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29 août 2008

Qu'est-ce qu'un livre ?

Rappel : en France, la définition légale d'un livre est donnée par l'administration fiscale dans la doctrine administrative DB 3 C 215 :

Un livre est un ensemble imprimé, illustré ou non, publié sous un titre, ayant pour objet la reproduction d'une œuvre de l'esprit d'un ou plusieurs auteurs en vue de l'enseignement, de la diffusion de la pensée et de la culture.

À ce titre, les fichiers numériques ne sont pas soumis au taux réduit de TVA, ils ne sont donc pas des livres.

27 août 2008

Amazon, Kindle et le prix des fichiers numériques

Francis Pisani est estomaqué par la politique tarifaire pratiquée par Amazon pour remplir sa liseuse Kindle : l’exemplaire numérique est vendu plus cher que l’exemplaire physique (en fait, le taux de remise appliqué par Amazon n’est pas le même dans les deux cas). Econoclaste nous explique pourquoi il n’y a pas lieu de s’indigner dans un billet consacré à la discrimination tarifaire.

20 août 2008

5 secrets pour se faire éditer avec succès

Via Leiter Reports, 5 conseils donnés par Thom Brooks pour se faire publier avec succès :

Secret n°1 : trouver le bon ton

The key to success is to find your voice and connecting with the public. When you write for a journal, your audience is unknown: They will be people with an interest in the general area, but they may lack the specific expertise you bring to a topic. You cannot assume they will have the same perspectives on the relevant literature and they will be unknown to you. Writing for such an audience is a different practice (and experience) from writing for classmates and for assessment.

Secret n°2 : l’importance du sujet

In addition to finding your voice and writing from an appropriate point of view, there is a second important secret behind publishing success. This is focus. No matter how clearly you can write (itself a major bonus), you will never find publishing success without constraining your writing within a particular focus. A publishable article is about a clear problem and limits its entire discussion to addressing this problem. Arguments or discussions that address the main problem less than 100 percent should not be exiled to footnotes, but omitted altogether: If your article is about x, then don’t discuss y also. For example, if your article is about a misreading of a particular argument, then do not write about anything else — such as other misreadings — that is not directly relevant.

Secret n°3 : le refus est la norme

Publishing might not be as highly prized as it is if it was easy for everybody. I believe following the secrets to publishing success outlined here may help make publishing more likely, but rejection is the norm. It is an old publisher’s tale that for every article accepted, about seven are rejected. This sounds about right. Most reputable journals have acceptance rates of 20 percent or less. The end result is that it would be foolish to become upset or too surprised from a rejection as the vast majority will be turned down.

Secret n°4 : obtenir un contrat d’édition pour un ouvrage

An excellent book contract is not just about ideas, but also its marketability. Let me first say a few words about this market. Academic publishers regularly remark to me that the difference between academic publishing and trade (or commercial) publishing is that academic publishers have far lower expectations of sales. This is because academic books are not often the stuff of New York Times bestseller lists and blockbuster movies. Sales for most academic books are 500 copies or less: only 5 percent or fewer books sell more than 1,000 copies. (On average, textbooks almost always sell best.)

Secret n°5 : se faire publier prend du temps

The fifth secret is that publishing takes time … and probably more than you might think. More than once I have had an eager young scholar ask — when submitting an article — if the paper would appear in print six months from today. The answer is very clearly “no;” the peer review process itself may take this long in extremes.

26 juin 2008

Accueillir le numérique ?

Pour le livre également, la révolution numérique est en marche. Les libraires français en sont bien conscients et n’entendent pas en rester des acteurs passifs. D’où le présent rapport mis en ligne sur ce site dédié, fruit d’un travail de plusieurs mois d’une commission réunie par l’ALIRE (Association des librairies informatisées et utilisatrices de réseaux électroniques) et le SLF (Syndicat de la librairie française). Point par point, ses auteurs répondent aux grandes questions posées par le développement de l’édition électronique et identifient les défis qu’elle lance aux professions du livre.

Accueillir le numérique, Introduction, 1

19 mai 2008

Le prix du livre

«La vente est un contrat dit synallagmatique : les deux parties ont chacune des obligations réciproques. L’acheteur doit payer le prix. Le vendeur doit délivrer la chose. Et le contrat se forme instantanément dès qu’il y a accord sur la chose vendue et sur son prix. Cet accord n’a à prendre aucune forme particulière, dès lors qu’il est univoque. Ce peut être une phrase : “Une baguette, s’il vous plaît” ; ce peut être un geste : prendre un livre en rayon et le tendre à la caissière, ou un clic de souris sur un bouton “acheter maintenant”. Peu importe qu’au moment précis où ces mots sont prononcés ou le geste accompli, le vendeur n’ait pas aussitôt réception du paiement. Peu importe que l’acheter n’ait pas aussitôt sa baguette ou son livre entre les mains : le contrat est formé et parfait, il ne reste plus qu’à l’exécuter.

Cela veut dire pour l’acheteur de payer. Tendre du numéraire au vendeur, ou user d’un moyen de paiement, chèque ou carte bancaire. Cela veut dire pour le vendeur de délivrer la chose, c’est à dire remettre matériellement un bien conforme au contrat. Si en nos jours électroniques, le paiement est dématérialisé et sinon instantané du moins immédiatement confirmé au vendeur, la délivrance, elle suppose la remise du bien généralement entre les mains de l’acheteur (on parle depuis le droit romain de traditio, qui a donné en français tradition, ce qui est transmis, et en anglais trade, le commerce).

Or les libraires en ligne sont constitués d’un serveur informatique qui gère le site en ligne et d’un entrepôt où sont stockés des livres et commandés les exemplaires plus rares avant d’être expédiés par voie postale à l’acheteur. Cet envoi postal constitue la traditio, la remise matérielle du contrat. C’est une obligation du vendeur, c’est même son obligation princiaple, l’essence du contrat. Dès lors, rien n’oblige l’acheteur à assumer ce coût (c’est possible, mais il doit y avoir consenti, donc être prévu dans le contrat), et si le vendeur prend à sa charge ce coût, il ne fait qu’exécuter son obligation de délivrance, ce qui ne saurait être assimilé à une prime, c’est à dire un service gratuit auquel aurait donné droit l’achat du livre.»

Le prix du livre n’inclut pas le prix du timbre poste

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