Varia

18 mai 2009

Bossnapping

En octobre dernier, notre PDG allemand avait accepter de revenir sur le site de son usine en France à condition qu’aucune violence ne soit commise contre lui et son caniche DG, condition que le CE leur avait garanti. Dès son arrivée, nous avions commis un geste d’une violence et d’une audace inouïe.

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10 mai 2009

keima

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« Je restais éveillée dans les ténèbres de la nuit. Je n’arrivais même pas à penser. J’entendais mon réveil égrener les heures, je regardais, immobile, les ténèbres s’approfondir, puis le jour se lever. »

Haruki Murakami, Sommeil.

1 mai 2009

Appel pour le revenu de vie

Au delà des clivages sociaux, des corporations, des écoles de pensée, nous, signataires du présent appel, voulons contribuer à provoquer dès maintenant une transformation réaliste et constructive de la société : celle du revenu de vie.

Qu’est-ce que le revenu de vie ?

L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle est connue sous des appellations diverses : allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, etc. (cf. Wikipedia)

Le revenu de vie ne doit pas être confondu avec le RMI, le RSA et autres allocations attribuées de manière conditionnelle. Le revenu de vie, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Il est attribué à chaque individu, de la naissance à la mort. Son montant est suffisant pour garantir à chacun une existence décente - quoi qu’il arrive -. Il est cumulable avec les autres revenus (salariés ou non). Il ne peut être saisi aux plus modestes, mais il entre dans l’assiette d’imposition des plus aisés.

Le revenu de vie ne rémunère pas l’emploi, mais le travail au sens large

Ni l’emploi salarié, ni les revenus du capital, ni les aides sociales classiques ne peuvent prétendre désormais garantir le droit à l’existence de chacun tel que défini à l’article III de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. C’est un fait : en raison de l’informatisation et de l’automatisation de la production, le plein-emploi ne peut plus être atteint. Par contre le travail est toujours d’actualité, et sa tâche est immense.

Il est plus que jamais nécessaire que chacun puisse travailler, d’abord à prendre soin de lui-même, de ses parents, de ses enfants et de ses proches, travailler ensuite pour contribuer aux biens communs accessibles à tous (connaissances, arts, culture, logiciels, etc.), travailler enfin à inventer et à mettre en œuvre à toutes les échelles les moyens qui permettront de léguer une planète vivable aux générations futures.

Loin d’être un encouragement à la paresse, nous affirmons que le revenu de vie permettra à chacun, dans la mesure de ses capacités et de son désir, de s’engager de manière sereine, libre et responsable, dans des travaux essentiels pour l’intérêt général que les emplois traditionnels n’ont pas vocation à assumer.

Comment financer le revenu de vie ?

Il s’agit précisément d’engager pour le financement du revenu de vie tous les moyens alloués à l’entretien de la chimère du plein emploi. L’institution du revenu de vie implique pour les pays qui le mettront en place de revoir leur système fiscal et social, et probablement de reprendre un certain niveau de contrôle sur la création monétaire qu’ils avaient abandonné aux banques. Les calculs des économistes qui ont réfléchi en profondeur à cette question montrent que cela est parfaitement possible (cf. simulations).

Il n’est nul besoin d’attendre quelque cataclysme pour envisager cette profonde transformation. Cela peut se faire progressivement et sans dommage, à condition qu’il existe une prise de conscience et un engagement suffisamment massif. C’est à cet engagement que nous, signataires de cet appel, voulons amener.

Qu’avons-nous à perdre ?

L’illusion d’un emploi salarié et dûment rémunéré pour tous s’est volatilisé avec la crise. Avec cette disparition, va s’évanouir aussi pour beaucoup le réflexe de se définir en fonction de son activité professionnelle. Il ne faut pas le cacher, l’institution du revenu de vie amènera probablement à s’interroger plus encore, sur notre identité, notre rôle dans la société, notre aspiration à procréer en regard des problèmes de démographie, et sur la nature de ce que nous voulons transmettre à nos enfants.

L’institution du revenu de vie ne va pas sans mises en cause profondes de nombreuses habitudes. Nous pensons néanmoins que cette mutation des consciences et des comportements peut s’effectuer sans violence, et dans un esprit d’entr’aide mutuelle afin que se développe une nouvelle culture de la responsabilité.

Qu’avons-nous à gagner ?

