Frédéric Simon-Le Hyaric

Blog d'écriture

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - fan-fiction

Fil des billets

vendredi, juillet 6 2007

Tel'Ay Mi-Nag, chapitre VIII

Planète Icksimma : nos héros se retrouvent au beau milieu d’une guerre, tandis que leurs agissements suscitent des réactions du Conseil Jedi…

Lire la suite...

jeudi, juillet 5 2007

Tel'Ay Mi-Nag, chapitre VII

Suite et fin des événements sur Geddino…

Lire la suite...

mercredi, juillet 4 2007

Tel'Ay Mi-Nag, chapitre VI

Kuun et Tel’Ay entrent dans la mine…

Lire la suite...

Tel'Ay Mi-Nag, chapitre V

Une arrivée mouvementée…

Lire la suite...

dimanche, juillet 1 2007

Tel'Ay Mi-Nag, chapitre IV

Sur la planète TiionSee, nos héros ont affaire à des Togoriens…

Lire la suite...

jeudi, juin 28 2007

Tel'Ay Mi-Nag, chapitre III

L’enquête commence…départ, entraînement et première étape.

Lire la suite...

mercredi, juin 27 2007

Tel'Ay Mi-Nag, chapitre II

La cavalerie arrive, les positions de chacun sont prises, l’avenir s’organise…

Lire la suite...

jeudi, juin 21 2007

Testament

Une nouvelle nouvelle, écrite il y a peu. Encore un perso un peu pourri de Star Wars, exploité différemment de d”habitude (et c’est peu de le dire).

Lire la suite...

mercredi, juin 20 2007

Tel'Ay Mi-Nag, chapitre 1

Et voici le premier chapitre, où l’on fait connaissance avec le héros !

Lire la suite...

mardi, juin 19 2007

L'apprentie

Voici une nouvelle pondue hier. J’avais envie de redonner ses “lettres de noblesse” à un perso un peu pourri de Star Wars. Le choix fut difficile et je l’ai finalement arrêté sur…euh, je le dis pas pour pas casser le suspense (no comment, Notsil ! )

Lire la suite...

dimanche, juin 3 2007

Tel'Ay Mi-Nag, présentation et prologue

Un jour, j’ai eu envie d’écrire une histoire se passant dans l’univers Star Wars, le problème étant d’arriver à une certaine originalité, surtout qu’une fan-fiction, par définition, n’est pas une oeuvre originale. Je reste néanmoins persuadé qu’il est possible de s’affranchir de cette contrainte, et de pondre quelque chose de neuf, ou de différent. Voici donc le début de “Tel’Ay Mi-Nag”, une histoire qui aurait du être courte au départ, mais qui s’est au fil du temps quelque peu développée. Cet écrit entre plutôt dans le domaine des novellas, plus long qu’une nouvelle mais moins longue qu’un roman.

Lire la suite...

dimanche, mai 27 2007

L'ambitieux

Cette euh…nouvelle nouvelle a été rédigée, comme la précédente mise en ligne, dans le cadre d’un concours organisé par le site SWU, et dont le thème était “la mort de l’empereur”.

L’ambitieux

Quand Aarson Lightener termina de rédiger l’ultime chapitre de son titanesque ouvrage, il poussa un long soupir de soulagement. Enfin, il avait terminé ! Enfin, sa fortune allait être définitivement assise, et la place de président d’honneur de la chaire d’histoire de l’université de Coruscant, qu’il convoitait depuis tant d’années, allait lui revenir de plein droit. A ses yeux, il ne faisait même aucun doute que ses collègues allaient se battre pour l’imposer à cette place.

Ambitieux et passionné par l’histoire, Aarson avait rêvé pendant des années d’écrire l’ultime ouvrage, celui qui lui ouvrirait les portes de la gloire et lui permettrait de prendre place au panthéon des plus grands lettrés de l’Empire et de l’Ancienne République. Miné par cette obsession, il avait eu, cinq ans auparavant, ce qu’il avait alors considéré comme étant la plus grande idée de son existence de chercheur : écrire la biographie de l’empereur lui-même ! Certes, il en existait déjà un grand nombre, officielles ou officieuses, mais aucune ne faisait de synthèse complète de la carrière de ce grand homme qu’était Palpatine.

