Created for Seed Magazine, this diagram maps the connections between the most disparate of forces, events and systems affecting our planet. In the center of the concentric circles are the most fundamental influences (population growth, deforestation, increased fertilizer demand, etc).»
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