L’institution du revenu de vie remet en cause le « travail » tel qu’il est compris usuellement, à savoir comme base du capital et des rapports sociaux. On le sait, la réduction du « travail » au seul « emploi » provoque automatiquement l’exclusion de ceux qui en sont privés, la peur du chômage chez les salariés, et le contrôle social des assistés. Cette confusion entre « travail » et « emploi » a un coût énorme pour la société aussi bien financièrement que socialement. Les pathologies sociales et psychiques qu’elle entraîne ne sont tout simplement plus soutenables.

Nous n’attendons pas du revenu de vie qu’il règle tous les maux, mais nous affirmons qu’il est absolument nécessaire pour surmonter la crise de confiance actuelle en réduisant le niveau intolérable, de pauvreté, d’exclusion et de peur.

Action

Au moment où les médias relayent quotidiennement les avis d’experts annonçant l’imminence de catastrophes provoquées par l’effondrement des économies, le réchauffement climatique ou les pandémies, nous affirmons qu’il existe un moyen efficace pour faire face collectivement et pour mobiliser les forces vives : c’est la voie du revenu de vie.

Nous citoyens signataire de cet appel, demandons, aux politiques de tous bords, aux syndicats et aux experts, en France et partout dans le monde, de prendre en compte cette voie dans les délais les plus brefs et d’engager avec nous cette grande transformation.

26 avril 2009

Tas de liens

Un petit tas de liens pour le dimanche soir.

Devrait-on légaliser la polygamie ? Cette question a été récemment soulevée dans les médias et elle risque de refaire la manchette encore et encore. Jusqu’à maintenant, l’opinion selon laquelle il faut maintenir l’interdiction semble faire consensus. Dans le contexte actuel, cette opinion me semble en effet justifiée. Mais je ne suis pas convaincu par l’argument généralement avancé pour justifier cette opinion.

Légaliser la polygamie ?

Le carnet Web de Martin Leblanc, autour des problèmes de société, d’éthique appliquée et de philosophie politique.

« L’atelier démarre par une question inscrite au tableau, que les enfants découvrent, au moment où elle est inscrite. Par exemple : « C’est quoi réfléchir ? ». Cette question a été choisie, soit par moi-même, l’enseignant, en fonction de ce qui m’apparaît subjectivement intéressant pour mon groupe-classe, soit par les élèves, à qui je demande des thèmes philosophiques qui pourraient les intéresser. Sachant que des règles de conduite pendant ce moment ont été indiquées au début de l’année, l’atelier démarre très rapidement à partir de la question, sans besoin d’autres paroles.  »

Mon regard sur les ateliers de réflexion collective

Daniel Gostain et les ateliers de philosophie pour les enfants, avec 2 comptes-rendus de séances sur la vérité et le mensonge.

« Cette spécificité consiste tout d’abord à renoncer à la « philosophie académique » marquée par les grandes problématiques métaphysiques de la tradition, qui n’ont généralement pas leur place dans les questionnements de projet, ainsi qu’il ressort avec évidence de l’expérience pédagogique de chacun. Cela implique de détourner les étudiants de la tentation consistant à « plaquer » des problématiques ou des notions toutes faites d’histoire de la philosophie sur leur projet, lequel est toujours original et singulier et appelle des notions et des problématiques propres, qu’il faut construire au cas par cas. Mais cela signifie qu’il faut nous détourner nous-mêmes, professeurs de philosophie, de la tentation qui consisterait à exiger des candidats, dans leurs travaux écrits comme dans leurs prestations orales, des connaissances d’histoire de la philosophie ou une maîtrise des grands textes classiques, qu’ils ne sont pas tenus de connaître et que nous n’avons pas à attendre d’eux. Nos exigences sont ailleurs et sont cependant proprement philosophiques. »

La philosophie appliquée

Le carnet Web de Stéphane Vial.

19 avril 2009

Sympoze, un site d'articles philosophiques

Sympoze est un site web collectifs sur lequel des professeurs de philosophie partagent des articles trouvés sur le net (billets de carnets web, articles de revues, papiers en ligne, etc.), les lecteurs ayant la possibilité d’évaluer, de voter et de commenter ce choix. Parmi les articles populaires de la semaine, on trouvera par exemple

Encore en version beta et totalement anglophone, le service promet de grossir très rapidement.

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