Dès que cette idée avait germé en lui, il s’était précipité sur son ordinateur et en deux heures, il avait rédigé le plan de l’ouvrage. mais il n’était pas question de reprendre bêtement ce que d’autres avaient écrit avant lui. Il voulait une nouvelle approche, originale, et se prit à rêver que l’empereur lui-même s’intéresserait à sa démarche et qui sait, lui accorderait une interview. Son plan en poche, et précédé d’une réputation flatteuse dans les milieux universitaires, il avait rencontré son supérieur, Doggan Carlist, président de l’université de Coruscant, qui avait été tout de suite emballé par le projet, pensant surtout aux conséquences bénéfiques que cela n’allait pas manquer de faire retomber sur lui. Carlist avait fait part du projet à un sien ami au ministère de l’éducation. De là, l’idée était remontée jusqu’au ministre lui-même, après avoir remonté pas à pas la hiérarchie : tous les intermédiaires y avait vu une occasion inespérée de donner un coup de pouce à leur carrière. En fin de compte, le projet avait atterri dans les mains d’un des conseillers de l’empereur, et il s’avéra que ce dernier trouva l’idée excellente. Aussi Aarson se plongea-t-il dans la rédaction de son livre avec fièvre et y mit toute la passion dont il était capable. Beaucoup d’épisodes de la carrière de l’empereur étaient troubles, et pouvaient aisément le faire passer pour un dictateur, ce qu’Aarson entreprit de gommer consciencieusement. Il devait présenter l’empereur sous le jour le plus favorable possible : en s’en tenant à des interprétations superficielles, c’était une vérité possible, et Aarson entendait bien en profiter pour obtenir une promotion sociale, voire même, qui sait, entrer à la cour impériale.

Il mit donc un point d’honneur tout particulier à rétablir la « vérité », à savoir que l’empereur avait toujours sacrifié sa personne à l’empire, qu’il était un héros, et que les indignes attaques qu’il subissait étaient le fait d’opposants révisionnistes, ou des terroristes rebelles qui voulaient ramener la galaxie à la barbarie et au chaos. Il réduisit à néant toutes les contrevérités portant sur les soi-disant crimes et atrocités du régime, présentant l’empereur comme l’ultime garant de la civilisation : il finit même presque par s’auto-convaincre de ce qu’il écrivait. Il balaya d’un revers de main tous les procès d’intention qui lui furent faits, quand il fut lui-même accusé de révisionnistes et de présenter une version tronquée et embellie du règne de Palpatine. Comment pouvait-on oser l’accuser de ne pas être impartial ? De tout temps, c’était toujours les vainqueurs qui avaient écrit l’histoire. il ne faisait que s’inscrire dans la veine de ses prédécesseurs.

Son ouvrage aurait du être terminé depuis longtemps déjà, mais ces quatre dernières années avaient été difficiles pour lui : il avait du rallonger sa biographie d’une part importante, traitant de l’Etoile Noire, de la destruction d’Alderaan, de la bataille de Yavin et des conséquences qui en avaient découlé. Sa conclusion avait été à l’image du reste de l’ouvrage : il avait démontré que l’empereur était presque un martyr, forcé de répondre par la violence face à la montée des extrémistes de tous bords, surtout ceux de la Rébellion. D’aucuns auraient pu affirmer que les données en question pouvaient être interprétées de manière totalement opposées, montrant Palpatine en despote cynique et sans scrupules, mais ce n’était absolument pas le propos de cet ouvrage.

