Varia

11 août 2009

Agnotologie

Qu’est-ce que l’agnotologie ?

« Robert Proctor : C’est l’étude de la politique de l’ignorance. J’examine comment l’ignorance est volontairement créée par des choses telles que le secret militaire en science ou par des politiques délibérées comme les efforts de l’industrie du tabac pour produire du doute par leur stratégie Le doute est notre produit. »

Why Did Western Drs. Promote Tobacco While the Nazis Fought Cancer?

10 août 2009

Gerald Cohen : un hommage

Fabien Tarrit rend hommage à Gerald A. Cohen :

« Il fut ainsi, dès son plus jeune âge, conduit à s’intéresser à l’oeuvre de Marx, et c’est en janvier 1966, au retour d’un séjour d’enseignement à l’université McGill, qu’il a commencé à étudier spécifiquement la conception marxienne de l’histoire. Ses travaux s’articulent donc autour du matérialisme historique, mais également de la philosophie politique. Ils forment un programme de recherche évolutif engagé avecKarl Marx’s Theory of History : A Defence, et la spécificité du parcours de Cohen lui confère une singularité au sein du corpus marxiste. Cet ouvrage a été jugé comme « le travail de philosophie marxiste le plus important jamais écrit en langue anglaise » (Alex Callinicos), qui a fait de lui « le chef de file des philosophes marxistes travaillant dans le monde anglophone » (Graheme Lock). Pourtant, cette autorité n’en a que faiblement franchi les frontières, et son oeuvre est relativement méconnue en Europe. Cohen a ainsi étudié le matérialisme historique du début des années 1970 au milieu des années 1980, en le défendant dans un premier temps avec les outils de la philosophie analytique (Karl Marx’s Theory of History : A Defence, 1978) avant de le réfuter (History, Labour and Freedom, 1988). Il s’est ensuite inscrit dans le débat libertarien autour concept de propriété de soi jusqu’au milieu des années 1990 (Self-Ownership, Equality and Freedom, 1995), et il a développé une critique rigoureuse de l’ouvrage de Robert Nozick, Anarchie, État et utopie (1974). Enfin, il s’est penché plus spécifiquement sur la philosophie politique normative (If You’re an Egalitarian, How Come You’re so Rich?, 1999), en s’inscrivant dans une critique de la théorie présentée par John Rawls dans Théorie de la justice (1971) et en se tournant vers la doctrine sociale chrétienne, qui serait la mieux à même de doter les individus d’une philosophie sociale. »

Gerald Cohen préparait un article pour le n°33 de Philomag, l’occasion de redécouvrir cette revue.

9 août 2009

Le dernier homme

Imaginons que Friedrich soit le dernier homme sur Terre. Imaginons que Friedrich décide de supprimer tous les êtres vivants qu’il croise, plantes ou animaux.

Pourrions-nous dire de Friedrich qu’il agit mal en se conduisant ainsi ?

6 août 2009

Ontologie de la Révolution Française

« Combining the results of a similar survey of a number of historians - de Tocqueville, Soboul, Schama, Darnton, Cobb, Sewell, Tilly, and others - we can arrive at something like an inventory of ontological concepts of the French Revolution – events, individuals, structures, mentalities, processes, conditions, patterns, and technologies. These categories of historical ‘“things”’ encompass what begins to look like a comprehensive list of the types of entities to which historians refer when conceptualizing France’s revolution. Or in other words: it is possible for us as readers of these historians to sketch out a large historical ontology, from which different historians borrow in varying proportions in their analysis of the events of the late eighteenth century in France. »

Daniel Little, Ontology of the French Revolution

5 août 2009

Gerald A. Cohen (1941-2009)

« Quelle est la contribution précise de cette phrase à l’argument ou à l’exposé que je suis en train de développer, et est-elle vraie ? »

Gerald A. Cohen, le père du marxisme analytique est décédé aujourd’hui.

Quelques hommages sur la blogosphère philosophique anglophone (via Norman Geras) :

J’ai déjà évoqué brièvement Gerald Cohen sur ce carnet.

←  ⋅  page 19 de 178  ⋅  →