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16 octobre 2005

Kripke pour les masses

Un petit livre au format poche pour découvrir Kripke, par Filipe Drapeau Vieira Contim et Pascal Ludwig.

27 juillet 2005

Précis de philosophie analytique

Quatre articles en ligne issus de l'excellent Précis de philosophie analytique :

27 novembre 2004

Qu'est-ce que la métaphysique ?

Dire que j’ai failli raté cet ouvrage ! Frédéric Nef vient de publier un livre réjouissant Qu’est-ce que la métaphysique ?. Extrait du quatrième de couverture :

Frédéric Nef, qui reformule la question posée par Heidegger en 1929, montre l’inverse : la métaphysique est parmi nous. Nombreux sont les philosophes modernes et contemporains qui s’en réclament ou la relancent — de Wittgenstein à McTaggart, de Whitehead à Armstrong, de Kripke à Lewis : ils prennent pour objet la structure ultime du monde grâce aux concepts fondamentaux d’essence, d’existence, de propriété, d’objet, de monde et de possibilité.

Vivante, la métaphysique connaît à l’heure actuelle une mutation de son histoire et de son concept, qui éclaire rétrospectivement ses différents moments. Frédéric Nef, dans ce traité — genre abandonné depuis un demi-siècle —, permet au lecteur de découvrir des œuvres trop souvent méconnues et d’ouvrir sa fenêtre sur un autre monde.

Et celle qui pense que j’ai pu être sévère avec Derrida aura raison : je n’ai pas cet humour :

On s’attachera ici à la déconstruction®, c’est-à-dire à la déconstruction enregistrée comme un pur procédé technique ou commercial, une simple marque, non à la pensée de Jacques Derrida : ce qui nous intéresse, c’est l’usage qui a été fait de la déconstruction dans la vulgate de la fin de la métaphysique.

1072 pages pour les longues soirées d’hiver.

1 novembre 2004

Correspondance

Fumer tue.

Les pistes de la vie quotidienne sont encore souvent obscures. Mais on les éclairera bientôt.

Le volume 4 de la Correspondance vient de sortir : elle couvre les lettres écrites entre janvier 1969 et décembre 1972. J'en ai du coup laissé tomber mon Hardt et Négri.

23 octobre 2004

L'intentionnalité

Pierre Jacob vient de publier L'intentionnalité aux Éditions Odile Jacob, prolongement de son article Intentionality écrit pour la fabuleuse Encyclopédie philosophique de l'université de Stanford :

Qu'est-ce que penser ? Qu'est-ce que la pensée ? À quelles conditions un être est-il conscient ? Une douleur, une expérience olfactive, une perception visuelle, une intention, une croyance et un remords ont-ils une nature mentale commune ? Si oui, la science peut-elle la découvrir ?

Le concept de l'intentionnalité est un outil qui peut nous permettre de répondre à ces questions. On peut dire que toute la philosophie de l'esprit discute encore de ce passage de Brentano, publié en 1874 :

Tout phénomène psychique est caractérisée par ce que les scolastiques du Moyen Âge ont appelé l'inexistence intentionnelle (ou encore mentale) d'un objet, et ce que nous pourrions appeler, bien qu'avec des expressions quelque peu équivoques, la relation à un contenu, l'orientation vers un objet (par quoi il ne faut pas entendre une réalité) ou l'objectivité immanente. Tout phénomène psychique contient en lui-même quelque chose comme objet bien que chacun le contient à sa façon.

On connaît cette thèse en France sous la forme d'un slogan que l'on trouve dans n'importe quel manuel des classes Terminales, à la rubrique « La conscience » : toute conscience est conscience de quelque chose. Plus précisément, la thèse de Brentano peut se formuler de la façon suivante : tous les phénomènes mentaux possèdent l'intentionnalité. On voit tout de suite le double problème qui découle d'une telle thèse : la distinction entre l'acte et l'objet intentionnel et le fait que d'autres phénomènes puissent posséder eux aussi cette caractéristique. Le livre de Jacob est une approche non continentale de cette question. J'y reviendrai.

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