Et en ce milieu de matinée, il était venu à bout de son chef-d’œuvre. Il sauvegarda les derniers fichiers qu’il avait rédigé et resta un long moment les yeux dans le vide, fier de lui et se sentant quelque peu vidé en même temps, tellement ce projet avait nécessité d’investissement et de temps. Il fut tiré de sa rêverie quand sa messagerie fut soudainement saturée. Intrigué, il regarda les en-têtes des messages, et commença à les ouvrir quand il vit qu’ils émanaient tous des chaînes d’information, auxquelles il était abonné.

Ses cheveux se hérissèrent et son sang se figea dans ses veines quand il prit connaissance du premier message. Il ouvrit fébrilement les suivants, pour découvrir que tous annonçaient la même chose : l’empereur était mort, et sa flotte avait été défaite en orbite d’Endor par l’Alliance Rebelle de Mon Mothma ! – Non, non, c’est impossible ! Pas ça ! rugit-il en se redressant brusquement, faisant basculer son fauteuil. Pendant une heure, il fut comme fou, faisant fiévreusement les cent pas dans son bureau, se parlant à haute voix, injuriant la galaxie de temps à autre, maudissant les dieux qui le trahissaient au moment même où il avait achevé son travail. Celui qui devait lui apporter une gloire éternelle et être le point d’orgue de sa carrière. Il finit par redresser son fauteuil et s’affala dedans, désespéré. Il tomba dans un état d’hébétude qui se prolongea jusqu’à ce que les dernières lueurs diurnes disparaissent.

Alors, soupirant bruyamment, il se remit au travail devant son ordinateur. Il appela à l’écran son livre achevé, Son Altesse Impériale Palpatine, biographie officielle et, après un long moment d’hésitation, l’effaça de ses fichiers, ainsi que toutes les sauvegardes qui allaient avec.

L’expression quelque peu hagarde, il ouvrit un nouveau fichier et, après avoir longtemps réfléchi, en tapa le titre :

Mon Mothma, Le combat pour la liberté de la galaxie

biographie officielle par Aarson Lightener

jeudi, mai 24 2007

La dernière journée de Bail Organa

Poum poum poum. Allons-y pour un coup d’essai de ce truc…euh, que dis-je, blog tout beau tout neuf. P’têt même qu’il y aura des commentaires…dès que je saurais comment faire les liens idoines. Pour l’instant, la seule chose qui est sûre, c’est que les messages d’erreur vont se succéder, car je ne maîtrise pas grand-chose.

Sous le titre de cet article se cache…une fan-fiction Star Wars. Et bah oui, ce sont des choses qui arrivent ! Dans le contexte, disons que cette courte nouvelle s’inscrit dans le cadre d’un recueil proposé par le site SWU, et dont le thème est “La destruction d’Alderaan”. Ouais, je sais, c’est joyeux…et toutes les nouvelles que j’y ai lu sont tristes, déprimantes, sombres, lugubres (hein, quoi ? Je peux lâcher mon dico de synonymes ? Bon, OK). Enfin bref, je me devais de rectifier le tir en apportant un peu de gaieté dans le traitement de cette tragédie.

La dernière journée de Bail Organa

Bail Organa eut toute la peine de la galaxie à ouvrir les yeux, ce matin-là. Par la Force, il fallait vraiment qu’il se calme sur le brandy corellien ! Mais c’était d’autant moins facile que le sommelier du palais royal avait redécouvert récemment une pièce oubliée dans les caves, emplie de bouteilles millésimées. Un bonheur de tous les instants pour le palais (celui de la bouche, pas le château) ! Tandis que des chasseurs TIE et des ailes-X continuaient à se livrer un duel acharné dans son crâne, il mit les pieds dans ses mules et dérapa aussi sec. Il s’affala lourdement sur le parquet, une fois de plus trop ciré pendant son sommeil par des droïds de ménage redoutables.

Bail se releva péniblement, une sourde douleur lui vrillant le genou. Son médecin allait être content de savoir qu’il allait servir à autre chose qu’à lui délivrer un médicament contre la gueule de bois. Dans sa salle de bains royale, il eut un instant de panique en se retrouvant face à face avec un monstre hirsute. Il força les battements de son cœur à se calmer en se rendant compte qu’il ne s’agissait que de son reflet dans le miroir. Il s’aspergea le visage d’eau fraîche, du moins le crut-il. Mais quand il vit dans le miroir sa tête couverte de boue, il pesta contre les maudits plombiers du palais (le château, pas celui de la bouche), qui n’avaient visiblement pas encore fini de purger les canalisations. Il secoua machinalement la tête de dépit, avant de le regretter amèrement : derrière son front, le duel aérien avait laissé place à des Wookiees déchaînés qui pogotaient, comme en plein concert hardcore.

Il revint dans sa chambre spacieuse pour enfiler une toge royale, mais se figea en regardant son lit, au demeurant assez grand pour accueillir un bantha. Euh…non pas qu’il ait eu une telle idée un jour, non, non, mais c’est juste pour donner une idée de sa taille. Le problème avec son lit, c’est qu’il vit quelqu’un bouger sous les draps. Grâce à un admirable effort de concentration, il se souvint vaguement qu’il n’avait pas passé la nuit seul. Il sourit : ses souvenirs le fuyaient aussi vite qu’un Hutt poursuivi par un inspecteur des impôts, mais lui restait quand même l’impression de s’être bien amusé.
Son teint déjà brouillé prit un tour carrément verdâtre quand il vit un de ses gardes Gamorréens s’extirper lourdement du lit, lui faire un clin d’œil, attraper sa hache et s’en aller en sifflotant. Il se vêtit rapidement en s’efforçant de faire le vide dans son esprit.

Affamé, il s’attabla dans la salle de réception, tandis qu’autour de lui, les droïds serveurs s’ébranlaient pour le servir. Il parcourut rapidement les manchettes de son journal, qui l’attendait comme tous les matins dans son assiette : « Palpatine décore son coiffeur de la médaille du mérite », « Manifestation massives des stormtroopers, ulcérés par la dernière version de leur armure, qui leur compresse les parties », « Photos exclusives : Dark Vador en tongs sur la plage d’une célèbre station balnéaire », etc. Bof, rien de nouveau sous les soleils de Tatooine, se dit Bail en repoussant le canard (coin coin).

Son ventre vide grogna d’envie, tel un sarlacc privé de dessert depuis deux cent ans, quand des œufs bleus de Chandrilla lui furent servis : son déjeuner des champions préféré ! Il en mordit une bouchée gaillardement, et la recracha aussitôt quand des remugles d’égout lui envahirent la bouche. C’était des œufs de poule, mais il eut la sale impression que leur date de péremption était dépassée depuis la mort de Dark Maul.

Dégoûté, il avala cul-sec un grand verre de lait. Du lait ? DU LAIT ? ? Par la Force, il y était allergique ! Il s’étrangla et sa gorge s’épaissit d’un coup d’un seul, lui laissant à peine de quoi respirer. Il tomba à terre et se mit à ramper vers les balcons adjacents, pour prendre de l’air. Sa respiration sifflante lui aurait valu un sacré succès au grand concours annuel d’imitation de Dark Vador.

Il s’adossa piteusement au rebord du balcon et respira profondément. Ouf, ça allait un peu mieux ! Mais pas longtemps. Il éternua violemment, attaqué sournoisement par le pollen printanier : sûrement une nouvelle neurotoxine de l’empire pour le tuer, même si ses biologistes n’arrivaient pas encore réussi à le prouver à ce jour. Au bord du désespoir induit par un tel début de journée, il leva les yeux vers le ciel, cherchant du réconfort dans la vue des merveilles de la nature.

- Oh, une nouvelle lune ! s’extasia-t-il. Mais quand il vit un superlaser en sortir et se diriger droit sur lui, pour le faire périr d’une mort définitive et éternelle dont on ne revient pas parce qu’on quitte à jamais le monde des vivants qui vivent, il eut cette dernière pensée hautement philosophique :

Oh, putain, c’est pas mon jour ! Murphy, je te hais !

page 5 de 5 -